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France Affaire des écoutes : Pour Nicolas Sarkozy, l’heure du jugement premier a sonné

15:20  28 février  2021
15:20  28 février  2021 Source:   20minutes.fr

Carla Bruni : sa fille Giulia se dévoile comme jamais dans une adorable vidéo

  Carla Bruni : sa fille Giulia se dévoile comme jamais dans une adorable vidéo Ce mercredi 24 février, Carla Bruni a partagé avec ses abonnés Instagram les coulisses du tournage de son clip "Un grand amour". Durant celui-ci, l'épouse de Nicolas Sarkozy en a profité pour demander à sa fille Giulia sa définition du grand amour. La fillette a accepté de se prêter au jeu et a même fait une adorable confidence ! À 53 ans, Carla Bruni est comblée sur tous les plans. Fière de son mariage qui dure et de la famille qu'elle a construit, elle est aussi une artiste épanouie.

Jugé en décembre dans l’affaire dite « des écoutes de Paul Bismuth », Nicolas Sarkozy va être fixé sur son sort, ce lundi, par le tribunal judiciaire de Paris

Paris, le 8 décembre 2020. Nicolas Sarkozy au tribunal judiciaire de Paris. © Martin BUREAU / AFP Paris, le 8 décembre 2020. Nicolas Sarkozy au tribunal judiciaire de Paris. PROCÈS - Jugé en décembre dans l’affaire dite « des écoutes de Paul Bismuth », Nicolas Sarkozy va être fixé sur son sort, ce lundi, par le tribunal judiciaire de Paris

Il y avait déjà eu Bernard Tapie. La banque UBS. Ou encore l’homme d’affaires Ziad Takieddine… Pour ne citer qu’eux. Christine Mée connaît la chanson. De Marseille à Paris, cela fait des années que la magistrate, connue pour sa placidité, préside des audiences relatives aux affaires financières et à la délinquance en col blanc. Mais c’est sans doute le jugement le plus important de sa carrière qu’elle s’apprête à rendre, ce lundi peu après 13h30. En tout cas celui qui sera le plus analysé, décortiqué et commenté.

Nicolas Sarkozy sera-t-il relaxé ou condamné dans l’affaire des « écoutes » ? Le jugement est attendu lundi

  Nicolas Sarkozy sera-t-il relaxé ou condamné dans l’affaire des « écoutes » ? Le jugement est attendu lundi Quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis ont été requis contre l’ancien chef de l’Etat, suspecté de corruption et trafic d’influence. © Fournis par Le Monde Nicolas Sarkozy, le 8 décembre, au tribunal de Paris.

A la tête de la 32e chambre du tribunal judiciaire de Paris, la juge va en effet indiquer si Nicolas Sarkozy s’est rendu coupable ou pas de faits de « corruption active » et de « trafic d’influence » dans le cadre de l’affaire dite « des écoutes de Paul Bismuth ». Ce n’est pas une première pour un ancien président de la République : en 2011, Jacques Chirac avait été condamné à deux ans de prison avec sursis dans le dossier des emplois fictifs de la mairie de Paris. Malade et âgé, l’ancien président de la République avait toutefois séché l’audience. Nicolas Sarkozy, lui, n’a pas manqué une seconde de son procès, qui s’est tenu en novembre et décembre.

« J’ai encore confiance en la justice de notre pays »

Jour après jour, il n’a cessé de critiquer « l’infamie » des accusations portées contre lui, faisant part de sa « colère » et de son « indignation ». Dans cette affaire, l’ex-chef de l’État est soupçonné d’avoir noué un pacte de corruption avec le magistrat Gilbert Azibert. Le deal ? Des informations sur la procédure Bettencourt alors en cours devant la Cour de cassation contre un « coup de pouce » permettant au magistrat d’obtenir un poste prestigieux à Monaco. Et pour cette manœuvre, Thierry Herzog, son avocat historique, aurait, selon l’accusation, joué les intermédiaires.

Condamnation de Nicolas Sarkozy : qu’est-ce qui fait polémique ?

  Condamnation de Nicolas Sarkozy : qu’est-ce qui fait polémique ? Depuis la condamnation de l’ancien chef de l’État par le tribunal judiciaire de Paris, ses proches multiplient les critiques à l’égard du parquet national financier à l’origine de l’enquête. Quels sont ces points qui font polémique ? Notamment une enquête préliminaire longtemps restée « cachée ». Après sa défense et ses soutiens politiques, premiers à critiquer vivement, dès lundi 1er mars, la décision du tribunal, Nicolas Sarkozy qui s’exprimera ce soir au journal de 20 h sur TF1, dénonce « une profonde injustice » et n’exclut pas « d’aller devant la Cour européenne des droits de l’Homme ».

Pendant les deux semaines de procès, les trois mis en cause ont vivement contesté les faits. Et en toute logique, c’est Nicolas Sarkozy qui a fermé le ban, lâchant à la barre du tribunal les derniers mots : « Cette affaire a été pour moi un chemin de croix. Mais si c’était le prix à payer pour que la vérité chemine, je suis prêt à l’accepter […]. J’ai encore confiance en la justice de notre pays. »

S’il n’y avait qu’un mot à retenir de cette phrase, ce serait sûrement cet « encore ». Il n’a pas été prononcé par hasard. Mais plutôt comme un moyen de pression. On pourrait presque croire que Nicolas Sarkozy est prêt à pardonner à la justice ce qu’elle lui a fait subir, à condition qu’elle le relaxe aujourd’hui…

Au-delà de Nicolas Sarkozy, l’importance du cas Herzog

Christine Mée et ses deux assesseurs ont bien compris le message. Mais, on l’a vu, la magistrate est trop expérimentée pour céder à ce type de chantage… D’autant qu’elle sait que la décision qu’elle va rendre ne sera pas sans conséquence au-delà du cas personnel de l’ex-chef de l’État.

Comparaison avec Trump, "séisme" : comment la condamnation de Sarkozy est vue à l'étranger

  Comparaison avec Trump, La condamnation de l'ancien président à trois ans de prison dont un ferme dans l'affaire dite des "écoutes" a été largement commentée par la presse internationale. © Anne-Christine POUJOULAT / AFP Nicolas Sarkozy a été condamné à trois ans de prison, dont un ferme.. C'est un jugement sans précédent. Lundi après-midi, Nicolas Sarkozy a été condamné à trois ans de prison dont un ferme pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite des "écoutes". Il est le premier ancien président à être condamné à de la prison ferme.

Certes, selon les textes, il encourt une peine de dix ans de prison ferme. Mais il paraît improbable, voire impossible, qu’il finisse derrière les barreaux dans ce dossier-là. Certes, selon l’expression du Monde, il fait toujours office de « valeur refuge » pour une droite en mal de leaders. Mais sa dernière participation à une élection primaire s’est soldée par un échec.

Non, Christine Mée sait que sa décision sera aussi lourde de sens dans le Landerneau judiciaire qui regardera comment elle juge un magistrat, Gilbert Azibert, et surtout un avocat réputé et respecté par ses pairs, Thierry Herzog. Un avocat dont les conversations téléphoniques ont donc été écoutées et qui a, pour cette raison, toute sa confrérie en bloc derrière lui.

Le sort du parquet national financier dans ses mains

En dehors de celui des trois prévenus, c’est peut-être aussi le sort du parquet national financier que Christine Mée tient dans ses mains. Blâmé pour son enquête parallèle sur les fadettes visant à identifier « la taupe » de Nicolas Sarkozy, vilipendé pour la vacuité de sa démonstration dans cette affaire, il n’a jamais semblé aussi menacé qu’aujourd’hui. « Il faut que le parquet national financier soit maintenu, indiquait ainsi l’avocat Hervé Témime lors de sa plaidoirie en défense de Thierry Herzog. Mais il faut bien reconnaître qu’il ne fonctionne pas comme il fonctionnait à l’origine… »

Nicolas Sarkozy affirme qu’il avait "une bonne raison" de se faire vacciner

  Nicolas Sarkozy affirme qu’il avait Interrogé sur sa récente vaccination contre le Covid-19, Nicolas Sarkozy a tenu à répondre aux critiques, lors d'une interview accordée au Figaro. Au lendemain de sa condamnation par le tribunal judiciaire, Nicolas Sarkozy a tenu à réagir. Pour rappel, le 1er mars, l'ancien président de la République, reconnu coupable de corruption active de magistrat et de trafic d'influence, a écopé d'une peine de trois ans de prison dont deux ans avec sursis dans le cadre de l'affaire "des écoutes". Une décision, dont il a déjà fait appel. Après le temps de la justice, vient donc pour l'ex-chef de l'Etat le temps de la parole.

Autant de critiques qui n’ont pas empêché les deux représentants du parquet financier de requérir une lourde peine de quatre ans de prison dont deux ans avec sursis à l’encontre des trois prévenus, se permettant de demander également une interdiction d’exercer la profession d’avocat pendant cinq ans pour Thierry Herzog.

Quelle que soit la décision que Christine Mée annoncera, ce lundi, elle donnera aussi une première teinte à l’avenir judiciaire de Nicolas Sarkozy toujours mis en cause dans une multitude de dossiers. Dont l’affaire Bygmalion qui lui vaut d’avoir rendez-vous dans le même tribunal pour un nouveau procès. Il doit débuter le 17 mars.

Suivez le jugement sur le compte Twitter de notre journaliste : @vvantighem

Pourquoi Nicolas Sarkozy, condamné à un an ferme, n’ira pas en prison .
Une telle peine peut être aménagée au moyen d’un bracelet électronique… à condition qu’elle ne soit pas alourdie en appel.C’est d’abord parce que sa condamnation n’est pas définitive. Nicolas Sarkozy a en effet décidé de faire appel de la peine prononcée ce lundi 1er mars. L’ancien leader de la droite sera donc rejugé lors d’un nouveau procès.

usr: 1
C'est intéressant!