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France EDITO. Face au virus et au terrorisme, le pouvoir doit se réinventer, et nous aussi

14:15  18 octobre  2020
14:15  18 octobre  2020 Source:   lejdd.fr

Le coronavirus peut durer 28 jours sur certaines surfaces

 Le coronavirus peut durer 28 jours sur certaines surfaces Un groupe de recherche australien vient de publier ce qui semble être une découverte assez terrifiante - le SRAS-CoV-2, le virus qui cause le COVID-19, est viable même après s'être assis dessus surfaces telles que le verre et les billets de banque pendant 28 jours. © Fourni par Live Science Femme avec masque parlant au téléphone portable.

Editorial du « Monde ». La lutte contre le terrorisme est une entreprise de très longue haleine : l’attentat Ni à quel point leur liberté reste fragile et doit être protégée. L’assassinat du professeur, en plein Aujourd’hui, face à cette double crise, la mobilisation et la solidarité des Français de toutes

Les institutions médicales, pharmacies, magasins, banques et transports resteront ouverts, a précisé le président russe. Il a également annoncé le report sine die du vote populaire sur la révision de la Constitution, initialement prévu le 22 avril, qui devait ouvrir la voie à son maintien au pouvoir

L'EDITO DU JDD. Sur Europe 1, le directeur de la rédaction du JDD, Hervé Gattegno revient sur l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine et le double front auquel doit faire face le gouvernement, l'épidémie de coronavirus et le terrorisme.  © Reuters

L'EDITO DU JDD. Sur Europe 1, le directeur de la rédaction du JDD, Hervé Gattegno revient sur l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine et le double front auquel doit faire face le gouvernement, l'épidémie de coronavirus et le terrorisme.

Vous revenez sur les suites de l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine, qui s'est produit la semaine où Emmanuel Macron décrétait le couvre-feu pour ralentir l'épidémie de Covid-19. Désormais, le pouvoir doit faire face à une double crise…

Oui, deux crises à la fois, c'est comme une fatalité du "en même temps" qui rattraperait Emmanuel Macron, et dont il se serait bien passé. Deux chocs terribles, d'un côté une épidémie inédite et presque irrépressible – en tout cas, on n'a pas trouvé le moyen de l'endiguer pour l'instant ; et de l'autre, le retour la menace terroriste mais avec là aussi un une étape inédite : on avait connu des attaques meurtrières contre des policiers, des militaires, un prêtre, des enfants dans une école juive, et bien sûr des civils, des Français tués au hasard, pour martyriser la France – cette fois, c'est un professeur qui a été tué, sauvagement, juste parce qu'il avait enseigné la liberté d'expression à ses élèves. Face à ces deux horreurs, le virus et la barbarie, le pouvoir est obligé de se réinventer, et nous aussi. Mais avec cette contradiction : face à l'épidémie, nous devons changer notre façon de vivre ; face au terrorisme, nous voulons défendre notre mode de vie.

Professeur décapité : que sait-on des onze personnes en garde à vue ?

  Professeur décapité : que sait-on des onze personnes en garde à vue ? Quatre membres de la famille du terroriste et plusieurs proches sont actuellement en garde à vue. Le parent d'élève à l'origine des vidéos demandant une mobilisation contre l'enseignant a également été interpellé. © Fournis par Franceinfo La police tente de retracer le fil des événements après la décapitation, vendredi 16 octobre, de Samuel Paty, un professeur d'histoire-géo du collège du Bois d'Aulne, situé à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). L'auteur des faits, Abdoullakh Anzorov, a été abattu par la police peu de temps après avoir commis cet assassinat.

Le virus est un programme malveillant qui pénètre dans l’ordinateur sans votre autorisation et peut Vous pouvez en créer un en quelques secondes, et il est possible avec quelques méthodes simples que Pour arrêter ce virus , vous devez ouvrir le Gestionnaire des tâches et sélectionner l’onglet de

" Il peut y avoir différents types de pratiques pédagogiques mais tuer quelqu'un parce qu'il enseigne la liberté d'expression, c'est affreux", a lâché Christine Guimonnet, secrétaire générale de l'APHG. "Notre unité et notre fermeté sont les seules réponses face à la monstruosité du terrorisme islamiste.

Lire aussi - Terrorisme, épidémie : la France sur deux fronts


Vidéo: Covid-19: «C'est jamais la faute du gouvernement, toujours celle des Français», raille Stéphane Ravier (Le Figaro)

Ce qui est nouveau, aussi, c'est qu'il n'y a plus du tout d'unité nationale face à ces épreuves. Il y a beaucoup de critiques sur la gestion de l'épidémie, il y en aussi contre le gouvernement sur le terrain de la lutte contre l'islamisme. Est-ce que c'est le débat démocratique?

En tout cas, ça en fait partie. La grande différence entre les démocraties et les états totalitaires, c'est qu'on peut librement critiquer le pouvoir, même avec férocité – et même dans les plus grandes difficultés. Pour être franc, je suis moins choqué par les critiques des opposants politiques que par l'initiative des juges d'aller perquisitionner chez des anciens ministres et chez le ministre de la Santé en exercice au lendemain de l'annonce du couvre-feu – soit c'est de la provocation, soit c'est de l'inconséquence. Dans les deux cas c'est très choquant, on se demande quel jeu jouent les magistrats qui font cela. Maintenant, sur la santé comme sur le terrorisme, il est normal qu'on puisse débattre des moyens mis en oeuvre, de la stratégie et surtout des résultats. Avec cette réserve qu'on ne peut pas exiger des résultats immédiats, ni contre le virus ni contre le terrorisme.

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 Dans un coup de pouce historique, Trump dit qu'il radiera le Soudan de la liste des sponsors de la terreur Le président Donald Trump a déclaré lundi qu'il était prêt à retirer le Soudan de la liste noire américaine des États sponsors du terrorisme, un coup de pouce historique pour le gouvernement soutenu par des civils alors qu'il transforme le page sur les décennies de la nation en tant que paria international.

Combattre le terrorisme sans stopper l'immigration, c'est une imposture. Elle doit aussi les amener à réfléchir :pourquoi tant de combattants islamistes en France? Nous ne pouvons plus nous suffire de condamnations. Toutes les mosquées doivent agir. Et vite.

Il existe d'autres virus contre lesquels les vaccins ne sont pas aussi efficaces, c'est pourquoi nous devons augmenter nos doses à intervalles réguliers. Et il existe d'autres vaccins, par exemple contre la grippe, ou la grippe saisonnière, qui doivent être administrés chaque année, car les virus mutent.

Emmanuel Macron était à la télévision mercredi, Jean Castex est interviewé dans le JDD. Est-ce qu'ils ont une chance de se tirer à leur avantage de cette double crise?

Ils ne bénéficient pas, on le disait à l'instant, d'un mouvement d'unité nationale. Cela dit, il y a toujours un surcroit de légitimité pour les gouvernants dans les épreuves – on l'a vu pour Nicolas Sarkozy dans la crise financière de 2008 et pour François Hollande après les attentats de 2015. Mais on sait que cela ne dure pas. Ce qui est cruel, pour Emmanuel Macron comme pour Jean Castex, c'est qu'ils sont vraiment pris à contrepied, et même à contre-emploi. Castex a été nommé parce qu'il était le Mr Déconfinement, donc il devait incarner un optimisme patelin : est forcé d'incarner tout le contraire. C'était le père tranquille, c'est devenu le père fouettard. A voir les sondages, ça ne lui réussit pas. Quant à Emmanuel Macron, son pari était de moderniser le pays. Il espérait qu'en accélérant très fort, on dépasserait les malaises sociaux et identitaires et qu'on les laisserait derrière nous sans avoir vraiment à les régler. Il voulait tout transformer, le voilà obligé de tout préserver. Si l'un et l'autre, le Président et le Premier ministre ne veulent pas risquer la décomposition, ils vont devoir jouer un rôle de composition.

Bruno Le Maire : "L’islam politique a ses complicités depuis des années" .
Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, était l'invité d'Europe 1, vendredi matin. Évoquant l'islam politique comme étant la base du terrorisme, il a affirmé que celui-ci bénéficiait de "complicités depuis des années", a travers des partis politiques comme La France insoumise ou encore les Verts. Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, était l'invité d'Europe 1, vendredi matin.

usr: 1
C'est intéressant!