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Monde Otan: un sommet pour poser les bases du «concept stratégique 2030»

18:45  14 juin  2021
18:45  14 juin  2021 Source:   rfi.fr

L'OTAN accueille le biden dans 'Pivotal' Summit post-Trump

 L'OTAN accueille le biden dans 'Pivotal' Summit post-Trump par Robin Emmott © Reuters / Pool Le président américain Biden arrive en Belgique avant le sommet de l'OTAN Bruxelles (Reuters) - Les dirigeants de l'OTAN espèrent ouvrir un nouveau chapitre dans des relations transatlantiques Lors d'un sommet avec le président américain Joe Biden lundi, acceptant de se concentrer sur la lutte contre le changement climatique pour la première fois, ainsi qu'à la hausse militaire de la Chine.

Joe Biden, le président américain, à l'aéroport militaire de Melsbroek avant un sommet de l'OTAN à Bruxelles, le dimanche 13 juin 2021. © AP - Didier Lebrun Joe Biden, le président américain, à l'aéroport militaire de Melsbroek avant un sommet de l'OTAN à Bruxelles, le dimanche 13 juin 2021.

Soixante dix ans après sa création, l’Otan reste le seul cadre formel de discussion entre l'Europe et les États-Unis. Après les secousses et les doutes de la présidence Trump qui a entamé la relation transatlantique, Joe Biden a fait le déplacement pour rassurer ses alliés européens. Et sa venue coïncide avec un sommet-clé qui doit redéfinir le « concept stratégique » de l’Otan.

Quelles menaces pèsent sur les États-membres de l'Otan ? Qui sont ses ennemis ? Comment gérer son voisinage ? Et avec quels moyens ? C'est la feuille de route de l'Organisation du traité de l’Atlantique Nord, sa Constitution, en quelque sorte. Le concept stratégique doit répondre à toutes ces questions, or, c'est en 2010 qu'il a été mis à jour pour la dernière fois, il y a plus de dix ans donc.

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 La dernière: le chef de l'OTAN dit qu'il est temps de mettre de côté des divisions Les dernières dernières informations sur le Sommet de l'OTAN se déroulent à Bruxelles: © fournis par le secrétaire général de l'OTAN associé L'OTAN, Jens Stoltenberg, parle avec les médias comme il arrive pour un sommet de l'OTAN à Siège de l'OTAN à Bruxelles, lundi 14 juin 2021.

Au regard des crises qui agitent les frontières de l’Europe, cela représente une éternité : l’Otan a l’obligation de rafraîchir sa doctrine et le sommet de ce lundi va poser de nouvelles bases, celles du « concept stratégique 2030 », un texte qui doit être entériné l'an prochain, mais qui a l'ambition d'anticiper les tensions qui vont survenir autour de l'espace occidental d'ici à la fin de la décennie. C’est l’heure des choix, ils sont fondamentaux, très politiques et la voix des États-Unis pèse très lourd dans ce débat.

Faut-il pour autant parler d’un alignement de l’Otan sur la politique étrangère américaine ? Si l’on remonte quelques années en arrière, c’était la crainte du général de Gaulle, qui a décidé en 1966 le retrait de la France du commandement militaire intégré de l’Alliance. Elle n’y reviendra qu’en 2009, pour ne pas, comme le disait la presse de l'époque, « être entraînée dans toutes les aventures où pourront s'engager les États-Unis ».

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Contenir Pékin, une priorité américaine

Quelles sont les aventures américaines ? La confrontation avec la Chine est l'une d'entre elles. Une guerre commerciale, technologique, financière, territoriale entre Pékin et Washington est en cours.

D'où la grande question qui se pose à l'ouverture de ce sommet : faut-il que le concept stratégique 2030 prenne en compte la montée en puissance de la Chine ? « Il y a débat au sein de l’Alliance, puisque l’Otan est à l’origine une organisation de défense régionale et territoriale, créée au sortir de la Seconde Guerre mondiale pour contrer le bloc soviétique, remarque Alice Pannier, de l'Institut Français des Relations Internationales. Alors que cette question chinoise est en quelque sorte extraterritoriale. Mais il y aussi tout ce que l’on sait des investissements chinois, par exemple dans les infrastructures. Ça pose des problèmes de sécurité des infrastructures, y compris sur les territoires de l’Alliance. Est-ce que l’OTAN est pour autant la bonne organisation pour gérer une menace potentielle comme la Chine ? Ça ne fait pas vraiment consensus, certains craignent, et la France en particulier, le retour d’une guerre froide, l’idée étant de garder une marge de manœuvre et de ne pas se retrouver pris dans une confrontation entre les États-Unis et la Chine à travers l’Otan ».

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  Sommet de l'Otan: l'heure des retrouvailles transatlantiques La réunion des chefs d’État et de gouvernement des pays de l’Otan débute ce lundi 14 juin à Bruxelles, au siège de l’organisation. Ce sommet sera d'abord l'occasion de symboliser les retrouvailles transatlantiques avec la présence du président américain, Joe Biden, après quatre années difficiles face à Donald Trump qui avait qualifié l’alliance atlantique d’obsolète. Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet Après un mandat Trump quiAvec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

Le rôle particulier de la France

Paris veut faire contrepoids, mais son influence reste très relative parce qu’à la différence de la France, qui a une armée capable et fonctionnelle, la plupart des membres de l'Otan n'ont pas le choix. La plupart des pays d'Europe centrale et orientale, par exemple, n'ont pas les moyens d'avoir une vraie politique de défense face à la Russie. Leur véritable parapluie militaire, c'est l'Otan. Et Alice Pannier regrette le positionnement parfois trop chevaleresque de la diplomatie française. « On a une organisation de 30 membres, et les trois pays pour lesquels l’OTAN n’est pas le bras principal de leur défense nationale, ce sont la France, les États-Unis et la Turquie, grosso modo. On entend très fortement en France ce discours sur la construction d’une défense européenne alternative, mais beaucoup moins dans d’autres pays. C’est pour cette raison que le gouvernement français a du mal à être suivi et à mettre ce schéma en place : la France a des œillères dans la façon dont elle regarde la réalité de la sécurité en Europe et de la relation transatlantique. »

Retour du multilatéralisme

Malgré tout, après une période Trump très agitée, il y a un peu d’espoir. L'administration Biden veut rassurer ses alliés et met l'accent sur le multilatéralisme, y compris dans le cadre de l'Otan. Tony Blinken, le secrétaire d'État américain l'a répété il y a quelques jours : aucun des défis actuels ne peut être affronté par un pays seul, même quand ce pays s'appelle les États-Unis.

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Biden transforme la chaleur sur les "politiques agressives" de la Russie avec un accord pour réviser le plan de l'OTAN .
Le président Joe Biden consultera les alliés américains sur les "politiques agressives" de la Russie, ainsi que des questions relatives à la Chine en tant qu'organisation du traité de l'Atlantique Nord ( NATAN ). Les dirigeants doivent discuter de la révision de son concept stratégique.

usr: 1
C'est intéressant!