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Monde Catalogne: les leaders indépendantistes graciés, et après ?

13:10  22 juin  2021
13:10  22 juin  2021 Source:   msn.com

Espagne : des milliers de personnes manifestent contre la grâce des indépendantistes catalans

  Espagne : des milliers de personnes manifestent contre la grâce des indépendantistes catalans Selon la police, 25 000 personnes se sont réunies à Madrid, dimanche, pour dénoncer le projet du Premier ministre, Pedro Sanchez, de gracier les indépendantistes catalans condamnés pour la tentative de sécession en 2017. Des milliers de personnes ont manifesté, dimanche 13 juin, dans le centre de Madrid, à l'appel de la droite espagnole, pour dénoncer la volonté du Premier ministre, Pedro Sanchez, de gracier les indépendantistes catalans condamnés pour la tentative de sécession en 2017.

Des pro-indépendantistes manifestent le 21 juin 2021 à Barcelone, en Espagne © Josep LAGO Des pro-indépendantistes manifestent le 21 juin 2021 à Barcelone, en Espagne

La grâce des neuf indépendantistes catalans en prison pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017 est un pari du gouvernement espagnol pour tenter d'apaiser les tensions en Catalogne mais est loin d'être une solution à la crise, selon des analystes.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez annonce la grâce prochaine des neuf dirigeants indépendantistes catalans condamnés à la prison pour la tentative de sécession de l'automne 2017. © Fournis par AFP Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez annonce la grâce prochaine des neuf dirigeants indépendantistes catalans condamnés à la prison pour la tentative de sécession de l'automne 2017.

Le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez a annoncé cette grâce lundi à Barcelone et son gouvernement doit l'approuver formellement mardi lors d'un Conseil des ministres.

Espagne : le gouvernement va gracier les indépendantistes en Catalogne

  Espagne : le gouvernement va gracier les indépendantistes en Catalogne Espagne : le gouvernement va gracier les indépendantistes en CatalognePour le Premier ministre, l’objectif est de trouver une issue à la crise séparatiste en Catalogne. Selon un récent sondage de l’institut Ipsos, 53 % des Espagnols y sont opposés, alors qu’une large majorité (68 %) y est favorable en Catalogne. Vent debout, la droite a mobilisé le 13 juin plusieurs dizaines de milliers de personnes dans le centre de Madrid contre cette grâce, uniquement motivée, selon elle, par la volonté de Pedro Sanchez, dont le gouvernement minoritaire est soutenu par une partie des indépendantistes, de se maintenir au pouvoir.

Manifestation pro-indépendance de la Catalogne à Barcelone le 21 juin 2021 © Josep LAGO Manifestation pro-indépendance de la Catalogne à Barcelone le 21 juin 2021

Cette grâce va "aider à calmer les tensions entre le gouvernement régional (indépendantiste) et le gouvernement central, permettre une négociation plus fluide mais ce n'est pas avec ça que nous allons parvenir à un accord" sur une solution à la crise "qui reste bien loin", affirme Lluis Orriols, professeur de sciences politiques à l'université Carlos III de Madrid.

C'est un "élément plus symbolique" qu'autre chose, abonde Cristina Monge, politologue à l'université de Saragosse, "une manière (pour le gouvernement) de montrer sa bonne volonté avant de s'asseoir à la table des négociations".

Malgré son interdiction par la justice, le gouvernement régional séparatiste de Carles Puigdemont avait organisé le 1er octobre 2017 un référendum d'autodétermination, émaillé de violences policières et suivi quelques semaines plus tard par une vaine déclaration d'indépendance.

Espagne. Pourquoi la grâce des leaders indépendantistes catalans agite le pays

  Espagne. Pourquoi la grâce des leaders indépendantistes catalans agite le pays C’est sous les huées que le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a annoncé, lundi 21 juin, la grâce des neuf indépendantistes catalans incarcérés pour la tentative de sécession de la région. Le socialiste Pedro Sanchez, chef du gouvernement espagnol, a choisi lundi 21 juin un lieu emblématique pour les Barcelonais, l’Opéra du Liceu sur la Rambla, pour annoncer la grâce des neuf leaders indépendantistes catalans, devant un parterre de représentants du monde économique, culturel et médiatique.

Une tentative de sécession dont les leaders - ex-membres du gouvernement régional ou dirigeants d'associations indépendantistes - ont fui à l'étranger, comme M. Puigdemont, ou ont été condamnés pour neuf d'entre eux en octobre 2019 à des peines de neuf à 13 ans de prison pour sédition.

Des indépendantistes manifestent à Barcelone, en Espagne, le 21 juin 2021 © Josep LAGO Des indépendantistes manifestent à Barcelone, en Espagne, le 21 juin 2021

Près de quatre ans plus tard, cette crise continue de conditionner la vie politique espagnole et de diviser profondément la société catalane.

- Avancée des négociations ? -

En échange du soutien du parti séparatiste ERC (Gauche Républicaine de Catalogne) à sa reconduction au pouvoir en janvier 2020, M. Sanchez a accepté la mise en place de négociations formelles entre gouvernement régional et central afin de tenter de trouver une issue à la crise catalane.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez pendant son discours au Théâtre del Liceu à Barcelone le 21 juin 2021 annonçant la grâce de neuf indépendantistes catalans © LLUIS GENE Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez pendant son discours au Théâtre del Liceu à Barcelone le 21 juin 2021 annonçant la grâce de neuf indépendantistes catalans

Une seule réunion s'est produite en février 2020 avant que les discussions ne soient suspendues en raison de la pandémie.

Catalogne: les leaders indépendantistes graciés, et après ?

  Catalogne: les leaders indépendantistes graciés, et après ? La grâce des neuf indépendantistes catalans en prison pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017 est un pari du gouvernement espagnol pour tenter d'apaiser les tensions en Catalogne mais est loin d'être une solution à la crise, selon des analystes. Le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez a annoncé cette grâce lundi à Barcelone et son gouvernement doit l'approuver formellement mardi lors d'un Conseil des ministres. Cette grâce vaLe Premier ministre socialiste Pedro Sanchez a annoncé cette grâce lundi à Barcelone et son gouvernement doit l'approuver formellement mardi lors d'un Conseil des ministres.

Cette négociation doit reprendre prochainement, après la rencontre prévue ce mois-ci à Madrid entre M. Sanchez et le nouveau président régional catalan, Pere Aragonès, beaucoup plus ouvert au dialogue que son prédécesseur, l'indépendantiste radical Quim Torra, dauphin de Puigdemont.

La grande question est désormais de savoir si la grâce de ceux que les séparatistes qualifient de "prisonniers politiques" va permettre de faire avancer ces négociations.

Malgré le profil plus modéré de M. Aragonès, du parti ERC, le mouvement indépendantiste campe sur ses deux principales revendications: amnistie, c'est-à-dire effacement du délit, de toutes les personnes condamnées ou poursuivies pour les évènements de 2017 et organisation d'un référendum d'autodétermination avec l'aval de Madrid.

Deux exigences rejetées en bloc par le gouvernement espagnol qui est ouvert en revanche à un vote des Catalans sur un accord entre les deux parties mais uniquement destiné à donner plus d'autonomie à la région qui dispose déjà de larges compétences et a notamment sa propre police.

Espagne : Avec la grâce d’indépendantistes, Sanchez veut mettre fin à « l’affrontement » en Catalogne

  Espagne : Avec la grâce d’indépendantistes, Sanchez veut mettre fin à « l’affrontement » en Catalogne Ces derniers étaient emprisonnés depuis 2017 après une tentative de sécession © Paul White/AP/SIPA Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez s'est exprimé à l'issue du Conseil des ministres ayant donné son feu vert à la grâce de neuf indépendantistes catalans. CATALOGNE - Ces derniers étaient emprisonnés depuis 2017 après une tentative de sécession Cette décision apaisera-t-elle les tensions ? Ce mardi, neuf indépendantistes catalans condamnés à de la prison pour la tentative de sécession de 2017, ont été graciés par le gouvernement espagnol.

- "Sortir les prisonniers de l'équation" -

En dépit de ces profondes divergences, cette grâce devrait aider à tourner la page après une décennie de montée de l'indépendantisme, estime Oriol Bartomeus, professeur de sciences politiques à l'université autonome de Barcelone.

"A partir du moment où on sort de l'équation les prisonniers", dont l'incarcération était un argument de mobilisation pour les séparatistes, "on oblige le mouvement indépendantiste à se repositionner", et à proposer quelque chose d'autre, estime-t-il.

Selon lui, même si face caméra les dirigeants indépendantistes tiendront le même discours, "en coulisses, nous allons voir s'ouvrir un nouveau chapitre".

De fait, Aragonès et Puigdemont ont encore martelé vendredi en Belgique, où est installé l'ex-président régional, les revendications du camp indépendantiste et affirmé que la grâce n'était pas la solution au "conflit politique". Aragonès a par ailleurs boudé le discours lundi à Barcelone de Pedro Sanchez.

Mais le nouveau président régional catalan - comme le numéro un de son parti Oriol Junqueras, condamné à 13 ans de prison - ont fait un pas vers Sanchez récemment en abandonnant l'idée d'une indépendance unilatérale.

Ce que prône en revanche toujours Puigdemont, qui n'est pas concerné par la grâce et que le gouvernement central veut toujours voir jugé en Espagne.

rs/mig/mg/ial/

Catalogne. La cour des Comptes espagnole réclame 1,9 million d’euros à Carles Puigdemont .
La cour des Comptes espagnole a sommé à 39 anciens hauts fonctionnaires du gouvernement catalan de payer 5,4 millions d’euros pour avoir fait la promotion, à l’étranger, de la tentative de sécession de la Catalogne en 2017, ce mardi 29 juin. Parmi eux, l’indépendantiste catalan Carles Puigdemont devra verser 1,9 million d’euros.La cour des Comptes espagnole a réclamé mardi 29 juin quelque 5,4 millions d’euros à plusieurs dizaines d’anciens responsables régionaux catalans, dont Carles Puigdemont, pour avoir fait la publicité à l’étranger de la tentative de sécession de la Catalogne en 2017, ont indiqué mardi 29 juin des sources judiciaires.

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