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Monde Un député israélien d’extrême droite met le feu aux poudres à Jérusalem

02:20  11 juin  2021
02:20  11 juin  2021 Source:   rfi.fr

Marche de l'extrême droite à Jérusalem-Est, premier test pour le gouvernement

  Marche de l'extrême droite à Jérusalem-Est, premier test pour le gouvernement Sous haute surveillance policière, plus d'un millier de militants nationalistes et de l'extrême droite israéliens ont défilé mardi à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé de la Ville sainte, sans toutefois mener aux affrontements craints par le gouvernement et une partie de la communauté internationale. Les Etats-Unis et l'ONU avaient appelé à la "retenue" avant cette marche controversée que le nouveau gouvernement israélien de Naftali Bennett, en fonction depuis dimanche, avait autorisé tout en balisant son tracé pour éviter des confrontations avec les Palestiniens.

Un militant israélien d ' extrême droite a été blessé par balles et son auteur présumé, un Palestinien de 32 ans, a été abattu par la police israélienne venue l'appréhender. Le président palestinien Mahmoud Abbas a parlé de "déclaration de guerre" et son parti, le Fatah, a appelé à observer un "jour de En attendant, cette histoire risque de mettre le feu aux poudres . Elle s'ajoute à quatre mois de tension croissante dans les quartiers arabes de Jérusalem . Une tension qui, selon Charles Enderlin, s'explique par les suites de l'opération à Gaza, l'assassinat d'un jeune musulman après l'enlèvement des trois

Une marche controversée de militants israéliens d ' extrême droite prévue jeudi 10 juin à Jérusalem a été annulée, son parcours n'ayant pas été Le parcours de la marche qui devait se dérouler en partie dans les quartiers palestiniens de la Vieille ville «n'a pas été autorisé par la police», ce qui a provoqué son annulation, a affirmé à l'AFP le porte-parole d'un des mouvements organisant la manifestation. De son côté, la police israélienne a déclaré dans un communiqué que, «dans les grandes lignes actuelles et à la date présentée, l'événement n'est pas approuvé», tout en refusant de

Le député juif ultranationaliste Itamar Ben Gvir le 10 juin 2021 près de la porte de Damas à Jérusalem. © REUTERS - AMMAR AWAD Le député juif ultranationaliste Itamar Ben Gvir le 10 juin 2021 près de la porte de Damas à Jérusalem.

La situation est toujours très instable au Proche-Orient. Après les affrontements entre Israël et le Hamas le mois dernier, le cessez-le-feu reste fragile. Et pourtant, certains continuent d’attiser les tensions. Cette semaine, la police israélienne a interdit un défilé de juifs d’extrême droite qui souhaitaient parader dans les quartiers arabes de Jérusalem-Est. Alors l’un de leurs députés, fort de son immunité parlementaire, est allé provoquer les Palestiniens à l’entrée de la vieille ville de Jérusalem.

Israël: la coalition anti-Netanyahu désormais en quête de confiance au Parlement

  Israël: la coalition anti-Netanyahu désormais en quête de confiance au Parlement Le chef de l'opposition israélienne Yaïr Lapid va devoir obtenir la confiance de la Knesset après avoir réussi son pari en arrachant in extremis un accord pour un gouvernement de coalition, espérant ainsi tourner dans les prochains jours la page sur plus d'une décennie de pouvoir de Benjamin Netanyahu. Le centriste Lapid, chef de l'opposition et rival de M. Netanyahu, avait jusqu'à minuit moins une mercredi soir pour signifier au président Reuven Rivlin qu'il avait réuni une majorité de 61 députés, sur les 120 au Parlement, et être parvenu à un accord sur un gouvernement de "changement".

L' extrême - droite israélienne défile à Jérusalem -Est. Photo: AFP. «Nous sommes venus dire à Obama et à (l'envoyé spécial américain) George Mitchell que Jérusalem appartient au peuple juif et non aux Arabes», a déclaré Itamar Ben Gvir, l'un des organisateurs de cette marche. Protégés par des centaines de policiers, les manifestants, tenant des drapeaux israéliens , ont scandé des slogans nationalistes tandis que les habitants palestiniens de Silwan, protestaient bruyamment, frappant sur des casseroles et agitant les couleurs palestiniennes.

Les policiers israéliens ont tué jeudi matin à Jérusalem un Palestinien soupçonné d'avoir tiré sur une figure ultra-nationaliste juive quelques heures auparavant, dans une nouvelle escalade des tensions dans la Ville sainte. La fermeture de l'esplanade des Mosquées par les Israéliens est considérée par le président palestinien comme une "déclaration de guerre". Devant cet accès de fièvre, les autorités israéliennes ont pris la décision rare de fermer l'ultra-sensible esplanade des Mosquées jusqu'à nouvel ordre, à la veille de la grande prière hebdomadaire du vendredi.

Avec notre envoyé spécial permanent à Jérusalem, Sami Boukhelifa

Sous les huées des Palestiniens, le député juif ultranationaliste Itamar Ben Gvir, sous bonne escorte, brandit un drapeau israélien. Mais la police lui interdit l’entrée porte de Damas, secteur arabe de la vieille ville de Jérusalem. Peu importe, le parlementaire est venu dérouler son argumentaire devant la presse : « C'est notre capitale. Si aux États-Unis on interdisait de marcher à Washington avec un drapeau américain, quelqu'un serait prêt à accepter ça ? Pourquoi ? Parce que ça en énerverait certains ? Il faut arrêter ceux qui s’énervent, et nous permettre de marcher dans Jérusalem avec un drapeau. »

Échanges d’invectives entre l’élu et certains Palestiniens, ils vivent cette démonstration de force comme une véritable provocation.

« Ce type, c’est le larbin de Netanyahu, dit Majdi, habitant du quartier. Il l’a envoyé ici pour embraser la situation. Netanyahu doit quitter le pouvoir, donc il applique la politique de la terre brûlée. Il vient ici, avec son drapeau, pour nous provoquer. Mais qu’il le veuille ou non, Jérusalem-Est est arabe, et elle le restera. Que lui et ses semblables repartent dans leurs pays d’origine. Nous sommes les enfants de ce pays, c’est le nôtre. Point ! »

En réponse, des jeunes du quartier ont brandi le drapeau palestinien. Ils ont rapidement été réprimés par la police israélienne. Il y a eu plus d’une dizaine d’arrestations.

Une "marche des drapeaux" sous haute tension à Jérusalem .
La toute nouvelle équipe gouvernementale israélienne a autorisé lundi soir une marche des drapeaux prévue mardi dans la Vieille ville de Jérusalem. Le défilé, organisé à l'appel de figures de l'extrême droite, fait craindre un regain de violences dans la région. Des mouvements israéliens d'extrême droite se préparent à défiler mardi à Jérusalem-Est. Une "Marche des drapeaux" controversée qui fait craindre une reprise des affrontements entre Israël et le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza.

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C'est intéressant!