•   
  •   

Monde Tunisie : les juges désormais interdits d’occuper des postes dans l’exécutif

02:17  11 juin  2021
02:17  11 juin  2021 Source:   rfi.fr

Jean Castex en visite dans une Tunisie minée par la crise économique

  Jean Castex en visite dans une Tunisie minée par la crise économique RÉCIT - Le premier ministre va participer à un séminaire inter-gouvernemental.Pendant qu’Emmanuel Macron débute son tour de France pour prendre le pouls du pays, Jean Castex, lui, s’envole pour la Tunisie pour sa première visite diplomatique d’envergure depuis sa nomination à Matignon. Le premier ministre s’est rendu mercredi soir à Tunis pour une visite de vingt-quatre heures censée renforcer la coopération entre les deux pays, deux mois après son voyage avorté en Algérie.

Cette décision est un paus important pour les juges tunisiens, qui luttent pour leur indépendance depuis 2011. © Fry Design Ltd via Getty Images Cette décision est un paus important pour les juges tunisiens, qui luttent pour leur indépendance depuis 2011.

Le Haut Conseil judiciaire a interdit aux juges, mercredi 9 juin, d'occuper des postes politiques dans l'exécutif. Ce Conseil prône l'indépendance de la justice et son impartialité face aux querelles politiques qui perdurent. Cette résolution intervient suite au limogeage, mardi, du chef de l'Instance nationale de lutte contre la corruption, par le Premier ministre. Le chef du gouvernement tunisien a remplacé, mardi, un juge, Imed Boukhris, par un autre, Imed Ben Taleb à la tête de cette institution.

Castex en Tunisie pour "accompagner les réformes" dans "un pays ami"

  Castex en Tunisie pour Le Premier ministre français, Jean Castex, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, a promis jeudi à la Tunisie l'assistance de Paris pour "accompagner les réformes" dans ce "pays ami" secoué par des crises multiples et mis à genoux par l'épidémie de coronavirus. Arrivée mercredi soir à Tunis, la délégation française a cependant été immédiatement rattrapée par l'actualité en France puisque la panne massive des numéros d'urgence aLe Premier ministre français, Jean Castex, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, a promis jeudi à la Tunisie l'assistance de Paris pour "accompagner les réformes" dans ce "pays ami" secoué par des crises multiples et mis à genoux par l'épidémie de cor

Cela fait plusieurs années que la nomination de juges à des postes politiques fait polémique en Tunisie. La justice y est accusée de corruption et de partialité et le lien de confiance avec le citoyen est rompu alors que les réformes du secteur tardent à venir.

Mais un pas vient d'être franchi avec cette interdiction faite aux juges tunisiens d'occuper des postes à la présidence, auprès du chef du gouvernement, dans les ministères et dans les différentes institutions de l'État.

Selon le Haut Conseil judiciaire, l'image de la justice s'est dégradée et cette ordonnance vise à « éloigner la justice des divisions politiques » qui ont épuisé l'État. C'est une décision « historique, attendue depuis très longtemps » considèrent les juges tunisiens qui luttent pour leur indépendance depuis 2011.

Jean Castex soutient la Tunisie, «pays frère»

  Jean Castex soutient la Tunisie, «pays frère» À Tunis, le premier ministre a encouragé les autorités à poursuivre les réformes économiques. Envoyée spéciale à Tunis,

Pour eux, ce manque d'indépendance menace l'expérience démocratique dans leur pays. Imed al Khaskhoussi, membre du Haut Conseil judiciaire, n'exclut pas l'éventualité que la nouvelle crise entre le président et son Premier ministre ait accéléré la prise de cette décision.

Selon les milieux politique et judiciaire tunisiens, cet arrêt annule toute nomination de juges à des postes politiques. Le dernier en date étant Imed Ben Taleb, nommé mardi à la tête de l'Instance nationale de lutte contre la corruption.

Elle annule également la nomination, par le Premier ministre, de trois ministres-juges lors de son dernier remaniement. Nominations qui ont été refusées par le président qui a accusé quatre ministres d'implications dans des affaires de corruption. Ils n'ont jamais été assermentés devant lui.

Patrick Robert: «La France n'a pas de responsabilité dans le génocide rwandais» .
FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Emmanuel Macron a déclaré que la France avait une «responsabilité écrasante» dans le génocide au Rwanda. Fin connaisseur de l'Afrique, le reporter-photographe Patrick Robert, qui était présent à Kigali en avril 1994, conteste fortement cette appréciation. Et il expose ses désaccords avec le rapport Duclert. © JEAN BIZIMANA / REUTERS «Il semble que la reconnaissance d'une responsabilité quelconque de la France n'est qu'une courtoisie diplomatique pour ne pas dédire le président Kagame, une sorte de cadeau de réconciliation» Grand reporter-photographe, Patrick Robert parcourt l'Afrique depuis 1980 et a «c

usr: 1
C'est intéressant!