•   
  •   

Monde Pegasus : le Maroc attaque en diffamation, une enquête ouverte en Algérie

04:40  23 juillet  2021
04:40  23 juillet  2021 Source:   abonnement.leparisien.fr

Projet Pegasus. Maroc, France, Hongrie... Des journalistes mis sous surveillance

  Projet Pegasus. Maroc, France, Hongrie... Des journalistes mis sous surveillance Plus de 180 journalistes ont été la cible du logiciel espion Pegasus, révèle une enquête publiée dimanche par un consortium de dix-sept médias internationaux nommé « Projet Pegasus ». Parmi eux, des Français dont le fondateur du site d'information Mediapart, Edwy Plenel. Des journalistes du monde entier ont été espionnés grâce au logiciel espion Pegasus mis au point par l'entreprise israélienne NSO Group, selon une enquête publiée dimanche 18 juillet par un consortium de dix-sept médias internationaux, dont font notamment partie Le Monde, la cellule investigation de Radio France, The Guardian et The Washington Post.

Le Royaume du Maroc a décidé de porter plainte pour diffamation contre les organisations Forbidden Stories et Amnesty International, qui accusent un Le parquet général marocain lance une enquête judiciaire. Pegasus : une enquête parlementaire ouverte en Israël sur le logiciel espion controversé.

Rabat dément tout espionnage via Pegasus . Selon une enquête publiée le 18 juillet par un consortium de 17 médias internationaux, le logiciel espion Pegasus aurait permis d'espionner les numéros d'au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits de l'homme ou encore 65 chefs d'entreprise de différents pays. Le matin de ce 20 juillet, la justice française a ouvert une enquête afin d'examiner la plainte de journalistes dont les téléphones auraient été infiltrés pour le compte du Maroc , selon le consortium de médias. Rabat avait déjà démenti ces premières allégations.

Le Maroc est accusé par plusieurs médias d'avoir voulu espionner plusieurs chefs d'Etat, dont Emmanuel Macron, par l'intermédiaire du logiciel Pegasus du groupe NSO. AFP/JACK GUEZ © JACK GUEZ Le Maroc est accusé par plusieurs médias d'avoir voulu espionner plusieurs chefs d'Etat, dont Emmanuel Macron, par l'intermédiaire du logiciel Pegasus du groupe NSO. AFP/JACK GUEZ

Le Maroc, accusé d’avoir eu recours au logiciel d’espionnage Pegasus, a décidé d’attaquer en diffamation Amnesty et Forbidden Stories devant le tribunal correctionnel de Paris, a annoncé jeudi son avocat dans un communiqué. Le royaume du Maroc et son ambassadeur en France, Chakib Benmoussa, ont mandaté Me Olivier Baratelli pour délivrer, dès aujourd’hui, deux citations directes en diffamation » contre ces deux associations à l’origine des révélations depuis dimanche sur les clients de ce logiciel.

Espionnage de journalistes et d'opposants: l'affaire Pegasus suscite l'indignation

  Espionnage de journalistes et d'opposants: l'affaire Pegasus suscite l'indignation Des organisations de défense des droits humains, des médias, l'Union européenne et des gouvernements s'indignaient lundi des révélations sur l'espionnage à l'échelle mondiale de militants et de journalistes au moyen du logiciel Pegasus, conçu par l'entreprise israélienne NSO Group. Avant NSO, d'autres entreprises israéliennes ont été soupçonnées de fournir des logiciels espion à des gouvernements peu regardants sur les droits humains, avec le feu vert du ministère israélien de la Défense.

Cette attaque en justice intervient après la récente découverte du logiciel espion Pegasus par le collectif de journalistes Forbidden Stories et Amnesty international, relayée notamment en France par franceinfo ou Le Monde. Il s’agit en effet d’un système de renseignement ultra-intrusif développé par l’entreprise israélienne NSO, et utilisé par plusieurs dizaines d’Etats et d’organisations gouvernementales. Parmi eux, le Maroc serait pointé comme l’un des principaux clients de NSO, et aurait profité de Pegasus pour faire espionner des journalistes français, comme Edwy Plenel et Eric

Affaire Pegasus : enquête ouverte à Paris sur l'espionnage présumé de journalistes. «A l'issue de l’ enquête [ ] nous évaluerons si nous devons apporter des corrections», a ajouté cet ancien directeur adjoint du Mossad (les services de renseignements extérieurs israéliens). Le logiciel Pegasus , conçu par la société israélienne de cyber-sécurité NSO, est au cœur d'un scandale mondial d'espionnage qui a poussé l'ONG Reporters sans frontières à réclamer un moratoire sur ses ventes, et la chancelière allemande Angela Merkel, notamment, à demander plus de restrictions sur la commercialisation de

« L’État marocain entend immédiatement saisir la justice française car il souhaite que toute la lumière soit faite sur les allégations mensongères de ces deux organisations qui avancent des éléments sans la moindre preuve concrète et démontrée », poursuit Me Olivier Baratelli dans son communiqué. « L’État marocain considère faire face à une nouvelle affaire de liste et que le passé a largement démontré qu’il était aisé de tirer des conclusions mensongères de telles pratiques », ajoute l’avocat, déplorant un « procès d’intention médiatique, infondé et visiblement créé de toutes pièces pour déstabiliser la relation diplomatique profonde entre le Maroc et la France ». Le Maroc est notamment accusé d’avoir placé un numéro d’Emmanuel Macron sur une liste « pour un potentiel piratage » avec le logiciel Pegasus.

Affaire Pegasus : une enquête ouverte à Paris sur l’espionnage de journalistes

  Affaire Pegasus : une enquête ouverte à Paris sur l’espionnage de journalistes Le Parquet de Paris a ouvert une enquête, ce mardi 20 juillet, concernant le logiciel Pegasus à la suite de plaintes par plusieurs médias comme Le Canard Enchaîné et Médiapart, dont plusieurs journalistes ont été espionnés. Le parquet de Paris a ouvert mardi 20 juillet une enquête sur l’espionnage de journalistes français dont l’infiltration de téléphones par le logiciel Pegasus pour le compte de l’État marocain, qui le conteste, a été révélée dimanche par un consortium de médias, a-t-il annoncé dans un communiqué.

Le président français Emmanuel Macron réunira ce 22 juillet un «conseil de défense exceptionnel dédié à l'affaire Pegasus et à la question de la cybersécurité», a annoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Le Maroc , accusé d'avoir eu recours au logiciel d'espionnage Pegasus , a décidé d' attaquer en diffamation Amnesty et Forbidden Stories devant le tribunal correctionnel de Paris, a annoncé jeudi son avocat dans un communiqué relayé par l'AFP. "Le royaume du Maroc et son ambassadeur en France, Chakib Benmoussa, ont mandaté Me Olivier Baratelli pour délivrer, dès aujourd'hui, deux citations directes en diffamation " contre ces deux associations à l'origine des révélations sur les clients de ce logiciel conçu par la société israélienne NSO, poursuit le communiqué.

Le royaume chérifien « entend ne pas laisser impunis les multiples mensonges et les fake news propagés ces derniers jours ». Dès lundi, le gouvernement marocain s’était défendu en démentant avoir acquis des « logiciels pour infiltrer des appareils de communication ». Rabat a ensuite menacé mercredi d’« opter pour une démarche judiciaire, au Maroc et à l’international, contre toute partie reprenant à son compte ces allégations fallacieuses ». Parallèlement, le parquet général marocain a annoncé mercredi « l’ouverture d’une enquête judiciaire sur ces fausses allégations et accusations ».


Vidéo: Projet Pegasus : Israël ouvre une enquête (France 24)

L’Algérie ouvre une enquête

Dans le même temps, le procureur du tribunal de Sidi M’hamed à Alger a ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire après les révélations de presse selon lesquelles l’Algérie fait partie des victimes du logiciel espion israélien Pegasus. Cette affaire survient au moment où les relations entre l’Algérie et le Maroc sont au plus bas en raison du contentieux du Sahara occidental.

Pegasus : Reporters sans frontières réclame à Israël un moratoire sur les ventes du logiciel

  Pegasus : Reporters sans frontières réclame à Israël un moratoire sur les ventes du logiciel "Des logiciels développés par les firmes israéliennes comme Pegasus de NSO mettent clairement en cause l'Etat d'Israël. Même si les autorités israéliennes ne jouaient qu'un rôle indirect, elles ne peuvent échapper à leur responsabilité", dénonce Reporters sans frontières (RSF). Reporters sans frontières est remonté contre Israël. Suite à un scandale mondial d'espionnage, RSF a exigé que Tel Aviv impose un moratoire sur l'exportation du logiciel espion Pegasus par le géant local de la cybersécurité NSO. Les organisations Forbidden Stories et Amnesty International ont obtenu une liste de 50.

L' enquête vise également d'autres infractions d'atteintes à un système informatique, telles que l'introduction, l'extraction et la transmission frauduleuses de données, qui peuvent être potentiellement reprochées aux utilisateurs de Pegasus . Elle concerne aussi la «mise à disposition et détention d'un équipement» permettant des atteintes à un système de données et «l'offre et la vente sans autorisation d'un dispositif de captation de données», qui visent cette fois potentiellement France. Projet Pegasus : le Maroc attaque en diffamation les deux organisations qui l'accusent d'espionnage. 22 juil. 2021.

Projet Pegasus : le Maroc attaque en diffamation les deux organisations qui l'accusent d'espionnage. 22 juil. Pegasus : une enquête parlementaire ouverte en Israël sur le logiciel espion controversé.

Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, l’Algérie a dit ce jeudi soir, dans un communiqué, exprimer « sa profonde inquiétude », après les révélations sur le logiciel Pegasus. « L‘Algérie se réserve le droit de mettre en œuvre sa stratégie de réponse et reste prête à participer à tout effort international visant à établir des faits collectivement », continue le communiqué. « Toute impunité constituera un précédent qui aura des conséquences graves sur le déroulement des relations amicales et de la coopération entre les États », précise le communiqué, visant nommément le Maroc.

Introduit dans un smartphone, le logiciel Pegasus – conçu par la société israélienne NSO – permet d’en récupérer les messages, photos, contacts, et d’activer à distances les micros. Les organisations Forbidden Stories et Amnesty International ont obtenu une liste de 50 000 numéros de téléphone, sélectionnés par les clients de NSO depuis 2016 pour être potentiellement surveillés, et l’ont partagée avec un consortium de 17 médias qui ont révélé son existence dimanche. La liste des cibles potentielles comprend les numéros d’au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d’entreprise, d’après l’analyse du consortium – qui en a localisé beaucoup au Maroc, en Arabie saoudite ou encore au Mexique.

Pegasus: comment contre-attaquer juridiquement face au cyber-espionnage? .
L’enquête collaborative menée par un consortium international de journalistes a révélé en juillet 2021 le Projet Pegasus, un logiciel d’espionnage développé et commercialisé par l’entreprise israélienne NSO, dont certaines autorités étatiques, notamment marocaine et hongroise, auraient fait usage. Selon l’enquête, le logiciel aurait permis à des États de prendre le contrôle des téléphones d’un certain nombre de personnes, parmi lesquels des chefs d’États et des membres de gouvernements, mais aussi des journalistes, des avocats et diverses personnalités politiques ou de la société civile.

usr: 1
C'est intéressant!