•   
  •   

Monde Iran : une élection présidentielle sans surprise avec l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi grand favori

14:30  18 juin  2021
14:30  18 juin  2021 Source:   abonnement.leparisien.fr

L'Iran élit son président le 18 juin, l'ultraconservateur Raïssi favori

  L'Iran élit son président le 18 juin, l'ultraconservateur Raïssi favori Les Iraniens sont appelés à choisir un nouveau président le 18 juin à l'occasion d'une élection semblant jouée d'avance et qui devrait consacrer la mainmise des conservateurs sur le pouvoir à la faveur d'une abstention peut-être record. En plus du président de la République, les Iraniens sont appelés le 18 juin à renouveler les conseils municipaux. Un deuxième tour est prévu le 25 juin entre les deux candidats à la présidence ayant obtenu le plus de voix si aucun n'obtient la majorité absolue du premier coup.

Le Parisien © Fournis par Le Parisien Le Parisien

Les résultats définitifs du scrutin de l’élection présidentielle en Iran sont attendus samedi à la mi-journée alors que le guide suprême Ali Khamenei a ouvert le scrutin, ce vendredi, en votant quelques minutes après 7 heures (heure locale). Il a appelé les 59,3 millions d’Iraniens en âge de voter à accomplir leur « devoir » civique « le plus tôt » possible. Mais à vrai dire, cette élection marquée par une campagne électorale terne sur fond de ras-le-bol généralisé avec le cumul de la crise économique et du Covid ne fait guère de doute sur l’issue du scrutin.

Chef de l’Autorité judiciaire âgé de 60 ans, Ebrahim Raïssi fait figure d’archifavori, faute de concurrents à sa mesure après la disqualification de ses principaux adversaires politiques. En mai, le Conseil des gardiens de la Constitution a autorisé sept hommes à se présenter, parmi près de 600 candidats. Mais trois d’entre eux se sont ensuite désistés, dont deux ont appelé à voter pour Ebrahim Raïssi.

Présidentielle en Iran : Ebrahim Raïssi favori, la participation un véritable enjeu

  Présidentielle en Iran : Ebrahim Raïssi favori, la participation un véritable enjeu Un peu plus de 59 millions d'Iraniens sont appelés aux urnes ce vendredi 18 juin pour élire leur nouveau président pour une période de quatre ans. De notre correspondant à Téhéran,

Ses seuls adversaires en lice sont Amirhossein Ghazizadeh-Hachémi, un ex-commandant en chef des Gardiens de la Révolution, le général Mohsen Rézaï et à un technocrate, Abdolnasser Hemmati, ex-président de la Banque centrale.

L’absention attendue à des sommets


Vidéo: Iran/présidentielle: l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi vote à Téhéran (AFP)

En revanche, c’est le taux d’abstention qui sera scruté par les observateurs. À en croire les rares sondages disponibles, l’abstention pourrait atteindre un niveau inédit et dépasser le record de 57 % enregistré aux législatives de 2020. Face à de nombreux appels au boycott de cette élection, le guide suprême Ali Khamenei qui en réalité détient les clés du pouvoir, a lancé un appel ces derniers mois à participer en masse au scrutin pour élire un « président puissant ». À tel point que les autorités ont prolongé la durée d’ouverture des bureaux de vote jusqu’à minuit (heure locale) avec une extension possible jusqu’à 2 heures samedi.

L’Iran attend les résultats d’une élection qui semble acquise au candidat ultraconservateur

  L’Iran attend les résultats d’une élection qui semble acquise au candidat ultraconservateur L'Iran attend samedi les résultats de la présidentielle alors que l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi fait figure de grand favori, dans un contexte de mécontentement général face à la crise économique et sociale. Les Iraniens attendent, samedi 19 juin, l’annonce des résultats officiels de l’élection présidentielle annoncée gagnée d'avance pour l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi sur fond de grogne face à la grave crise économique et sociale qui ronge le pays.Selon les médias d'Etat, le dépouillement est encore en cours en début de matinée. Les chiffres de la participation et les résultats définitifs sont attendus avant midi (07H30 GMT).

En attendant, le successeur de Rohani, qui ne peut se représenter cette année pour un troisième mandat de quatre ans, va devoir redresser la barre dans un pays en crise entaché par l’échec de sa politique d’ouverture après le retrait par les Etats-Unis en 2018 de l’accord sur le nucléaire iranien conclu avec les grandes puissances.

Son premier travail sera d’obtenir la levée des sanctions imposées sous Trump alors que des négociations sont actuellement déjà en cours à Vienne.

En attendant, dans le pays le mécontentement et la défiance vis-à-vis des autorités s’exprime de plus en plus ouvertement. En décembre et janvier 2017-2018 et en novembre 2019, deux vagues de contestation des classes populaires ont été violemment réprimées en Iran.

Pour l’opposition en exil et des défenseurs des droits humains, Ebrahim Raïssi est même l’incarnation de la répression et son nom associé aux exécutions massives de détenus de gauche en 1988, drame dans lequel il nie toute participation.

Iran: premier discours très ferme du nouveau président iranien à l'égard des Occidentaux .
Le nouveau président iranien, le conservateur Ebrahim Raïssi, a tenu un discours de fermeté face aux États-Unis et aux pays européens en leur demandant de respecter leurs engagements prévus par l'accord nucléaire de 2015. Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi Lors de sa première conférence de presse, deux jours après l'annonce de sa victoire, Ebrahim Raïssi a tenu un discours de fermeté face aux États-Unis. Interrogé pour savoir s'ilAvec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

usr: 1
C'est intéressant!