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France En forte tension, les hôpitaux d’Ile-de-France vont procéder à des déprogrammations

00:40  28 octobre  2020
00:40  28 octobre  2020 Source:   liberation.fr

Coronavirus : "Il va falloir commencer à pousser les murs" à l’hôpital

  Coronavirus : Chef du service de réanimation de l’hôpital Bichat, à Paris, Jean-François Timsit a dressé mercredi matin sur Europe 1 l’état des lieux de l’épidémie de coronavirus dans son hôpital. Le médecin fait état d’une situation alarmante : comme dans d'autres établissements franciliens, tous les lits de réa sont occupés, et des déprogrammations d’actes chirurgicaux ont déjà eu lieu. La deuxième vague de l’épidémie de coronavirus continue de déferler sur les hôpitaux français. 2.168 malades du Covid sont désormais en réanimation, selon les chiffres de Santé Publique France. La dernière fois que plus de 2.

Encore loin des niveaux observés au pic de l'épidémie, mais Agnès Ricard-Hibon, cheffe de service du Samu du Val-d'Oise, affirme avoir connu Samedi, le directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) d ' Île - de - France avait alerté d'un risque d'une forte tension dans les services de réanimation

L' Île - de - France encourage les talents émergents grâce au dispositif FoRTE , à destination d'une grande diversité de disciplines artistiques. Par ailleurs, ils ont rarement accès à des locaux de travail, aux outils et matériaux nécessaires à leur projet. Avec FoRTE , la Région leur donne les moyens

Dans le service de réanimation de l'hôpital Robert-Ballanger à Aulnay-sous-Bois, lundi, un patient atteint du Covid-19. © GONZALO FUENTES Dans le service de réanimation de l'hôpital Robert-Ballanger à Aulnay-sous-Bois, lundi, un patient atteint du Covid-19.

Une note de l’Agence régionale de santé lundi soir donne l’instruction de rediriger en priorité les effectifs des hôpitaux vers les patients en Covid.

Signe de la concentration de tous les efforts sanitaires contre la deuxième vague du coronavirus, les hôpitaux d’Ile-de-France ont reçu l’instruction de déprogrammer «de façon effective» toutes les «activités chirurgicales (y compris ambulatoires) et médicales dès lors qu’elles sont consommatrices de ressources humaines qui pourraient être utilement affectées dans les services de soins critiques et de médecine Covid». Datée de lundi soir, cette note de la direction de l’Agence régionale de santé francilienne acte ainsi que «plusieurs établissements de la région ont fait face au cours des soixante-douze dernières heures à une accélération des arrivées en réanimation» et qu’une libération de lits de réanimation est plus qu'urgente.

Coronavirus à Lyon : Transferts de patients en Nouvelle-Aquitaine, déprogrammation… Comment décharger la réa ?

  Coronavirus à Lyon : Transferts de patients en Nouvelle-Aquitaine, déprogrammation… Comment décharger la réa ? Face à la forte progression de l'épidémie en Auvergne Rhône-Alpes, l'Agence régionale de santé a pris diverses mesures pour décharger les hôpitaux sous tension, du Rhône et de la Loire principalement © Eric Dessons/JDD/SIPA Dans un service de réanimation.

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La Région Île - de - France a signé une 3e Charte d'engagements pour lisser les heures de pointe autour de Saint-Denis, en partenariat avec Plaine Commune, la RATP, SNCF Transilien, Île - de - France Mobilités, la CCI 93 et une quinzaine d'entreprises. Objectif : réduire la saturation des lignes de

Lundi soir, 806 lits de réanimation étaient occupés par des patients Covid dans les hôpitaux franciliens. Soit un taux d'occupation de 68,4% des places disponibles. L’ARS estime nécessaire d'ouvrir des «lits nouveaux dès vendredi» et d’atteindre une capacité de «1 775 lits de soins critiques (réanimation et surveillance continue) et 4 797 lits de médecine», d’ici au 3 novembre. «J’insiste pour vous dire qu’il ne s’agit pas d’une position prudentielle de la part de l’Agence, écrit la direction dans sa note. Je mesure que la déprogrammation est un acte lourd, que les questions sont nombreuses. Les instructions présentées ici sont formulées en sachant tout ce que cela implique, mais avec le sentiment que nous ne pouvons pas désormais repousser cette décision.»

Covid-19 : pourquoi le mois de novembre devrait être "éprouvant"

  Covid-19 : pourquoi le mois de novembre devrait être Le Premier ministre et son ministre de la Santé ont averti, chiffres à l'appui, d'un risque de mesures plus dures à venir pour juguler la circulation du Covid-19. © Alain JOCARD / AFP Jean Castex en visite au centre Emmaüs Le Bois de l'Abbé le 24 octobre 2020 à Epinay-sur-Orge. Tout en solennité, Jean Castex a adapté le ton et l'attitude à la gravité du propos jeudi, pour annoncer aux Français un mois de novembre "éprouvant".

Des patients supplémentaires ont commencé à être accueillis dans les services de cardiologie, de pneumologie, de médecine interne et de gériatrie. Le plan blanc avait déjà été activé au niveau régional par l’ARS d ’ Ile - de - France . Il a également été activé de manière plus localisée à Lille, Lyon

Catalogue de la formation ouverte à distance. Catalogue des stages. Région Etranger Chine Côte d'Ivoire Liban Maroc Metropole Auvergne - Rhône-Alpes Bourgogne - Franche-Comté Bretagne Centre - Val de Loire Corse Grand-Est Hauts- de - France Ile - de - France Normandie Nouvelle-Aquitaine


Vidéo: A l'hôpital de Gonesse, le service des maladies infectieuses déjà 100% Covid (AFP)

«Il ne s’agit pas d’une position prudentielle»

Début octobre, Aurélien Rousseau, le directeur de l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France expliquait, dans Libération, la stratégie pour armer de nouveaux lits Covid : «Le premier palier, c’est de déprogrammer jusqu’à 20% de l’activité. Ce sera de la petite chirurgie. Si on monte à 50% de Covid en réanimation, là on sera obligé de faire des choix plus structurels.» Dans le document envoyé aux directeurs médicaux de crise lundi, l'ARS précise cependant que certaines activités nécessitent toujours une «attention particulière» dans cette réaffectation des lits de réanimation : la cancérologie, les prélèvements et greffes, les dialyses et la pédiatrie.

Des déprogrammations ont déjà été nécessaires en Auvergne-Rhône-Alpes depuis deux semaines. La consigne dans le milieu hospitalier est cependant de ne pas répéter l'erreur de mars dernier, quand les hôpitaux avaient procédé à des déprogrammations radicales, mettant à la porte des blocs chirurgicaux et des services de réanimation les patients non-Covid.

Covid-19 : les hôpitaux sont déjà submergés .
Des chirurgiens commencent à trier leurs patients à cause des déprogrammations massives. La deuxième vague devrait toucher les établissements de soin pendant au moins trois semaines. "On est déjà obligés de faire des tris, des choix cornéliens." Michaël Peyromaure, chef du service d'urologie du CHU Cochin à Paris, comptait, il y a quinze jours, parmi les médecins plutôt optimistes concernant la deuxième vague. "Je pensais que les déprogrammations d'opérations resteraient limitées et que les malades non Covid seraient épargnés. Mais là, on fait face à une injonction de réductions massives.

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