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France Financement du terrorisme en Syrie : 29 personnes en garde à vue en France

19:05  29 septembre  2020
19:05  29 septembre  2020 Source:   europe1.fr

Procès des attentats de janvier 2015 : «En un quart d’heure, quatre personnes ont été assassinées»

  Procès des attentats de janvier 2015 : «En un quart d’heure, quatre personnes ont été assassinées» Lors de cette troisième semaine d’audience, la cour d’assises spécialement composée de Paris examine les faits survenus dans le supermarché Hyper Cacher de la porte de Vincennes. Ce lundi, un enquêteur a raconté, avec minutie, les quatre heures de la prise d’otages perpétrée par Amedy Coulibaly, le 9 janvier 2015. Sur la photo, on voit uniquement un trottoir mouillé, un liseré de bitume humide qui constitue désormais une ligne de démarcation :Ce jour pluvieux, le terroriste a fait irruption dans la banalité du quotidien, au milieu des courses familiales, des caddies à moitié remplis, des hésitations sur le choix de céréales.

Vingt-neuf personnes ont été placées en garde à vue mardi, lors d'une vaste opération policière visant un système de cyberfinancement du terrorisme. Ce réseau aurait profité à des membres d'Al-Qaïda et de l'État islamique en Syrie, selon le parquet national antiterroriste. © AFP Vingt-neuf personnes ont été placées en garde à vue mardi, lors d'une vaste opération policière visant un système de cyberfinancement du terrorisme. Ce réseau aurait profité à des membres d'Al-Qaïda et de l'État islamique en Syrie, selon le parquet national antiterroriste.

Vingt-neuf personnes ont été placées en garde à vue mardi lors d'un coup de filet visant un système de cyberfinancement du terrorisme qui aurait profité à des membres d'Al-Qaïda et de l'Etat islamique en Syrie, a annoncé le parquet national antiterroriste. Cette opération a conduit à "55 perquisitions dans 26 départements différents et au placement en garde à vue de 29 personnes, âgées de 22 à 66 ans, qui sont suspectées pour la plupart d'avoir injecté des fonds dans le réseau au bénéfice de proches se trouvant en Syrie, et pour deux d'entre eux, d'avoir joué le rôle de chevilles ouvrières", explique le Pnat dans un communiqué.

Attaque à Paris : un mode opératoire "probablement inspiré par la propagande djihadiste"

  Attaque à Paris : un mode opératoire Invité d'Europe Soir, Jean-Charles Brisard, le président du Centre d’analyse du terrorisme, a réagi à l'attaque à l'arme blanche qui a frappé le 11e arrondissement de Paris vendredi, à proximité des anciens locaux de "Charlie Hebdo". Selon lui, de nombreux indices quant au mode opératoire évoquent une action directement inspirée par la propagande djihadiste. Deux personnes ont été grièvement blessées lors d'une attaque à l'arme blanche vendredi matin à Paris, devant les anciens locaux du journal Charlie Hebdo, dans le 11e arrondissement.

Ce coup de filet "s'inscrit dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte le 24 janvier 2020 pour financement du terrorisme et association de malfaiteurs terroriste criminelle, suite à la détection par Tracfin d'un circuit sophistiqué de transferts de fonds à des jihadistes français encore présents en Syrie", précise-t-il. Selon le Pnat, ce réseau est "actif depuis l'année 2019 et repose principalement sur l'achat, en France, de coupons de cryptomonnaie dont les références ont été transmises par messagerie sécurisée à des jihadistes présents en Syrie, puis crédités sur des plateformes de bitcoins".

Deux jihadistes français identifiés

Les enquêteurs ont pu identifier "deux jihadistes français" à l'origine de ce réseau, "Mesut S. et de Walid F., tous deux âgés de 25 ans". "Ayant rejoint ensemble la Syrie en 2013, ils sont suspectés d'être des membres du groupe terroriste Hayat Tahrir Al-Sham (HTS) affilié à Al-Qaïda et sont visés par un mandat d'arrêt suite à une première condamnation à une peine de 10 ans d'emprisonnement, prononcée le 10 avril 2016, en leur absence, par le tribunal correctionnel de Paris", détaille le Pnat.

Attaque à Paris : le principal suspect "assume son acte" et reconnaît qu'il était dirigé contre "Charlie Hebdo"

  Attaque à Paris : le principal suspect La garde à vue du principal suspect, un Pakistanais de 18 ans, a débuté vendredi à la mi-journée après son arrestation près de la place de la Bastille, à Paris. Il a blessé deux personnes avec un hachoir, dans la matinée, devant les anciens locaux du journal satirique. © Fournis par Franceinfo Les enquêteurs avancent pas à pas. Au lendemain de l'attaque qui a fait deux blessés à Paris devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, le principal suspect a "assumé son acte" en garde à vue devant les enquêteurs antiterroristes, ont indiqué des sources proches de l'enquête à franceinfo, samedi 26 septembre.

"Les autorités judiciaires savent pertinemment que, sans cette aide matérielle, les enfants (se trouvant dans les camps en Syrie, ndlr) sont exposés directement à un risque de mort", a réagi Me Marie Dosé, avocate de plusieurs personnes en garde à vue. "On est en train de refuser de rapatrier ces enfants et d'interdire aux familles de leur apporter un minimum d'aide", a-t-elle ajouté, soulignant que ces familles n'avaient "pas le choix d'envoyer autrement de l'argent" à leurs proches.


Vidéo: Attaque à Paris: l'assaillant a reconnu être âgé de 25 ans (procureur) (AFP)

Canada rapatrie une orpheline du camp de l'Etat islamique en Syrie .
Des responsables canadiens ont enlevé une fille orpheline d'un camp de détention de l'Etat islamique dans le nord-est de la Syrie au cours du week-end, a déclaré lundi son avocat à Global News. Le camp d'Al-Hawl pour les détenus de l'EI, octobre 2019. La jeune fille, connue sous le nom d'Amira, est la première Canadienne à être rapatriée des camps syriens pour les détenus de l'EI.

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C'est intéressant!