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France Professeur décapité : que sait-on des onze personnes en garde à vue ?

09:50  19 octobre  2020
09:50  19 octobre  2020 Source:   francetvinfo.fr

Professeur décapité dans les Yvelines : Les réactions des politiques

  Professeur décapité dans les Yvelines : Les réactions des politiques La classe politique a dénoncé d'une même voix l'attaque à Conflans-Sainte-Honorine, où un professeur d'Histoire a été retrouvé décapité. © CHRISTOPHE SAIDI/SIPA Un «ignoble crime» pour Jean-Luc Mélenchon, «un crime insoutenable» pour Aurore Bergé, un exemple de «l'horreur sans limite du fanatisme djihadiste» pour Raphaël Glucksmann. L'attaque qui a eu lieu vendredi à à Conflans-Sainte-Honorine, au cours de laquelle un professeur d'Histoire qui avait montré les caricatures de Mahomet en classe a été décapité, a fait réagir des politiques de tous bords.

Onze personnes étaient déjà en garde à vue ce dimanche, dans le cadre de ce dossier. Elles ont aussi été placées en garde à vue . Les enquêteurs voulaient savoir comment et avec qui le tueur a qu'on ne vous inflige un dur châtiment. » L'expertise du téléphone d'Anzorov révèle qu'il a enregistré

Neuf personnes , dont au moins un mineur, ont été placées en garde à vue dans la nuit du 16 au 17 octobre 2020 après la décapitation de Samuel Paty, professeur d'histoire, près d'un collège de Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, selon des sources judiciaires.

Quatre membres de la famille du terroriste et plusieurs proches sont actuellement en garde à vue. Le parent d'élève à l'origine des vidéos demandant une mobilisation contre l'enseignant a également été interpellé.

  Professeur décapité : que sait-on des onze personnes en garde à vue ? © Fournis par Franceinfo

La police tente de retracer le fil des événements après la décapitation, vendredi 16 octobre, de Samuel Paty, un professeur d'histoire-géo du collège du Bois d'Aulne, situé à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). L'auteur des faits, Abdoullakh Anzorov, a été abattu par la police peu de temps après avoir commis cet assassinat. Mais onze personnes sont toujours en garde à vue dimanche.

Professeur décapité : pour défendre la liberté d’expression, "on refuse de baisser les bras !"

  Professeur décapité : pour défendre la liberté d’expression, Vendredi, en fin d'après-midi, un professeur d'histoire-géographie a été attaqué au couteau et décapité à Conflans-Saint-Honorine, après avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet. Sur Europe 1, le président du syndicat national des lycées et collèges a fait part de son effroi. require(["binding"], function (binding) { binding("wcVideoPlayer", "#video_player_d97dc1c3-83ba-4b65-9cda-0991c7306513").all(); }); "La communauté enseignante est dévastée", réagit Jean-Rémi Girard, président du syndicat national des lycées et collèges (SNALC), contacté par Europe 1.

Il aurait décapité un professeur d'histoire-géographie suite à un cours sur la liberté d'expression pendant lequel ce dernier avait présenté des caricatures Neuf personnes ont été placées en garde à vue , a appris l'AFP de source judiciaire. Ces personnes sont issues de l'entourage familial de

Dix personnes ont été placées en garde à vue . Selon les premiers éléments de l'enquête, le meurtrier Par ailleurs, le message de revendication publié sur Twitter avec la photo du professeur d’histoire décapité a été publié sur un compte appartenant bien à l’agresseur abattu par la police, a

Quatre personnes de la famille de l'agresseur

Quatre membres de "l'entourage familial direct de l'auteur des faits" ont été placés en garde à vue dès vendredi soir, a indiqué lors de sa conférence de presse le procureur général du Parquet national antiterroriste, Jean-François Ricard. Selon l'AFP, il s'agit des parents, du grand-père et du petit frère de l'assaillant. Ils ont été interpellés à Evreux (Eure), dans le quartier de la Madeleine dont est originaire Abdoullakh Anzorov. Dans le quartier, ces personnes n'avaient pas mauvaise réputation. "Il n'y avait aucun souci avec cette famille", confie un élu local à l'AFP.

Le parent d'élève à l'origine des vidéos

Le père de l'élève qui a appelé à la mobilisation contre Samuel Paty a, lui, été interpellé à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). Après un cours d'éducation civique où le professeur avait montré des caricatures de Charlie Hebdo à ses élèves, ce père de famille avait sonné la révolte dans plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Il avait également diffusé le nom du professeur et l'adresse du collège. Il avait enfin porté plainte contre Samuel Paty pour "diffusion d'images pornographiques". Le professeur avait porté plainte en retour pour "diffamation".

Professeur décapité : "L'individu qui agit seul a été incité à passer à l'acte"

  Professeur décapité : Vendredi, un professeur a été décapité par un jeune homme de 18 ans inconnu des services de renseignements. Jean-Charles Brisard, président du centre d’analyse du terrorisme, a expliqué sur Europe 1 le processus pouvant pousser des individus à commettre de tels actes même lorsqu'ils n'appartiennent pas à une organisation terroriste. require(["binding"], function (binding) { binding("wcVideoPlayer", "#video_player_d8fbfa91-67ed-4b79-b262-ecb3b05fab56").

Le 12 octobre, le professeur avait en retour porté plainte pour diffamation. À lire aussi : Le professeur de Conflans décapité aurait-il dû être protégé ? Les liens entre les trois ne sont pas établis. Les deux hommes, ainsi que neuf autres personnes , étaient toujours en garde à vue dimanche matin.

Dix personnes se trouvaient samedi en garde à vue au lendemain de la décapitation dans les Yvelines d'un enseignant qui avait montré des Voici un dernier récapitulatif des événements qui ont suivi l'assassinat vendredi soir de Samuel Paty, professeur décapité parce qu'il avait montré une

Si certains parents d'élèves ont protesté avant de se calmer après avoir rencontré des membres du personnel du collège, ce père de famille a persisté. "Il a refusé de rencontrer la communauté éducative, a détaillé Laurent Nuñez, coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme. Il a continué à poster des vidéos, dont on pense qu'elles ont conduit, inspiré l'auteur de l'acte." Jean-François Ricard a précisé par ailleurs que ce père de famille avait une demi-sœur, partie en 2014 rejoindre l'organisation Etat islamique en Syrie et qui fait l'objet d'un mandat de recherche. Le procureur antiterroriste n'a en revanche fait aucun lien entre ce père de famille, son entourage et le meurtrier.

Une personnalité de l'islam radical, fichée S

Abdelhakim Sefrioui, figure de l'islam radical et fiché S, a également été placé en garde à vue, en compagnie de son épouse. Ce militant islamiste, actif en France depuis le milieu des années 2000, avait accompagné au collège le parent d'élève à l'origine des vidéos pour se plaindre du professeur. Les autorités lui reprochent d'avoir attisé les tensions. Il est ainsi intervenu dans une vidéo, en se présentant comme "membre du Conseil des imams de France", où il déclare qu'"Emmanuel Macron a attisé la haine contre les musulmans" et que l'enseignant "est un voyou".

Samuel Paty, professeur décapité à Conflans-Saint-Honorine : le point sur l'enquête

  Samuel Paty, professeur décapité à Conflans-Saint-Honorine : le point sur l'enquête Le point samedi soir sur le drame qui s'est joué vendredi soir à Conflans-Sainte-Honorine, où un professeur d'histoire qui avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, lors d'un cours sur la liberté d'expression, a été décapité en pleine rue. © Michel Euler/AP/SIPA Qui est le professeur décapité en pleine rue?Samuel Paty, âgé de 47 ans et père de famille, enseignait l'histoire-géographie au collège du Bois d'Aulne. Ce professeur avait récemment montré des caricatures de Mahomet à ses élèves de quatrième dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression.

Infos BFMTV - Neuf gardes à vue sont actuellement en cours, au lendemain de l'attentat qui a coûté la vie à un professeur d'histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine. Cinq nouvelles personnes ont été placées en garde à vue , a appris BFMTV ce samedi matin, portant le total à neuf personnes

Neuf personnes se trouvaient en garde à vue ce samedi, quatre membres de la famille et cinq autres individus. La victime, un professeur d'histoire de 47 ans, avait montré à ses élèves des caricatures de Mahomet. Toute la communauté éducative est traumatisée.

Abdelhakim Sefrioui est une vieille connaissance de l'antiterrorisme français. Depuis une quinzaine d'années, il est dans les radars, remarqué pour ses "prêches" antisémites à la sortie des mosquées qu'il juge "infidèles" car trop complaisantes à son goût avec l'Etat d'Israël. Il appelle aussi depuis des années à des actions violentes contre "l'islam de France". Il a aussi fait partie du bureau de campagne de Dieudonné en 2006, lorsque celui-ci envisageait une candidature à l'élection présidentielle. "Cet homme incarne la haine, il n'incarne pas un islam de lumière, de respect", estime sur franceinfo l'imam de la mosquée de Drancy, Hassen Chalghoumi.

Des personnes ayant été en contact avec le tueur, qui se sont présentées à la police

Deux personnes ayant été en contact avec le tueur se sont présentées spontanément au commissariat d'Evreux vendredi soir. Elles "ont indiqué avoir été en contact avec l'auteur peu avant les faits", a précisé le procureur Jean-François Ricard. Elles ont été en conséquence placées en garde à vue.

Attentat de Conflans : le terrible engrenage au collège du Bois-d'Aulne

  Attentat de Conflans : le terrible engrenage au collège du Bois-d'Aulne Après un cours sur la liberté de la presse ayant suscité l'inquiétude de certains parents d'élèves, Samuel Paty avait fait l'objet d'une campagne publique, appelant à son renvoi, par un père soutenu par des réseaux islamistes. Récit d'un emballement qui pourrait avoir mené à sa mort. Dans son cahier à carreaux, Célia (1), 13 ans, a soigneusement pris en note son cours sur la liberté de la presse. Au stylo rouge, l’élève de 4e 5 a écrit :Lundi 5 octobre. «Pendant le cours, il a demandé s’il y avait des musulmans dans la classe, plusieurs élèves ont levé la main, il leur a dit que s’ils préféraient sortir ou détourner les yeux c’était possible, et de même pour d’autres personnes si elles étaient choquées», relate Célia.

Que sait - on de l’assaillant ? Parmi les personnes gardées à vue se trouvaient samedi matin six personnes de son entourage, toutes issues de la communauté tchétchène, selon une source Professeur décapité : l'Assemblée nationale debout pour dénoncer un "abominable attentat".

Professeur décapité : l'identité de l'assaillant confirmée. Il s'agit d'un jeune Russe tchétchène de 18 ans né à Moscou. Trois personnes de l'entourage non familial de l'assaillant ont par ailleurs été interpellées. Professeur décapité : onze gardes à vue pour tenter de cerner les responsabilités.

Deux autres personnes

Une dixième personne a été placée en garde à vue samedi soir. Les autorités n'ont pas précisé pour l'instant son lien avec l'affaire. Une onzième personne, un ami du terroriste, a été interpellée à Evreux et placée en garde à vue dimanche matin.

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Assassinat de Samuel Paty. Des caricatures à l’hommage national, retour sur la chronologie des faits .
Du cours d’éducation civique, début octobre, où ont été montrées des caricatures de Mahomet à l’hommage national rendu à Samuel Paty après son assassinat, organisé ce mercredi 21 octobre, retour deux semaines d’escalade, d’enquête et de réactions politiques. Le vendredi 16 octobre, à proximité du collège du Bois-d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), Samuel Paty était assassiné. Il a été tué par Abdoullakh A., jeune homme tchétchène d’origine russe, qui aurait visé le professeur d’histoire-géographie après que ce dernier a montré en classe des caricatures de Mahomet.

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