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Monde Affaire Pegasus: enquête ouverte à Paris, Macron et le roi du Maroc parmi les cibles

02:48  21 juillet  2021
02:48  21 juillet  2021 Source:   lepoint.fr

Projet Pegasus. Maroc, France, Hongrie... Des journalistes mis sous surveillance

  Projet Pegasus. Maroc, France, Hongrie... Des journalistes mis sous surveillance Plus de 180 journalistes ont été la cible du logiciel espion Pegasus, révèle une enquête publiée dimanche par un consortium de dix-sept médias internationaux nommé « Projet Pegasus ». Parmi eux, des Français dont le fondateur du site d'information Mediapart, Edwy Plenel. Des journalistes du monde entier ont été espionnés grâce au logiciel espion Pegasus mis au point par l'entreprise israélienne NSO Group, selon une enquête publiée dimanche 18 juillet par un consortium de dix-sept médias internationaux, dont font notamment partie Le Monde, la cellule investigation de Radio France, The Guardian et The Washington Post.

Le président français Emmanuel Macron et le roi du Maroc Mohammed VI figurent sur la liste des cibles potentielles du logiciel Pegasus, ont révélé mardi des médias membres du consortium qui a révélé ce scandale d'espionnage de journalistes, militants ou personnalités politiques

L'affaire, révélée dimanche, est désormais entre les mains de la justice française qui a ouvert une enquête mardi pour examiner la plainte de journalistes espionnés à l'aide du logiciel de la firme israélienne NSO. Les révélations accusent en l'occurence le Maroc, qui rejette toute accusation.

Mais mardi, le quotidien Le Monde, membre du consortium de médias, a révélé que des numéros d'Emmanuel Macron ainsi que ceux de l'ancien Premier ministre Edouard Philippe et de 14 membres du gouvernement, figuraient "dans la liste des numéros sélectionnés par un service de sécurité de l'Etat marocain, utilisateur du logiciel espion Pegasus, pour un potentiel piratage".

Inde: plus de 1000 personnes espionnées par le gouvernement Modi avec Pegasus

  Inde: plus de 1000 personnes espionnées par le gouvernement Modi avec Pegasus En Inde, le gouvernement aurait largement utilisé le logiciel Pegasus pour espionner illégalement des dizaines de journalistes, militants et académiciens. Signe d’un contrôle de plus en plus autoritaire exercé par le gouvernement de Narendra Modi. De notre correspondant à New Delhi, Militants des droits de l’homme, journalistes, avocats, académiciens, hommes d’affaires, politiciens de l’opposition… les téléphones de plus de 1 000 personnes,De notre correspondant à New Delhi,

"On a trouvé ces numéros de téléphone, mais on a pas pu faire d'enquête technique évidemment sur le téléphone d'Emmanuel Macron" pour vérifier s'il avait été infecté par ce logiciel et donc "cela ne nous dit pas si le président a été réellement espionné", a expliqué Laurent Richard, le directeur de l'organisation Forbidden Stories. Celle-ci, avec Amnesty International, s'est procuré une liste de 50.000 numéros de téléphone sélectionnés par les clients de NSO depuis 2016 et l'a partagée avec un consortium de 17 médias.

Faits "très graves"

"Si les faits sont avérés, ils sont évidemment très graves. Toute la lumière sera faite sur ces révélations de presse", a réagi la présidence française, interrogée par l'AFP.

Par ailleurs, selon cette fois la cellule investigation de Radio France, le roi du Maroc Mohammed VI et son entourage sont eux aussi "sur la liste des cibles potentielles".

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D'après le Washington Post, autre membre du consortium, la liste contient des numéros de deux autres présidents, l'Irakien Barham Saleh et le Sud-Africain Cyril Ramaphosa.

Le quotidien américain avance également les noms de trois Premiers ministres en exercice, ceux du Pakistan, Imran Khan, de l'Egypte, Mostafa Madbouli, et du Maroc, Saad-Eddine El Othmani, et d'un total de sept Premiers ministres au moment où ils ont été sélectionnés sur la liste, dont le Libanais Saad Hariri, l'Ougandais Ruhakana Rugunda, et le Belge Charles Michel.

Egalement ciblé, selon les révélations du consortium, par le logiciel Pegasus utilisé par le gouvernement mexicain alors qu'il était la tête de l'opposition au président Enrique Peña Nieto (2012-2018), l'actuel président du Mexique Andres Manuel Lopez Obrador a réagi mardi.

"L'espionnage doit servir à combattre le crime, protéger les citoyens, et non pas surveiller des opposants, des dirigeants politiques, des chefs de partis, des patrons de grandes entreprises, des églises", a-t-il déclaré.

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  Pegasus : Reporters sans frontières réclame à Israël un moratoire sur les ventes du logiciel "Des logiciels développés par les firmes israéliennes comme Pegasus de NSO mettent clairement en cause l'Etat d'Israël. Même si les autorités israéliennes ne jouaient qu'un rôle indirect, elles ne peuvent échapper à leur responsabilité", dénonce Reporters sans frontières (RSF). Reporters sans frontières est remonté contre Israël. Suite à un scandale mondial d'espionnage, RSF a exigé que Tel Aviv impose un moratoire sur l'exportation du logiciel espion Pegasus par le géant local de la cybersécurité NSO. Les organisations Forbidden Stories et Amnesty International ont obtenu une liste de 50.

Dimanche, le groupe de médias avaient révélé que deux journalistes de Mediapart dont le fondateur du site d'information français Edwy Plenel figuraient parmi les plus de 180 journalistes espionnés à travers le monde pour le compte de différents Etats, en l'occurrence par le Maroc. Le site d'informations a porté plainte lundi.

Egalement visés par cet espionnage attribué au Maroc, l'hebdomadaire Le Canard enchaîné a décidé de porter plainte aussi.

L'association Reporters sans frontières a enfin annoncé avoir déposé une plainte à Paris, avant d'autres à l'internationale. RSF défend en particulier les journalistes franco-marocains Omar Brouksy et Maâti Monjib, des opposants également victimes du logiciel.

Pour Mediapart, cet espionnage avait pour but d'essayer de "faire taire les journalistes indépendants au Maroc, en cherchant à savoir comment nous enquêtions dans ce domaine".

Ces informations sont des "allégations mensongères dénuées de tout fondement", s'est défendu le gouvernement marocain.

Selon l'enquête publiée dimanche par un consortium de 17 médias internationaux, le logiciel Pegasus, élaboré par l'entreprise israélienne NSO Group, aurait permis d'espionner les numéros d'au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d'entreprise de différents pays.

Pegasus, introduit dans un smartphone, permet d'en récupérer les messages, photos, contacts et même d'écouter les appels de son propriétaire.

Ces révélations ont suscité l'indignation dans le monde entier d'organisations de défense des droits humains, de médias et de dirigeants politiques.

NSO, régulièrement accusé de faire le jeu de régimes autoritaires, assure que son logiciel sert uniquement à obtenir des renseignements contre des réseaux criminels ou terroristes.

20/07/2021 21:45:30 -          Paris (AFP) -          © 2021 AFP

Pegasus: comment contre-attaquer juridiquement face au cyber-espionnage? .
L’enquête collaborative menée par un consortium international de journalistes a révélé en juillet 2021 le Projet Pegasus, un logiciel d’espionnage développé et commercialisé par l’entreprise israélienne NSO, dont certaines autorités étatiques, notamment marocaine et hongroise, auraient fait usage. Selon l’enquête, le logiciel aurait permis à des États de prendre le contrôle des téléphones d’un certain nombre de personnes, parmi lesquels des chefs d’États et des membres de gouvernements, mais aussi des journalistes, des avocats et diverses personnalités politiques ou de la société civile.

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