•   
  •   

France Face aux rixes entre jeunes, le difficile travail d'«éducation à la violence» des médiateurs sociaux

23:45  26 février  2021
23:45  26 février  2021 Source:   lefigaro.fr

a coûté 280 milliards de dollars aux États-Unis en 2018: Rapport

 a coûté 280 milliards de dollars aux États-Unis en 2018: Rapport La violence armée La violence armée a coûté la vie à des centaines de milliers d'Américains. Cela coûte également des milliards de dollars américains. Votre navigateur ne supporte pas cette vidéo De 1992 à 2018, le coût annuel a fluctué de 229 milliards de dollars à 303 milliards de dollars, pour atteindre récemment 280 milliards de dollars, selon un nouveau rapport . Cela équivaut à environ 860 $ par personne.

TÉMOIGNAGES - Sur le terrain, les médiateurs sociaux tentent de désamorcer les conflits entre bandes avant que se produisent les drames. Et sensibilisent à la violence des adolescents toujours plus jeunes . Et sensibilisent à la violence des adolescents toujours plus jeunes . Bahran El Fakhar, médiateur social dans une ville sensible des Yvelines, marchait dans la rue quand il a vu une dizaine d’adolescents se diriger vers la gare, battes de baseball à la main, prêts à en découdre.

Les commandes ont connu un fort rebond depuis cet été, aidées notamment par la Chine, dont la «rapide reprise» a été un des facteurs «déterminants», souligne le groupe. Cette année, Volkswagen s’attend à ce que ses ventes soient sensiblement plus hautes. Mais de nouveaux défis s’imposent: une compétition intense, la volatilité des prix des matières premières, la sécurisation de la chaîne d’approvisionnement et les exigences plus rigoureuses sur les émissions de CO2. Face aux rixes entre jeunes , le difficile travail d '« éducation à la violence » des médiateurs sociaux .

Les médiateurs sociaux essaient de canaliser les flambées de violences chez les adolescents. © THOMAS COEX / AFP Les médiateurs sociaux essaient de canaliser les flambées de violences chez les adolescents.

Bahran El Fakhar, médiateur social dans une ville sensible des Yvelines, marchait dans la rue quand il a vu une dizaine d’adolescents se diriger vers la gare, battes de baseball à la main, prêts à en découdre. Ils n’étaient pas bien vieux, 13 ans peut-être. Et parmi eux, «des gamins sympas», «bons élèves, joviaux», affirme le médiateur. Il s’interpose, leur demande ce qu’ils comptent faire. «En discutant, en les forçant à verbaliser, j’ai fait retomber l’adrénaline. Mais ce genre d’effet de groupes mène à des scènes d’une violence inouïe», poursuit-il.

Rixes entre bandes dans l’Essonne. Gérald Darmanin envoie une centaine de policiers en renfort

  Rixes entre bandes dans l’Essonne. Gérald Darmanin envoie une centaine de policiers en renfort Alors que deux rixes mortelles ont éclaté entre bandes en moins de 24 heures dans l’Essonne, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, s’est rendu sur place. Il a annoncé avoir déployé une centaine de policiers et gendarmes pour « apaiser » la situation. Alors que l’Essonne a été le théâtre de deux rixes entre bandes ces deux derniers jours, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’est rendu à Dourdan où il a annoncé avoir déployé des renforts.

À lire aussiFace aux rixes entre jeunes , le difficile travail d '« éducation à la violence » des médiateurs sociaux . Comme lui, des habitants massés derrière le cordon de sécurité mis en place par la police partageaient entre eux des photos et vidéos du garçon, souriant lors de compétitions de boxe ou au centre de loisirs avec ses copains du quartier, et le disaient «serviable, gentil et doux». «Un super gamin qui faisait de la boxe à un très bon niveau», abonde une animatrice du centre, qui ne travaillait pas vendredi et requiert l'anonymat.

Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux et ministre de la Justice. Jean-Christophe Marmara / Le Figaro. Les ministres de l'Intérieur, de la Justice et de l' Éducation se sont réunis lundi pour trouver des solutions afin de lutter contre les phénomènes de rixes entre jeunes , suite à la mort d'une collégienne la La notion d'interdiction de paraître est prévue par l'alinéa 7 de l'article 41-1 du code de procédure pénale, dans le cadre d'un «rappel à la loi». «C'est une mesure alternative, qui est présentée ici par le garde des Sceaux comme prévention pénale», explique au Figaro Maître Élodie Maumont, spécialiste

» LIRE AUSSI - En Essonne, «on a l’impression de vivre dans une société de plus en plus violente».

La guerre des bandes a fait de nouvelles victimes mardi 23 février après la mort de deux adolescents lors de rixes dans l’Essonne. Aux premières loges de ces poussées de violences entre mineurs, les médiateurs sociaux essaient de désamorcer les conflits avant que les provocations tournent au drame. «Depuis un an, il y a de plus en plus de rixes. Le moindre conflit prend des proportions pas possibles, implique des groupes de plus en plus larges. On essaie d’ouvrir l’oreille pour déceler les situations explosives», explique au Figaro Abdel Kebir Effaki, éducateur à Melun. «Il faut prêter attention à la moindre insulte venant d’un groupe rival, aux histoires de filles, aux affaires de racket, qui peuvent dégénérer en représailles entre quartiers.»

Rixes dans l’Essonne. Ce que l’on sait des affrontements qui ont tué deux adolescents

  Rixes dans l’Essonne. Ce que l’on sait des affrontements qui ont tué deux adolescents Des affrontements entre bandes de jeunes dans l’Essonne ont fait deux morts en début de semaine. Le préfet dénonce un phénomène qui augmente alors que le ministre de l’Intérieur a annoncé des renforts. Deux adolescents ont été tués en quelques jours après des affrontements entre jeunes, dans l’Essonne. Les deux affaires ne semblent pas être liées, selon le parquet, mais révèlent un phénomène en hausse, selon le préfet. Le ministre de l’Intérieur, a annoncé l’envoi de renforts.

Pourtant, les chiffres de la violence scolaire atteignent des tôts relativement élevés nous poussant ainsi à se demander : Pourquoi la violence scolaire augmente-t-elle. P lCJIb C'lERCitiRQ ISI Cl SuQAiRn physique ? Il est tout à fait naturel qu'il y ait souvent quelques bagatelles entre les sujets apprenants dues peut-être à la différence de leurs caractères, comportements, de l' éducation subie par chacun d'eux. Mais que ces petits problèmes arrivent jusqu' à la violence verbale ou physique contre les collègues et même contre l'enseignant, cela pousse à réfléchir.

Les rixes entre bandes ont encore fait deux blessés, en ce début de semaine, dans le Val-de-Marne, alors que le plan gouvernemental annoncé pour tenter d'endiguer ce phénomène ne devrait pas être présenté avant le 1er mai prochain. « Souhaitons que ces mesures n'omettent pas d'enrayer Un adolescent de 14 ans s'est donc trouvé en arrêt cardiaque, avant d'être ranimé, lundi soir, après cette nouvelle confrontation violente entre des bandes de jeunes , à Champigny-sur-Marne. Le mineur a été blessé au thorax à l'arme blanche, mais son pronostic vital ne serait plus engagé, de source policière.

Insultes, provocations, malentendus: les rixes entre adolescents, loin des règlements de compte entre grands délinquants, naissent souvent d'une futilité. Puis les réseaux sociaux agissent en accélérateur et dépassent parfois les médiateurs. «Tout s’organise sur TikTok, Instagram, et on arrive souvent après le train», regrette Abdel Kebir Effaki. Une journée suffit pour qu'une situation dégénère. Azdine Rezaï, médiateur à Cholet (Maine-et-Loire), se souvient d'une histoire de cœur qui a déclenché en l'espace de quelques heures une rixe mêlant une quarantaine de jeunes. «Tout s’est organisé sur les réseaux sociaux pendant la journée de cours. L'affaire a été montée en épingle et on s’est retrouvés avec deux classes qui s’étaient donné rendez-vous sur le terrain de foot à la sortie des cours», raconte-t-il. «J’ai réussi à être sur place à temps et à prendre les deux garçons concernés à part. La situation les avait un peu dépassés.» Et pourtant, ajoute-t-il, «un couteau, un coup de compas, et on se retrouve avec des vies gâchées.»

Ile-de-France: quels dispositifs sont mis en place pour lutter contre les rixes ?

  Ile-de-France: quels dispositifs sont mis en place pour lutter contre les rixes ? FOCUS – Des processus d'alerte existent mais n'étaient pas activés dans l'Essonne, où deux bagarres ont causé la mort de deux adolescents en deux jours. » LIRE AUSSI - Essonne : six jeunes présentés à un juge après la mort d'une collégienne dans une rixe

Or les insultes sur les réseaux sociaux finissent par se concrétiser par des violences sur la voie publique le jour où ils se retrouvent en face à face ." Un constat partagé par Thomas Sauvadet, qui estime que les réseaux sociaux ont favorisé la violence des bandes en participant à leurs mises en scène, et en accélérant la diffusion des informations, ce qui a facilité Ce rôle des réseaux sociaux est pris très au sérieux par le gouvernement. Il prévoit notamment de recourir à des groupes locaux de traitement de la délinquance, associant police, mairie et services éducatifs sous l'égide du parquet.

L'auteur des coups a été interpellé et placé en centre éducatif fermé pour une durée de six mois. Jacques demarthon / afp. Une bagarre a éclaté entre deux jeunes à Metz samedi. Ce dernier est blessé entre la rate et l'aisselle et rapidement pris en charge par les secours, qui le transportent à l'hôpital de Nancy. Son état de santé s'est depuis stabilisé mais il n'a pas encore pu être entendu par les enquêteurs. L'agresseur présumé, lui, a fini par se rendre avec ses parents, au commissariat de Metz.

» LIRE AUSSI - Guerre des bandes: Internet, catalyseur de la violence

À quel moment les insultes derrière les smartphones finissent-elles dans le sang ? «On a affaire à des gamins qui rentrent dans une escalade de violence. L’un dit: “On va venir avec des barres de fer”, l’autre répond: “Eh bien nous, on a des couteaux”, et ainsi de suite», poursuit Azdine. «Il semble parfois qu'ils ne font pas la distinction entre la réalité et la fiction.»

Rationaliser la situation

L’enjeu, pour ce médiateur, est de rationaliser. «Mais est-ce que tu as vraiment envie de passer ta vie balafré, de faire pleurer ta mère tout simplement parce que le cousin du cousin de Mohammed a insulté ton copain? Est-ce que ça en vaut vraiment la peine?», répète-t-il aux jeunes. Nombreux sont les éducateurs à témoigner d'une sorte de déconnexion envers la violence gratuite. «Face à des scènes insoutenables, par exemple, d’une dizaine d’adolescents qui rouent de coups une personne à terre, ils me répondent: “On ne pensait pas que ça pouvait le tuer”», note Bahram. «J’essaie d’agir en amont. Je leur raconte des histoires concrètes de vies gâchées pour créer un déclic. Il y a un réel besoin d’éducation à la violence», poursuit le médiateur francilien.

Rixes en région parisienne : les propositions de Dupont-Aignan contre la délinquance

  Rixes en région parisienne : les propositions de Dupont-Aignan contre la délinquance Deux rixes ayant conduit aux décès d'un adolescent et d'une collégienne de 14 ans ont récemment endeuillé l'Essonne. Député de la 8e circonscription du département, Nicolas Dupont-Aignan était l'invité du Grand Rendez-Vous Europe1-Cnews-Les Echos dimanche. Il a plaidé pour la fin du "laxisme".

» LIRE AUSSI - La région Île-de-France s’enfonce dans la délinquance

Encore faut-il pouvoir ouvrir une discussion. Yazid Kherfi, fondateur de l’association «Médiations nomades», se rend de cités en cités pour aider les municipalités à lutter contre la violence urbaine. Deux fois sur trois, il est appelé pour des problèmes de rixe entre bandes rivales. «L’idée est de s’entretenir avec le leader de la bande. C’est souvent le plus costaud, celui qui parle le plus fort. On le prend à part, on le reconnaît comme le chef afin d’obtenir sa coopération, puis je le mets au défi d’aller s’expliquer avec la bande rivale. L’enjeu est de transformer la violence en conflit», explique-t-il.

La nuit, théâtre des violences

C’est la nuit, lorsque les rues se vident, que les violences se produisent. «La journée, ces jeunes sont invisibles. Mais le soir, on arrive à trouver les jeunes isolés, ceux qui risquent de déraper», poursuit Yazid Kherfi. «J’explique aux municipalités qu’il faut occuper l’espace la nuit. Il faut qu’il y ait des lieux ouverts, avec des adultes qui encadrent. Si leur situation familiale ne permet pas cela, il faut mettre en place des structures pour que ces enfants aient des références.»

» LIRE AUSSI - Délinquance, criminalité, insécurité: les quartiers prioritaires toujours plus touchés

Les médiateurs acceptent de jouer ce rôle, mais cela ne suffit pas. «Il faut aussi des sanctions. Je ne crois pas en la “câlinothérapie”. Dire qu'on ne savait pas, ce n'est pas une excuse. Il faut sanctionner les leaders et responsabiliser. La prévention ne fonctionne pas sans la sanction, et vice-versa», ajoute Barhan El Fakhar.

Enseigner la démocratie au lieu de simplement la prêcher: un appel à l'éducation civique .
© The Hill Enseigner la démocratie au lieu de simplement la prêcher: un appel à l'éducation civique Il est temps que cessent les disputes sur l'éducation. Depuis des décennies, nous pleurons la perte de personnes à l'esprit civique, mondialement informées, constitutionnellement conscientes, tolérantes et engagées civiquement.

usr: 1
C'est intéressant!