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France Opération de police dans une mosquée à Paris : une lettre ouverte s'inquiète d'une «escalade délétère»

16:55  09 octobre  2020
16:55  09 octobre  2020 Source:   liberation.fr

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L'opération de police a eu lieu à la mosquée Omar, dans le XIe arrondissement (ici la Grande Mosquée de Paris en 2017). © LUDOVIC MARIN L'opération de police a eu lieu à la mosquée Omar, dans le XIe arrondissement (ici la Grande Mosquée de Paris en 2017).

Une trentaine de représentants musulmans se sont adressés à Emmanuel Macron quelques jours après un contrôle dans les locaux de la mosquée Omar, dans le XIe arrondissement.

La lettre ouverte, publiée vendredi, est adressée au président de la République, Emmanuel Macron. «Nous tenons à vous exprimer nos inquiétudes sur l’escalade délétère que prend le traitement de l’islam et des musulmans dans notre pays», écrivent une trentaine de responsables musulmans d’Ile-de-France.

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La tension est montée fortement après les contrôles effectués, le 3 octobre, dans une mosquée parisienne. En réaction, des leaders d’organisations et de mosquées, principalement de Seine-Saint-Denis, se sont réunis mercredi soir à Rosny-sous-Bois. «Cette intervention de la police a fédéré des personnes et des réseaux qui n’ont pas l’habitude de se rencontrer», relève M’hamed Henniche, secrétaire général de l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM-93). L’initiative est soutenue, entre autres, par deux conseils régionaux du culte musulman d’Ile-de-France et par Musulmans de France (l’ex-UOIF, proche des Frères musulmans).

L’opération policière qui a eu lieu dans les locaux de la mosquée Omar, rue Jean-Pierre-Timbaud à Paris (XIe arrondissement), a entraîné cette mobilisation. Une quinzaine de personnes, dont la moitié de policiers selon l’entourage de Hamadi Hammami, le président de l’association qui gère le lieu de culte, a fait irruption dans les locaux en milieu de matinée, le 3 octobre.

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«Sécurité incendie»

Répartis dans quatre classes, une soixantaine d’enfants âgés de 6 à 12 ans y suivaient des cours d’arabe, les enseignements étant prodigués par des femmes. «Il ne s’agissait pas d’apprentissage du Coran, précise à Libération Hamadi Hammami. C’est l’imam qui se charge de l’enseignement religieux dispensé à des adolescents.»

Selon la Préfecture de police, il s’agissait d’une procédure classique qui aurait «établi plusieurs insuffisances liées à la sécurité incendie». L’opération, menée sous l’égide de la cellule de lutte contre l’islamisme et le repli communautaire (Clir), n’a pas relevé «d’autres manquements». Outre des policiers, il y avait aussi des représentants de l’Urssaf, de l’Education nationale et quelques pompiers.

Les contrôles ne se sont pas limités aux installations de sécurité. Ils ont été notamment étendus au contenu des cours dispensés, quelques enfants et les professeurs ayant été, selon les responsables de la mosquée, interrogés. «Des policiers ont fait aussi des photographies des manuels utilisés», explique Hamadi Hammami. Interrogée par Libération, la Préfecture de police de Paris n’a pas apporté de précisions sur ces points. «Nous ne contestons pas du tout la légitimité des contrôles, précise Hamadi Hammami. Mais j’aurais préféré que l’opération de samedi ait lieu pendant la prière, sans la présence des enfants.»

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  Slimane la boule à zéro : Prêt à prendre un nouveau départ capillaire, Slimane a décidé de se raser entièrement le crâne et de diffuser la vidéo sur les réseaux sociaux. Un geste pas forcément compris par tous les internautes, dont son acolyte Vitaa pas vraiment fan de cette nouvelle coiffure. Mais après tout, les cheveux "ça va, ça vient", non ?Un changement capillaire qui n'est pas au goût de tout le monde, notamment de sa complice Vitaa qui regrette les petites bouclettes du chanteur. Visiblement déçue, elle a rapidement commenté cette vidéo en écrivant : "Euh tu m'as pas consultée". D'autres personnalités ont également réagi, dont Clara Luciani qui s'est moquée avec humour de la nouvelle coupe de Slimane.

Le CFCM alerté

L’affaire a enflammé immédiatement les réseaux sociaux. Beaucoup de sites communautaires et des réseaux musulmans faisaient état de leur inquiétude face au climat qu’ils redoutent de voir s’installer après les annonces du gouvernement et son projet de loi sur le séparatisme.

Plusieurs élus de La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, Danièle Obono ou encore Alexis Corbière, ont apporté leur soutien à la mosquée Omar. «Honteuse incitation à la haine de l’Etat. La guerre de religion est absurde», s’est insurgé, sur Twitter, le chef de file de LFI. La journaliste Natacha Polony, directrice de la rédaction de l’hebdomadaire Marianne, et l’essayiste Mohammed Sifaoui ont en revanche apporté leur soutien à l’opération policière, considérant que la mosquée Omar est une tête de pont de l’islamisme en France.

Président de la fédération Foi et Pratique, rattachée au mouvement international ultraorthodoxe du tabligh, Hamadi Hammami a rapidement alerté le Conseil français du culte musulman (CFCM), ce qu’a confirmé à Libération Mohammed Moussaoui, le président du CFCM. «Pour le moment, nous n’avons pas eu de retour», ajoute Hamadi Hammami. Sa fédération est l’un des membres fondateurs du CFCM et continue à y siéger.

"Par pitié, arrête!" : La lettre ouverte d’un infectiologue contre Didier Raoult

  Dans une lettre publiée par «Midi Libre», le docteur Gilles Roche, infectiologue à Montpellier, s’en prend au professeur Raoult dont toutes les «déclarations se sont avérées fausses». © Enrico Dagnino C’est un médecin en colère qui s’exprime dans une lettre ouverte. Le docteur Gilles Roche, infectiologue à Montpellier aujourd'hui à la retraite, a publié via «Midi Libre» un long coup de gueule contre le professeur Raoult.

«Un lieu poreux»

Installée rue Jean-Pierre-Timbaud, un quartier parisien qui compte de nombreuses librairies musulmanes, la mosquée Omar est un lieu très fréquenté et emblématique de l’islam à Paris. Depuis un quart de siècle, elle traîne cependant une réputation sulfureuse. «C’est un lieu poreux», explique l’expert de l’islam de France, Bernard Godard, ancien chargé de mission au ministère de l’Intérieur.

Dans le passé, la mosquée a été le point de contacts de certains jihadistes, tel que Fouad Ali Saleh, le responsable de la vague d’attentats qui a lieu en France en 1985 et 1986. Toutefois, les responsables du lieu de culte n’ont jamais été eux-mêmes impliqués. En 2012, Mohamed Hammami, figure du tabligh dans l’Hexagone et père de l’actuel responsable de la mosquée Omar, avait été expulsé vers la Tunisie, son pays d’origine, à cause de prêches radicaux. Ces dernières années, le lieu de culte s’est cependant évertué à nouer des relations avec les responsables d’autres confessions du quartier.

Pour beaucoup de responsables associatifs musulmans, l’opération à la mosquée Omar est un signal désastreux relevant, selon eux, de la stigmatisation. L’opération est intervenue le lendemain du discours sur le séparatisme du président Emmanuel Macron aux Mureaux. «Le contrôle avait été programmé depuis plusieurs semaines», rétorque la préfecture de police.

Crispations

Ce qui ne convainc pas nombre de responsables musulmans de terrain, notamment les signataires de la lettre ouverte au président de la République. Ils rappellent qu’ils sont généralement prévenus à l’avance lorsqu’il y a des contrôles de sécurité. «Cela risque de créer de la crispation, regrette Hamadi Hammami. Nous faisons partie de la communauté nationale et notre travail auprès des gamins est de leur faire prendre conscience qu’ils sont des citoyens français de confession musulmane.»

Pour Marwan Muhammad, fondateur du réseau L.E.S. Musulmans, présent lui aussi à la soirée du 7 octobre à la mosquée de Rosny-sous-Bois, «la réponse (à l’opération menée à la mosquée Omar, ndlr) est en train de se structurer.» Cela augure de relations tendues avec les pouvoirs publics dans les mois à venir. Jeudi, selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, une école clandestine musulmane a été fermée à Bobigny.

commencent à partager leurs selfies de vote pour 2020 .
Les célébrités Le Premier ministre Justin Trudeau a dénoncé mardi l'islamophobie et l'extrémisme de droite à la suite d'informations faisant état de menaces contre une mosquée de Toronto, affirmant que les Canadiens devaient s'opposer à la haine de toute nature. Mais le Conseil national des musulmans canadiens, qui a sonné l'alarme face aux menaces du week-end, a déclaré qu'Ottawa avait besoin d'un plan pour contrer la haine qui va au-delà de la dénonciation du problème.

usr: 1
C'est intéressant!