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France Professeur décapité : pour défendre la liberté d’expression, "on refuse de baisser les bras !"

10:05  17 octobre  2020
10:05  17 octobre  2020 Source:   europe1.fr

Professeur décapité : que sait-on des onze personnes en garde à vue ?

  Professeur décapité : que sait-on des onze personnes en garde à vue ? Quatre membres de la famille du terroriste et plusieurs proches sont actuellement en garde à vue. Le parent d'élève à l'origine des vidéos demandant une mobilisation contre l'enseignant a également été interpellé. © Fournis par Franceinfo La police tente de retracer le fil des événements après la décapitation, vendredi 16 octobre, de Samuel Paty, un professeur d'histoire-géo du collège du Bois d'Aulne, situé à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). L'auteur des faits, Abdoullakh Anzorov, a été abattu par la police peu de temps après avoir commis cet assassinat.

La liberté d ' expression et son affirmation dans la loi. L’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) réaffirme la liberté d ' expression en disposant que « Toute personne a droit à la liberté d ’ expression . Ce droit comprend la liberté d ’opinion et la liberté de recevoir ou de

Ce 16 octobre, un professeur de collège, qui avait montré récemment à ses élèves des caricatures de Mahomet en cours, a été décapité à Conflans-Sainte-Honorine. Décapité en pleine rue pour avoir fait un cours sur la liberté d ' expression et montré les caricatures de Mahomet.

Vendredi, en fin d'après-midi, un professeur d'histoire-géographie a été attaqué au couteau et décapité à Conflans-Saint-Honorine, après avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet. Sur Europe 1, le président du syndicat national des lycées et collèges a fait part de son effroi. © AFP Vendredi, en fin d'après-midi, un professeur d'histoire-géographie a été attaqué au couteau et décapité à Conflans-Saint-Honorine, après avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet. Sur Europe 1, le président du syndicat national des lycées et collèges a fait part de son effroi.

"La communauté enseignante est dévastée", réagit Jean-Rémi Girard, président du syndicat national des lycées et collèges (SNALC), contacté par Europe 1. Quelques heures après l’attentat commis à l’encontre d’un enseignant d’un collège de Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, attaqué au couteau et décapité, le représentant syndical a fait part, vendredi soir, de l’effroi de la communauté enseignante. "C’est effrayant de se dire qu’au 21e siècle, en France, un enseignant peut être décapité dans la rue pour avoir fait son travail !"

Professeur décapité. Manifestations prévues dans toute la France, de nombreuses figures politiques attendues

  Professeur décapité. Manifestations prévues dans toute la France, de nombreuses figures politiques attendues Deux jours après la décapitation d’un professeur d’Histoire-Géographie à Conflans-Sainte-Honorine, des rassemblements sont prévus dans plusieurs dizaines de villes de France ce dimanche. Jean-Michel Blanquer, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Faure sont notamment attendus place de la République à Paris. Contre l’horreur, la mobilisation : d’importantes manifestations sont attendues ce dimanche 18 octobre partout en France en hommage au professeur Samuel Paty, assassiné vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, un attentat qui a suscité une énorme émotion et pour lequel dix personnes ont été placées en garde à vue

Le professeur de collège avait montré récemment à ses élèves des caricatures de Mahomet en cours, proposant aux jeunes musulmans de sortir de la salle de classe, «par pure Il avait, dans un cours sur la liberté d ' expression , montré à ses élèves une caricature de Mahomet, prophète de l'islam.

Professeur décapité : «Des enseignants eux aussi sont désormais en danger !» • La victime, un enseignant d'histoire-géographie du collège, a été décapité . Il avait montré récemment à ses élèves des caricatures de Mahomet lors d'un cours sur la liberté d ' expression , selon une source policière.

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"On devrait pouvoir montrer une caricature à tous nos élèves"

Aux alentours de 17 heures, vendredi, un enseignant de 47 ans a été décapité à Conflans-Sainte-Honorine, et son agresseur présumé tué par la police, dans la ville voisine d'Éragny, dans le Val-d'Oise. Selon une source policière, la victime, un professeur d'histoire-géographie, avait récemment montré à ses élèves des caricatures de Mahomet lors d'un cours portant sur la liberté de la presse. Par précaution lors de ce cours, précise Jean-Rémi Girard, "il avait demandé aux élèves musulmans de sortir de la classe s’ils ne se sentaient pas à l’aise" avec ces dessins.

"Il a même pris des précautions que l’on ne devrait pas avoir à prendre puisqu’on devrait pouvoir montrer une caricature à tous nos élèves, ça fait partie de l’enseignement moral et civique que cet enseignant doit enseigner", insiste le président du syndicat. "Il a pris des précautions pour faire quelque chose qui est normal, c’est-à-dire expliquer la liberté de la presse, le droit, la possibilité de blasphémer, en France", poursuit Jean-Rémi Girard, estimant que l’enseignant a simplement fait son travail. "Faire son job et mourir parce qu’on a fait son travail et qu’on a essayé de développer l’esprit critique de ses élèves, c’est hallucinant !"

Assassinat de Samuel Paty. Des caricatures à l’hommage national, retour sur la chronologie des faits

  Assassinat de Samuel Paty. Des caricatures à l’hommage national, retour sur la chronologie des faits Du cours d’éducation civique, début octobre, où ont été montrées des caricatures de Mahomet à l’hommage national rendu à Samuel Paty après son assassinat, organisé ce mercredi 21 octobre, retour deux semaines d’escalade, d’enquête et de réactions politiques. Le vendredi 16 octobre, à proximité du collège du Bois-d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), Samuel Paty était assassiné. Il a été tué par Abdoullakh A., jeune homme tchétchène d’origine russe, qui aurait visé le professeur d’histoire-géographie après que ce dernier a montré en classe des caricatures de Mahomet.

La professeur assassiné avait récemment montré des caricatures de Mahomet en classe, dans le cadre d'un cours sur la liberté d ' expression . Cela avait suscité la colère d'un parent d'élève qui a porté plainte et diffusé une vidéo sur le sujet regardée plusieurs dizaines de fois.

Il est accompagné du ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, de la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa et du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. "Un de nos concitoyens a été asssassiné aujourd'hui parce qu'il apprenait à des élèves la liberté d ' expression .

"Si un jour on ne peut plus en parler, ça voudra dire qu’on a perdu, qu’on a baissé les bras"

Alors peut-on encore parler de liberté d’expression dans nos écoles, collèges, et lycées ? "Heureusement qu’on peut encore en parler dans nos écoles !", appuie Jean-Rémi Girard. "Au SNALC, on invite les collègues à continuer d’en parler, parce que si un jour on ne peut plus en parler, ça voudra dire qu’on a perdu, qu’on a baissé les bras, et nous au SNALC, on refuse de baisser les bras".

Le cours donné par l’enseignement sauvagement tué vendredi, fait partie du programme d’enseignement moral et civique que doivent enseigner les professeurs d’histoire-géographie. Entre autres sujets, la laïcité, la peine de mort, ou encore l’avortement font partie intégrante de ce programme.

"On va continuer à faire notre mission"

Un programme que Jean-Rémi Girard suit lui-même. "À la rentrée, je vais faire cours sur la peine de mort ou l’avortement, et bien entendu que je vais continuer à le faire et pas me dire qu’il va peut-être m’arriver quelque chose. C’est notre métier, on est fonctionnaire, on a une part d’autorité de l’État en nous. On a une mission, et on va continuer à faire notre mission !"

"On est là pour défendre la liberté d’expression, le développement de l’esprit critique, et on croit que l’éducation nationale est là pour que les élèves puissent comprendre – même s’ils ne sont pas d’accord, ce qui est normal –, et puissent accepter le point de vue de l’autre, et qu’on arrive au dialogue , pas à l’assassinat".

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