•   
  •   

France Covid-19: que sait-on des effets de la maladie sur le cerveau ?

20:55  26 janvier  2021
20:55  26 janvier  2021 Source:   francetvinfo.fr

Covid-19 : l'Agence norvégienne du médicament établit un lien entre 13 décès et les effets secondaires du vaccin

  Covid-19 : l'Agence norvégienne du médicament établit un lien entre 13 décès et les effets secondaires du vaccin Selon le médecin en chef de l'autorité sanitaire, "les effets secondaires courants des vaccins à ARNm, tels que la fièvre et les nausées, ont pu entraîner la mort de certains patients fragiles".L'Agence norvégienne du médicament a établi un lien entre treize décès et les effets secondaires du vaccin de Pfizer-BioNTech contre le Covid-19, rapporte le média norvégien Norway Today jeudi 14 janvier. Les personnes décédées avaient deux choses en commun : elles étaient âgées (au moins 80 ans) et fragiles.

Le nom des maladies est choisi pour faciliter les discussions sur la prévention, la propagation, la transmissibilité, la sévérité et le traitement des Bien qu'apparentés, les deux virus sont différents. L'OMS a annoncé le 11 février 2020 que le nom de cette nouvelle maladie serait « COVID - 19

MALADIE - Une sensibilité accrue aux infections respiratoires, des capacités musculaires diminuées, des symptômes qui apparaissent après la guérison, mais aussi des Dans un avis publié mercredi, l’Académie de médecine détaille les séquelles du Covid - 19 dont elle a connaissance à l’heure actuelle.

L'infectiologue Pierre Tattevin et la neurologue Elodie Meppiel reviennent, pour The Conversation, sur les atteintes neurologiques graves en lien avec le coronavirus.

  Covid-19: que sait-on des effets de la maladie sur le cerveau ? © Fournis par Franceinfo

Un an après le début de la pandémie de Covid-19, on en sait davantage sur les effets de la maladie sur les patients. Des effets qui durent parfois longtemps. Une étude récente, publiée par la revue médicale britannique The Lancet, montrait que près de huit patients sur dix ayant été hospitalisés souffraient encore d'au moins un trouble plus de six mois après l'apparition des symptômes. Pour The Conversation, l'infectiologue Pierre Tattevin et la neurologue Elodie Meppiel font un point sur les atteintes du Covid-19 sur le cerveau.

Covid-19 : ce que l'on sait des variants du virus apparus à l'étranger et qui inquiètent les autorités de santé

  Covid-19 : ce que l'on sait des variants du virus apparus à l'étranger et qui inquiètent les autorités de santé Depuis le mois de décembre, plusieurs variants potentiellement plus contagieux, ou moins sensibles à la réponse immunitaire, font leur apparition. L'arrivée progressive des vaccins laissait entrevoir une lueur d'espoir dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 en ce début d'année 2021. Mais c'était sans compter sur les différents variants du virus identifiés dans plusieurs endroits du monde, notamment au Royaume-Uni et en Afrique du Sud dès le mois de décembre, et plus récemment au Brésil.L'apparition de ces variants n'a rien d'anormal. Tous les virus, quels qu'ils soient, mutent.

COVID - 19 : l'action de l 'OMS face à la pandémie. La maladie à coronavirus 2019 ( COVID - 19 ) est un important sujet de conversation, et il est important de 17 décembre 2020 -- Une équipe internationale d’enquêteurs sur la COVID - 19 se rendra en Chine en janvier 2021, a annoncé le bureau régional de

Covid - 19 : "C'était comme si on m'avait écrasée". Pour les besoins d’une étude menée par l'université de Keele (Royaume-Uni) et publiée dans le British Journal of General Practice, des Dans la majorité des cas, les manifestations de la Covid - 19 disparaissent une quinzaine de jours après leur apparition.

Depuis l'émergence des premiers cas en Chine en décembre 2019, le coronavirus Sars-CoV-2, responsable de la maladie Covid-19, s'est propagé à travers le monde. Au 21 janvier 2020, il avait touché plus de 96 millions de personnes, engendrant plus de 2 millions de décès, dont près de 72 000 en France.

L'infection se traduit le plus souvent par une atteinte respiratoire, allant d'un syndrome pseudogrippal à des tableaux de pneumonie sévère. De nombreux symptômes neurologiques ont également été recensés chez les patients atteints de Covid-19. Cependant, tous ne résultent pas d'atteintes du système nerveux. Que savons-nous à ce jour de ces troubles neurologiques, et que reste-t-il encore à découvrir ?

Quatre grands tableaux cliniques

Tous les symptômes neurologiques ne témoignent pas d'une atteinte du système nerveux par le virus. Ainsi, les maux de tête (céphalées), les sensations de vertige et les douleurs musculaires (myalgies) décrites dans les premières études font partie intégrante du syndrome pseudogrippal associé à l'infection par le coronavirus Sars-CoV-2. Ces symptômes, qui existent aussi au cours des viroses respiratoires saisonnières, n'orientent donc pas, en général, vers un diagnostic d'atteinte spécifique du système nerveux. En outre, ils s'amendent le plus souvent spontanément en quelques jours.

César 2021. Deux premiers trophées pour les pros des effets spéciaux

  César 2021. Deux premiers trophées pour les pros des effets spéciaux En attendant la grande cérémonie du 12 mars, l’Académie des César a remis ses deux premières statuettes, mardi 26 janvier, dans des catégories techniques. Deux premiers trophées 2021 de l’Académie des César, les prestigieuses récompenses du cinéma français, ont été décernés mardi 26 janvier à des sociétés spécialisées dans les effets spéciaux dont celle qui intervient sur la série à succès Le Bureau des Légendes.

Les établissements scolaires avaient été fermés lors du premier confinement, mais pas pendant celui instauré à l'automne. © Pascal GUYOT © 2019 AFP Une cour d'école (illustration). C'est une petite musique qui se fait entendre avec insistance ces jours derniers.

Le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy a estimé qu'il faudrait «probablement aller vers un confinement» eu égard aux variants du Covid - 19 , qui «changent Côté gouvernement, le ministre de la Santé Olivier Véran a de son côté dit attendre «d'être fixé sur les effets du couvre-feu».

L'anosmie, autrement dit la perte d'odorat, très évocatrice de Covid-19 et extrêmement fréquente puisqu'elle concerne 30 à 80% des patients, serait quant à elle plus fréquemment en lien avec une atteinte rhino-pharyngée. Elle résulterait dans la majorité des cas d'une infection des cellules de soutien de la muqueuse nasale (épithélium olfactif), laquelle peut aussi être associée à une obstruction des fentes olfactives secondaire à l'inflammation des tissus.

Si la majorité des patients récupèrent de l'anosmie en une quinzaine de jours, d'autres gardent des troubles de l'odorat de manière plus prolongée, probablement en lien avec une atteinte des structures nerveuses (cellules neurales de l'épithélium olfactif et/ou bulbe olfactif). La rééducation olfactive est alors recommandée pour favoriser le processus de récupération neurologique, qui peut prendre plusieurs mois et s'accompagner d'hallucinations olfactives ou fantosmies.

Évitez les analgésiques préventifs avant de recevoir un vaccin COVID: les vaccins Experts

 Évitez les analgésiques préventifs avant de recevoir un vaccin COVID: les vaccins Experts COVID-19 de Pfizer-BioNTech et Moderna sont proposés à un nombre croissant de personnes. Les receveurs de vaccins éprouvent généralement des effets secondaires minimes - les plus courants étant une douleur et un gonflement temporaires au site d'injection, des fièvres, des frissons, de la fatigue, des douleurs musculaires et des maux de tête.

Covid - 19 : que sait - on de la variante sud-africaine du virus ? Mais que sait - on de cette variante sud-africaine du virus ? "Pour le moment, nous ne savons pas ce que ces caractéristiques signifient au sujet de l 'infectiosité (la transmissibilité) du virus et son impact sur la sévérité de la maladie "

Les données liées au Covid - 19 en France continuent de susciter l'inquiétude. Les hôpitaux français accueillaient ainsi 531 patients atteints par le Covid - 19 de plus que dimanche, quand leur nombre avait franchi la barre des 26 000. L'exécutif dit attendre pour cette semaine le verdict sur les effets du

D'autres symptômes neurologiques plus sévères ont été constatés dès les premières semaines de la pandémie parmi les patients hospitalisés pour Covid-19 : cas de confusions non expliquées, de réveils pathologiques après une prise en charge en réanimation, ou encore d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) sévères. À ces cas s'est ajoutée la publication de descriptions, dans des revues scientifiques, de cas sporadiques d'encéphalites hétérogènes ou de syndromes de Guillain-Barré.

C'est dans ce contexte qu'a été mis en place en mars 2020 le registre français des manifestations neurologiques associées au Covid-19, qui a impliqué 46 centres en France métropolitaine et en Guadeloupe (services de neurologie, maladies infectieuses, médecine interne et réanimation). Ce registre a inclus 222 patients entre le 1er mars et le 30 avril 2020. Il s'agissait principalement de malades hospitalisés soit en raison de la gravité de l'atteinte respiratoire, soit en raison d'une atteinte neurologique pouvant parfois être la première manifestation d'une forme de Covid-19 peu symptomatique au plan pulmonaire.

Les propriétaires de chiens à travers l'Australie sont en état d'alerte alors qu'une maladie mortelle se propage

 Les propriétaires de chiens à travers l'Australie sont en état d'alerte alors qu'une maladie mortelle se propage © Fourni par Daily Mail Logo MailOnline Des millions de propriétaires de chiens à travers le pays sont en état d'alerte après la découverte d'une maladie mortelle qui se propage rapidement dans les zones peuplées. Jusqu'à présent, la maladie «ehrlichiose canine» n'était répandue que dans l'extrême nord de l'Australie, mais des cas confirmés en Australie méridionale ont inquiété les vétérinaires.

Les atteintes neurologiques qui nous ont été rapportées sont variées, mais appartiennent à quatre grands tableaux cliniques : au premier plan, des AVC et des encéphalopathies, ainsi que des encéphalites et des syndromes de Guillain-Barré.

1Des accidents vasculaires cérébraux (AVC)

Les AVC représentent plus du quart des manifestations neurologiques associées au Covid-19. Il s'agit le plus souvent d'AVC ischémiques, autrement dit d'AVC ayant pour conséquence la mort du tissu cérébral, en raison d'un défaut d'apport de sang suite à l'obstruction ou la rupture d'un vaisseau sanguin. Souvent étendus, ces AVC touchent des patients ayant des facteurs de risque vasculaire tels qu'une hypertension artérielle ou un diabète. Malgré la présence de ces facteurs, la cause exacte de ces AVC restait non identifiée dans deux tiers des cas après bilan complet.

L'infection par Sars-CoV-2 pourrait donc être un facteur favorisant la survenue d'AVC ischémiques. Il existe au cours de cette infection un état de coagulation sanguine excessive (hypercoagulabilité), résultat de l'état hyperinflammatoire et de l'infection de la paroi des vaisseaux par le virus. Celle-ci pourrait mener à la formation de caillots sanguins.

L'association d'un AVC ischémique et d'une infection par le Sars-CoV-2 n'est pas anodine, puisque la mortalité hospitalière était particulièrement élevée dans ce sous-groupe, de l'ordre de 16%. Une étude internationale dédiée a en outre confirmé que les patients ayant un AVC ischémique et une infection par le coronavirus Sars-CoV-2 ont un risque de handicap et de décès plus élevé par rapport aux patients ayant un AVC hors contexte de Covid-19.

Tony Bennett révèle qu'il a la maladie d'Alzheimer - Voici comment la musique l'a aidé depuis son diagnostic

 Tony Bennett révèle qu'il a la maladie d'Alzheimer - Voici comment la musique l'a aidé depuis son diagnostic Le chanteur Tony Bennett a révélé qu'il était atteint de la maladie d'Alzheimer - en fait, il était atteint de la maladie depuis plus de quatre ans. © Fourni par Health.com Getty Images Bennett et sa famille ont fait cette annonce lors d'une interview approfondie avec AARP qui a été publiée le 1er février. Bennett a commencé à ressentir les symptômes de sa maladie en 2015. Initialement, il avait du mal à se souvenir des noms des musiciens sur scène.

2Des dysfonctionnements cérébraux

Les encéphalopathies (des atteintes de l'encéphale, c'est-à-dire l'ensemble composé du cerveau et du cervelet) représentent un tiers des atteintes neurologiques associées au Covid-19, et sont le plus souvent liées aux formes sévères de la maladie. Elles surviennent la plupart du temps après quelques jours d'évolution de la maladie, mais peuvent également être un des premiers symptômes. Elles peuvent aussi se manifester sous forme d'un réveil anormal lors de la levée des sédations en réanimation.

Les encéphalopathies sont caractérisées par un dysfonctionnement cérébral global, et se manifestent par une altération de l'état mental (confusion, troubles du comportement, diminution de la vigilance, voire coma) dont le bilan ne montre pas de signes en faveur d'une encéphalite (inflammation du cerveau).

Le diagnostic d'encéphalopathie associée au Covid-19 impose d'éliminer les autres causes d'encéphalopathie, notamment les désordres métaboliques ou toxiques, aux premiers rangs desquels l'insuffisance rénale aiguë, fréquente chez les patients ayant un Covid-19 sévère. L'imagerie cérébrale est le plus souvent normale. Elle cependant peut aussi montrer des microlésions ischémiques, mais qui n'expliquent pas à elles seules le tableau clinique.

Le mécanisme de ces encéphalopathies est encore mal compris et repose probablement sur divers facteurs en lien avec la réponse inflammatoire généralisée résultant de l'infection (sepsis), le manque d'oxygène résultant de la maladie (hypoxie) et la dysfonction des cellules endothéliales, situées sur la face interne des vaisseaux sanguins. Plusieurs études basées sur des autopsies de personnes décédées de la maladie ont mis en évidence la présence de lésions ischémiques et hémorragiques de petite taille dans la substance blanche cérébrale, résultant d'un mécanisme qui n'est pas établi à ce jour.

Mika en deuil : ses confidences sur le décès de sa maman

  Mika en deuil : ses confidences sur le décès de sa maman En septembre 2019, Mika révélait que sa mère était atteinte d'un cancer du cerveau. Combat qu'elle n'aura malheureusement pas gagné. Le chanteur a annoncé, ce jeudi 4 février, la mort de sa maman. Un long combat contre la maladie. En septembre 2019, Mika révélait que sa mère était atteinte d’un cancer au cerveau. « Une tumeur très importante […] Un cancer du cerveau extrêmement agressif », déplorait-il auprès de Paris Match. Une terrible nouvelle qui a évidemment affecté le quotidien de sa famille. « A partir de ce moment-là, la vie, l’album, tout se met en pause.

3Une atteinte inflammatoire

Les encéphalites représentent 10% des atteintes neurologiques associées au Covid-19. Elles sont définies par une atteinte cérébrale de type inflammatoire, suspectée par une IRM cérébrale évocatrice et/ou par la présence d'une méningite mise en évidence par ponction lombaire.

Si leurs symptômes sont proches de ceux des encéphalopathies, les encéphalites diffèrent de ces dernières notamment par le fait que leur survenue se traduit plus volontiers par des signes neurologiques focaux (altération des fonctions neurologiques aboutissant à des problèmes affectant certaines régions du corps : une faiblesse ou paralysie d'un bras, d'une jambe...) et des crises d'épilepsie. Il n'y a pas de lien avec la sévérité du Covid-19, contrairement aux encéphalopathies, et l'évolution à court terme des encéphalites est le plus souvent favorable.

D'une manière générale, les encéphalites en contexte infectieux peuvent être liées à deux mécanismes distincts : une agression virale directe du tissu cérébral, qui se retrouve infecté par le pathogène, ou une atteinte liée à une réponse immunitaire inappropriée déclenchée par l'infection.

Dans le cas des encéphalites associées à la Covid-19, les tableaux cliniques et radiologiques sont variés, et évocateurs le plus souvent d'un mécanisme para- ou post-infectieux. L'ARN viral n'est retrouvé qu'exceptionnellement dans le liquide cérébrospinal qui baigne le cerveau et la moelle épinière. Autrement dit, les arguments cliniques ne plaident pas en faveur d'une atteinte directe du tissu cérébral par le coronavirus. Certaines études anatomopathologiques ont néanmoins révélé la présence d'ARN ou de protéines virales dans le tissu cérébral chez certains patients, sans toutefois de destruction tissulaire ni de réaction immunitaire associée.

Voici qui est le plus susceptible de vous donner un COVID, selon une étude

 Voici qui est le plus susceptible de vous donner un COVID, selon une étude Vous êtes le plus susceptible de contracter COVID-19 d'une personne âgée de 20 à 49 ans. Des chercheurs britanniques ont trouvé . Les scientifiques de l'Imperial College de Londres ont analysé les données de téléphones portables de plus de 10 millions de personnes et ont découvert que 65 infections sur 100 concernaient des personnes âgées de 20 à 49 ans. Les chercheurs ont constaté que moins de 5% concernaient des enfants et moins de 10% l'étaient chez les adolescents.

Ces données confirment que le Sars-CoV-2 a des propriétés neurotropes (il est susceptible d'infecter sur les cellules nerveuses), toutefois les conséquences de sa présence "silencieuse" dans le cerveau de certains patients ne sont pas connues à l'heure actuelle.

4Des syndromes de Guillain-Barré

Les syndromes de Guillain-Barré sont caractérisés par une atteinte des nerfs périphériques, suite à une réponse inappropriée du système immunitaire après une infection. Les symptômes en sont une paralysie ascendante plus ou moins sévère des membres, avec une atteinte possible des nerfs crâniens et des muscles respiratoires. Cette phase de paralysie est suivie d'une phase de récupération. L'ensemble de la symptomatologie dure plusieurs semaines ou mois.

Les syndromes de Guillain-Barré représentent 7% des atteintes neurologiques associées à la Covid-19, et la médiane de survenue est de 18 jours après les premiers symptômes de l'infection. L'imputabilité du Sars-CoV-2 dans la survenue d'un syndrome de Guillain-Barré est principalement basée sur des critères de temporalité à l'échelle d'un patient. Au moment de la première vague de Covid-19, des études épidémiologiques ont notamment mis en évidence une augmentation significative de l'incidence des syndromes de Guillain-Barré dans les régions du nord de l'Italie.

Le syndrome de Guillain-Barré ne doit pas être confondu avec les neuromyopathies de réanimation, autre cause fréquente de perte de la fonction motrice des quatre membres (tétraparésie) chez les patients Covid-19 sévères ; il s'agit là d'une complication classique des pathologies respiratoires sévères prises en charge en réanimation.

Comprendre à quoi sont dues ces manifestations

D'autres manifestations neurologiques, plus rares, ont également été rapportées. Il peut s'agir de méningites aiguës virales bénignes, d'inflammation de la moelle épinière (myélites), de crises d'épilepsie, d'atteintes de nerfs crâniens le plus souvent transitoires et réalisant des tableaux de paralysie faciale ou de vision dédoublée (diplopie). Du fait de leur rareté, le lien entre ces symptômes et l'infection par Sars-CoV-2 est plus difficile à établir.

La grande hétérogénéité des atteintes cliniques suggère qu'il y a différents mécanismes d'atteinte, notamment au niveau du cerveau. Les modifications induites par le Sars-CoV-2 au niveau de l'organisme ont un important retentissement sur le fonctionnement cérébral, en raison notamment de l'hypoxie et de la réponse inflammatoire généralisée qu'elle provoque dans le cas des formes sévères. L'atteinte des vaisseaux sanguins cérébraux, qui résulte probablement des atteintes des cellules endothéliales, est aussi pointée du doigt, tout comme l'atteinte inflammatoire du tissu cérébral, lui-même secondaire à une réponse immunitaire inappropriée.

S'il n'y a pas à l'heure actuelle d'argument fort en faveur d'une atteinte directe des cellules nerveuses par le Sars-CoV-2 au cours de la phase aiguë de l'infection, différentes études ont montré que le virus était capable d'infecter des cellules du système nerveux. Ces données alimentent diverses hypothèses de potentielles conséquences neurologiques à plus long terme. Cependant, aucune confirmation clinique n'est venue les étayer à ce jour.

La surveillance reste accrue, notamment en ce qui concerne les symptômes chroniques décrits chez certains patients et regroupés sous le terme de "Covid long", particulièrement complexes à analyser. Dans ce contexte, les maux de tête, difficultés de concentration, troubles de la mémoire, ou troubles sensitifs subjectifs peuvent en effet s'expliquer de bien des manières : syndrome de fatigue post-viral, syndrome post-soins intensifs (ensemble de troubles physiques, psychologiques et cognitifs courants chez les patients qui sont passés par les soins intensifs pour un problème grave), séquelles des atteintes neurologiques initiales. Ces symptômes peuvent également être la conséquence d'une anxiété et d'un stress post-traumatique en lien avec cette crise inédite, aussi bien sur le plan sanitaire, économique que social.

Les atteintes neurologiques en lien avec la Covid-19 sont relativement fréquentes, puisqu'elles touchent environ 8% des malades hospitalisés. Pour mieux en appréhender les conséquences, une étude de suivi à 6 mois des patients inclus dans le registre français des manifestations neurologiques associées au Covid-19 est actuellement en cours d'analyse.

L'enjeu est d'importance, car il s'agit d'atteintes graves, qui peuvent mettre en jeu le pronostic vital, allonger la durée d'hospitalisation et être à l'origine de séquelles neurologiques au long cours.

Les auteurs remercient le Pr Thomas De Broucker qui a coordonné le registre des manifestations neurologiques associées au Covid-19.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Il est signé Pierre Tattevin (infectiologue, PU-PH, Inserm) et Elodie Meppiel (neurologue, Centre hospitalier de Saint-Denis, Ile-de-France). Lire l'article original.

AUSSI SUR MSN: Pays-Bas, Liban, Espagne… ces pays où les mesures restrictives contre le Covid ne passent plus

Voici qui est le plus susceptible de vous donner un COVID, selon une étude .
Vous êtes le plus susceptible de contracter COVID-19 d'une personne âgée de 20 à 49 ans. Des chercheurs britanniques ont trouvé . Les scientifiques de l'Imperial College de Londres ont analysé les données de téléphones portables de plus de 10 millions de personnes et ont découvert que 65 infections sur 100 concernaient des personnes âgées de 20 à 49 ans. Les chercheurs ont constaté que moins de 5% concernaient des enfants et moins de 10% l'étaient chez les adolescents.

usr: 0
C'est intéressant!