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France Loi "sécurité globale" : l'article 24 "doit protéger les policiers et la liberté de la presse"

16:40  28 novembre  2020
16:40  28 novembre  2020 Source:   europe1.fr

Loi sur la sécurité globale : « On va empêcher les journalistes de travailler », alerte le SNJ

  Loi sur la sécurité globale : « On va empêcher les journalistes de travailler », alerte le SNJ La proposition de loi Sécurité globale, qui prévoit de pénaliser la diffusion d’images de forces de l’ordre en intervention, fait bondir Dominique Pradalié, la secrétaire générale du Syndicat national des journalistes (SNJ) © Mathieu Pattier/SIPA Des manifestants se sont réunis à Rennes ce mardi 17 novembre pour protester contre la proposition de loi sur la sécurité globale.

L ' article de la proposition de loi – adoptée mardi dernier — encadre la diffusion d'images des forces de l 'ordre. Il a été voté en première lecture par Une précaution qui n'a pas été suffisante pour éteindre la polémique, les médias et de nombreuses associations craignant une atteinte à la liberté d 'informer.

"Cet article crée une nouvelle infraction à la liberté d 'expression sur la base de la seule intention et Cet article , le plus controversé de la future loi sur la " sécurité globale " , a été voté en première Il doit être soumis au Sénat, et prévoit de punir la diffusion dite malveillante d'images de policiers et de

Invité d'Europe 1, samedi, Christophe Rouget, commandant de police, a rappelé le caractère © AFP Invité d'Europe 1, samedi, Christophe Rouget, commandant de police, a rappelé le caractère "incontournable" de la liberté de la presse. Si, pour lui, l'article 24 de la loi "sécurité globale" fait l'objet d'un débat "hystérisé", il demande cependant un dialogue pour protéger les policiers tout en préservant le travail des journalistes.

"L'article 24 ne doit pas être un totem", insiste Christophe Rouget, secrétaire général du syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI-PN), samedi Sur Europe 1, dans l'émission C'est arrivé cette semaine, le commandant de police était interrogé sur les derniers cas de violences policières et sur la défiance à l'égard de la loi "sécurité globale" et son article 24. Selon lui, cet article, censé encadrer les images de policiers en intervention, est au coeur d'un "débat totalement binaire et hystérisé".

Loi « sécurité globale » : Plusieurs rassemblements à Paris, Lille et Montpellier

  Loi « sécurité globale » : Plusieurs rassemblements à Paris, Lille et Montpellier Plusieurs rassemblements en France contre la proposition de loi « sécurité globale », dont l’un des articles concentre de très vives critiques de la part des journalistes français, qui y voient un risque d’entrave à la liberté d’informer © AFP Mobilisation contre la "loi sécurité globale".

Cet article , le plus controversé de la future loi sur la " sécurité globale ", a été voté en première Il doit être soumis au Sénat, et prévoit de punir la diffusion dite malveillante d'images de policiers et de gendarmes. Le Premier ministre s'est exprimé à ce sujet lors d'une conférence de presse détaillant

Et donc la réécriture de l ' article 24 sur la protection des forces de l 'ordre et l 'exploitation de leur image notamment sur les réseaux sociaux. Le Premier ministre s'est exprimé à ce sujet lors d'une conférence de presse détaillant l'allègement progressif des restrictions, jeudi matin.

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Protéger les policiers, tout en assurant la liberté de la presse

Alors que les forces de l'ordre ont déjà été accusées de profiter d'un sentiment d'impunité, celui-ci semble avoir été augmenté par la loi de "sécurité globale". En témoignent les récents événements lors du démantèlement d'un camp de migrants au coeur de Paris, ou du passage à tabac du producteur Michel Zecler, dans le 17e arrondissement de Paris. Pourtant, le commandant Christophe Rouget réfute cette hypothèse, estimant que la loi "sécurité globale" et plus particulièrement l'article 24, très largement controversé, doit permettre tout à la fois de protéger les forces de l'ordre et la liberté des journalistes.

"Sécurité globale" : l'article 24 est-il une atteinte à la liberté d'informer ?

  Invités d'Europe Soir week-end, le commandant de police Christophe Rouget et le président de Reporters sans Frontières (RSF), Christophe Deloire, débattent de l'article 24. Samedi, des milliers de Français sont descendus dans la rue pour protester contre ce point du projet de loi "sécurité globale"S'il reconnaît volontiers que dans un état de droit la police peut être filmée, Christophe Rouget s'érige en défenseur de l'article 24. Au-delà d'une "liberté totale de la presse", le commandant de police pointe la nécessité de protéger les forces de l'ordre.

D'abord resté à une prudente distance, Emmanuel Macron doit désormais désamorcer "la crise de l ' article 24 " de la loi sur la sécurité globale qui, en quelques jours, est parvenue à braquer la majorité, fragiliser la solidarité gouvernementale et Les précisions de Karim Hakiki, journaliste France 24 .

Le président LR du Sénat Gérard Larcher a demandé ce vendredi au Premier ministre Jean Castex de "renoncer à sa décision de nommer une commission consultative " pour réécrire l ' article 24 controversé de la loi " Sécurité globale " encadrant la diffusion d'images de policiers .

"La liberté de la presse, nous ne la discutons pas, elle est incontournable", affirme-t-il au micro d'Europe1. Mais selon lui, il faut absolument trouver une solution. "On est dans un climat où les policiers sont agressés, violentés, menacés de chasse à l'homme sur les réseaux sociaux, donc il faut les protéger", défend le secrétaire général du SCSI-PN, premier syndicat d'officiers de police. "Que ce soit avec l'article 24, ou autre chose, mettons-nous autour de la table", poursuit-il, assurant faire confiance aux parlementaires, parmi lesquels il y a "beaucoup plus d'avocats que de policiers".

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"Tout le monde est journaliste"

"Je fais confiance aux parlementaires pour améliorer le texte et pour discuter, afin de trouver une solution pour arriver, dans le dialogue, à protéger les policiers et assurer la liberté de la presse", répète-t-il, précisant la difficulté à articuler ces deux éléments, notamment lors des manifestations. "Nous avons un vrai problème dans le maintien de l'ordre, parce que les journalistes doivent faire leur travail, mais aujourd'hui dans les manifestations, tout le monde est journaliste et tout le monde se retrouve entre les forces de l'ordre". Aussi, réfléchir en commun, avec les syndicats de journalistes, et les services de police, est impératif", dit-il. "Pour trouver une solution et que chacun puisse faire son travail dans la sécurité."

Loi « sécurité globale » : La « Marche des libertés » a réuni plus de 40.000 personnes à Paris entre « honte » et « inquiétude » .
Une semaine après une mobilisation nationale d’ampleur contre la proposition de loi « sécurité globale », des dizaines de milliers de manifestants ont participé à la « Marche des libertés » à Paris et dans plusieurs villes de France © Tom Hollmann Marche des libertés contre la proposition de loi "sécurité globale", à Paris, samedi 28 novembre MANIFESTATION - Une semaine après une mobilisation nationale d’ampleur contre la proposition de loi « sécurité globale », des dizaines de milliers de manifestants ont participé à la « Marche des libertés » à Paris et d « Traumatisme ».

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