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France Violences policières : de Gênes 2001 à Paris 2020 ? par Laurent Binet

23:30  30 novembre  2020
23:30  30 novembre  2020 Source:   liberation.fr

Lola, Brice, Alexandra... Les aventuriers de Koh-Lanta ont perdu beaucoup de poids : leur incroyable évolution physique (PHOTOS)

  Lola, Brice, Alexandra... Les aventuriers de Koh-Lanta ont perdu beaucoup de poids : leur incroyable évolution physique (PHOTOS) Alors que la grande finale de Koh-Lanta, les 4 terres se profile, l'heure est aux premiers bilans et notamment aux kilos perdus durant l'aventure. Et force est de constater que les aventuriers de cette édition ont battu de véritables records ...Le vendredi 4 décembre prochain, TF1 diffusera la grande finale en direct de Koh-Lanta, les 4 terres tant attendue par les fidèles du programme. On connaitra enfin l'identité du vainqueur qui remportera le chèque de 100 000 euros. Alors que se profile cette finale, quelques chanceux aventuriers sont toujours dans la course aux poteaux après plus de 36 jours passés sur l'île.

Violences policières : de Gênes 2001 à Paris 2020 ? par Laurent Binet . Auparavant, le ministère avait fait état de 46 000 manifestants à Paris et recensé au total 18 interpellations dont neuf dans la capitale, ainsi que «37 blessés» parmi les forces de l'ordre après des heurts avec des manifestants.

Dimanche 29 novembre, le Parquet de Paris a requis la mise en examen des quatre policiers impliqués dans l'interpellation violente de Michel Zecler, producteur de musique du 17ème arrondissement, a annoncé dimanche le Procureur de la République de Paris , Rémy Heitz, en conférence de presse.

Vincenzo Vecchi au tribunal d'Angers, le 2 octobre. © Théophile TROSSAT Vincenzo Vecchi au tribunal d'Angers, le 2 octobre.

L'écrivain s’inquiète de la multiplication de lois visant à restreindre la liberté de manifester. Ainsi, Vincenzo Vecchi, manifestant altermondialiste à Gênes en 2001 risque, ce 15 décembre, une lourde peine de prison.

Tribune. Il n’y a pas d’âge pour les lois scélérates. Tandis qu’on vote la loi de sécurité globale et son article 24, tandis que le débat fait rage sur la possibilité de filmer des policiers (et l’impérieuse nécessité de flouter ou non leur visage), tandis que, conséquence afférente, notre ministre de l’Intérieur suggère une obligation de s’accréditer auprès de la préfecture pour les journalistes désireux de couvrir des manifestations, Vincenzo Vecchi attend le verdict de la Cour de cassation qui doit (partiellement ou définitivement) statuer sur son sort le 15 décembre. De quoi s’agit-il ? Au fond, de la même chose.

Trois policiers suspendus après des insultes racistes et le tabassage d’un producteur de musique

  Trois policiers suspendus après des insultes racistes et le tabassage d’un producteur de musique Une enquête de Loopsider montre le passage à tabac d’un homme par trois policiers le 21 novembre dans le 17e arrondissement de Paris. Les différentes vidéos révèlent quinze minutes de coups et d’insultes racistes.L’enquête détaille minute par minute le déroulé du passage à tabac.

"Confusion à l’ambassade à Paris " titre de son côté le quotidien français Le

PARIS (Reuters) - Le cortège des manifestants rassemblés samedi place de la Réublique à Paris contre un article controversé de la proposition de loi "sécurité Le préfet de police de Paris a écrit pour sa part samedi aux policiers pour les appeler à ne pas s'éloigner de la ligne © 2020 Microsoft.

Vincenzo Vecchi a participé en 2001 à la grande manifestation altermondialiste de Gênes, restée dans les mémoires pour avoir vu la mort d’un jeune manifestant tué par un jeune policier. En 2009, Vincenzo est condamné à douze ans de prison. Les faits avérés dont il s’est personnellement rendu coupable sont les suivants : participation à la manif, utilisation de planches d’échafaudage pour dresser une barricade, tentative (avortée) d’enflammer un pneu (avec un briquet). Manifester, ramasser des planches, chauffer du caoutchouc : douze ans. Voilà un tarif qui pourrait sembler quelque peu exagéré, même au plus exigeant des syndicats policiers. Pour échapper à son incarcération, Vincenzo a fui en France, où il vivait tranquillement depuis bientôt dix ans jusqu’à ce qu’il soit rattrapé l’an dernier par un mandat d’arrêt européen qui ordonnait son extradition vers l’Italie. Deux décisions de la justice française ont invalidé ce MAE, mais le Parquet, avec l’opiniâtreté qu’on lui connaît lorsqu’il s’agit de complaire à l’exécutif dont il dépend (particularité nationale qui fait de la France la risée de l’Europe), s’est pourvu en cassation. «Un autre monde (était) possible» ? Peu importe l’idéalisme rêveur du slogan dont il se prévalait (ou bien est-ce encore une circonstance aggravante ?), il ne sera pas dit qu’un jeune vandale armé d’un briquet puisse se soustraire à la justice de son pays. Douze ans il doit, douze ans il fera.

Violences policières. « Il y a un sujet concernant le préfet de police de Paris », estime Berger

  Violences policières. « Il y a un sujet concernant le préfet de police de Paris », estime Berger Après le tabassage d’un producteur de musique noir et l’évacuation d’un camp de migrants, le secrétaire général de la CFDT estime que la responsabilité du préfet de police de Paris, Didier Lallement, est « entachée ». Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a estimé vendredi qu'« il y a(vait) un sujet concernant le préfet de police de Paris », Didier Lallement, dont la « forte responsabilité » est « entachée » par le tabassage d’un producteur de musique noir et l’évacuation d’un camp de migrants ces derniers jours.

Une manifestation contre les violences policières rassemble alors plus de 20.000 Alors que des scènes de violence ont éclaté lors de la "Marche des libertés" à Paris Interviewé par le Parisien, le nouveau patron de l'information de France Télévisions, Laurent Guimier, est revenu sur le départ de

Quatre policiers ont été "suspendus à titre conservatoire" jeudi, après avoir été mis en cause dans le passage à tabac d'un producteur de musique samedi à Paris . Le ministre de l'Intérieur en avait fait la demande quelques heures plus tôt après la diffusion de la vidéo de l'incident sur les réseaux sociaux.

«Concours moral»

L’un des moyens les plus sûrs de reconnaître l’iniquité d’une sanction est dans la disproportion de la peine au regard du délit. Comment expliquer que celle-ci soit aussi manifeste ? La réponse est à la fois déroutante et sans surprise : par une de ces ruses que l’histoire nous réserve parfois lorsqu’elle rencontre les insondables mystères de la législation. Il existe en Italie une loi fondée sur l’étonnant concept de «concours moral». Si vous regardez une voiture brûler, comme il semble attesté, d’après les bandes de vidéosurveillance, que Vincenzo l’a fait, en restant sur place, sans vous éloigner ou chercher à vous éloigner de la scène, alors la loi italienne établit que vous participez, et c’est ainsi que, dans le cas de Vincenzo (et de neuf autres manifestants sans lien entre eux, dont une femme enceinte qui sera dispensée de peine) la machine s’est mise en route : «concours moral», donc, pour des actes de «dévastation et pillage». Or, il se trouve que cette loi a été promulguée sous le ministère d’un certain Alfredo Rocco, ministre de la justice… de Mussolini. Et comme personne n’a songé à l’abroger depuis 1926, ajouté au fait qu’en 2009, Berlusconi était au pouvoir, voici le résultat : douze ans.

Violences policières : en quoi va consister l'audition de Darmanin à l'Assemblée ?

  Violences policières : en quoi va consister l'audition de Darmanin à l'Assemblée ? Le ministre de l'Intérieur doit être entendu à partir de 18h15 ce lundi, pour apporter des précisions sur les dernières polémiques autour des violences policières. © Bertrand GUAY / AFP Gérald Darmanin à l'Assemblée nationale le 20 novembre 2020 C'est l'heure du grand oral. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin va être auditionné ce lundi par la commission des Lois de l'Assemblée nationale, après les violences qui ont entaché l'action de la police française depuis dix jours.

Des manifestations ont lieu, samedi, dans plusieurs villes du monde, afin de dénoncer les violences policières et inégalités raciales, dix jours après la mor À Paris , deux rassemblements ont de nouveau été interdits par le préfet de police.

Alors que des scènes de violence ont éclaté lors de la "Marche des libertés" à Paris , ce samedi 28 novembre, Alexandra Lamy a apporté son Ce 29 novembre, Laurent Delahousse a profité de la présence de Roselyne Bachelot dans "20h30 le dimanche" pour lui poser une question sur les vaccins.

Rochefort-en-Terre, le 2 décembre 2019. Débat et conférence au Café de la Pente, bar associatif, organisés par le comité de soutien de Vincenzo Vecchi, ancien militant altermondialiste italien, autour de ses avocats et de l’écrivain Eric Vuillard. © Thierry PASQUET Rochefort-en-Terre, le 2 décembre 2019. Débat et conférence au Café de la Pente, bar associatif, organisés par le comité de soutien de Vincenzo Vecchi, ancien militant altermondialiste italien, autour de ses avocats et de l’écrivain Eric Vuillard. Documents présentés par le comité de soutien de Vincenzo Vecchi lors d'un débat-conférence, à Rochefort-en-Terre (Morbihan) le 2 décembre 2019. Photo Thierry Pasquet. Signatures pour Libération

Sans même s’attarder sur l’incongruité de faire droit à une vieille loi fasciste pour gérer la contestation politique dans l’Europe du XXIe siècle (après tout, c’était Berlusconi), on peut tout de même s’inquiéter d’une tendance actuelle, ici et maintenant, qui n’est pas à la défense des libertés. Car, comment qualifier cette coïncidence de recours à des lois vieilles et nouvelles visant toutes à restreindre le droit à manifester ? Au vu de ce que l’on observe en France depuis au moins deux ans (mais en fait, on peut déjà facilement remonter jusqu’à Nuit debout), on serait tenté de proposer : une ambiance de travail ?

Dans les archives de Match

- Valéry Giscard d'Estaing vu par les photographes de Match

  <p>Dans les archives de Match</p> - Valéry Giscard d'Estaing vu par les photographes de Match Valéry Giscard d'Estaing s'est éteint mercredi, à l'âge de 94 ans. Retour les rencontres de l'ancien président avec nos photographes Avec Rétro Match, suivez l’actualité à travers les archives de Paris Match. 1/32 DIAPOSITIVES © Manuel Litran / Paris Match Valéry Giscard d'Estaing, 29 ans, en compagnie du Président du Conseil Edgar Faure, dont il est alors le directeur adjoint du cabinet, sur la terrasse du Château de la Celle-Saint-Cloud, en juillet 1955.

Répression de toute forme de contestation politique et sociale

Historiquement, les premières «lois scélérates» votées en 1893 et 1894 visaient à contenir une agitation anarchiste qui pouvait alors - il est vrai - mener à l’assassinat d’un président (Sadi Carnot). Mais ce que dénonçaient déjà Jaurès et Blum, c’était l’ambiguïté perverse des formulations, qui contenait en germe les dérives que ces lois n’ont pas manqué d’engendrer : censure de la presse, criminalisation de mouvements politiques, perquisitions abusives, arrestations massives. Le délit de «provocation directe», notamment, était commodément étendu aux «provocations indirectes»… tout comme celui de complicité, en 1926, englobait soudain (englobe toujours) le «concours moral», tout comme l’article 24 permettra désormais d’établir, à la discrétion des forces de l’ordre, «l’intention malveillante » de celui qui se hasarderait à filmer des violences policières. Dans l’affaire qui nous occupe, on pourrait également associer à ce chapelet peu démocratique le détournement du mandat d’arrêt européen, créé censément pour traquer les terroristes, aux fins d’instrument de répression de toute forme de contestation politique et sociale. En la matière, on a bien l’impression d’un gouvernement décidé à faire feu de tout bois.

« Ne contrôlez plus, blocage total ! » Les syndicats de police indignés par les propos de Macron sur les violences

  « Ne contrôlez plus, blocage total ! » Les syndicats de police indignés par les propos de Macron sur les violences Alliance et Unité SGP-FO appellent les policiers à ne plus faire de contrôles d’identité. « Non, la police n’est pas raciste et elle ne choisit pas sa délinquance », a lancé le syndicat Alliance dans un tract et une vidéo diffusés sur les réseaux sociaux. Il y dénonce « la défiance de l’Etat vis-à-vis des policiers », des « allusions douteuses sur les actions des policiers ». « La présomption de culpabilité de racisme ou de contrôle au faciès n’aura pas lieu », assure-t-il, mettant en garde : « C’est honteux. Le président aura la police qu’il mérite ».

Peut-être le sort de Vincenzo n’est-il pas directement lié à la préservation de nos libertés. Mais enfin, on connaît l’histoire : «Quand ils sont venus arrêter les communistes, je n’ai rien dit ; quand ils sont venus arrêter les syndicalistes, je n’ai rien dit», etc. Altermondialistes, jeunes de banlieue, gilets jaunes, noirs, livreurs, journalistes, sans-abri, producteurs de musique, la liste s’est quelque peu allongée depuis le beau poème du pasteur Niemöller dans les années 50, mais à ce rythme, nous y allons tout droit, nous y sommes presque : si Vincenzo est le prochain, si cette folle escalade se poursuit, alors tout porte à croire que, bientôt, ce sera vous.

Rochefort-en-Terre, le 2 décembre 2019. Débat et conférence au Café de la Pente, bar associatif, organisés par le comité de soutien de Vincenzo Vecchi, ancien militant altermondialiste italien, autour de ses avocats et de l’écrivain Eric Vuillard. © Thierry PASQUET Rochefort-en-Terre, le 2 décembre 2019. Débat et conférence au Café de la Pente, bar associatif, organisés par le comité de soutien de Vincenzo Vecchi, ancien militant altermondialiste italien, autour de ses avocats et de l’écrivain Eric Vuillard.

Le comité de soutien de Vincenzo Vecchi, à Rochefort-en-Terre le 2 décembre 2019. Photo Thierry Pasquet. Signatures pour Libération.

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Bertrand accuse Macron d’avoir « lâché les forces de l’ordre » en parlant de « violences policières » .
Le chef de la région Hauts-de-France et possible candidat en 2022 se dit « choqué que le président de la république reprenne ce propos ».Le président de la République a reconnu vendredi qu’il existait « des violences par des policiers », expression qu’il a dit préférer à celle de « violences policières », qui est selon lui devenue « un slogan ».

usr: 16
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