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Monde Une société israélienne accusée de servir l'espionnage mondial de reporters et dissidents

00:54  19 juillet  2021
00:54  19 juillet  2021 Source:   afp.com

Argylle : Henry Cavill, Bryan Cranston et Samuel L. Jackson dans le nouveau film d'espionnage du réalisateur de Kingsman

  Argylle : Henry Cavill, Bryan Cranston et Samuel L. Jackson dans le nouveau film d'espionnage du réalisateur de Kingsman Déjà aux manettes de Kingsman, Matthew Vaughn réalisera prochainement Argylle, premier opus d’une nouvelle franchise d’espionnage. Henry Cavill, Bryce Dallas Howard, Bryan Cranston ou encore Samuel L. Jackson sont déjà annoncés au casting. © Warner Bros France Argylle : Henry Cavill, Bryan Cranston et Samuel L. Jackson dans le nouveau film d'espionnage du réalisateur de Kingsman Alors que The King’s Man : Première Mission a été maintes fois repoussé et ne sortira qu’en décembre prochain, Matthew Vaughn a déjà le regard tourné vers le futur.

Plusieurs gouvernements ont utilisé des outils informatiques d’ espionnage développés par un groupe israélien pour viser des responsables politiques, dissidents , journalistes, universitaires et militants des droits humains, ont affirmé jeudi des experts. Ces « cyber-armes » puissantes ont ciblé au total plus de 100 personnes dans le monde, affirment des Selon la société informatique, qui a baptisé le logiciel d’ espionnage « DevilsTongue », ce dernier a pu infiltrer des sites populaires comme Facebook, Twitter, Gmail et Yahoo pour collecter des informations, lire les messages des victimes et récupérer des photos.

Le logiciel espion Pegasus de la société israélienne NSO Group serait utilisé «pour le compte d’une dizaine de gouvernements», révèle une enquête menée par l’organisation française Forbidden Stories et l’ONG Amnesty International. Elle a été publiée ce dimanche 18 juillet par un consortium de 17 médias internationaux, dont Le Monde. Il s’agit surtout de l ’ espionnage des hommes politiques des pays voisins ainsi que de détracteurs dans leur propre pays. Contacté par les journalistes, NSO Group réfute toutes les accusations de l’enquête, arguant que celle-cine s’appuie «sur aucune base factuelle».

Devant le siège de la société israélienne NSO, le 28 août 2016, à Herzliya près de Tel Aviv © JACK GUEZ Devant le siège de la société israélienne NSO, le 28 août 2016, à Herzliya près de Tel Aviv

Des militants, des journalistes et des opposants du monde entier ont été espionnés grâce à un logiciel mis au point par l'entreprise israélienne NSO Group, selon une enquête publiée dimanche qui renforce les soupçons pesant de longue date sur cette société.

Cette entreprise, fondée en 2011 au nord de Tel-Aviv commercialise, le logiciel espion Pegasus qui, s'il est introduit dans un smartphone, permet d'en récupérer les messages, les photos, les contacts, et même d'écouter les appels de son propriétaire.

républicains, DEMS Trouvez un terrain d'entente rare au Sommet de l'Iran en tant que dissidents de protestation Régime

 républicains, DEMS Trouvez un terrain d'entente rare au Sommet de l'Iran en tant que dissidents de protestation Régime dans un délai rare de bipartisanité, républicains et démocrates partageant un terrain d'entente ce week-end comme une collaboration improbable des législateurs se sont joints à des appels provenant de dissidents iraniens pour un IRAN démocratique de . et pour le régime à supprimer. républicain Sens. Ted Cruz, Kevin McCarthy, Rick Scott et Thom Tillis, aux côtés de Démocrate Sens. Boîtier de Cory, Bob Menendez et Maggie Hassan ont tous pris part au «Sommet du monde libre de l'Iran».

« Kit d’ espionnage » pour téléphone portable. Signe de ces tensions, WhatsApp, une plateforme de réseaux sociaux appartenant à Facebook, a tout récemment intenté le premier procès de ce type devant un tribunal californien contre NSO, la plus grande société de surveillance israélienne . Et l’année dernière, la société Black Cube a été accusée de surveillance hostile sur des membres éminents de la précédente administration américaine dirigée par Barack Obama. Black Cube semble étroitement lié aux services de sécurité israéliens et ses locaux ont été situés un temps sur une base

Depuis sa création, en 2011, l’entreprise israélienne vend son logiciel comme un outil décisif, destiné uniquement à la lutte contre le terrorisme et le crime organisé – et multiplie les discours assurant que tout est mis en œuvre pour garantir cet usage « légitime ». L’analyse des données consultées par Le Monde et ses partenaires montre que, pour une grande partie des clients de NSO, terrorisme et grand banditisme ne constituent qu’une infime partie des utilisations. En Azerbaïdjan, au Maroc ou au Rwanda, ce sont avant tout des journalistes, des opposants, des avocats, des défenseurs des droits

NSO Group a régulièrement été accusé de faire le jeu de régimes autoritaires, mais a toujours assuré que son logiciel servait uniquement à obtenir des renseignements contre des réseaux criminels ou terroristes.

L'enquête publiée dimanche par un consortium de dix-sept médias internationaux, dont font notamment partie les quotidiens français Le Monde, britannique The Guardian, et américain The Washington Post, entame sa crédibilité.

Leur travail se fonde sur une liste obtenue par les organisations Forbidden Stories et Amnesty International et qui comprend, selon eux, 50.000 numéros de téléphone que les clients de NSO ont sélectionnés depuis 2016 en vue d'une surveillance potentielle.

Elle inclut les numéros d'au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains, ou encore 65 chefs d'entreprise... d'après l'analyse menée par le consortium qui a localisé de nombreux numéros au Maroc, en Arabie saoudite ou au Mexique.

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  « Projet Pegasus ». Trois choses à savoir sur ce logiciel espion au cœur d’un immense scandale Le logiciel de l’entreprise israélienne NSO est au cœur d’un scandale d’espionnage mis au jour par le consortium de journalistes Forbidden Stories et Amnesty International. Il aurait servi à espionner des militants, journalistes et activistes illégalement dans de nombreux pays. Pegasus aurait permis la mise sous surveillance de 50 000 numéros de téléphone, dont ceux d’au moins 180 journalistes, 600 personnalités politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d’entreprise, d’après l’analyse menée par le consortium qui a localisé de nombreux numéros au Maroc, en Arabie saoudite ou au Mexique.

Le FBI enquête sur une société israélienne de logiciels espions, soupçonnant que ses produits ont été utilisés pour pirater les téléphones de citoyens américains et espionner des gouvernements étrangers, a révélé vendredi matin l’agence Reuters. Selon des sources proches de l’enquête, les agents fédéraux cherchent à déterminer si les En octobre, la société mère de WhatsApp, Facebook, a déposé une plainte aux contre NSO, l' accusant d 'utiliser la plateforme de messagerie instantanée pour espionner près de 1.400 journalistes, diplomates, dissidents et militants des droits de l'homme dans le monde.

Ils ont servi de banc d’essai pour le développement non seulement de nouveaux systèmes d’armes classiques, mais aussi de nouveaux outils de surveillance et de contrôle de masse. Ces armes du nouvel âge sont très demandées par les États, non seulement contre les ennemis extérieurs, mais aussi contre la dissidence interne des citoyens et des observateurs des droits de l’homme. Israël peut à juste titre prétendre être ici une autorité mondiale , contrôlant et opprimant les populations sous son autorité.

Sur cette liste, figure d'ailleurs le numéro du journaliste mexicain Cecilio Pineda Birto, abattu quelques semaines après son apparition sur ce document. Des correspondants étrangers de plusieurs grands médias, dont le Wall Street Journal, CNN, France 24, Mediapart, El Pais, ou l'AFP en font aussi partie.

D'autres noms de personnalités figurant sur la liste -- qui comprend notamment un chef d'Etat et deux chefs de gouvernement européens -- seront divulgués dans les prochains jours.

- 37 appareils attaqués -

Les journalistes du "Projet Pegasus" ont rencontré une partie des détenteurs de ces numéros et ont récupéré 67 téléphones qui ont fait l'objet d'une expertise technique dans un laboratoire d'Amnesty International.

Elle a confirmé une infection ou une tentative d'infection par le logiciel espion de NSO Group pour 37 appareils, dont 10 situés en Inde, selon les compte-rendus publiés dimanche.

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  Inde: plus de 1000 personnes espionnées par le gouvernement Modi avec Pegasus En Inde, le gouvernement aurait largement utilisé le logiciel Pegasus pour espionner illégalement des dizaines de journalistes, militants et académiciens. Signe d’un contrôle de plus en plus autoritaire exercé par le gouvernement de Narendra Modi. De notre correspondant à New Delhi, Militants des droits de l’homme, journalistes, avocats, académiciens, hommes d’affaires, politiciens de l’opposition… les téléphones de plus de 1 000 personnes,De notre correspondant à New Delhi,

Les sociétés de surveillance électronique israéliennes travaillent pour l’Arabie saoudite et lui fournissent des programmes d’ espionnage sur les opposants dans le pays et à l’étranger, avec l’encouragement des autorités israéliennes . La semaine dernière, Microsoft a accusé Kandero d’avoir développé un programme informatique auxquels plusieurs gouvernements ont recours pour espionner plus de 100 journalistes, politiciens, dissidents et défenseurs des droits humains à travers le monde. Le New York Times a également noté que le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman

La société tente d’instaurer un dialogue avec le pouvoir et voit apparaître des films et des livres dont l’existence aurait été impossible sous Staline. La génération qui grandit croit fermement qu’il est possible de rectifier les activités de l’État et se permet une liberté toujours plus grande. Premièrement, il était désagréable de devoir s’expliquer avec les partis communistes occidentaux, il y avait des problèmes pour acheter des équipements hautement technologiques – il était indispensable de créer des sociétés écrans –, et il était pénible d’être victime de sanctions.

Deux des téléphones appartiennent à des femmes proches du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné en 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul par un commando d'agents venus d'Arabie saoudite, écrivent-ils.

Pour les 30 autres, les résultats ne sont pas probants, souvent car les propriétaires des numéros ont changé de téléphone.

"Il y a une forte corrélation temporelle entre le moment où les numéros sont apparus sur la liste et leur mise sous surveillance", précise le Washington Post.

Cette analyse s'ajoute à une étude, menée en 2020, par le Citizen Lab de l'université de Toronto, qui avait confirmé la présence du logiciel Pegasus dans les téléphones de dizaines d'employés de la chaîne Al-Jazeera du Qatar.

WhatsApp avait également reconnu en 2019 que certains de ses utilisateurs en Inde avaient été espionnés par ce logiciel.

- "Suppositions erronées" -

Le groupe NSO a, comme à chaque fois, "nié fermement les fausses accusations portées" dans l'enquête.

Elle "est bourrée de suppositions erronées et de théories non corroborées, les sources ont fourni des informations qui n'ont aucune base factuelle", a-t-il écrit sur son site, en précisant envisager de porter plainte en diffamation.

NSO est loin d'être la seule entreprise israélienne à être soupçonnée de fournir des logiciels espion à des gouvernements étrangers peu regardants sur les droits humains, avec le feu vert du ministère israélien de la Défense.

Le logiciel "DevilsTongue" de la société Saito Tech Ltd, plus connue sous le nom de Candiru, a été utilisé contre une centaine de responsables politiques, dissidents, journalistes et militants, ont affirmé jeudi des experts de Microsoft et de Citizen Lab.

Des entreprises d'origine israélienne comme NICE Systems et Verint ont fourni des technologies aux polices secrètes de l’Ouzbékistan et du Kazakhstan, ainsi qu'aux forces de sécurité de Colombie, avait estimé en 2016 l'ONG Privacy International.

chp/rle

« Projet Pegasus ». Les motivations opaques de NSO group qui commercialise le logiciel d’espionnage .
Le logiciel Pegasus, au cœur d’un scandale d’espionnage, a été développé et venu par une société israélienne : NSO group. Amnesty International dénonce l’opacité de l’entreprise et son aide à certains régimes autoritaire pour espionner des journalistes, avocats ou encore militants. Un consortium de médias rassemblé autour de la plateforme Forbidden Stories, dont font partie nos confrères du Monde et de Radio France, a dénoncé dans une longue enquête la surveillance de nombreuses personnalités (avocats, journalistes, politiques ou encore militants), via le logiciel espion Pegasus.

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