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Monde Brexit : cinq ans après le référendum, le Royaume-Uni est divisé

12:20  23 juin  2021
12:20  23 juin  2021 Source:   lepoint.fr

Brexit : un accord commercial trouvé entre le Royaume-Uni et l'Australie

  Brexit : un accord commercial trouvé entre le Royaume-Uni et l'Australie Un accord commercial post-Brexit entre le Royaume-Uni et l'Australie devrait être annoncé aujourd'hui. Il s'agirait du premier nouvel accord obtenu par le Royaume-Uni. Le Royaume-Uni et l'Australie se sont entendus sur les grandes lignes d'un accord commercial post-Brexit, qui devrait être annoncé dans la journée, révèle la presse britannique mardi. Le Premier ministre britannique Boris Johnson et son homologue australien Scott Morrison ont trouvé un accord lors d'un dîner à Downing Street lundi soir, selon l'agence de presse PA. Une annonce officielle est prévue à 08H00 GMT.

Le Royaume - Uni a confirmé, fin juin 2020, qu’il ne souhaitait pas prolonger cette période, qui a donc pris fin le 31 décembre 2020. Il est indispensable que les entreprises anticipent et se préparent au Brexit et aux changements qu'il apporte, en identifiant les conséquences et en prenant les décisions Cet « autodiagnostic Brexit » se présente sous la forme d’un questionnaire en ligne à choix multiples, divisé en 9 thèmes, soit l’ensemble des points d’attention à prendre en compte par l’entreprise : exportation ; importation ; services ; transport ; approvisionnement ; données et services numériques

Comment tirer le meilleur parti possible du Brexit ? c’ est peu de dire qu’il s’agit d’un travail à plein temps, requérant une bonne dose d’imagination. Cinq ans après le référendum du 23 juin 2016 sur l’appartenance à l’UE, s’il est encore trop tôt pour tirer un bilan définitif de cet événement Le fort ralentissement des échanges lié à la pandémie de Covid-19 a eu des effets considérables sur les flux entre le Royaume - Uni et l’UE, son principal partenaire commercial. D’où la difficulté à chiffrer l’impact spécifique du Brexit . Il est sans aucun doute négatif, le divorce ayant contraint, depuis le 1er janvier

  Brexit : cinq ans après le référendum, le Royaume-Uni est divisé © Fournis par Le Point

Cinq ans après le coup de tonnerre du référendum du Brexit, le divorce est plus que jamais consommé. Mais les divisions restent vives et les changements profonds induits commencent seulement à se faire sentir dans un contexte brouillé par la pandémie. Cinquante-deux pour cent des Britanniques en faveur de la sortie du Royaume-Uni, 48 % pour le maintien dans le bloc européen : le résultat du référendum du 23 juin 2016 avait provoqué une onde de choc, au sein du pays comme auprès de ses alliés en Europe et au-delà.

Après plusieurs reports et plus de trois ans de psychodrame politique, le Royaume-Uni avait finalement largué les amarres le 1er février 2020, tournant le dos à presque cinq décennies d'intégration dans l'Union européenne (UE). Ce départ a été suivi le 1er janvier dernier, à l'issue d'une période de transition et d'un accord commercial négocié dans la douleur, d'une sortie définitive de l'union douanière et du marché unique européens.

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  Royaume-Uni post-Brexit: Boris Johnson regonflé à bloc Six mois après la rupture avec l'Union européenne, la Grande-Bretagne ne va pas si mal. Fort d'une stratégie vaccinale réussie, son Premier ministre promet même une politique de reconquête ambitieuse avec «Global Britain». Etat des lieux. Non, ce n'est pas la bérézina attendue. Cinq mois déjà que le Royaume-Uni et l'Union européenne ont divorcé. Pourtant, force est de constater que le Brexit n'a pas provoqué le choc économique prédit par ses plus farouches opposants.

Les applications du référendum voté en juin 2016 se heurtent aux négociations avec Bruxelles. Sur le plan intérieur, les divisions politiques des conservateurs et la faible majorité de Theresa May compliquent la situation. Le fait est que, deux ans après le vote du Brexit , le gouvernement conservateur passe plus de temps à négocier avec lui-même qu'avec les Vingt-Sept et n'en sait pas plus sur ce qu'il veut. • Quelles conséquences pour l'économie britannique? Avant même que le Brexit ne soit concrètement entré en vigueur, le Royaume - Uni est passé de la première place des pays du

L'élection européenne, à laquelle le Royaume - Uni ne devait pas participer, le divorce étant initialement fixé au 29 mars dernier, continue de diviser le pays près de trois ans après le référendum qui avait vu les partisans de la sortie l'emporter à 52% des voix. Le chef de file des travaillistes a indiqué pour sa part que les Britanniques devraient être consultés de nouveau sur le Brexit , par le biais d'un référendum ou d'élections législatives. "Avec des Conservateurs en décomposition et incapables de gouverner, et un parlement dans l'impasse, cette question devra revenir aux citoyens, que ce soit par

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Depuis le début de l'année, les échanges commerciaux entre les anciens partenaires ont chuté. Et le Royaume-Uni doit encore goûter aux bénéfices d'un pays « indépendant » au prestige revigoré sur la scène internationale, comme l'a promis le Premier ministre conservateur Boris Johnson, grand champion du Brexit.

Une majorité de Britanniques désormais contre le Brexit

À l'occasion du cinquième anniversaire du vote, le chef du gouvernement a mis en avant les avancées permises selon lui par « la décision capitale » de quitter l'UE, avec notamment le durcissement de l'immigration, le succès de la campagne de vaccination anti-Covid et les nouveaux accords commerciaux. « Maintenant que nous nous remettons de la pandémie, nous allons saisir le plein potentiel de notre souveraineté retrouvée », a-t-il assuré.

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 Les frères chimiques, flou et radiohead exhortent le gouvernement à aider les musiciens à visiter l'UE Les frères chimiques, flou, cris-à-tête primordial et radiohead font partie des artistes exhortant le gouvernement à rendre plus facile pour les musiciens britanniques de faire une tournée dans l'Union européenne post- Brexit.

Certes, la date est avant tout symbolique : le départ du Royaume - Uni s’accompagne d’une période de transition jusqu’à la fin de l’année 2020, un laps de temps durant lequel Londres et Bruxelles vont tenter de négocier leur future relation. Les Britanniques continueront d’appliquer les règles de l’Union Le pays est aujourd’hui épuisé après s’ être déchiré depuis près de quatre ans autour du Brexit . Le vote a profondément divisé les Britanniques. Des familles, des amis, des couples se sont fâchés. Certains demeurent irréconciliables sur un sujet qui a dominé la vie du pays depuis le référendum .

Le Royaume - Uni dans lequel les Écossais ont choisi de se maintenir n' est plus le même. Moins eurosceptiques que les Anglais, les Écossais se sont prononcés, le 23 juin dernier, à 62% pour l'Europe - contre 48%. Mais rien ne serait plus hasardeux que de pronostiquer la voie que suivra le Royaume - Uni dans les deux années de négociations qui s'annoncent. Le premier accord que le Royaume - Uni devra négocier en deux ans à partir de sa notification de sortie en vertu de l'article 50 du Traité de l'Union européenne, pour solder les comptes, présente déjà toutes sortes de difficultés.


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Entre-temps, la sortie de l'UE a davantage lézardé l'unité du pays, les indépendantistes au pouvoir en Écosse, europhiles, y voyant une nouvelle occasion de faire avancer leur combat pour l'indépendance, moyen pour eux de rejoindre à nouveau l'UE. Pour la première fois aussi depuis plusieurs générations, les Britanniques ne jouissent plus d'un accès libre au continent, et vice-versa, puisque la libre circulation des personnes a pris fin.

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Si le divorce est désormais pleinement mis en ?uvre, les Britanniques s'interrogent encore sur ses effets. Signe de la fracture qui persiste, un sondage publié ce mercredi 23 juin par l'institut Savanta ComRes estime que 51 % des Britanniques voteraient pour rester dans l'UE si le vote avait lieu maintenant, et 49 % pour la quitter.

« L'impact du Brexit ne se fait pas encore sentir parce que nous étions trop accaparés, comme le reste du monde, par le Covid », estime Diane Willis, une maître de conférences interrogée par l'Agence France-Presse dans les rues d'Édimbourg, la capitale écossaise. « Je pense que le diable est dans les détails, et que les détails n'apparaissent pas encore. » À Boston, ville pro-Brexit du nord-est de l'Angleterre, Stephen Clark, un musicien sexagénaire, estime pour sa part que « quoi qu'il arrive, que cela soit bon ou mauvais », il vaut « mieux avoir [leur] destinée en mains ».

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Six mois après le référendum historique sur la sortie du Royaume - Uni de l’Union européenne avec 52% de votes pour et 48% contre, comme le témoigne le professeur Anand Menon, du groupe UK in a Changing Europe, dans une interview à Sputnik, le pays se montre plus que jamais désuni. Aujourd'hui, la majorité des Britanniques, qui ont opté pour le Brexit le 23 juin 2016, sont divisés , a expliqué Anand Menon, professeur au King's College de Londres, citant le rapport du groupe de réflexion UK in a Changing Europe, dont il est directeur du bureau britannique, dans une interview accordée à Sputnik.

Le référendum sur l'appartenance du Royaume - Uni à l'Union européenne a lieu le 23 juin 2016. L'éventualité d'un retrait du Royaume - Uni de l'Union européenne (communément appelé ) est un débat politique récurrent depuis l'adhésion du pays à la Communauté économique européenne en

« Des conséquences sociales, culturelles, politiques sur le long terme »

Le Brexit ne signifie pas pour autant que tous les liens sont rompus entre les anciens partenaires. Au Royaume-Uni, quelque 5,4 millions de ressortissants européens ont effectué une demande pour pouvoir continuer à y résider et conserver les mêmes droits de travailler et d'accéder à la sécurité sociale. Bien plus que les 3,4 millions auxquels s'attendait le gouvernement britannique.

Cela induit un changement démographique « massif », selon Jonathan Portes, professeur d'économie au King's College de Londres, avec « des conséquences sociales, culturelles, politiques sur le long terme, longtemps, longtemps après le Brexit et la fin de la libre circulation des personnes ». Au-delà des personnes, Bruxelles et Londres vont devoir approfondir leur lien politique, selon un expert, même si leurs relations sont empoisonnées par la mise en ?uvre du volet de l'accord de Brexit, avec notamment le cas de l'Irlande du Nord.

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Les unionistes nord-irlandais, attachés à la couronne britannique, se sentent trahis par ce texte justifié par la nécessité de préserver la paix dans la province britannique après trois décennies de « Troubles » sanglants, en évitant l'érection d'une nouvelle frontière physique avec la république d'Irlande voisine, membre de l'UE. « Nous allons devoir nous asseoir avec les États membres et commencer à penser à la manière dont nous pouvons collaborer plus largement, pas dans le contexte du commerce, mais pour faire marcher notre relation politique », afin de répondre aux menaces mondiales communes, souligne Anand Menon, directeur du centre de réflexion UK in a Changing Europe.

Irlande du Nord : la « guerre de la saucisse » n’aura pas lieu .
La Commission prolonge le délai de grâce pour la viande congelée en Irlande du Nord à condition que Boris Johnson établisse des contrôles efficaces.La bonne nouvelle du jour est donc que la « guerre de la saucisse » n'aura pas lieu. Une norme européenne prévoit l'interdiction de l'importation de la viande crue dans le marché unique (sauf si elle est congelée à - 18 degrés) à partir des pays tiers. Cette norme devait entrer en vigueur en Irlande du Nord à partir du 30 juin. La prolongation du délai de grâce évite cette source de conflits qui prenait des proportions, disons, étranges.

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