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Monde Washington comprend enfin à quel point les choses pourraient mal tourner en Afghanistan

12:40  26 juillet  2021
12:40  26 juillet  2021 Source:   slate.fr

Un vol spécial ramenant des Français et des Afghans a décollé d'Afghanistan

  Un vol spécial ramenant des Français et des Afghans a décollé d'Afghanistan Un vol spécial affrété par le gouvernement français pour ramener ses ressortissants qu'il a appelés à quitter l'Afghanistan, a décollé de Kaboul samedi matin, à destination de Paris, selon des journalistes de l'AFP.Une centaine de passagers ont embarqué sur ce vol, pour moitié des ressortissants français, pour l'autre des Afghans ayant travaillé pour la France en Afghanistan - à l'ambassade ou dans des organismes français - et leurs familles, selon une source diplomatique.

Alors que le retrait militaire américain sera effectif d’ici septembre, Washington a mis en garde les talibans* contre la prise de pouvoir en Afghanistan . Et ce, sur fond de frappes aériennes américaines dans la province de Kandahar.

Quant aux centaines de millions de dollars versés par Washington pour rebâtir le pays, ils ont surtout aggravé la corruption. « Vous ne pouvez pas mettre ces montants d'argent dans un État très fragile et ne pas alimenter la corruption », résume Ryan Crocker, un ancien ambassadeur à Kaboul. Et encore, il n’est question ici que de la partie visible du CHAOS ORGANISÉ en Afghanistan . L’opium qui recouvre les territoires afghans sur lequel des centaines de milliers de civils Afghans sont morts, et des milliers de GI’s sert aujourd’hui à abrutir la jeunesse US et Européenne. À qui profite le crime ?

Le président afghan Ashraf Ghani et son homologue américain Joe Biden à la Maison-Blanche, le 25 juin 2021. | Nicholas Kamm / AFP © Le président afghan Ashraf Ghani et son homologue américain Joe Biden à la Maison-Blanche, le 25 jui... Le président afghan Ashraf Ghani et son homologue américain Joe Biden à la Maison-Blanche, le 25 juin 2021. | Nicholas Kamm / AFP

Cela fait un certain temps déjà que la politique américaine en Afghanistan ressemble à une série sans fin de propositions où, au final, tout le monde est perdant. L'annonce récente du projet de faire sortir du pays dans les mois qui viennent les dizaines de milliers de ressortissants afghans qui ont travaillé pour les Américains n'échappe pas à la règle.

D'un côté, c'est une opération qui était attendue depuis longtemps. Même dans le meilleur des cas, le départ des États-Unis exposera de toute façon les Afghans qui ont travaillé pour l'armée américaine (en tant qu'interprètes ou autres) aux représailles des talibans. D'un autre côté, il est difficile d'imaginer une mesure qui manifesterait encore moins de confiance en la capacité du gouvernement afghan et de son président, Ashraf Ghani –qui était à Washington pour rencontrer le président Joe Biden à la Maison-Blanche en juin– à contenir les talibans. Les États-Unis ont l'obligation morale et stratégique de se préparer au pire scénario possible, ce qui le rend ainsi beaucoup plus probable.

Afghanistan : des discussions à Doha entre Taliban et gouvernement malgré les combats

  Afghanistan : des discussions à Doha entre Taliban et gouvernement malgré les combats Des pourparlers de paix doivent se tenir samedi au Qatar entre des représentants du gouvernement afghan et des Taliban, alors que sur le terrain en Afghanistan, les combats se poursuivent entre les deux parties. Des représentants du gouvernement afghan et des Taliban doivent se rencontrer au Qatar, samedi 17 juillet, pour des pourparlers au moment où de violents combats les opposent sur le terrain et où les forces étrangères se retirent d'Afghanistan.

Il s'agit de «répondre à des besoins urgents et imprévus» de réfugiés et migrants afghans , y compris les interprètes et autres assistants de l'armée américaine. La Maison Blanche a annoncé vendredi 23 juillet avoir débloqué quelque 100 millions de dollars pour faire face aux urgences migratoires liées à la situation en Afghanistan , selon un communiqué. Ces fonds pourront être utilisés de façon unilatérale ou multilatérale, a précisé l'administration américaine.

En Afghanistan , les Américains se sont peu à peu aperçus que ce bout du monde devenait, par la montée irrépressible des pays voisins, une sorte de bastion dominant une région d'une très grande importance stratégique : la poudrière centre-asiatique… Qu'on en juge par la carte ci-dessous En abordant maintenant l'influence du Complexe militaro-industriel sur les décisions de la Maison blanche on découvre des raisons beaucoup plus solides au maintien des Américains sur le terrain afghan . En effet, la guerre en Afghanistan permet en effet à l'industrie d'armement, quasi fondamentale aux

De possibles représailles

Le projet, rapporté par plusieurs médias, consiste à déplacer entre 20.000 et 100.000 Afghans (des employés des États-Unis ainsi que leurs familles) en dehors du pays cet été, avant la date limite du 11 septembre fixée par Joe Biden pour le retrait complet des troupes américaines. Ils seront sans doute conduits vers un endroit tiers sûr avant de rejoindre finalement le continent américain. L'île de Guam, qui appartient aux États-Unis, est l'une des possibilités envisagées.

«Les personnes qui nous ont aidés ne seront pas abandonnées», a déclaré le président américain à des journalistes, en affirmant que le processus avait déjà commencé. La Maison-Blanche répond ainsi à une pression politique croissante du Congrès et des groupes de défense des droits humains sur cette question –des retards et de la paperasserie enlisent le programme de visas destinés aux Afghans qui ont travaillé pour les forces américaines, et qui risquent de subir les représailles des talibans.

Afghanistan retire des diplomates du Pakistan après l'enlèvement présumé de la fille de l'ambassadeur

 Afghanistan retire des diplomates du Pakistan après l'enlèvement présumé de la fille de l'ambassadeur Afghanistan retire ses diplomates du Pakistan suite à l'enlèvement présumé de la fille de l'ambassadeur dans la capitale Islamabad, selon le ministère afghan des Affaires étrangères. © MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES turkmènes ambassadeur de l'Afghanistan au Pakistan, Najib Alikhil, lors de son précédent rôle d'ambassadeur au Turkménistan.

Les Afghans sont prêts pour la paix. Ils l’étaient sous chacun de leurs gouvernements successifs, mais elle leur a chaque fois glissé des mains. Aucun indice ne laisse croire que les choses se passeront différemment cette fois-ci. Dix-sept ans après les efforts concertés qu’a déployés la communauté internationale pour évincer les talibans, ces derniers contrôlent aujourd’hui la moitié du pays. La corruption est endémique au point où les factures des services publics se monnayent en pots-de-vin. Les Forces de sécurité nationales afghanes se composent d’un effectif quasi néophyte disposant d’un

Quelque 22.000 familles, soit environ 150.000 personnes, ont quitté leur domicile à Kandahar, la plus grande ville du sud de l' Afghanistan , en raison des combats menés par les talibans* contre le pouvoir en place.

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Kemi Giwa, porte-parole du député Seth Moulton, qui a fait activement campagne pour que l'administration donne la priorité aux évacuations, m'a dit par email qu'il était trop tôt pour se prononcer, puisque les détails du plan n'ont pas encore été dévoilés. Néanmoins, elle a désigné les «trois choses qu'il faudrait pour concrétiser cet engagement: (1) un plan opérationnel détaillé, (2) quelqu'un de responsable pour porter le projet et (3) la garantie que la mission se poursuivra jusqu'à son terme».

Le «moment Saïgon»

Plus de 18.000 personnes, avec leurs familles, sont actuellement en train de passer par la procédure d'acceptation, qui prend 600 jours au minimum, alors que le départ des États-Unis doit se faire dans moins de 80 jours.

«Je reste optimiste quant à la possibilité que ce nouvel effort puisse sauver des vies, mais la manière désordonnée dont il est déployé met les gens en danger, affirme Noah Coburn, anthropologue au Bennington College qui étudie l'Afghanistan et a récemment rédigé un rapport sur le programme SIV. Cela a vraiment entraîné une situation chaotique parce que, d'un seul coup, il y a toutes ces questions pour savoir si les normes ou les chiffres ont changé.»

Maison lui attribue 8000 plus de visas pour les Alliés afghans, 20.000 demandeurs So Far

 Maison lui attribue 8000 plus de visas pour les Alliés afghans, 20.000 demandeurs So Far La Chambre a voté jeudi à allouer 8000 plus de visas pour alliés afghans qui ont aidé les Etats-Unis pendant la guerre en Afghanistan, avec le président Joe Biden administration de dire qu'il sont 20.000 demandeurs de visa jusqu'à présent, a rapporté Associated Press. © Scott Olson / Getty Images La maison alloué plus de 8000 visas pour les alliés afghans qui ont aidé aux États-Unis pendant la guerre en Afghanistan.

Message reçu cinq sur cinq à Washington . Ce 22 juillet, en préambule de la visite du chef d’État irakien à Washington ce 26 juillet, des officiels américains et irakiens ont annoncé que la mission de combat américaine en Irak prendrait fin au mois de décembre 2021. Alors que la menace de Daech* perdure et que les milices chiites continuent de jouer leur partition dans le pays, cette fin de mission ne devrait pourtant pas changer grand- chose du point de vue sécuritaire, explique à Sputnik Adel Bakawan, directeur du Centre français de recherche sur l’Irak (CFRI).

La réponse est simple : Washington insiste sur un règlement afghan qui garantisse la préservation à perpétuité de ses bases militaires en Afghanistan . L’inquiétude des Américains tient au fait certain que les États de la région parties prenantes de la paix et de la stabilité en Afghanistan peuvent tout à fait établir un processus de paix avec les Talibans qui ne tiendrait pas compte de l’occupation militaire américaine Comment et à quel point les politiciens et les milieux d'affaires ont appris à manipuler la société de consommation de masse. Un film mondialement salué pour la qualité de sa recherche.


Vidéo: «C'est plus qu'un jeu dans ce pays»: les supporters anglais «dévastés» quittent Wembley après leur défaite en finale de l'Euro-2020 (Le Figaro)

Coburn remarque que l'annonce peut aussi être interprétée comme un signal montrant que les dirigeants américains «ne font absolument pas confiance au gouvernement afghan» pour assurer la protection de ses ressortissants et «n'ont pas envie de mettre en place des pressions diplomatiques et financières pour soutenir le pouvoir en place».

Les talibans contrôlent aujourd'hui 144 des 398 districts du pays.

Si les Afghans étaient temporairement relocalisés à Guam, cela aurait une certaine résonance historique, puisque c'est à cet endroit que la plupart des 125.000 réfugiés vietnamiens qui se sont rendus aux États-Unis après la chute de Saïgon sont passés en 1975. C'est d'ailleurs glaçant de voir à quel point les Républicains qui critiquent Biden semblent se réjouir à la perspective de le voir confronté à un «moment Saïgon», mais nous ne pouvons pas être trop optimistes quant aux chances du gouvernement afghan face aux talibans pour l'instant.

Les responsables chinois et les talibans se rencontrent, en signe de réchauffement des liens de réchauffement

 Les responsables chinois et les talibans se rencontrent, en signe de réchauffement des liens de réchauffement , la ministre des Affaires étrangères de la Chine a rencontré une délégation des Taliban, signalant des liens de réchauffement, les forces étrangères dirigées par les États-Unis poursuivant leur retrait de l'Afghanistan.

Le gouvernement tient peut-être toujours les grandes villes, mais les talibans contrôlent aujourd'hui 144 des 398 districts du pays, d'après le Long War Journal, alors qu'ils n'en avaient que 75 en avril, soit juste avant que Biden n'annonce le retrait de ses troupes. Les forces gouvernementales sont en train d'abandonner rapidement leurs positions. Récemment, 134 soldats afghans ont fui une attaque des talibans en traversant la frontière vers le Tadjikistan, où ils ont trouvé refuge.

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L'avancée des talibans

De nombreuses communautés afghanes seraient actuellement en train de former des milices locales pour parer l'effondrement des forces de sécurité nationales. D'après un rapport de NBC, le commandement taliban a lui-même été surpris par la vitesse de ses conquêtes et il serait en train de ralentir délibérément ses avancées dans certains endroits afin d'éviter de provoquer inutilement les Américains avant leur départ.

Le Wall Street Journal a aussi rapporté qu'une récente évaluation des services de renseignements américains avait conclu que le gouvernement afghan pourrait s'effondrer dans un délai de six mois après le départ des Américains, alors que l'estimation précédente était de deux ans. Rien de tout cela n'est susceptible de ralentir le rythme du retrait, qui est déjà en avance sur le calendrier et presque à moitié terminé. La question qui fait débat aujourd'hui est de savoir dans quelle mesure les États-Unis vont maintenir leur présence en Afghanistan par la suite.

Afghanistan : les Taliban ont multiplié les attaques depuis l’accord avec les États-Unis

  Afghanistan : les Taliban ont multiplié les attaques depuis l’accord avec les États-Unis Les attaques talibanes ont fortement augmenté en Afghanistan depuis la signature de l’accord de paix entre les insurgés et Washington, en février 2020, qui a conduit au départ des forces américaines, selon un rapport officiel américain publié jeudi. La situation sécuritaire s’est fortement dégradée en Afghanistan depuis l’accord signé en février 2020 entre les Taliban et les États-Unis, selon un rapport officiel américain publié jeudi 29 juillet.

Les États-Unis ont clairement indiqué qu'ils pourraient encore lancer des frappes aériennes à longue distance contre les cibles terroristes.

L'Associated Press a rapporté vendredi qu'environ 650 soldats américains resteront sur place, mais principalement pour assurer la sécurité diplomatique. Si les États-Unis ont clairement indiqué qu'ils pourraient encore lancer des frappes aériennes à longue distance contre les cibles terroristes qu'ils considèrent être une menace pour le pays, on ne sait pas vraiment dans quelles circonstances les États-Unis pourraient utiliser la force aérienne pour mettre un terme à l'avancée des talibans.

La récente proposition de budget de l'administration Biden comprend une enveloppe de 3,3 milliards de dollars pour financer les forces de sécurité afghanes (soit une augmentation de 300 millions de dollars par rapport à l'année fiscale précédente), ainsi que 266 millions de dollars d'aide humanitaire.

Un grand retour en arrière

Il y a quelques mois, le meilleur espoir pour le pays semblait être les pourparlers en cours visant à conclure un accord de partage du pouvoir entre les talibans et le gouvernement. Compte tenu de leur progression rapide ces dernières semaines, les talibans vont sans doute être peu enclins à faire des compromis. Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a déclaré dernièrement que les États-Unis «examinent désormais très attentivement les motivations des talibans pour savoir s'ils envisagent sérieusement une résolution pacifique du conflit».

S'il est difficile d'imaginer ce qui pourrait ralentir l'élan des talibans à ce stade, ce que le groupe fera s'il arrive au pouvoir est encore moins certain. Au vu de leurs antécédents lorsqu'ils dirigeaient le pays, avant 2001, les raisons ne manquent pas de craindre des représailles contre les personnes qui ont travaillé avec les forces internationales ou le gouvernement afghan, ainsi que des massacres contre les groupes minoritaires tels que les Hazaras, et un grand retour en arrière en matière de droits des femmes.

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Cependant, certains experts suggèrent que les dirigeants talibans ne veulent pas retrouver le statut de parias qu'ils avaient à l'époque; ils pourraient donc tenter de trouver un compromis avec leurs adversaires. Le meilleur espoir d'éviter une catastrophe humanitaire absolue dans les semaines à venir repose principalement sur la prudence et la bonne volonté des talibans –ce qui donne une assez bonne idée de la situation actuelle.

Composé des Nations Unies à Herat, Afghanistan attaqué par des «éléments anti-gouvernementaux» .
Le principal composé de l'ONU à Herat, l'Afghanistan a été attaqué par des «éléments anti-gouvernementaux» vendredi et au moins un garde de sécurité a été tué, selon la mission d'assistance des Nations Unies. en Afghanistan. Les grenades et les coups de feu propulsés de fusée ont été utilisés pour cibler les entrées du composé provincial, qui était clairement marquée comme une installation des Nations Unies, selon la MANUA.

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