•   
  •   

Monde Nucléaire : le futur président iranien ne veut pas négocier pour le "plaisir"

20:40  21 juin  2021
20:40  21 juin  2021 Source:   lepoint.fr

Accord nucléaire, succession du Guide suprême: les enjeux de la présidentielle en Iran

  Accord nucléaire, succession du Guide suprême: les enjeux de la présidentielle en Iran Le 18 juin prochain, les Iraniens sont appelés aux urnes. La décision du Conseil des gardiens de la Constitution de ne valider la candidature d'aucun des réformateurs proches du président sortant Hassan Rohani, ni même celle du pragmatique Ali Larijani, pourtant proche conseiller du Guide suprême Ali Khamenei, a créé la surprise et l'indignation au sein de la population. L'élimination de tout potentiel rival au candidat ultra-conservateur Ebrahim Raïssi laisse penser à la victoire de l'aile dure du régime.

  Nucléaire : le futur président iranien ne veut pas négocier pour le © Fournis par Le Point

Trois jours après son élection à la présidence en Iran, l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi a déclaré lundi qu'il n'autoriserait pas des "négociations pour le plaisir" sur le dossier nucléaire et refusé une éventuelle rencontre avec le président américain Joe Biden.

M. Raïssi, qui passe pour être proche du guide suprême Ali Khamenei, a en revanche dit, à l'occasion de sa première conférence de presse depuis sa victoire, qu'il n'y avait "pas d'obstacles" à la reprise des relations diplomatiques - rompues depuis 2016 - avec le royaume sunnite d'Arabie saoudite, rival régional de la République islamique, chiite.

Nucléaire iranien : « le temps ne joue pour personne », souligne Paris

  Nucléaire iranien : « le temps ne joue pour personne », souligne Paris La France a appelé mercredi les États-Unis et l’Iran à agir « rapidement » pour sauver l’accord sur le programme nucléaire iranien. La France a appelé mercredi les États-Unis et l’Iran à agir « rapidement » pour sauver l’accord sur le programme nucléaire iranien, en soulignant que le « temps ne joue pour personne ».Appel à des « décisions courageuses »« Les négociations sont plus ardues à mesure qu’elles se concentrent sur les questions les plus difficiles et des désaccords importants persistent », a relevé la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Il a aussi affirmé avoir "toujours défendu les droits humains", alors que les Etats-Unis et plusieurs ONG occidentales l'accusent d'être responsable de tortures et d'exécutions sommaires, entre autres violations, au cours de sa longue carrière au sein de l'appareil judiciaire.

Chef de l'Autorité judiciaire, M. Raïssi, qui doit prendre ses fonctions en août, a été élu avec les voix de moins d'un électeur sur trois lors d'un scrutin marqué par une abstention record pour une présidentielle.

Il a néanmoins salué devant la presse la "présence massive" de la population iranienne dans les bureaux de vote.

"Non"

Le président a des prérogatives limitées en Iran, où l'essentiel du pouvoir est aux mains de l'ayatollah Khamenei, ultime décideur notamment sur la question nucléaire.

Israël: fortes réactions après l'élection du nouveau président iranien Ebrahim Raïssi

  Israël: fortes réactions après l'élection du nouveau président iranien Ebrahim Raïssi Pour les Israéliens, l’élection du nouveau président Ebrahim Raïssi est la victoire de l'aile la plus intransigeante de la classe politique iranienne. L'élection de Raïssi en Iran montre un « engagement renouvelé pour le programme militaire nucléaire » de Téhéran. Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul La réaction du ministre israélien des Affaires étrangères est venue très vite : pour Yaïr Lapid, le président élu iranien est un extrémiste responsable de la mort de milliers de ses compatriotes. Pour les Israéliens, l’élection du nouveau président Ebrahim Raïssi est la victoire de l'aile la plus intransigeante de la classe politique iranienne.

Alors que des discussions se tiennent à Vienne pour sauver l'accord sur le nucléaire iranien conclu dans la capitale autrichienne en 2015, M. Raïssi a affirmé qu'il ne permettrait "pas de négociations pour le plaisir de négocier".

Mais "toutes négociations garantissant les intérêts nationaux de l'Iran seront certainement soutenues", a-t-il ajouté.

Il répète ainsi la ligne fixée par M. Khamenei en avril selon laquelle ces négociations ne doivent pas "traîner en longueur".

A Bruxelles, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a estimé n'avoir "aucune raison de croire" que M. Raïssi, une fois président adoptera "une position différente" de celle du gouvernement sortant sur les négociations.

L'accord de Vienne offre à l'Iran un allègement des sanctions occidentales et onusiennes en échange de son engagement à ne jamais se doter de l'arme atomique, et d'une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous un strict contrôle de l'ONU.

Nucléaire iranien: les discussions "se rapprochent" d'un accord (diplomate européen)

  Nucléaire iranien: les discussions Les négociateurs qui tentent de ressusciter l'accord sur le nucléaire iranien "se rapprochent" de l'objectif mais des points d'achoppement demeurent,La Grande-Bretagne, la Chine, l'Allemagne, la France, la Russie et l'Iran ont entamé en avril ces réunions sous l'égide de l'Union européenne, avec une participation indirecte des Etats-Unis, pour tenter de ressusciter l'accord de 2015.

Mais il a été torpillé en 2018 par la décision de l'ex-président américain Donald Trump de s'en retirer et de rétablir les sanctions américaines que l'accord avait permis de lever.

Les négociations en cours à Vienne visent à réintégrer les Etats-Unis à l'accord.

Il s'agirait d'obtenir un allègement des sanctions américaines en échange du retour de Téhéran à une application stricte du pacte, l'Iran ayant abandonné en riposte aux sanctions la plupart des garde-fous à ses activités nucléaires qu'il avait acceptés dans l'accord.

M. Raïssi a néanmoins répondu sèchement "non" à la question d'un média russe lui demandant s'il avait l'intention de rencontrer M. Biden dans le cas où les discussions de Vienne permettraient d'alléger les sanctions et afin de "régler" les problèmes entre les deux pays, ennemis depuis plus de 40 ans.

Un nouveau cycle de négociations s'est achevé dimanche sur une note positive à Vienne, et la conclusion d'un compromis pour relancer l'accord avant la prise de fonctions de M. Raïssi, comme l'a promis le président sortant Hassan Rohani, reste une possibilité.

nous à «garder notre œil sur la balle» dans les pourparlers nucléaires après l'élection de l'Iran: Sullivan

 nous à «garder notre œil sur la balle» dans les pourparlers nucléaires après l'élection de l'Iran: Sullivan à la suite de l'élection présidentielle de IRAN , où allié du dirigeant suprême du pays, le clerc conservateur Ebreahim Raisi , émergé comme le nouveau président-élu, Sécurité nationale , Jake Sullivan, a déclaré dimanche que les États-Unis restent le cours sur les négociations pour rétablir le marché nucléaire iranien.

M. Rohani, un modéré, a défendu une politique d'ouverture envers l'Occident ayant permis l'accord de 2015.

Renouer avec Ryad ?

Sur les relations avec les Saoudiens, après une récente série de rencontres entre responsables deux pays riverains du Golfe, M. Raïssi a affirmé qu'il n'y avait "pas d'obstacles, du côté de l'Iran à la réouverture des ambassades"

Quant au dossier des droits humains, il a renvoyé les Occidentaux à leurs propres "violations" dans le domaine.

Il a reproché "à certains pays revendiquant les droits humains", comme la France, de donner "refuge" aux Moudjahidines du peuple (MEK en persan), groupe d'opposition islamo-marxiste en exil dont la direction est installée près de Paris, et accusé par Téhéran d'avoir tué "plus de 17.000" Iraniens dans des "actions terroristes" depuis la décennie 1980.

Le Quai d'Orsay a dit avoir pris "acte" de l'élection de M. Raïssi en rappelant ses "préoccupations" sur "la situation des droits de l'Homme" en Iran.

Interrogé en 2018 et en 2020 sur des exécutions de milliers d'opposants en 1988, M. Raïssi a nié y avoir joué un rôle, comme il en est accusé en Occident, mais a rendu "hommage" à l'"ordre" donné selon lui par l'ayatollah Khomeiny, fondateur de la République islamique, de procéder à cette épuration ayant visé principalement le MEK.

21/06/2021 19:06:24 -          Téhéran (AFP) -          © 2021 AFP

Nucléaire iranien : l'Allemagne ouverte à un accord .
Malgré le retrait de l'ex-président américain Donald Trump de l'accord de Vienne en 2018, et la récente élection de l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi à la présidence de la république islamique d'Iran, le ministre allemand des Affaires étrangères relance l'espoir de la signature d'un nouvel accord sur le nucléaire iranien. Bientôt un nouvel accord sur le nucléaire iranien ? Le ministre allemand des Affaires étrangères a jugé mercredi "possible" de conclure dans un "avenir prévisible" un accord sur le nucléaire iranien, malgré l'élection à la présidence de l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi.

usr: 2
C'est intéressant!