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France Professeur assassiné : les enquêteurs tentent de remonter le déroulé des faits

10:05  20 octobre  2020
10:05  20 octobre  2020 Source:   ouest-france.fr

Death in Paradise, Ben Miller, pensait que la série «s'épanouirait» après sa sortie

 Death in Paradise, Ben Miller, pensait que la série «s'épanouirait» après sa sortie La star de © @Copyright BONJOUR! Bonjour! Le magazine Ben Miller a expliqué à quel point il avait trouvé «difficile» de passer de Death in Paradise après sa sortie en 2013 - et qu'il estimait également que cela profitait à la série.

À voir aussi - Déroulé des faits , profil de l’assaillant, revendication: l’essentiel des annonces du procureur antiterroriste après l’attaque à Conflans-Sainte-Honorine. Les enquêteurs se demandent également qui aurait éventuellement conduit l’ assassin vendredi à Eragny depuis Evreux en voiture.

Professeur d'histoire géographie dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine, Samuel Paty a été Un parent d'élève du professeur Samuel Paty, décapité le 16 octobre. Désactiver cette option nous empêchera de mesurer l’audience, de faire des statistiques et d’améliorer la qualité de nos services.

Les circonstances de l’assassinat du professeur Samuel Paty restent floues. L’enquête s’annonce longue, tandis que la sphère politique s’agite et que les habitants de Conflans-Sainte-Honorine sortent lentement de ce long cauchemar.

Pourquoi ? Avec quelles complicités directes ou indirectes ? Quatre jours après les faits, les enquêteurs se concentrent sur les circonstances de la mort du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty, sauvagement assassiné à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), où une marche blanche est programmée mardi en fin d’après-midi.

Une quinzaine de personnes étaient en garde à vue lundi, dont quatre collégiens, les enquêteurs tentant de comprendre leur implication alors que l’enseignant a été « désigné » à l’assaillant par « un ou plusieurs collégiens, a priori contre rémunération », selon une source proche du dossier.

Samuel Paty, professeur décapité à Conflans-Saint-Honorine : le point sur l'enquête

  Samuel Paty, professeur décapité à Conflans-Saint-Honorine : le point sur l'enquête Le point samedi soir sur le drame qui s'est joué vendredi soir à Conflans-Sainte-Honorine, où un professeur d'histoire qui avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, lors d'un cours sur la liberté d'expression, a été décapité en pleine rue. © Michel Euler/AP/SIPA Qui est le professeur décapité en pleine rue?Samuel Paty, âgé de 47 ans et père de famille, enseignait l'histoire-géographie au collège du Bois d'Aulne. Ce professeur avait récemment montré des caricatures de Mahomet à ses élèves de quatrième dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression.

Le collège du Bois d'Aulne de Conflans-Sainte-Honorine, où enseignait le professeur et devant lequel il a été décapité, le 16 octobre Selon une source policière, les faits se sont déroulés vers 17h. Des effectifs de la brigade anticriminalité (BAC) de Les enquêteurs attendent une identification formelle.

D'après des informations du Monde , lors de son passage à l'acte, l'assaillant tchétchène aurait obtenu devant l'école les informations lui permettant L'attitude exacte de l'établissement, de l'académie et du rectorat devrait faire l'objet d'une enquête interne, Jean-Michel Blanquer ayant l'intention de

L’entourage familial d’Abdoullakh Anzorov était également toujours interrogé par les policiers, ainsi que le père de l’élève qui a appelé à la mobilisation contre Samuel Paty et l’homme qui l’avait accompagné, le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin veut agir vite de son côté, et a annoncé lundi avoir demandé au préfet de Seine-Saint-Denis de fermer la mosquée de Pantin, qui avait notamment relayé sur sa page Facebook une vidéo dénonçant le cours sur les caricatures de Mahomet de Samuel Paty.

M. Darmanin a précisé que 51 associations proches de l'« islamisme radical » étaient dans le collimateur des autorités et annoncé que plusieurs d’entre elles seront dissoutes en Conseil des ministres, citant nommément le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) et l’association humanitaire BarakaCity.

Professeur décapité. « La peur n’est pas notre religion », affirme Jean-Michel Blanquer

  Professeur décapité. « La peur n’est pas notre religion », affirme Jean-Michel Blanquer Invité du 20h de France 2, le ministre de l’Education nationale a fait part de son « émotion » après l’assassinat de Samuel Paty, un professeur d’histoire-géographie décapité après un cours sur la liberté d’expression. Au lendemain de l’assassinat de Samuel Paty, un professeur d’histoire-géographie décapité après un cours sur la liberté d’expression, Jean-Michel Blanquer a tenu à faire part de l’émotion qui nous étreint tous. Mais le ministre de l’Éducation nationale, invité du 20 h de France 2 samedi 17 octobre, a aussitôt assuré : Cette émotion ne doit pas être synonyme de peur.

Aux abords du collège du Bois d'Aulne de Conflans-Sainte-Honorine. Anne-christine poujoulat / afp. Il s'agit d'un individu déjà condamné pour des faits de terrorisme et qui a déclaré spontanément aux enquêteurs avoir été en contact avec Abdoulakh Anzorov.

L'assaillant du professeur décapité vendredi aurait cherché à se renseigner sur sa victime au préalable, en contactant sur les réseaux sociaux les auteurs de vidéos se plaignant de Samuel Paty.

BakaraCity a d’ores et déjà annoncé qu’elle contestera en justice une telle mesure, alors que le CCIF a fermement rejeté tout relais des messages qui ont circulé concernant M. Paty avant son assassinat. Les deux associations nient fermement tout penchant extrémiste. « La folie s’empare du ministre de l’intérieur qui faute de ne rien trouver contre notre ONG profite de l’émotion suscitée suite au drame de Conflans », a répliqué BarakaCity sur Facebook.

Mardi matin, les patrons France des grands réseaux sociaux et plateformes (Facebook Twitter, Google, Tiktok et Snapchat) sont convoqués par la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, pour trouver des moyens de mieux contrer le « cyber-islamisme ».

Les hommages se poursuivent

En attendant, les hommages se poursuivent en mémoire de M. Paty, une marche blanche étant organisée mardi à Conflans-Sainte-Honorine à partir de 18 h 30, devant le collège où il enseignait avant de rejoindre la place de la liberté. Mercredi, un hommage national lui sera rendu dans la Cour de la Sorbonne en présence du chef de l’État.

Professeur décapité. Qui est Abdelhakim Sefrioui, le militant islamiste placé en garde à vue ?

  Professeur décapité. Qui est Abdelhakim Sefrioui, le militant islamiste placé en garde à vue ? Abdelhakim Sefrioui, un militant islamiste très actif, fait partie des dix personnes en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur la décapitation du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine. Imam, libraire, soutien de Dieudonné, prédicateur, pro-Hamas et militant antisioniste virulent, Abdelhakim Sefriouia a été interpellé avec sa compagne à Évry et placé en garde à vue, samedi 17 octobre. Les enquêteurs tentent de déterminer le rôle de ce Franco-Marocain dans l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine.

D'après une source judiciaire, les individus placés en garde à vue sont issus de l'entourage de l'assaillant présumé abattu par la police. Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Le journal américain New York Times a choisi de titrer son article sur le professeur décapité «La police française abat un homme après une attaque mortelle au couteau dans la rue». Un choix de mots et un angle qui en a laissé perplexe plus d’un, relate Valeurs actuelles.

Dans la commune, parents, élus ou simples citoyens de toutes générations sont venus spontanément rendre hommage tout au long du week-end à l’enseignant en déposant fleurs ou messages devant l’établissement scolaire.

Parmi les habitants, certains restent traumatisés par l’assassinat du professeur, à l’image de Stéphane, qui a quasiment assisté à l’attaque, qui s’est déroulée à une quarantaine de mètres de son domicile. « L’assaillant était juste derrière le mur, à 40 mètres de mes petits-enfants, et de mes enfants », a-t-il raconté sur LCI, croyant dans un premier temps que la victime était un membre de sa famille : « Il a fallu que je retourne deux fois sur la scène du crime pour savoir si ce n’était pas mon petit-neveu ».

Réunis dans l’après-midi devant le collège, des imams ont exprimé leur « colère » et leur « honte », estimant qu’il était « très important de venir ici pour montrer notre chagrin, montrer que ce qui s’est passé ici n’est pas l’islam. C’est le fait de voyous qui n’ont rien à voir avec l’islam », a déclaré Kemadou Gassama, imam à Paris.

Le Parlement européen a également observé une minute de silence tandis que la cour d’assises spéciale de Paris, où sont jugées 14 personnes en lien avec les attentats de janvier 2015, a rendu hommage au professeur d’histoire-géographie.

Dimanche, des dizaines de milliers de personnes s’étaient déjà rassemblées partout en France pour défendre la liberté d’expression et dire non à « l’obscurantisme ».

Assassinat de Samuel Paty. Des caricatures à l’hommage national, retour sur la chronologie des faits .
Du cours d’éducation civique, début octobre, où ont été montrées des caricatures de Mahomet à l’hommage national rendu à Samuel Paty après son assassinat, organisé ce mercredi 21 octobre, retour deux semaines d’escalade, d’enquête et de réactions politiques. Le vendredi 16 octobre, à proximité du collège du Bois-d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), Samuel Paty était assassiné. Il a été tué par Abdoullakh A., jeune homme tchétchène d’origine russe, qui aurait visé le professeur d’histoire-géographie après que ce dernier a montré en classe des caricatures de Mahomet.

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