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France Affaires des "écoutes" : et maintenant, que va-t-il se passer pour Nicolas Sarkozy ?

23:54  01 mars  2021
23:54  01 mars  2021 Source:   europe1.fr

Carla Bruni : sa fille Giulia se dévoile comme jamais dans une adorable vidéo

  Carla Bruni : sa fille Giulia se dévoile comme jamais dans une adorable vidéo Ce mercredi 24 février, Carla Bruni a partagé avec ses abonnés Instagram les coulisses du tournage de son clip "Un grand amour". Durant celui-ci, l'épouse de Nicolas Sarkozy en a profité pour demander à sa fille Giulia sa définition du grand amour. La fillette a accepté de se prêter au jeu et a même fait une adorable confidence ! À 53 ans, Carla Bruni est comblée sur tous les plans. Fière de son mariage qui dure et de la famille qu'elle a construit, elle est aussi une artiste épanouie.

Condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite des © Anne-Christine POUJOULAT / AFP Condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite des "écoutes", Nicolas Sarkozy a fait appel de cette décision. Toujours mis en cause dans d'autres affaires, l'ancien chef de l'État voit son horizon politique s'obscurcir, à un an de la prochaine élection présidentielle.

Ce n'est pas un jour comme les autres pour la droite et la vie politique française en général : Nicolas Sarkozy a été condamné en première instance à trois ans de prison, dont deux avec sursis, dans l'affaire dite des "écoutes", pour corruption et trafic d'influence. C'est la première fois qu'un ancien président de la République est condamné à de la prison ferme, Jacques Chirac ayant été condamné à deux ans de prison avec sursis dans le dossier des emplois fictifs de la ville de Paris. Pour son successeur à l'Élysée, s'ouvre maintenant une période marquée par l'incertitude, sur plusieurs domaines.

Nicolas Sarkozy sera-t-il relaxé ou condamné dans l’affaire des « écoutes » ? Le jugement est attendu lundi

  Nicolas Sarkozy sera-t-il relaxé ou condamné dans l’affaire des « écoutes » ? Le jugement est attendu lundi Quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis ont été requis contre l’ancien chef de l’Etat, suspecté de corruption et trafic d’influence. © Fournis par Le Monde Nicolas Sarkozy, le 8 décembre, au tribunal de Paris.

Un appel suspensif dans ce dossier

En milieu d'après-midi, par la voix de son avocate, Me Jacqueline Laffont, Nicolas Sarkozy a annoncé son intention de faire appel de la décision du tribunal correctionnel de Paris. "Il est déterminé à poursuivre la démonstration de son innocence dans cette affaire. Il est déterminé à poursuivre devant la Cour d'appel ces démonstrations que nous avions faites devant le tribunal et qui, manifestement, n'ont pas été reprises en compte par cette décision", défend son conseil.

L'appel de Nicolas Sarkozy est suspensif, c'est-à-dire que la justice devra de nouveau se prononcer sur la culpabilité, ou non, de l'ancien chef de l'État. Dans tous les cas, la partie ferme est aménageable en détention à domicile sous bracelet électronique.

Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison dont un an ferme dans l’affaire des écoutes

  Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison dont un an ferme dans l’affaire des écoutes L’ancien chef de l’Etat est jugé coupable de corruption et de trafic d’influence dans « l’affaire des écoutes ».L’ancien chef de l’Etat a été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme. C’est la première condamnation pour Nicolas Sarkozy, mis en examen dans plusieurs affaires.

D'autres affaires judiciaires en cours

Cette première condamnation pour Nicolas Sarkozy intervient alors qu'il doit à nouveau faire face à des juges, dès le 17 mars, au procès de l'affaire "Bygmalion", portant sur les frais de sa campagne présidentielle de 2012. Retiré de la politique depuis 2016 mais toujours très populaire à droite, Nicolas Sarkozy est sous forte pression judiciaire. Il est mis en cause dans plusieurs dossiers, dont celui portant sur des soupçons de financement libyen de sa campagne victorieuse de 2007.

C'est dans le cadre de cette dernière affaire que les juges avaient découvert, début 2014, l'existence d'une ligne téléphonique officieuse, ouverte par son avocat Thierry Herzog sous l'alias de "Paul Bismuth", pour communiquer avec l'ancien locataire de l'Élysée.

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Le point sur les douze affaires de Nicolas Sarkozy : une condamnation, deux non-lieux et plusieurs dossiers ouverts

  Le point sur les douze affaires de Nicolas Sarkozy : une condamnation, deux non-lieux et plusieurs dossiers ouverts Pour la première fois, l’ancien président de la République a été condamné, dans l’affaire des écoutes. Mais son nom est encore cité dans plusieurs affaires en cours. © Fournis par Le Monde L’ancien président Nicolas Sarkozy à Paris, le 14 mai 2017. Dans la longue chronique des ennuis judiciaires de Nicolas Sarkozy, le 1er mars 2021 fera date : l’ancien président a été condamné pour la première fois par un tribunal, dans l’affaire des écoutes (dite également affaire Paul Bismuth). Cette affaire n’est pas la seule dans laquelle l’ancien chef d’Etat est cité ou mis en cause.

Un avenir politique compromis ?

La condamnation de Nicolas Sarkozy à de la prison ferme plombe l'idée d'un éventuel "recours" pour 2022 que certains commençaient à caresser, dans une droite toujours en quête de son candidat. L'ancien président, battu à la présidentielle de 2012 et aux primaires de 2016, pensait-il vraiment revenir ? "Il le faisait croire, cela participait d'une réhabilitation de son image, d'autant qu'il ne semblait se retrouver dans aucun des candidats de la droite", estime le politologue Pascal Perrineau.

" La droite voit en 2017 et aujourd'hui ses principaux champions éliminés de la campagne présidentielle "

Pour le moment, chez Les Républicains, on encaisse le choc, entre stupéfaction, tristesse et colère. À qui peut profiter politiquement cette décision de justice ? "En toute évidence, pas à la droite", répond Olivier Marleix, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy et aujourd'hui vice-président des Républicains. "La droite voit en 2017 et aujourd'hui ses principaux champions éliminés de la campagne présidentielle. La justice, au-delà du PNF, s'invite de manière choquante dans notre fonctionnement démocratique."

Affaire des écoutes : « Stupéfaction » et « tristesse » à droite après la condamnation de Sarkozy

  Affaire des écoutes : « Stupéfaction » et « tristesse » à droite après la condamnation de Sarkozy La droite dénonce un acharnement judiciaire contre Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison dont un ferme © J.E.E/SIPA La condamnation de Nicolas Sarkozy a suscité beaucoup de réactions à droite PROCES - La droite dénonce un acharnement judiciaire contre Nicolas Sarkozy condamné à tro « Stupéfaction » et « tristesse » face à un « acharnement judiciaire » : la droite a réagi avec virulence lundi à la condamnation de Nicolas Sarkozy à tro pour « corruption » dans l’affaire dite des « écoutes ».

Déjà, à droite, et notamment dans les entourages de Bruno Retailleau, Valérie Pécresse ou encore de Xavier Bertrand, on pense à l’après. Comme ce député Les Républicains qui, jusqu’à cette décision de justice, défendait le retour de Nicolas Sarkozy. Ce parlementaire plaide maintenant pour avancer le calendrier de désignation du candidat de la droite pour la prochaine présidentielle.

Quelles conséquences pour Emmanuel Macron ?

L'actuel chef de l'État ne pourra jamais le dire ainsi, mais cette condamnation de Nicolas Sarkozy éclaircit son horizon politique. C’est donc un obstacle en moins et une bonne nouvelle pour lui. Car, depuis le début du quinquennat, la Macronie suit les moindres faits et gestes de l’ancien chef de l'État comme le lait sur le feu. Maintenant qu'il est presque acquis que Nicolas Sarkozy ne se présentera pas en 2022, Emmanuel Macron n’a plus qu’une obsession : essayer de récupérer ses électeurs.

Affaire des écoutes : Pourquoi les politiques attaquent-ils le parquet national financier après la condamnation de Sarkozy ? .
Après la condamnation de l’ancien chef d’Etat, les critiques pleuvent, à droite et à l’extrême droite, contre le PNF, parquet spécialisé créé en 2013 © Michel Euler/AP/SIPA Nicolas Sarkozy, le 1er mars 2021. JUSTICE - Après la condamnation de l’ancien chef d’Etat, les critiques pleuvent, à droite et à l’extrême droite, contre le PNF, p Haro sur le PNF. Depuis la condamnation de Nicolas Sarkozy lundi, une partie de l’opposition fustige le parquet national financier et l’accuse de jouer un rôle politique.

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C'est intéressant!