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France INFO OBS. Le photojournaliste syrien blessé lors d’une manifestation à Paris va porter plainte

19:10  03 décembre  2020
19:10  03 décembre  2020 Source:   nouvelobs.com

Plantes et bibliothèque: sous sa tente, un déplacé syrien réinvente sa maison perdue

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Une enquête «administrative interne» a été ouverte par la police, ce que réclamait l'AFP, pour établir les circonstances dans lesquelles ce collaborateur de l'Agence a été blessé . Il compare la violence qu’il a vécu lors de la manifestation avec celle qu’il a déjà subie neuf ans plus tôt en Syrie.

Des blessures mémorielles douloureuses pour ce photographe primé. Le journaliste syrien Ameer al-Halbi, réfugié en France depuis trois ans, a été blessé au visage alors qu'il couvrait la manifestation du 28 novembre à Paris . Lauréat de plusieurs prix pour ses photos de guerre à Alep, il aurait subi

  INFO OBS. Le photojournaliste syrien blessé lors d’une manifestation à Paris va porter plainte © Copyright 2020, L'Obs

Le photographe syrien Ameer al-Halbi, gravement blessé au visage samedi 28 novembre à Paris, lors d’une manifestation contre le texte de loi « sécurité globale » et les violences policières, va déposer plainte, selon son avocat Hugo Lévy auprès de « l’Obs ».

Une enquête, confiée à l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN), avait été ouverte lundi en « recherche des causes des blessures » subies par Ameer al-Halbi. Elle vise à éclaircir les conditions de survenance de la grave blessure au visage de ce photographe âgé de 24 ans, qui avait couvert le conflit syrien pour l’AFP et est installé en France depuis près de trois ans.

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Le parquet de Paris a décidé d'ouvrir une enquête " en recherche des causes blessures " subies par le photographe syrien Ameer al-Halbi samedi dernier. Ce collaborateur de l'Agence France Presse (AFP), primé à plusieurs reprises pour ses photos de guerre, a été blessé lors de la manifestation

« J’ai vécu la même chose lors d’une manifestation à Alep », raconte le photojournaliste syrien blessé par la police à Paris

Une enquête « administrative interne » réclamée par l’AFP a en outre été ouverte par la police pour déterminer les circonstances de l’incident. Un coup de matraque d’un fonctionnaire de police pourrait être en cause.

« Les policiers sont arrivés… »


Vidéo: Ameer al-Halbi, photographe syrien blessé lors de la manifestation à Paris témoigne: «J'ai eu l'image d'Alep» (Le Figaro)

Ameer al-Halbi se trouvait sur le terrain à titre indépendant lors de la manifestation. Il a déclaré à l’AFP qu’au moment des échauffourées en fin de manifestation place de la Bastille, il avait pris, quelques minutes avant l’incident, « des photos de policiers qui étaient en train de frapper quelqu’un ».

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Dans un tweet publié un peu avant 18 heures le 16 juin, la préfecture de police de Paris a déploré les débordements qui ont accompagné le défilé « Manifestation déclarée et autorisée par la préfecture de police, gâchée par les exactions commises par des casseurs qui n’ont rien à voir avec les soignants.

Les policiers reçoivent des projectiles et un homme les frappe avec une barre de fer. L'un des fonctionnaires tombe à terre puis est roué de coups par plusieurs 98 policiers et gendarmes ont été blessés lors des manifestations contre le texte de loi et les violences policières, qui ont rassemblé

Quelques minutes plus tard, « les policiers sont arrivés et d’un coup je me suis retrouvé au sol, je ne me suis pas rendu compte de ce qui s’est passé. Je pense que c’était un seul coup. Les gens m’ont marché dessus, puis quelqu’un m’a aidé », raconte-t-il.

« Je n’avais pas mon équipement de protection, confisqué par la police pendant une manifestation de

gilets jaunes car je n’avais pas de carte de presse. »Comment l’article 24 a provoqué une crise politique

« Nous sommes choqués par les blessures infligées à notre collègue Ameer al-Halbi et nous condamnons cette violence non provoquée », avait réagi dimanche Phil Chetwynd, directeur de l’information de l’AFP, soulignant qu’au moment des faits, Ameer al-Halbi « exerçait son droit légal comme photojournaliste couvrant les manifestations dans les rues de Paris » et qu’il « se trouvait avec un groupe de collègues clairement identifiés comme journalistes ».

Ameer al-Halbi a remporté en 2017 le deuxième prix de la catégorie « Spot News » pour le World Press Photo et a couvert pour l’AFP les combats et les ravages dans sa ville d’Alep, en plein conflit syrien.

Loi « sécurité globale »: Le parquet de Paris ouvre une enquête après les blessures d'un photographe syrien .
L'IGPN devra établir si la blessure au visage a été causée par un coup de matraque policière © CHINE NOUVELLE/SIPA Le photographe syrien Ameer al-Halbi Loi a été blessé au visage alors qu'il couvrait la manifestation contre la loi « sécurité globale », le 30 novembre 2020, à Paris.

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