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France Covid-19 : «Bamlanivimab», un traitement qui enthousiasme Véran mais divise les experts

23:20  02 mars  2021
23:20  02 mars  2021 Source:   liberation.fr

EN DIRECT - Coronavirus : la vaccination débute seulement en Australie

  EN DIRECT - Coronavirus : la vaccination débute seulement en Australie En Australie, la campagne de vaccination contre le Covid-19 vient de débuter alors que plus de 200 millions de doses de vaccin ont été administrées dans le monde. En France, où la pression hospitalière est toujours forte, de nouvelles mesures doivent être prises dans les Alpes-Maritimes, à la fin du weekend, voire un reconfinement. En Australie, la campagne de vaccination contre le Covid-19 vient de débuter alors que plus de 200 millions de doses de vaccin ont été administrées dans le monde. Dans les Alpes-Maritimes, de nouvelles mesures doivent être prises à la fin du we Suivez l'évolution de la situation en direct.

Développé par le laboratoire américain Lilly, le Bamlanivimab bénéficie d'une autorisation temporaire d'utilisation, délivrée par l'Agence Nationale de sécurité du médicament. Emmanuel Macron est-il allé trop vite au sujet du Bamlanivimab , un traitement monoclonal contre le Covid ? "Les résultats disponibles ne permettent en rien de recommander l’intégration du Bamlanivimab 700 mg en monothérapie dans la stratégie thérapeutique précoce des formes symptomatiques légères à modérées de COVID - 19 ", écrit la SFPT, qui rappelle qu'"il a été montré qu’en général les résultats prometteurs des

Quels traitements pour les formes légères du Covid - 19 ? Quels sont ceux employés en hospitalisation, en réanimation ? Et les pistes de recherche ? Deux médicaments étudiés : tocilizumab et sarilumab. L'ivermectine, efficace ou non contre le Covid - 19 ? Molnupiravir : un traitement qui empêcherait la transmission en 24 heures. La transfusion de plasma expérimentée. L'aspirine étudiée pour éviter les complications cardiovasculaires.

Un patient recevant une dose de Bamlanivimab à Bloomington, dans l'Indiana, le 28 janvier. © Fournis par Liberation Un patient recevant une dose de Bamlanivimab à Bloomington, dans l'Indiana, le 28 janvier.

Une annonce politique en grande pompe, suivie d’une réaction médicale mitigée. Présentés par le gouvernement comme des «espoirs nouveaux» dans cette crise sanitaire qui empire et s’éternise, les traitements à base d’anticorps monoclonaux pour lutter contre le Covid-19 ont officiellement fait leur entrée en France, comme annoncé jeudi dernier en conférence de presse par le ministre de la Santé, Olivier Véran. L’Agence nationale de sécurité sanitaire du médicament (ANSM) a délivré le 12 février une autorisation temporaire d’utilisation dite «de cohorte» pour l’un d’entre eux, le bamlanivimab par monothérapie (sans association avec une autre molécule), développé par le groupe de laboratoires américain Eli Lilly. «A titre exceptionnel», cet anticorps monoclonal très coûteux peut désormais être administré aux patients ayant un déficit de l’immunité ou âgés de plus de 80 ans, «au tout début de leur maladie, afin de limiter le risque d’évolution vers une forme grave», écrit l’ANSM dans son protocole d’utilisation. Pour être éligibles à ce traitement, les malades doivent être «non hospitalisés» et pouvoir le recevoir «dans un délai maximal de cinq jours après le début des symptômes», a précisé la Direction générale de la santé, dans un premier message «urgent» envoyé le 24 février aux professionnels de santé. Seuls les centres hospitaliers sont actuellement habilités à le délivrer. Quelque 83 d’entre eux «ont déjà reçu des milliers de doses de ce traitement», a indiqué Olivier Véran jeudi. Dans le message de la DGS, il est question «d’une première livraison de 4 500 doses, réparties dans 60 établissements de santé».

EN DIRECT - Coronavirus : un conseil de défense à l'Elysée, Véran attendu à Dunkerque

  EN DIRECT - Coronavirus : un conseil de défense à l'Elysée, Véran attendu à Dunkerque Un nouveau conseil de défense sanitaire se tient mercredi matin à l’Elysée, au cours duquel de nouvelles mesures de restrictions localisées pourraient être adoptée, notamment à Dunkerque, où le ministre de la Santé Olivier Véran est attendu dans la journée%. Au niveau mondial, la polémique sur les vaccins enfle. Suivez l’évolution de la situation en direct. Deux jours après les Alpes-Maritimes, de nouveaux territoires pourraient être concernés par des mesures de restrictions localisées, alors que l'épidémie de coronavirus ne faiblit pas en France, bien au contraire.

Sites de test Covid - 19 Nouveau Positivité des tests Covid - 19 Nouveau. L’Agence américaine des médicaments a accordé lundi une autorisation temporaire à un traitement d’un nouveau genre contre le Covid - 19 , à base d’anticorps de synthèse. Le président Trump avait reçu en octobre un traitement similaire .

À propos du bamlanivimab . Le bamlanivimab est un anticorps monoclonal dirigé contre la protéine de spicule SRAS-CoV-2. Il est utilisé dans les établissements de soins de santé, comme les hôpitaux, puisqu’il est administré par perfusion intraveineuse aux patients. Le bamlanivimab est conçu pour empêcher le virus du SRAS-CoV-2 de se fixer aux cellules humaines et d’y pénétrer. Il peut empêcher l’aggravation des symptômes et réduire les hospitalisations chez les personnes infectées par la COVID - 19 et qui présentent un risque élevé de devenir très malades.

Le principe du bamlanivimab, qui doit être administré par perfusion durant soixante minutes, est de fonctionner comme un neutralisant : en imitant l’action des anticorps naturels que notre corps fabriquerait en cas d’infection, ses molécules vont se fixer sur la protéine S (la couronne à la surface du Sars-CoV-2) et pouvoir ainsi empêcher la pénétration du virus dans les cellules. Problème : les données cliniques actuellement disponibles sont très préliminaires et ne dépassent pas les résultats d’essai de phase 2. Surtout, elles ne sont pas encore probantes quant à la véritable efficacité du bamlanivimab chez les patients infectés. Une étude randomisée en double-aveugle (1), baptisée «BLAZE-1» et menée chez 577 patients ayant une forme légère à modérée de Covid-19, a comparé l’effet avec trois dosages différents de bamlanivimab (700 mg comme autorisé par l’ANSM, mais aussi 2 800 mg et 7 000 mg) sur la décroissance virale. Publiés le 21 janvier dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), les résultats définitifs de cet essai en phase 2 indiquent qu’il n’y a «aucune différence significative dans le changement de la charge virale avec les trois doses différentes de monothérapie de bamlanivimab comparées au placebo».

Qu'est-ce que les anticorps monoclonaux?

  Qu'est-ce que les anticorps monoclonaux? L'ANTISECHE - Un traitement contre le Covid-19 à base d'anticorps monoclonaux a reçu une autorisation temporaire en France, mais de quoi parle-t-on? Chaque jour, l'antisèche du JDD répond à une question pas si bête que ça, pour mieux comprendre l'actualité.La France a franchi le pas : le traitement contre le Covid-19 à base d'anticorps monoclonaux du laboratoire américain Eli Lilly a reçu une autorisation temporaire et pourra être utilisé dans les hôpitaux. On vous explique ce que c'est et comment ça marche. Il s'agit d'anticorps (les protéines du système immunitaire qui neutralisent les agents pathogènes) fabriqués spécifiquement pour lutter contre une maladie.

Covid : des médecins demandent l'autorisation d'utiliser l'immunothérapie. Alors que plusieurs pays ont déjà autorisé l’immunothérapie, pour traiter les patients à risque de développer une forme grave de Covid - 19 , douze professeurs de médecine invitent les autorités françaises à en faire de Deux essais cliniques ont récemment montré l’efficacité de l’immunothérapie contre la Covid - 19 . Or, ce traitement n’est pas encore autorisé en France. Dans une tribune publiée le 7 décembre dans Le Monde, douze professeurs de médecine demandent aux autorités sanitaires de donner leur accord pour son utilisation.

Des scientifiques contestent la volonté du gouvernement à développer d’autres traitements contre la COVID - 19 . Alors que les doses de vaccins arrivent au compte-gouttes, des scientifiques contestent la stratégie du gouvernement fédéral concernant le développement d’autres remèdes contre la COVID - 19 .

«Traitement dont le bénéfice n’est pas connu»

Dans un communiqué publié lundi, la Société française de pharmacologie et de thérapeutique s’alarme du choix de la France d’utiliser «un traitement dont le bénéfice n’est pas connu». Le professeur Mathieu Molimard, membre de cette société savante, ne décolère pas : «Ce qui m’embête beaucoup, c’est qu’on a l’impression d’assister à la mort de l’évaluation clinique. Le politique demande ce traitement, donc go, on y va, sans qu’aucune démonstration clinique ne le justifie et sans attendre les résultats de phase 3. Je comprends l’urgence, mais ce n’est scientifiquement pas sérieux.» Tous et toutes ne s’alignent pas sur cette position. Brigitte Autran, experte en immunologie et responsable du groupe anticorps monoclonaux à la nouvelle Agence des maladies infectieuses émergentes (ARNS), reconnaît que le bamlanivimab «n’a pas fait la preuve totale de son efficacité» mais rappelle que l’autorisation temporaire d’utilisation «reste un cadre très strict» et ne doit pas être confondue avec une autorisation de mise sur le marché. «C’est comme une sorte de prolongement de l’essai clinique, explique-t-elle. On peut se le permettre car on sait que les anticorps monoclonaux sont bien tolérés. Il n’y a pas d’effets secondaires. Le pire qu’il puisse arriver, c’est que ça ne marche pas. Pour des patients vulnérables, à qui on ne proposait rien jusqu’alors pour leur éviter une forme grave, le rapport bénéfice /risque est en faveur du bamlanivimab.» L’efficacité du traitement n’étant pas du tout démontrée contre les variants de type sud-africains et brésiliens, son utilisation géographique est quoi qu’il en soit déjà limitée.

Un homme heureux : le projet de comédie où Catherine Frot doit jouer un homme trans divise les internautes

  Un homme heureux : le projet de comédie où Catherine Frot doit jouer un homme trans divise les internautes Le film n'est pas encore sorti sur les écrans de cinéma qu'il fait déjà grincer des dents. Le casting de la comédie Un homme heureux, prévue pour 2022 et dans laquelle Catherine Frot et Fabrice Luchini se donneront pour la première fois la réplique divise déjà les internautes. La raison ? L'actrice de 64 ans va camper le rôle d'un homme transgenre.Annoncé au cinéma pour 2022 (à condition que les salles de cinéma françaises rouvrent un jour) et dont le début de tournage est prévu pour le mois d'avril, le film Un homme heureux fait déjà grincer des dents.

Existe-t-il des traitements efficaces contre le Covid - 19 ? Un essai clinique aux résultats intéressants, déclenchant une réponse immunitaire enthousiasmante pour la suite. Covid : Bamlanivimab /Etesevimab, un traitement combiné particulièrement efficace selon une étude Alors Un traitement qui à l'origine est utilisé contre l'hépatite C, et qui permettrait d'améliorer grandement

COVID - 19 , Grippe : surveillance effectuée par le réseau Sentinelles. En mars 2020, suite à l’émergence du SARS-CoV-2 ( COVID - 19 ), la surveillance Sentinelles a évolué. Cette surveillance réalisée en collaboration avec Santé publique France, le Centre National de Référence des infections respiratoires (Institut Pasteur et Hospices civils de Lyon) et l’Université de Corse permet de suivre l’évolution de la pandémie de Covid - 19 , ainsi que les épidémies dues aux autres virus respiratoires (grippe, VRS, rhinovirus et métapneumovirus notamment).

Président de la Société de pathologie infectieuse de langue française, Pierre Tattevin, qualifie de son côté l’autorisation temporaire de l’ANSM de «prématurée» et «surprenante». Selon lui, ce feu vert va surtout permettre «d’anticiper la logistique» pour l’arrivée des anticorps monoclonaux en bithérapie (deux molécules associées). Car d’ici quelques semaines, le cocktail de Regeneron (casirivimab et imdevimab), proposé à Donald Trump en automne dernier, déjà commandé par l’Allemagne (qui a aussi acheté du bamlanivimab) et officiellement autorisé par l’Agence Européenne du médicament depuis vendredi, ne devrait pas non plus tarder à débarquer dans les hôpitaux français. Tout comme la bithérapie d’Eli Lilly, soit le combo du bamlanivimab avec l’etesevimab, qui a montré des résultats prometteurs lors de la phase 2 de «BLAZE-1». Dans l’article du JAMA, les chercheurs parlent d’une «réduction de la charge virale au jour 11», ainsi que d’une «proportion significative et numériquement inférieure de patients nécessitant une hospitalisation ou un passage aux urgences». Dès que cette combinaison sera accessible en France, elle «remplacera tout de suite le bamlanivimab par monothérapie», précise Brigitte Autran.

Le Pas-de-Calais confiné le week-end, pas l'Île-de-France : ce que Castex devrait annoncer

  Le Pas-de-Calais confiné le week-end, pas l'Île-de-France : ce que Castex devrait annoncer Le Pas-de-Calais devrait être le premier des vingt départements placés sous "surveillance renforcée" à inaugurer le confinement le week-end. L'Île-de-France devrait pour sa part être épargnée. © afp.com/Ludovic MARIN Le Premier ministre Jean Castex (g) et le ministre de la Santé Olivier Véran sortent d'une réunion à l'Elysée, le 3 mars 2021 à Paris. Nouveau sursis pour la région parisienne.

En attendant, Mathieu Molimard s’inquiète du potentiel risque de résistance du virus face au traitement par une seule molécule. «Avec un seul anticorps monoclonal, logiquement moins efficace que s’ils étaient deux, il peut y avoir un processus de sélection, expose-t-il. Des virus vont être tués par le traitement, mais d’autres vont tenir le coup. Cela peut créer des variants plus forts, de type sud-africain. Je ne comprends pas pourquoi on s’est lancés là-dedans.» Sur ce point, la Direction générale de la santé s’est vue obligée d’envoyer le 27 février un second message «urgent», en guise d’erratum, pour souligner que l’utilisation de bamlanivimab «peut favoriser la sélection des mutations de résistance» et «nécessite d’être pesée au cas par cas dans l’attente de l’accessibilité d’association d’anticorps monoclonaux». Et de demander «l’hospitalisation du patient, en fonction de la durée de l’excrétion, pour assurer la mise en œuvre de ces modalités de suivi». Une impasse, pour l’infectiologue Pierre Tattevin : «On ne va pas hospitaliser des malades pour leur administrer un traitement dont le seul intérêt plausible est d’éviter une hospitalisation. Quand on y pense, avec nos services surmenés et quasi déjà pleins, ce n’est pas raisonnable», analyse-t-il. Et de conclure : «Entre une efficacité qui n’a pas été formellement démontrée sur des critères robustes, et les contraintes d’une administration uniquement hospitalière chez des patients sans critère d’hospitalisation Il vaut mieux attendre d’en savoir plus avant de recommander ces traitements.»

(1) L’attribution des patients dans les différents groupes se fait par tirage au sort. Ni le médecin ni le patient ne savent si le produit administré est le bamlanivimab ou le placebo.

Covid-19. La France fait état de 23 507 nouveaux cas, 250 000 personnes vaccinées en 24 heures .
Alors que 23 507 cas supplémentaires de Covid-19 ont été détectés en France lors des dernières 24 heures, la vaccination atteint un record : 250 000 personnes ont reçu une dose de vaccin ce vendredi. Le ministère français de la Santé a fait état vendredi de 23 507 nouveaux cas de contamination au Covid-19 dans l’Hexagone en l’espace de 24 heures contre 25 279 la veille. Lire aussi notre direct du vendredi 5 mars consacré au Covid-19 Selon Santé publique France, le pays a également enregistré 439 nouveaux décès en 24 heures, dont 238 dans les hôpitaux.

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C'est intéressant!