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Monde Deux mois après son expulsion de France, un Tchétchène emprisonné en Russie

04:40  11 juin  2021
04:40  11 juin  2021 Source:   abonnement.leparisien.fr

Russie : du parti dominant au parti (presque) unique ?

  Russie : du parti dominant au parti (presque) unique ? OPINION. Constatant l’érosion de la popularité du parti du pouvoir, Russie unie, le Kremlin cherche à donner une nouvelle impulsion à d’autres formations politiques loyales envers le régime. Par Jean-Robert Raviot, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières (*)Plus que jamais, l'heure est à la « nouvelle guerre froide ».

L'ONG russe Memorial a affirmé jeudi 10 juin à l'AFP qu'un ressortissant tchétchène récemment expulsé de France vers la Russie , suscitant la controverse, y a été condamné à un an et demi de prison. Magomed Gadaev, un opposant au dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov, a été Mais cette expulsion avait été vivement condamnée par des organisations de défense des droits humains, arguant que Gadaev risquait d'être torturé, voire exécuté illégalement en Tchétchénie. Un responsable de l'ONG Mémorial, Oleg Orlov, a affirmé avoir eu la confirmation, via un informateur anonyme en

Une expulsion en Russie synonyme de prison. L’ expulsion de M. Gadaev pose en outre un problème de conformité aux traitéseuropéens, note un spécialiste du droit d’asile. A l’en croire, en effet, « les règles de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe, dont la France est membre, ne permettent pas 'l’éloignement' de ce genre d’individu ». Sollicitée le mois dernier pour donner son avis sur le renvoi de Gadaev en Pologne, la CNDA s’y était clairement opposée : « Tenant compte du refus exprimé par les autorités polonaises de réadmettre l’intéressé sur le territoire polonais et du fait que la qualité de

Des ONG avaient dénoncé la politique d'expulsions de la France à l'encontre de la communauté tchétchène (Illustration) D.R. © D.R. Des ONG avaient dénoncé la politique d'expulsions de la France à l'encontre de la communauté tchétchène (Illustration) D.R.

La CEDH avait appelé la France à ne pas franchir la ligne rouge en matière d’expulsions. A savoir : ne pas tenir compte des risques encourus par l’individu renvoyé dans son pays. Sur ce dossier, le cas du Tchétchène Magomed Gadaev avait alerté les associations de défense des droits de l’homme. L’ONG russe Memorial affirme ce jeudi que ce ressortissant récemment expulsé de France vers la Russie y a été condamné à un an et demi de prison.

Magomed Gadaev, un opposant au dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov, a été expulsé le 9 avril, le ministère français de l’Intérieur assurant que l’intéressé entretenait des « liens de longue date avec la mouvance islamiste et du djihad international ». Mais cette expulsion avait été vivement condamnée par des organisations de défense des droits humains, arguant que Magomed Gadaev risquait d’être torturé, voire exécuté illégalement en Tchétchénie. D’ailleurs, des médias avaient rapporté que ce dernier avait été enlevé peu après son arrivée sur le sol russe.

EX-LEADER du parti d'opposition russe retiré du plan de la Pologne, détenu par la police en Russie

 EX-LEADER du parti d'opposition russe retiré du plan de la Pologne, détenu par la police en Russie Andrei Pivovarov, le chef du mouvement d'opposition ouvert de la Russie à présent dissous, a été retiré d'un avion de la Pologne à l'aéroport de Saint-Pétersbourg à l'aéroport de Saint-Pétersbourg. et pris en garde par les autorités russes avant le décollage lundi, la presse associée a rapporté.

«Compte tenu de la menace grave que faisait peser sur l'ordre public le maintien de cet individu radicalisé sur le sol français, le ministre de l'Intérieur a décidé de mettre en œuvre à son encontre une mesure d' expulsion qui a été exécutée dès sa sortie de prison», ont indiqué les services de Bernard Cazeneuve dans un communiqué. «Le gouvernement s'est fait justice lui-même sans aucune considération pour le juge qui devait statuer quelques jours plus tard», a déclaré l'avocat. Il s'agit de la 17e expulsion de ce type depuis le début d'année et de la huitième depuis le début du mois d'août.

Des agents du FSB ont arrêté Dennis Christensen au motif qu’il participait à un paisible office des Témoins de Jéhovah à Orel, en Russie . Tous ont été relâchés, à l’exception de M. Klimov. Les autorités locales ont engagé des poursuites pénales contre lui, et il a été placé en détention provisoire pour deux mois . Sa détention a été prolongée à sept reprises, ce qui signifie qu’avant d’être finalement jugé et condamné, il avait déjà été séparé de sa femme et de sa famille pendant un an et cinq mois .

« Il n’avait aucune arme »


Vidéo: Russie: audience en vue de déclarer «extrémiste» le mouvement de Navalny (Le Figaro)

Un responsable de l’ONG Mémorial, Oleg Orlov, affirme avoir eu la confirmation, via un informateur anonyme en Tchétchénie, que Magomed Gadaev avait été condamné à un an et demi de détention ferme pour détention illégale d’armes. Le journal indépendant Novaïa Gazeta a confirmé auprès de son épouse, qui n’est pas identifiée, que Magomed Gadaev a bien été condamné à une telle peine. « Je ne sais pas comment ça s’est passé, notre avocat n’y était pas », dit-elle.

Contacté, un responsable du tribunal de la ville tchétchène de Atchkhoï-Martan a refusé de confirmer cette condamnation, sans l’infirmer. « La décision de justice n’est pas encore entrée en vigueur », assure-t-il. Selon Memorial, Magomed Gadaev a 10 jours pour faire appel avant que la condamnation ne soit confirmée. Avant le procès, le prévenu a annoncé à deux reprises se passer des services d’avocats indépendants envoyés pour le défendre, d’après l’ONG. « Il est évident qu’il a été menacé et qu’ils lui ont promis une peine minimale », s’il refusait d’être défendu, affirme Oleg Orlov. « Un et demi pour possession d’arme, c’est peu mais il n’a rien fait », a-t-il poursuivi.

Les autorités tchétchènes affirment avoir trouvé une arme appartenant à Magomed Gadaev « dans le grenier de la maison de son père » en Tchétchénie, a affirmé Oleg Orlov. « Il n’avait aucune arme, cela faisait longtemps qu’il n’était plus en Russie », affirme Oleg Orlov, dénonçant une « falsification ». Magomed Gadaev a obtenu en 2010 le statut de réfugié en Pologne, puis s’est rendu en France en 2011 où il a été « fiché S » dès son arrivée, « en raison de son passé militaire » selon son avocat en France.

Fiona Hill a déclaré que les hackers de la Russie ont déjà déclaré la guerre des États-Unis et veulent prouver qu'ils sont une "majeure de cyber force" .
© Erin Scott / Reuters Fiona Hill, ancien directeur principal pour l'Europe et la Russie sur le Conseil de sécurité nationale , témoigne d'une audience du comité de renseignement domestique dans le cadre de l'enquêté sur l'enquêté sur le président américain Donald Trump le 21 novembre 2019. Erin Scott / Reuters Fiona Hill a déclaré à la finance financière que la Russie "a déclaré la guerre il y a assez longtemps dans la sphère de l'information .

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