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France Covid-19 : l'épidémie est-elle en train de s'emballer? Voici ce que disent les indicateurs

22:35  24 septembre  2020
22:35  24 septembre  2020 Source:   lejdd.fr

« Tous les indicateurs » Covid se dégradent, y compris celui des décès

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Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé mercredi de nouvelles restrictions, les plus sévères depuis le déconfinement, face à l'évolution de l'épidémie de Covid-19. Il s'appuie sur des indicateurs qui sont en fait plus contrastés qu'ils n'y paraissent. © Sipa

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé mercredi de nouvelles restrictions, les plus sévères depuis le déconfinement, face à l'évolution de l'épidémie de Covid-19. Il s'appuie sur des indicateurs qui sont en fait plus contrastés qu'ils n'y paraissent.

Il a juré ne pas vouloir "faire peur" mais montrer l'état réel de la situation de l'épidémie de Covid-19 en France. Lors de son point presse hebdomadaire, mercredi soir, Olivier Véran a annoncé de nouvelles restrictions, basées sur un nouveau classement qui répertorie chaque ville ou département en différentes catégories ("zone d'alerte", "zone d'alerte renforcée", "zone d'alerte maximale"...). Cela implique notamment des mesures jamais vues depuis le déconfinement, comme la fermeture des bars et restaurants à partir de samedi pour la dernière zone, dans laquelle figurent la métropole d'Aix-Marseille et la Guadeloupe. Objectif : éviter un nouvel emballement incontrôlé de l'épidémie de Covid-19, comme au printemps.

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"Soyons clair, cette situation [sanitaire] continue globalement de se dégrader", a fait savoir le ministre de la Santé, ajoutant que "la circulation du virus continue d'augmenter fortement". Olivier Véran a détaillé les différents indicateurs qui viennent appuyer ce constat. Mais ces données ne sont pas systématiquement catastrophiques et restent très éloignées de la situation vécue en mars et avril derniers. Quelques nuances peuvent même être apportées.

La nouvelle carte du gouvernement classant les départements par différents niveaux d'alerte. (Ministère de la Santé) © Arnaud Focraud (Ministère de la Santé) La nouvelle carte du gouvernement classant les départements par différents niveaux d'alerte. (Ministère de la Santé)

Un taux d'incidence national qui augmente globalement... mais baisse à certains endroits

Ce chiffre, qui représente le nombre de nouveaux cas diagnostiqués rapporté à la population de chaque département, est "en hausse constante", a alerté le ministre. De 83 cas positifs pour 100.000 habitants la semaine dernière, il est aujourd'hui proche de 95 et dépassera "dans les prochaines heures ou les prochains jours" le seuil de 100 cas, soit le double du seuil d'alerte initialement fixé, a-t-il encore dit. Les nouvelles catégories, la "zone d'alerte renforcée" et la "zone d'alerte maximale", correspondent respectivement à des taux d'incidence de 150 et de 250.

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Evolution du taux d'incidence en France et dans les Bouches-du-Rhône. (Geodes/Santé publique France) © Arnaud Focraud (Geodes/Santé publique France) Evolution du taux d'incidence en France et dans les Bouches-du-Rhône. (Geodes/Santé publique France)

Selon les dernières données disponibles en ligne, le taux d'incidence atteint au niveau national de 99,3, selon une moyenne glissée calculée entre les 14 et 20 septembre. Cette tendance à la hausse existe donc bien, mais de façon moins nette qu'il a encore quelques semaines. Cela s'explique par le fait que localement, ce taux d'incidence peut en fait baisser dans certains territoires les plus touchés par l'épidémie. L'exemple le plus parlant concerne le département des Bouches-du-Rhône, où le taux est passé de 232 le 13 septembre à 208 une semaine plus tard. Idem dans les Alpes-Maritimes ou en Gironde. Ce qui ne signifie pas que le taux ne peut pas de nouveau repartir à la hausse à ces endroits.

Le taux de positivité pour l'heure au-dessus du seuil d'alerte dans trois départements

Taux de positivité par département, au 20 septembre. (Geodes/Santé publique France) © Arnaud Focraud (Geodes/Santé publique France) Taux de positivité par département, au 20 septembre. (Geodes/Santé publique France)

Le taux de positivité, c'est-à-dire le nombre de tests positifs rapporté au nombre de tests effectués au total, est un autre bon révélateur pour vérifier l'activité d'une épidémie. Sur la semaine du 14 au 20 septembre, il atteignait 6,2%,  contre 5,5% la semaine précédente. Début août, il était encore de 2%. La ligne rouge fixée par le gouvernement n'est toutefois franchie qu'à quelques endroits seulement, puisque le seuil d'alerte correspond à un taux de 10% (et le seuil de vigilance, un taux de 5%).

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Le maximum est atteint en Guadeloupe, avec un taux de positivité de 22,6%. Suivent la Seine-Saint-Denis (10,6%) et Paris (10%). Il faut aussi y ajouter le territoire ultramarin de Saint-Martin (16,8%), où le taux semble toutefois décliner. En revanche, il reste pour l'heure sous cette barre de 10% en Haute-Garonne (9,3%), dans le Nord (8,2%) ou dans les Bouches-du-Rhône (8,2%). Ce n'est sans doute qu'une question de temps pour certains départements, au vu de la tendance enregistrée des dernières semaines.

Le "R" revient vers le seuil de 1

Le nombre de reproduction en France. (Gouvernement.fr) © Arnaud Focraud (Gouvernement.fr) Le nombre de reproduction en France. (Gouvernement.fr)

Le nombre de reproduction effectif, dit R effectif, qui correspond au nombre de personnes infectées par un seul malade, était au 15 septembre de 1,06 pour la France métropolitaine, selon le dernier chiffre disponible sur le site du gouvernement (calculé à partir du nombre de tests PCR positifs). Cela signifie que l'épidémie est en légère progression puisque 100 patients en contaminent en moyenne 106 autres. Ce chiffre est en fait à la baisse depuis un mois, puisqu'il atteignait encore 1,48 fin août et que ce niveau n'avait plus été observé depuis le 5 juillet. Surtout, on se rapproche de la barre fatidique de 1, en-deçà de laquelle la circulation du virus commencerait à ralentir.

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Olivier Véran a lui-même convenu mercredi que ce R effectif était un "peu au-dessus" de 1 et qu'un effort collectif pouvait permettre de le faire repasser sous le seuil de 1. Il a rappelé que cet indicateur était "beaucoup plus élevé lors de la première vague", "aux alentours de 3 voire au-delà".

Le nombre d'hospitalisations et de réanimations, l'inquiétude majeure du gouvernement

C'est l'axe principal du discours actuel de l'exécutif : il faut agir dès maintenant pour éviter que les services hospitaliers se retrouvent débordés comme au printemps dernier. Olivier Véran a présenté mercredi plusieurs projections, indiquant qu'à ce rythme, les capacités de lits en réanimation seraient entièrement atteintes le 10 octobre en région Auvergne-Rhône-Alpes et à 85% en Ile-de-France "aux alentours du 11 novembre".

Evolution du taux d'occupation des lits en réanimation. (Gouvernement) © Arnaud Focraud (Gouvernement) Evolution du taux d'occupation des lits en réanimation. (Gouvernement)

Le ministre avançait les derniers chiffres : 6.000 hospitalisations actuelles avec "plus de 600 admissions en moyenne par jour", 1.000 dans les services de réanimation avec "une centaine d'admissions" quotidienne. Il n'évoquait pas ici le nombre de sorties quotidiennes de ces services, qui rendent l'évolution un peu moins impressionnante : mercredi par exemple, il y a eu 136 nouveaux patients hospitalisés et 51 patients de plus en réanimation. Il n'en reste pas moins que le taux d'occupation des lits en réanimation est actuellement de 18% au niveau national et augmente lentement mais sûrement. Il reste très loin du record enregistré au plus fort de la crise (139% début avril) mais ce niveau n'avait plus été atteint depuis le 9 juin.

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En présentant sa nouvelle carte de France des "zones d'alerte", Olivier Véran a fait savoir que le gouvernement surveillerait désormais un critère autre que le taux d'occupation des lits hospitaliers : il s'agit de la part de patients Covid parmi l'ensemble des personnes actuellement en réanimation. Le "seuil d'alerte maximale" est atteint lorsque, en plus d'un taux d'incidence très élevé, cette part des patients soignés pour le Covid-19 dépasse le seuil des 30%.

En fait, à la différence de la vague du printemps, le ministre de la Santé tient à ce que les services hospitaliers puissent continuer d'accueillir des patients atteints d'autres pathologies, notamment en vue du prochain hiver qui verra le retour de la grippe saisonnière.


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Covid-19 : la métropole Aix-Marseille a-t-elle été placée injustement en zone d'alerte maximale ? .
La publication d'un document sur Twitter contredit en apparence les chiffres communiqués par les autorités, et met en lumière l'opacité du système d'alerte. Bonjour, Vous nous interrogez sur une série de tweets postés par le compte @VirusWar, dénonçant le classement de Marseille en zone d'«alerte maximale», qui a précipité des mesures contestées. Pour rappel, le gouvernement a rendu publique, le 23 septembre, une nouvelle cartographie de suivi de l’épidémie de Covid-19 en France.

usr: 1
C'est intéressant!