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Monde Joe Biden : la force tranquille

08:20  10 mai  2021
08:20  10 mai  2021 Source:   parismatch.com

Vidéo de Joe Biden Picking Fleur pour la première Dame Jill a vu plus de 1 million de fois

 Vidéo de Joe Biden Picking Fleur pour la première Dame Jill a vu plus de 1 million de fois Le président Joe Biden s'est arrêté pour choisir un pissenlit pour sa femme et sa première dame Jill Biden dans un doux moment capturé comme la paire traversée du blanc La pelouse de la maison au bord de la marine jeudi. © Nicholas Kamm / Getty Images Le président américain Joe Biden donne une fleur de pissenlit à la première dame Jill Biden alors qu'ils partent sur Marine One One Ollipse à Washington, DC, le 29 avril 2021.

Portrait du candidat démocrate à la présidentielle américaine, Joe Biden . L'éternel centriste a gravi tous les échelons de son parti en quatre décennies pour finir par affronter un adversaire au style diamétralement opposé au sien. Son élection surprise en 1972 a fait de lui, l'un des plus jeunes sénateurs du pays. Point de départ d'une éminente carrière à Washington qui court sur quatre décennies. Ses débuts ont été marqués par un drame personnel : la mort de sa première épouse et de leur fille de 13 mois dans un accident de voiture, quelques semaines après son entrée au Sénat.

Joe Biden a gravi lentement, mais sûrement tous les échelons du parti démocrate. Issu d'une famille modeste de Scranton en Pennsylvanie, ce diplômé en droit a brièvement exercé comme procureur avant de se tourner vers la politique. Son élection surprise en 1972 a fait de lui, l'un des plus jeunes sénateurs du pays. "On a un type endormi dans le sous-sol de sa maison auquel la presse laisse le champ libre," avait dénoncé le président des États-Unis sortant. Joe Biden a pourtant jeté toutes ses forces dans un débat télévisé très violent face à Donald Trump le 29 septembre.

Pour la première fois, on le voit en maître des lieux. Nouveau décor, nouveau style : celui que Trump surnommait « Joe l’endormi » a mené tambour battant les cent premiers jours de son mandat. Gestion réussie de la pandémie, plan de relance de 1 900 milliards de dollars, projets d’envergure pour l’action sociale, retour des États-Unis au cœur de la scène internationale… : le plus âgé des présidents américains s’affiche comme l’un des plus audacieux.

  Joe Biden : la force tranquille © Adam Schultz/Maison-Blanche

« Oui, je suis une machine à gaffes. Mais le plus qualifié pour diriger ce pays, c’est moi. » C’était le 3 décembre 2018, autant dire il y a un siècle. Joe Biden répondait à un journaliste qui l’interrogeait sur ses aptitudes à présider l’Amérique. Il ne s’était pas encore lancé dans la course, mais sa candidature était déjà dans toutes les têtes. On lui accordait alors bien peu de chances de l’emporter face à un Trump triomphant, dopé par une économie en plein boom et un taux de chômage au plus bas. Joe Biden a eu raison de croire en sa bonne étoile. Sans le Covid, il aurait sans doute eu beaucoup de mal à gagner. Mais cent jours après son entrée à la Maison-Blanche, il bénéficie d’un état de grâce que personne n’avait prévu. Sa cote de popularité flambe à 54 % d’opinions favorables, un niveau jamais atteint par son prédécesseur. C’est surtout dans son propre camp qu’il fait le plein : 95 % des démocrates se disent aujourd’hui « satisfaits » de ses cent premiers jours, du jamais-vu dans les annales des États-Unis… Même la frange progressiste et radicale semble séduite. Autant le candidat « Sleepy Joe » peinait à se faire aimer, autant le président Biden suscite l’adhésion, y compris auprès des jeunes !

100 jours à la Maison-Blanche : dans les pas de Joe Biden

  100 jours à la Maison-Blanche : dans les pas de Joe Biden 100 jours à la Maison-Blanche : dans les pas de Joe Biden20 janvier : faire oublier Donald Trump

Joe Biden a été annoncé vainqueur de l'élection présidentielle américaine samedi, après quatre jours de suspense. Fort d'une longue expérience politique et d'une vie privée marquée par des drames, le démocrate s'est surtout démarqué par sa force tranquille . Le candidat démocrate et ancien vice-président Un bagage qui lui a certainement permis de conserver une certaine force tranquille et une sagesse dans une campagne d'une rare violence, au sein d'un pays plus divisé que jamais. Au total, malgré la pandémie, la participation a atteint un niveau record dans l'ère moderne: environ 66% des

Portrait du candidat démocrate à la présidentielle américaine, Joe Biden . L'éternel centriste a gravi tous les échelons de son parti en quatre décennies pour finir par affronter un adversaire au style diamétralement opposé au sien.

D’où vient cette Bidenmania ? D’abord du simple fait qu’il a chassé Donald Trump du pouvoir. Ses électeurs se pincent encore pour y croire. Grâce à lui, tout a changé à la Maison-Blanche. C’est vrai, le nouveau président est ennuyeux à mourir. Il le sait, il en joue. « Quand je suis entré au Sénat, il y a cent vingt ans… », plaisantait-il le 25 mars dernier lors de sa première conférence de presse présidentielle. Ce qui est tout aussi exact, c’est qu’il accuse son âge, physiquement du moins. Son triple gadin en montant les marches d’« Air Force One », le 19 mars, n’a rien fait pour dissiper les inquiétudes. Du « New York Post » à Fox News, tous les médias de droite en ont fait leurs gros titres. Mais pour les électeurs de gauche, là n’est pas l’essentiel. Ce qui compte pour eux, c’est de ne plus se réveiller le matin avec un Tweet présidentiel enragé qui va dominer l’actualité du jour.

Maison Blanche élargit le lobbying dans les coulisses Alors que Biden fait pousser des poussées publiques pour des propositions de 4 milliards de dollars

 Maison Blanche élargit le lobbying dans les coulisses Alors que Biden fait pousser des poussées publiques pour des propositions de 4 milliards de dollars Le principal président de Joe Biden - et Prime Time - Poussez cette semaine pour son Début de 4 000 milliards de dollars Ungenda économique n'était qu'un. Pièce de la Maison Blanche Poussez pour jeter les bases pour déplacer son agenda. © Melina Mara / Piscine / Afpgetty Images Le président américain Joe Biden aborde une session conjointe du Congrès aux États-Unis Capitole à Washington, DC, le 28 avril 2021.

Portrait du candidat démocrate à la présidentielle américaine, Joe Biden . Portrait du candidat démocrate à la présidentielle américaine, Joe Biden . L'éternel centriste a gravi tous les échelons de son parti en quatre décennies pour finir par affronter un adversaire au style diamétralement opposé au sien.

Joe Biden a trébuché à deux reprises, tombant sur son genou et se rattrapant in extremis grâce à sa main droite sur la rampe métallique. Par Le Figaro avec AFP. Air Force One a décollé peu après de la base militaire d'Andrews, dans la banlieue de Washington. «Il va bien, il va très bien», a assuré peu après Karine Jean-Pierre, sa porte-parole, depuis l'appareil, sans préciser s'il avait vu un médecin à bord. Joe Biden , est devenu le 20 janvier, à 78 ans, le président le plus âgé de l'histoire des Etats-Unis.

Le calme est revenu à la Maison-Blanche, et les électeurs de Biden applaudissent des deux mains. De Ron Klain, le chief of staff du président, qui coordonna autrefois la lutte contre Ebola, à Jen Psaki, la porte-parole, qui tint le même rôle au département d’État, les professionnels ont repris le pouvoir. La communication présidentielle est maîtrisée, cadenassée. Sans doute trop, car le maître des lieux est aux abonnés absents sur les ondes. Mais, au moins, les gaffes et les fuites – nombreuses sous l’ancienne administration – sont évitées.

Le seul drame jusqu’à présent connu a été commis par Major. Le plus jeune des deux bergers allemands du couple Biden a mordu un agent du Secret Service. Le « First Dog » est actuellement en « dressage » pour rentrer dans le rang et s’adapter à son nouvel environnement ainsi qu’à l’arrivée prochaine d’un « First Cat », un chat présidentiel bientôt adopté…

Comment Biden est aussi libéral que celui qu'il a dit qu'il serait

 Comment Biden est aussi libéral que celui qu'il a dit qu'il serait Sondage de la semaine: Une nouvelle ABC News / Washington Post Sondonnier découvre que 48% des Américains disent que les points de vue du président Joe Biden sur la plupart des problèmes sont à peu près bien, Alors que 40% disent que ses points de vue sont trop libéraux et que 7% disent trop conservateur.

À la une Retour à la page d’accueil du Monde. En continu. « Le plan de relance de Joe Biden risque de faire ressurgir un fantôme disparu : l’inflation ». Arnaud Leparmentier. New York, correspondant.

See more of La Force Tranquille on Facebook. Bonsoir à tous les amis, après presque 1 an sans donner de nouvelles, je vous annonce que La Force Tranquille est définitivement terminée. On a partagé, de nos débuts dans les bars africains de Charleroi à notre conclusion dans nos appartements Bruxellois à composer sans relâche nos prochains projets, beaucoup de bons souvenirs, intenses et épanouissants.

Le 24 février, avec l'un de ses bergers allemands, Champ, offert par sa femme, Jill, en 2008. © Adam Schultz/Maison-Blanche © Fournis par Paris Match Le 24 février, avec l'un de ses bergers allemands, Champ, offert par sa femme, Jill, en 2008. © Adam Schultz/Maison-Blanche

Le président arrive dans le bureau Ovale chaque matin à 9 heures, bien plus tôt que Trump qui, souvent, passait une bonne partie de la matinée dans la résidence présidentielle. Contrairement à son prédécesseur, Joe Biden lit avec soin le « Presidential Daily Briefing », le point présidentiel quotidien rédigé par son conseil national de la sécurité, un document « pesant », dixit George W. Bush, qui passe en revue tous les grands enjeux du jour. Puis il enchaîne les réunions dans une West Wing déserte, puisque les deux tiers des 377 personnes qui y travaillent sont priées de rester à la maison, Covid oblige. La veille de son arrivée, Biden a fait installer des mesures de protection antivirus, notamment une paroi en Plexiglas à l’entrée de la West Wing et des caméras à tous les postes de travail, pour permettre les conférences Zoom. Quand il est dans l’impossibilité de recevoir un de ses ministres, on installe un écran de télé dans le bureau Ovale et la réunion peut commencer. Il arrive aussi que Biden appelle à l’improviste un gouverneur ou un maire pour avoir en direct le ressenti de la base. Il demande à ses conseillers de lui adresser des notes concises et directes. « Écrivez comme si vous vous adressiez à votre mère », leur a-t-il conseillé. Le soir, il remonte dans la résidence présidentielle, 5 000 mètres carrés dans lesquels il vit désormais seul avec Jill, la First Lady, un brin « intimidé », dit-il, par la grandeur des lieux…

Biden pousse les dépenses d'éducation à la Virginie

 Biden pousse les dépenses d'éducation à la Virginie Yorktown, V. (AP) - Le président Joe Biden et la première dame ont parcouru lundi à la Virginie côtière pour promouvoir ses plans d'accroître les dépenses d'éducation et d'enfants, une proposition de sa famille de 1,8 milliard de dollars. annoncé la semaine dernière. © Fourni par Associated Press President Joe Biden et Première Dame Jill Biden, observez un étudiant démontrant son projet, lors d'une visite de Yorktown Elementary School, le lundi 3 mai 2021, à Yorktown, en Va.

« Trump ? Ah, comme il nous manque, celui-là ! » plaisantait le nouveau président lors de sa conférence de presse du 25 mars. Dès son arrivée, il n’a cessé de se démarquer de celui qu’il aime appeler « the former guy », « le type d’avant ». Le 20 janvier, pour son investiture, tout était prêt dans le bureau Ovale, jusqu’aux stylos, estampillés à son nom en lettres d’or, placés en rang d’oignons, avec lesquels il a pu immédiatement signer les décrets : 17 d’un coup ! Parmi ses premières décisions officielles : le retour de l’Amérique dans l’accord de Paris sur le changement climatique, le coup d’arrêt au financement du mur à la frontière avec le Mexique. Rien à voir avec le chaos qui, quatre ans plus tôt, avait régné à l’arrivée de son prédécesseur dans la West Wing. En comparaison, Joe Biden fait figure de rouleau compresseur. Ses décrets sont écrits dans les règles, alors que ceux de Trump étaient retoqués par les juges. À une exception près, les membres de son gouvernement ont tous été confirmés par le Sénat, avec de larges majorités et sans polémique : 86 sénateurs contre 13 ont voté pour Pete Buttigieg, secrétaire aux Transports et premier ministre américain à assumer ouvertement son homosexualité.

Le 8 mars, Biden rencontre le personnel du Veterans Affairs Medical Center, à Washington, pour la campagne de vaccination anti-Covid des vétérans. © Adam Schultz/Maison-Blanche © Fournis par Paris Match Le 8 mars, Biden rencontre le personnel du Veterans Affairs Medical Center, à Washington, pour la campagne de vaccination anti-Covid des vétérans. © Adam Schultz/Maison-Blanche

Au niveau des symboles aussi, tout a changé. Dans le bureau Ovale, le portrait d’Andrew Jackson, le président populiste auquel Trump se référait parfois, a laissé la place à celui de Franklin D. Roosevelt, l’homme du New Deal, placé en évidence au-dessus de la cheminée dans laquelle Biden fait parfois flamber lui-même une bûche. Dans le grand hall d’entrée de la Maison-Blanche, Biden a fait réinstaller les tableaux de Bill Clinton et de George W. Bush, deux bêtes noires de Trump que celui-ci avait relégués dans une obscure salle à manger. Le jour de la Saint-Valentin, des pancartes en forme de cœur rose sont installées sur la pelouse nord de la Maison-Blanche. « Love », « courage », « compassion », « healing » (« guérison »), peut-on y lire. « C’est pour donner de l’espoir à tous ceux qui ont perdu un proche à cause du Covid », explique alors Joe Biden, en jean et blouson de cuir, avant d’offrir à une journaliste sa tasse de café qu’il dit n’avoir « pas touché ». Inimaginable sous Trump, la scène peut prêter à sourire. Il n’empêche, c’est de la « bonne com » vis-à-vis d’un public qui n’en peut plus du Covid.

Joe Manchin, l'épine dans le pied de Joe Biden

  Joe Manchin, l'épine dans le pied de Joe Biden Sénateur de Virginie-Occidentale depuis 2010, Joe Manchin est l'élu démocrate au Congrès le plus proche de la droite conservatrice. Réputé pour jouer régulièrement contre son camp, il est le principal obstacle aux réformes voulues par Joe Biden et un adversaire coriace de l'aile gauche américaine. Alors que l'étroite majorité démocrate au Sénat lui offre un poids considérable, le Parti républicain voit en lui un potentiel allié de taille. Et pour cause, en moins de trois mois, il s'est déjà illustré à plusieurs reprises en tentant notamment de raboter l'American Rescue Plan, le plan de soutien à l'économie de 1.

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Biden avait juré de « gagner la guerre du Covid », c’est en passe de se produire

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Pour l’instant, le président tient ses promesses. Il avait juré de « gagner la guerre du Covid », c’est en passe de se produire. Certes, il a eu de la chance : il est arrivé au moment où l’économie repartait et où les vaccins venaient tout juste d’être homologués. On le sait aujourd’hui, Biden ne prenait pas beaucoup de risques en promettant la distribution de 100 millions de sérums à l’issue de ses cent premiers jours : la mission était accomplie au bout du 58e jour, ce qui lui a permis de rehausser l’objectif à 200 millions sur la même période. Et de dissiper les doutes sur sa capacité à présider. On pensait qu’il serait un président mou, indécis, centriste, impopulaire. On découvre qu’il fait passer sans encombre un méga plan de relance baptisé « Stimulus Plan », qui consiste à injecter 1 900 milliards de dollars d’argent public dans l’économie américaine – et à distribuer des chèques de 1 400 dollars aux citoyens qui gagnent moins de 75 000 dollars par an. Pour les progressistes du Parti démocrate, c’était inespéré, même si, pour certains, ce n’est toujours pas assez. Certes, Biden a une nature qui le porte au compromis, mais sa culture économique est plus à gauche qu’il n’y paraît. Il rappelle toujours comment son père a été viré de son poste sans ménagement. C’est ce qui a poussé sa famille à déménager de Scranton, en Pennsylvanie, où il était né, à Wilmington, où il a passé la plus grande partie de sa vie. En réalité, Joe Biden est un pragmatique qui n’a jamais été fan du capitalisme sauvage version Wall Street.

Bishop Larry Gaiters appelle la mort de la femme de Joe Biden, sa fille et son Satanic Satanic Sacrifice '

 Bishop Larry Gaiters appelle la mort de la femme de Joe Biden, sa fille et son Satanic Satanic Sacrifice ' Bishop Larry Gaiters, un hôte conservateur d'extrême droite, a affirmé que la mort du président démocratique des membres de la famille de Joe Biden , y compris de Première épouse Neilia Biden, sa fille Naomi Biden et son fils aîné Beau Biden-étaient tous un "sacrifice satanique" pour l'aider à acquérir un pouvoir politique.

Il veut en finir avec l’ère du « moins d’État »

Surtout, il a tiré les leçons du passé. Le compromis, ça ne marche plus. Le 2 mars, il convoque des historiens à la Maison-Blanche pour une réunion non inscrite à son agenda officiel, et néanmoins cruciale. Il veut prendre l’avis de ces experts pour mesurer jusqu’où il peut aller. Autour de la table, tout le monde tombe d’accord sur la nécessité de frapper fort (« go big »), d’ouvrir toutes grandes les vannes d’argent public afin d’aider les citoyens victimes de la pandémie à s’en sortir, et d’en finir avec l’ère du « moins d’État » entamée par le républicain Ronald Reagan et confirmée par le démocrate Bill Clinton. Biden sort ravi de cette réunion : « Ça aurait pu durer deux heures de plus », dit-il alors. L’historien Michael Beschloss, présent, en est convaincu : « Il peut devenir un président aussi important que Franklin Delano Roosevelt ou Lyndon Baines Johnson [le père des droits civiques]. » L’avenir le dira. Mais d’ores et déjà, à longueur de discours, Biden fait l’éloge du gouvernement. Concept considéré comme hérétique il y a quelques mois encore.

Les relations entre Biden et Obama sont empreintes de rivalité, ce qui n'exclut pas l'amitié

Le président en est persuadé : la grande erreur de Barack Obama, c’est d’avoir péché par timidité, en 2009, face à la crise des subprimes. Son ex-patron avait lancé un plan de relance de « seulement » 787 milliards de dollars, jugé trop modeste par les économistes de gauche comme le Prix Nobel Paul Krugman et surtout incompris par les électeurs. « Barack était trop humble, analysait-il le 3 mars dernier devant un parterre de parlementaires. Je lui disais qu’il fallait “vendre” ce plan auprès des électeurs, il me répondait que ça ne servirait à rien. Résultat : on a perdu la majorité à la Chambre des représentants en 2010. » Une façon diplomatique de pointer les insuffisances de son devancier, souvent critiqué non pour son humilité mais pour son arrogance… Là aussi, la surprise est totale : nul n’aurait parié sur un Joe Biden jouant la carte du « lui c’est lui, moi c’est moi » vis-à-vis du sacro-saint Barack Obama. Plus compliquées qu’il n’y paraît, les relations entre les deux hommes sont empreintes de rivalité, ce qui n’exclut pas l’amitié.

Ventilateur de voiture de longue date Biden vit ses rêves électriques

 Ventilateur de voiture de longue date Biden vit ses rêves électriques Joe Biden, Sporting Aviator Sunglasses, donnait par rapport au siège du conducteur du nouveau camion électrique de Ford de Ford et a livré une proclamation présidentielle: "Ce suceur est rapide." © Nicholas Kamm Le président américain Joe Biden aime les voitures et a eu une chance d'aller faire une spin rapide dans le nouveau pick-up de Ford Le foudre Ford F-150 à la batterie doit être dévoilé mercredi comme le nouveau Big Bet Auto Giant sur le marché automobile électrique émergent.

Biden n’a pas oublié l’époque où les conseillers présidentiels le prenaient pour un ringard qu’il fallait tenir à l’écart, de peur de ternir l’aura du premier président afro-américain de l’histoire du pays. C’est paradoxal : Barack Obama passait pour un « communiste » aux yeux de ses opposants républicains, mais il a mené une politique somme toute consensuelle. Biden, considéré comme un tempéré, ose prendre des mesures radicales. « Il a une formule gagnante, en tout cas pour l’instant, car les modérés sont séduits par son ton et sa stature, tandis que les radicaux adorent son programme progressiste », résume David Axelrod, ex-conseiller d’Obama.

Lire aussi.Pour marquer les 100 premiers jours de sa présidence, Joe Biden rendra visite à Jimmy Carter

Un vent d’euphorie souffle sur la Maison-Blanche ces temps-ci. Fort de ses premiers succès, voilà le président enhardi : il veut faire passer un nouveau plan d’investissement public pour rénover les infrastructures du pays (American Jobs Plan) et un autre consacré à l’aide aux familles (American Families Plan). Ces projets coûteux (2 200 milliards de dollars pour le premier, 1 800 milliards pour le second) et financés par une hausse d’impôts pour les plus riches et les entreprises ont peu de chances d’aboutir en l’état, car les républicains sont vent debout alors qu’il faudrait obtenir dix de leurs voix au Sénat pour remporter la majorité qualifiée nécessaire. Mais ce programme séduit le pays, et pas seulement la base démocrate progressiste.

Autre dossier épineux : celui de la réforme de la Cour suprême, qui a basculé à droite sous Trump. Conformément à ce qu’il avait annoncé pendant la campagne, Biden a instauré une commission chargée de réfléchir à l’élargissement de l’institution, vieille revendication des radicaux du Parti démocrate, afin de retrouver un équilibre gauche-droite.

Lire aussi. "Les 100 premiers jours du mandat de Joe Biden ont été ambitieux et réparateurs"

Joe Biden a aussi confié à sa vice-présidente, Kamala Harris, la délicate mission de régler l’afflux de migrants à la frontière américano-mexicaine. Le problème vient en grande partie de sa propre décision d’accepter les enfants non accompagnés venant de pays d’Amérique centrale (essentiellement Guatemala, Salvador et Honduras) expulsés sous Trump. Pour la vice-présidente, cela ressemble à un cadeau empoisonné, car toutes les tentatives de réforme de l’immigration ont échoué depuis George W. Bush. Certains, à Washington, s’interrogent : et si tout cela était fait pour torpiller les ambitions de la vice-présidente, ex-rivale aux primaires démocrates ? Biden était censé n’être qu’un président de transition, trop âgé pour finir son mandat ; le mois dernier, il a annoncé qu’il préparait déjà sa réélection en 2024. Il aura 82 ans.

Ventilateur de voiture de longue date Biden vit ses rêves électriques .
Joe Biden, Sporting Aviator Sunglasses, donnait par rapport au siège du conducteur du nouveau camion électrique de Ford de Ford et a livré une proclamation présidentielle: "Ce suceur est rapide." © Nicholas Kamm Le président américain Joe Biden aime les voitures et a eu une chance d'aller faire une spin rapide dans le nouveau pick-up de Ford Le foudre Ford F-150 à la batterie doit être dévoilé mercredi comme le nouveau Big Bet Auto Giant sur le marché automobile électrique émergent.

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