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France Coronavirus : quelles sont les autres villes sous la menace d'un couvre-feu?

17:50  16 octobre  2020
17:50  16 octobre  2020 Source:   lejdd.fr

Covid-19 : ces villes qui ont déjà décrété un couvre-feu pour lutter contre l'épidémie

  Covid-19 : ces villes qui ont déjà décrété un couvre-feu pour lutter contre l'épidémie Afin d'éviter un confinement, plusieurs villes dans le monde ont déjà adoptés la solution du couvre-feu. Une option qui serait envisagée par le gouvernement français. © VALERY HACHE / AFP) Nice a été la première ville à instaurer un couvre-feu contre le coronavirus en France. C'est une solution intermédiaire entre la situation actuelle et des confinements locaux pour lutter contre la deuxième vague de coronavirus qui touche la France de plein fouet.

Le gouvernement a prévenu jeudi que d'autres territoires pourraient être placés sous couvre-feu si la situation le demande. Voici les métropoles françaises qui pourraient être concernées. © DR

Le gouvernement a prévenu jeudi que d'autres territoires pourraient être placés sous couvre-feu si la situation le demande. Voici les métropoles françaises qui pourraient être concernées.

Le ministre de la Santé Olivier Véran l'a assuré jeudi après-midi : "Certains territoires pourraient rejoindre la liste des territoires sous couvre-feu sanitaire" si la situation s'y dégradait dans les prochains jours. Pour l'heure, Paris, l'Ile-de-France, et huit métropoles (Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse) ont été placées sous couvre-feu "à cause de la grande circulation du virus et du taux d’occupation des lits de réanimation", peut-on lire sur le site du gouvernement. A la lumière de ces critères, voici les autres métropoles françaises qui pourraient suivre.

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Clermont, Tours, Orléans et Dijon sur la mauvaise pente

Les données de Santé publique France montrent que la métropole de Clermont-Auvergne (Puy-de-Dôme) est celle qui affiche le taux d'incidence (nombre de cas pour 100.000 habitants sur une semaine glissante*) le plus élevé parmi les métropoles qui n'ont pas été placées sous couvre-feu (264,8 pour 100.000). Le taux d'incidence a explosé ces dernières semaines, puisqu'il était de 98,1 il y a un mois seulement. Il dépasse maintenant celui de Montpellier ou de Marseille, placées sous couvre-feu.

Chez les plus de 65 ans, il est désormais de 234,4, plus qu'à Paris, Marseille ou même Toulouse. Les 21 communes de la métropole clermontoise sont officiellement passées en alerte renforcée le 9 octobre, après avoir franchi le cap du taux d’incidence à 150 cas pour 100.000 habitants. Dans le Puy-de-Dôme, le taux de positivité des tests a franchi cette semaine la barre des 10%. La tension continue de s'accroître sur les lits en réanimation, qui sont occupés à 45,4%.

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Avec des taux d'incidence supérieurs à 190 pour 100.000 habitants, les métropoles de Tours (193,4), Orléans (193,3) et Dijon (190) sont aussi surveillées de près.

  • A Tours (Indre-et-Loire), il diminuait lentement jusqu'à fin septembre (sous la barre des 100) avant de bondir, depuis. La préfète a annoncé le passage du département en alerte renforcée dès samedi. "Si rien ne change, l'Indre-et-Loire se dirige tout droit vers un couvre-feu", a-t-elle alerté, selon La Nouvelle République. "L’épidémie est galopante, les autorités nationales nous identifient comme les prochains sur la liste", a-t-elle ajouté.
  • A Orléans (Loiret), l'inquiétude est aussi palpable. Le taux d'incidence grimpe de façon progressive mais continue depuis plus d'un mois : il est passé de moins de 90 à plus de 190. Le préfet a indiqué que le Loiret pourrait passer en zone d'alerte renforcée dès ce vendredi, avec de nouvelles restrictions. Le taux d'occupation des lits en réanimation est toujours sous la barre des 30% mais le taux de positivité a "quasiment doublé en quinze jours", a expliqué le préfet.
  • A Dijon (Côte-d'Or), où le taux d'incidence s'était stabilisé autour de 150 en septembre, la barre des 190 a été atteinte en quelques jours. La métropole a été placée en zone d'alerte renforcée la semaine dernière. Mais son taux d'occupation des lits en réanimation reste, pour l'heure, sous contrôle, à un peu plus de 20%.

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Strasbourg, Nancy et Metz inquiètent aussi

Dans le Grand Est, très fortement touché par la première vague, l'épidémie est de retour. Les trois métropoles de la région sont concernées par une hausse inquiétante de leur taux d'incidence. A Strasbourg (Bas-Rhin), il s'était pourtant tassé en septembre avant de diminuer en dessous de 70 au début du mois. Mais le taux d'incidence a bondi depuis quelques jours et atteint désormais 161,4 pour 100.000 habitants.

A Nancy (Meurthe-et-Moselle), la circulation du virus est aussi plus rapide depuis début octobre. Le taux d'incidence se situait encore autour de 110 pour 100.000 habitants il y a deux semaines, il atteint maintenant 142,2. "Nous sommes en sursis", a estimé jeudi le maire de la ville, Mathieu Klein. A Metz (Moselle), le taux d'incidence stagnait autour de 50 en septembre, mais il a explosé depuis pour atteindre 132,5.

Pour l'heure, le taux d'occupation des lits en réanimation reste bas dans la région Grand-Est, à moins de 15% pour les départements des métropoles évoquées ci-dessus.

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Nantes, Bordeaux et Rennes restent vigilants

Dans ces trois métropoles, la tendance s'améliore mais le taux d'incidence est élevé.

A Nantes (Loire-Atlantique) par exemple, il est stable (149,3) depuis plus d'une semaine, ce qui n'empêche pas la maire Johanna Rolland de juger la situation "préoccupante". "Les indicateurs sanitaires évoluent d’une manière qui n’est pas positive, donc clairement, nous nous préparons à tous les scénarios", a-t-elle dit, selon France 3. Car dans le même temps, le taux d'occupation des lits en réanimation en Loire-Atlantique augmente, tout en restant bas (moins de 20%). Par ailleurs, la région Pays de la Loire est celle qui connaît l'une des plus fortes augmentations du nombre de nouveaux cas depuis une semaine (+54% selon Santé publique France).

La situation est meilleure à Bordeaux, même si la vigilance prévaut encore en raison d'un taux d'incidence élevé (143,1), mais qui a baissé début septembre et s'est stabilisé depuis. "On a retardé la propagation de l’épidémie", s'est félicitée la préfète de Nouvelle-Aquitaine jeudi. La ville, qui avait été pointée du doigt après la rentrée, a été soumise à des contraintes ces dernières semaines, notamment la fermeture des salles de sport, des piscines et des restaurants à partir de 22 heures.

A Rennes, enfin, le taux d'incidence diminue. Il est de 137,1 contre 193 il y a un mois. Le 25 septembre, la préfète de région a pris un arrêté ordonnant la fermeture anticipée des bars à 22 heures, la fermeture des salles de sport, l'interdiction des soirées étudiantes ou encore des rassemblements statiques de plus de dix personnes dans l'espace public.

Quant aux métropoles de Brest, Toulon et Nice, leur taux d'incidence inférieur à 120 les situe pour le moment parmi les meilleurs élèves en France.

* Source : Géodes - Santé publique France

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usr: 1
C'est intéressant!