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France Enfants français détenus en Syrie : La pression politique s’intensifie sur l’Elysée pour leur rapatriement

23:10  03 mars  2021
23:10  03 mars  2021 Source:   20minutes.fr

Des Françaises détenues en Syrie en grève de la faim pour réclamer leur rapatriement

  Des Françaises détenues en Syrie en grève de la faim pour réclamer leur rapatriement Des Françaises emprisonnées en Syrie ont démarré une grève de la faim ce dimanche 20 février une grève de la faim. Elles réclament leur rapatriement et celui de leurs enfants alors que la politique de la France vis-à-vis des enfants de djihadiste est toujours de rapatrier au cas par cas. Une dizaine de femmes, détenues dans des camps en Syrie, ont entamé ce dimanche 20 février une grève de la faim « pour protester contre le refus obstiné des autorités françaises d’organiser leur rapatriement et celui de leurs enfants », ont annoncé deux avocats.

Selon le ministère de la Justice, les Français détenus en Syrie dont la France envisage le rapatriement sont en majorité des « enfants de moins de sept ans». La garde des Sceaux n'est en revanche pas en mesure de dévoiler leur nombre exact. Nous avons collectivement plutôt intérêt à nous assurer de ce qu'ils deviennent plutôt que de les laisser libres sans savoir où ils sont. Paris, jusqu'alors opposé au retour des djihadistes français détenus par les Kurdes en Syrie , n'exclut désormais plus leur rapatriement pour éviter qu'ils ne s'évanouissent dans la nature à la faveur du

Syrie : le chef de la diplomatie russe en visite à Damas pour renforcer la coopération économique. Le président syrien Bachar el-Assad a reçu à Damas le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov afin d' intensifier la coopération économique entre les deux alliés face aux sanctions occidentales imposées au pouvoir syrien.

Une délégation de parlementaires français s’est rendue en Syrie et appelle au rapatriement de tous les enfants français détenus dans les camps contrôlés par les Kurdes

Des enfants au camp de Roj, où sont retenus les enfants français des djihadistes, en septembre 2020. © Delil SOULEIMAN / AFP Des enfants au camp de Roj, où sont retenus les enfants français des djihadistes, en septembre 2020. DIPLOMATIE - Une délégation de parlementaires français s’est rendue en Syrie et appelle au rapatriement de tous les enfants français détenus dans les camps contrôlés par les Kurdes

C’est une course contre la montre qui s’est engagée. Privilégié depuis 2017 par l’Elysée, le rapatriement au « cas par cas » des enfants de djihadistes français détenus dans les camps du Nord-Est syrien peut-il perdurer ? Pour les familles des 80 femmes parties rejoindre les rangs de Daesh et des 200 mineurs retenus dans la région, la France peut encore changer de doctrine. Conscients de l’impopularité d’un retour collectif de ces enfants à quelques mois de la campagne pour l’élection présidentielle, avocats, ONG et désormais parlementaires accentuent la pression pour faire bouger la ligne de l’exécutif.

Syrie : Des femmes en grève de la faim réclament leur rapatriement et celui de leurs enfants en France

  Syrie : Des femmes en grève de la faim réclament leur rapatriement et celui de leurs enfants en France Ces femmes, ex-partisanes de Daesh, et leurs enfants vivent dans des conditions très difficiles dans des camps gérés par les forces kurdes © DELIL SOULEIMAN / AFP Un garde et des enfants dans le camp kurde d'Al-Hol en Syrie, le 28 octobre 2020.

Les députés français dénoncent des pressions de Paris dans le refus d'accès au camp du territoire Certaines organisations et personnalités politiques françaises plaident pour le rapatriement en Mais Paris maintient une politique de retour au cas par cas pour ces enfants - 35, majoritairement des "La situation dans les camps où sont détenus des ressortissants européens dont de nombreux

Le ministère français des Affaires étrangères s'est défendu lundi de toute inaction dans le dossier des femmes et enfants de djihadistes français retenus dans les camps kurdes en Syrie , tout en soulignant que sa «priorité» était le retour des mineurs orphelins ou isolés. La commission des requêtes de la Cour doit désormais se prononcer sur la recevabilité des plaintes. L'avocat de Jean-Yves Le Drian, Maître Jean-Pierre Mignard, n'était pas immédiatement joignable ce lundi matin pour commenter cette information.

Cette semaine, et pour la première fois, une délégation composée de deux députés et deux eurodéputés a tenté de se rendre dans les camps d’Al-Hol et de Roj. En vain, puisque les autorités kurdes leur ont refusé l’entrée sur ce territoire. Accusant la France d’avoir « fait pression » sur les autorités locales pour les empêcher de mener à bien leur mission, les députés Frédérique Dumas et Hubert Julien-Laferrière et les eurodéputés Sylvie Guillaume et Mounir Satouri appellent le président de la République « à prendre ses responsabilités ».

Offensive parlementaire

Depuis le début de l’année, la France a été pointée du doigt à plusieurs reprises pour sa gestion de ses ressortissants partis combattre en Syrie et désormais détenus sur place. Au-delà du sort des femmes djihadistes, la situation de leurs enfants – dont les deux tiers ont moins de six ans – suscite inquiétudes et incompréhensions. Jusqu’ici, seuls quelques parlementaires s’étaient timidement emparés du sujet à l’occasion de questions au gouvernement. Le 10 février dernier, deux députés, Pierre Morel-A-L’huissier (UDI) et Pierre Laurent (PCF) sont allés plus loin, interpellant par courrier l’ensemble de leurs collègues sur ce sujet.

Russie dit que les États-Unis n'ont donné que quelques minutes d'avertissement avant l'attaque en Syrie

 Russie dit que les États-Unis n'ont donné que quelques minutes d'avertissement avant l'attaque en Syrie MOSCOU - La Russie a été avertie d'environ quatre à cinq minutes de la première action militaire de l'administration Biden lorsqu'elle a frappé des milices soutenues par l'Iran dans l'est de la Syrie tôt vendredi, selon Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Mais il a dit que l'avertissement est venu trop tard pour «déconfliger» la situation.

Dans une interview sur la chaîne YouTube «Soloviev Live» ce 12 février, à la question de savoir si la Russie allait «vers une rupture avec l'Union européenne», Sergueï Lavrov a répondu : «Nous partons du principe que nous y sommes prêts», évoquant la menace de nouvelles sanctions économiques contre Moscou.

Enfants › Français précoce & FLSco : Jeux de français pour enfants non-francophones. Consultez la page sur ce thème → Enseigner le français > Français pour les enfants • Fiches pédagogiques.

Dans sa lettre, le député UDI de Lozère appelle la France à « prendre les mesures qu’impose la situation de ces enfants » et dénonce : « Au prétexte que l’opinion publique française serait majoritairement hostile au retour des mères de ces enfants, la France fait le choix de les sacrifier. » Contacté par 20 Minutes, Pierre Morel-A-L’huissier ajoute qu’il souhaite déposer « une proposition de résolution dans les prochaines semaines en mettant en cause la responsabilité de la France ». « Mes collègues auront ensuite le choix de la ratifier et de la voter », précise-t-il.

Une offensive parlementaire qui s’est donc intensifiée cette semaine avec le déplacement en Syrie des quatre élus, accompagnés de plusieurs avocats. Lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi à leur descente d’avion, ils ont fustigé le risque sécuritaire représenté par la politique du gouvernement à l’égard de ces ressortissants. « Tous les Français peuvent comprendre que si nous laissons grandir ces enfants dans ces camps, ils en sortiront avec une haine de la France. Nous prenons le risque d’en faire de futures recrues radicalisées », a justifié Hubert Julien-Laferrière, député du Rhône non-inscrit (Génération écologie).

« Pourquoi nous portons plainte en France contre le régime syrien »

  « Pourquoi nous portons plainte en France contre le régime syrien » ENTRETIEN. Mazen Darwish, président du Centre syrien pour les médias et la liberté d?expression, poursuit Damas pour les attaques chimiques de la Ghouta en 2013.À LIRE AUSSISyrie ? Les très riches heures d'Asma el-Assad

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Des enfants jouent à la guerre dans la banlieue est de Damas, à Harasta, le 25 janvier. Abdulmonam eassa / afp. Les chancelleries comme les experts conviennent tous de l’impossibilité d’une solution militaire au conflit qui ravage la Syrie depuis 2011. Une issue politique et négociée de Deux poids lourds de la diplomatie onusienne, l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan et le diplomate algérien Lakhdar Brahimi, nommés successivement émissaires spéciaux pour la Syrie , ont l’un après l’autre jeté l’éponge. Leur mission était de « faire cesser les violences et les violations des

Urgence humanitaire et pression internationale

Pour Marc Lopez, cette intervention politique est « importante ». Ses quatre petits-enfants, âgés de 10, 6, 4 et 2 ans, sont incarcérés depuis avril 2018 dans le camp de Roj. Le petit dernier, « né sous une tente », n’a rien connu de Daesh. Contacté par 20 Minutes, ce membre du collectif « Familles unies » interroge : « Ces enfants sont innocents. Tout le monde sait qu’ il n’y aura pas de jugement sur place, ni de tribunal international en Syrie. Quant aux éventuelles décisions prises par un tribunal kurde, elles ne seront jamais reconnues par la justice française. Alors qu’est-ce qu’on fait ? On garde les enfants jusqu’à quand ? Quel est le plan ? »

D’autant que la situation est de plus en plus intenable sur place, alerte Lucile Marbeau, chargée de la communication au Comité international de la Croix Rouge en Irak (CICR). « Le camp d’Al-Hol est surpeuplé. On estime que 60.000 personnes s’y trouvent dont deux tiers sont des enfants. On constate une recrudescence des affections respiratoires chez les plus petits qui souffrent aussi de diarrhées et de malnutrition », détaille-t-elle. Et la sécurité y est de plus en plus fragile. Ce mercredi, Médecins sans frontière (MSF) a annoncé la « suspension temporaire de ses activités » à Al-Hol après le meurtre de l’un de ses employés sur place.

Nouvelles pressions pour rapatrier les femmes et enfants français retenus en Syrie

  Nouvelles pressions pour rapatrier les femmes et enfants français retenus en Syrie Jusqu'à présent, Paris a maintenu une politique de retour au cas par cas pour les enfants et considère que les adultes devraient être jugés sur place. © afp.com/Delil SOULEIMAN Une femme accompagne ses enfants dans le camp de déplacés d'Al-Hol où sont détenues des familles de djihadistes du groupe Etat islamique, dans le nord-est de la Syrie, le 17 octobre 2019. La pression politique s'intensifie sur cet épineux dossier.

Sur la scène internationale, cette urgence humanitaire contribue à accroître la pression sur l’Elysée. Après une première alerte du Haut-commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU en décembre, des experts des Nations Unies ont exhorté le 8 février la France et 56 autres pays à rapatrier leurs ressortissants bloqués dans les camps kurdes, jugeant qu’ils avaient les « capacités » de le faire. Quelques semaines plus tard, l’Unicef a aussi appelé au « rapatriement en toute sécurité de tous les enfants du camp d’Al-Hol et du nord-est de la Syrie ».

L’immuable doctrine française

Mais au plus haut sommet de l’Etat, la doctrine du « cas par cas » reste la seule politique envisagée et envisageable. Au total, seuls 35 enfants – majoritairement des orphelins – ont été ramenés en France depuis la chute de Daesh. Les adultes, eux, doivent être jugés sur place estime l’exécutif et ce malgré l’absence d’autorité judiciaire reconnue au Kurdistan syrien.

En juin 2019, face à l’inertie des autorités, Marc Lopez et sa femme ont tenté de rendre visite à leurs petits enfants au camp de Roj. « Une fois sur place, nous avons obtenu l’autorisation des Kurdes et, au dernier moment, alors que des familles autrichiennes et suédoises ont pu voir leurs proches, on nous a dit : "Pour les Français, c’est non." Et on nous a précisé que les ordres venaient d’"en haut". Autrement dit de Paris ». Une version démentie quelques mois plus tard par un proche du ministre des Affaires Etrangères qui a reçu Marc Lopez : « Il nous a dit qu’ils n’y étaient pour rien et qu’ils n’avaient aucun contrôle des camps. »

Syrie. Une Française, mère de trois enfants, atteinte d’un cancer du côlon dans un « état critique »

  Syrie. Une Française, mère de trois enfants, atteinte d’un cancer du côlon dans un « état critique » Cette jeune femme âgée de 32 ans refuse de se faire opérer en Syrie, de « peur de mourir durant l’intervention sans avoir sécurisé (le sort) de ses enfants »​, selon une responsable humanitaire sur place. La mère de la trentenaire avait entamé une grève de la faim pour obtenir son rapatriement en France. Une Française ayant rallié en Syrie le groupe État islamique (EI), retenue dans un camp des forces kurdes, se trouve dans un  état critique , a indiqué jeudi 4 mars une responsable du Croissant-Rouge kurde, précisant que la jeune femme souffrait d’un cancer du côlon.

C’est pourtant le même scénario qu’ont rapporté les parlementaires ce mercredi à leur retour de Syrie : « Nos interlocuteurs se contredisaient entre eux. Ils nous répétaient qu’ils voulaient qu’on entre au Rojava, qu’ils faisaient tous les efforts pour rendre notre visite possible et finalement qu’ils ne pouvaient pas nous laisser entrer […]. Lors d’un déjeuner au poste frontière, l’un de nos interlocuteurs a fini par nous dire : "Nous avons des relations trop importantes avec la France pour vous permettre d’entrer". En substance, il ne voulait pas se fâcher avec Paris », a détaillé la députée Frédérique Dumas.

Interrogé ce mercredi à l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a expliqué ne pas avoir « encore reçu la réponse du Quai d’Orsay sur ce sujet-là ». Contactés ce mercredi, ni l’Elysée ni le Quai d’Orsay n’avaient répondu aux sollicitations de 20 Minutes.

Un silence douloureux

À cette inflexibilité s’ajoute le « silence » des autorités françaises, regrettent les familles de ces enfants. Informée depuis le mois de novembre que sa fille, détenue à Roj, serait atteinte d’un cancer du côlon, Pascale Descamps, 55 ans, a entamé une grève de la faim le 1er février pour réclamer son rapatriement et celui de ses quatre petits-enfants. « Après 31 jours de grève de la faim, ma cliente est très fragile psychologiquement et physiquement », confie à 20 Minutes Emmanuel Daoud, l’avocat de Pascale Descamps. Le pénaliste, qui défend plusieurs femmes djihadistes détenues en Syrie, s’insurge contre l’indifférence de l’exécutif. « Il n’y a eu aucune prise de contact. Rien, zéro, nada. Ça me dépasse ».

Syrie: une jeunesse sacrifiée par la guerre

  Syrie: une jeunesse sacrifiée par la guerre Perte d’un proche, déscolarisation, atteintes à la santé mentale: un sondage de la Croix-Rouge internationale montre l’étendue des dégâts causés chez les jeunes en Syrie et en exil, après dix ans de conflit.Le résultat de l’enquête réalisée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) auprès de 1400 Syriens et Syriennes âgés de 18 à 25 ans, vivant en Syrie (800) ou réfugiés au Liban (400) et en Allemagne (200) expose une sombre réalité. Celle «d’une génération dont l’adolescence et l’entrée dans la vie adulte ont été sacrifiées sur l’autel du conflit», s’alarme Robert Mardini, directeur général du CICR et fin connaisseur du Moyen-Orient.

Marc Lopez, lui, appelle désormais à un sursaut. « On espère que cette mobilisation va aboutir, parce que plus on se rapproche de l’échéance présidentielle, plus ça va se compliquer. C’est terrible, mais aujourd’hui la vie d’enfants français tient à un calcul électoral », déplore-t-il.

Un constat auquel ne veut se résoudre le député UDI, Pierre Morel A-L’Huissier : « Pourquoi tout le monde se tait sur ce sujet ? Parce que c’est n’est pas électoral. Je me suis fait insulter après l’envoi de ma lettre, on m’a traité de collabo ! Je suis député de la Lozère, je n’ai pas une voix à gagner là-dessus ! Mais j’ai une éthique et des principes et, aujourd’hui, on bafoue tout ça. Ce n’est pas acceptable et on doit agir ».

En Syrie, la jeunesse sacrifiée .
D’après un sondage réalisé pour le CICR, un jeune Syrien sur deux a perdu un proche depuis le début de la guerre il y a dix ans. Plus de 60% ont dû fuir leur foyer.La violence du conflit, où aucune règle, même la plus basique telle l’interdiction de bombarder des civils ou des hôpitaux, n’a été respectée, a provoqué de graves séquelles psychologiques. Près des trois quarts de ceux restés en Syrie souffrent d’anxiété, plus de la moitié de dépression, de frustration et de détresse. Un sur deux dit également éprouver de la solitude. Le constat est encore pire pour ceux qui ont fui au Liban, où ils ont souvent perdu le contact avec leurs amis proches.

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