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Monde Royaume-Uni : Theresa May s'en sort encore de justesse

15:08  13 juin  2018
15:08  13 juin  2018 Source:   liberation.fr

Theresa May arrive au G7 accompagnée de son Brexit encombrant

  Theresa May arrive au G7 accompagnée de son Brexit encombrant La Première ministre britannique cherchera à ménager ses interlocuteurs du G7 et notamment les Etats-Unis, le Canada et le Japon, avec l'espoir d'accords commerciaux post-Brexit. Depuis bientôt deux ans, Theresa May ne se déplace plus jamais seule. Matin midi et soir, au cœur du 10 Downing Street ou dans ses déplacements à travers le Royaume-Uni, le Brexit la suit comme une ombre, un poids jamais levé, qui dicte pratiquement tous ses actes de Première ministre. Y compris dans ses relations internationales. Theresa May se déplace avec deux casquettes : celle de la cheffe du gouvernement d’un des pays les plus puissants au monde, membre encore essentiel de l’Union européenne, et celle de la personne en c

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix. En obtenant de justesse ce vote de confiance à la Chambre des Communes, Theresa May sauve donc son gouvernement. Un résultat sans surprise depuis la conclusion en début de semaine d’un accord avec les ultra-conservateurs nord-irlandais du

La Première ministre britannique a offert in extremis des concessions aux députés conservateurs rebelles, opposés au Brexit, pour s'éviter une humiliation aux Communes.

La Première ministre britannique quitte le 10, Downing Street, mercredi à Londres. © BEN STANSALL La Première ministre britannique quitte le 10, Downing Street, mercredi à Londres.

Theresa May a gagné… à moins qu’elle n’ait perdu. Les scènes qui ont accompagné mardi la séance de débats et votes à la Chambre des Communes sur la loi de retrait de l’Union européenne ont laissé les plus avertis des experts de la politique britannique quelque peu pantois. La confusion qui règne depuis des mois à Westminster ne s’est en rien dissipée et la suite des événements reste toujours aussi obscure.

LEAD 1-Londres propose un arrangement douanier temporaire jusqu'en 2021

  LEAD 1-Londres propose un arrangement douanier temporaire jusqu'en 2021 Theresa May a proposé jeudi que son plan de "backstop" visant à éviter le rétablissement d'une frontière "dure" entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande soit limité dans le temps et espère qu'un accord définitif se mettra en place d'ici la fin décembre 2021, un an après la fin de la "période de transition".Après 24 heures de tractations pour persuader son ministre du Brexit David Davis de ne pas démissionner, May a proposé que l'ensemble du Royaume-Uni reste au sein de l'union douanière avec l'UE après la période de transition post-Brexit, censée s'achever en décembre 2020, si le traité fixant les conditions du retrait britannique tardait à entrer en applicat

"Le Royaume - uni et Israël sont des alliés proches et il est juste que nous travaillions étroitement ensemble. Mais cela doit être fait de manière formelle, à travers les canaux officiels", lui a répondu Theresa May , encore davantage fragilisée par ce nouvel épisode. Il s 'agit en effet du deuxième

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Rebelles

Mardi et mercredi, les députés examinent en deuxième lecture la loi qui entérinera le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne. Ils votent à tour de bras, et à marche forcée, sur quinze amendements déposés par les Lords, la chambre haute du Parlement. La chambre non élue des Lords est, en majorité, opposée au Brexit et cherchait, avec ces amendements, à garantir le Brexit le moins radical possible.

Le gouvernement conservateur de Theresa May, qui ne dispose pas d’une majorité absolue au Parlement, souhaitait bien entendu rejeter tous ces amendements. Et, pour le moment, il a réussi. Il a notamment convaincu à la dernière minute une quinzaine de députés conservateurs rebelles, à savoir opposés au Brexit, de voter contre un amendement particulier, baptisé «vote significatif». Cet amendement prévoyait que si le gouvernement, au terme des négociations avec la Commission européenne à l’automne, n’arrivait pas à conclure un accord satisfaisant, ou pas d’accord du tout, le Parlement aurait la main pour décider de la suite de la marche à suivre. Il aurait ainsi permis d’écarter l’hypothèse d’une sortie de l’UE brutale et sans accord et même éventuellement d’envisager une annulation du Brexit grâce à un nouveau référendum.

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  Les députés britanniques rétablissent la date du Brexit La Chambre des communes a voté mardi contre un amendement au projet de loi sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne qui ne prévoyait plus de fixer de date pour le Brexit. Dans le texte initial voté en janvier par les députés, la sortie du Royaume-Uni avait été fixée au 29 mars 2019 à 23h00 GMT. Cette date avait été retirée par la Chambre des Lords, la chambre haute du Parlement, majoritairement pro-européenne. Elle a été rétablie mardi par une majorité de 326 députés contre 301.

Royaume - Uni : Theresa May a perdu son pari électoral à haut risque. En direct - Jeremy Corbyn appelle Theresa May à démissionner. Theresa May a été rendue responsable des attentats récents comme si, comme en France, il ne fallait pas plutôt incriminer la politique laxiste envers l'immigration

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Etau

Si elle avait d’abord refusé, avant les débats, un compromis présenté par le député conservateur Dominic Grieve, ancien procureur général, la Première ministre a brusquement changé d’avis, quelques minutes avant le vote crucial. En plein débat, dans un ballet surréaliste, les députés rebelles ont ainsi quitté l’un après l’autre la Chambre des Communes, pliés en deux pour être plus discrets, pour aller rencontrer Theresa May. Cette dernière leur a promis de modifier la loi pour y introduire une possibilité pour le Parlement d’avoir un droit de regard sur l’accord final. Sans plus de précisions. Les rebelles ont choisi, cette fois-ci, de la croire, tout en la prévenant que tout manquement à sa parole pourrait lui coûter cher.

Le résultat de ce cirque un peu obscur ne change rien, fondamentalement. Si ce n’est qu’il révèle que, plus que jamais, Theresa May est prise dans un étau entre deux groupes au sein de son parti. D’un côté, les ultra-Brexiters la poussent à exclure tout compromis avec l’UE et à sortir au plus vite. De l’autre, les opposants au Brexit veulent, sinon l’empêcher, au moins arriver à un accord qui permette le maintien d’un maximum de liens avec l’UE. Ces deux groupes sont désormais chacun d’une taille suffisante pour la faire tomber, s’ils décident qu’il est temps de se débarrasser d’elle. Au milieu, elle ne peut que survivre, ce qu’elle a jusqu’à présent réussi à chaque fois, in extremis. Mais à chaque crise, l’étau se resserre un peu plus.

Le Brexit, un long jour sans fin .
Menaces de démissions, et puis non, menaces de virer Theresa May, et puis non… Depuis deux ans, le Royaume-Uni vit et revit les mêmes péripéties. C’est comme le film Un jour sans fin. Tous les jours, un présentateur de la télévision y revit exactement la même journée, encore et encore. Depuis deux ans (samedi), le Royaume-Uni presque brexité vit et revit les mêmes péripéties, au rythme des mêmes ritournelles redondantes, comme «Brexit veut dire Brexit» ou «Nous allons faire du Brexit un succès». Il vit au rythme des multiples menaces de démission de David Davis, le ministre en charge des négociations sur la sortie de l’Union européenne, évitées chaque fois de justesse après une ultime concession de la Première min

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