•   
  •   

Monde Éthiopie : “Le risque de déstabilisation régionale est bien réel”

20:25  15 septembre  2021
20:25  15 septembre  2021 Source:   france24.com

Nouvelles sanctions américaines cible Érythrée sur la guerre Tigray de l'Éthiopie

 Nouvelles sanctions américaines cible Érythrée sur la guerre Tigray de l'Éthiopie Nairobi, Kenya (AP) - Les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions sur le conflit mortel mortel de l'Éthiopie , alors que des centaines de milliers de personnes font face à des conditions de la famine dans le cadre d'un blocus du gouvernement que les États-Unis ont appelé un "siège" et se disputent dans d'autres régions du pays.

Des soldats des forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF) lors d'une session d'entraînement dans le champ de Dabat, à 70 kilomètres au nord-est de la ville de Gondar, en Éthiopie, le 15 septembre 2021. © AFP - Amanuel Sileshi Des soldats des forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF) lors d'une session d'entraînement dans le champ de Dabat, à 70 kilomètres au nord-est de la ville de Gondar, en Éthiopie, le 15 septembre 2021.

Près d’un an après le début de l’opération militaire en Éthiopie contre le gouvernement rebelle du Tigré, dans le nord du pays, le conflit s’est élargi aux régions voisines et suscite l’inquiétude d’une contagion à toute la Corne de l’Afrique.

Une opération de "maintien de l'ordre" qui menace désormais toute la région. La Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, s'est inquiétée, lundi 13 septembre, du risque que le conflit en Éthiopie, opposant l'armée centrale aux forces de la région rebelle du Tigré, ne s'étende à toute la Corne de l'Afrique.

: 150 affamé à mort dans Tigray d'Ethiopie en août

: 150 affamé à mort dans Tigray d'Ethiopie en août Rapport Nairobi, Kenya (AP) - Au moins 150 personnes affamées à mort le mois dernier en Ethiopie, la région Tigray prématurée de l'Éthiopie au milieu d'un blocage alimentaire proche de l'aide alimentaire par fédéral et allié Autorités, les forces de Tigray disent que, près d'un demi-million de personnes, font face à des conditions de famine.

Lancée le 4 novembre 2020, l’offensive de l’armée éthiopienne contre la province du nord du pays, censée restaurer l'ordre dans ce territoire dissident, a tourné à la guerre et s’est durablement enlisée. Alors que les forces du pouvoir central étaient parvenues à prendre la capitale de la région Mekele en à peine quelques semaines, les troupes tigréennes ont lancé une opération éclair au mois de juin et repris le contrôle de leur fief.

Les combats se sont depuis élargis aux régions voisines, Amhara au sud-ouest et Afar à l’est, alors que la région rebelle demeure largement coupée du monde, sans télécommunications ni accès terrestre, à l'exception d'une route, à l'est, soumise aux contrôles draconiens de l'armée.

>> Voir aussi : Éthiopie, la souffrance des civils du Tigré

Tigray rebelles massacre 125 villageois en Amhapa d'Ethiopie: Les médecins

 Tigray rebelles massacre 125 villageois en Amhapa d'Ethiopie: Les médecins se rebelles de Tigray Hit-Hit d'Éthiopie ont tué au moins 125 habitants d'un village de la région voisine d'Amhara plus tôt ce mois-ci avant d'être chassés par des forces favorables au gouvernement, ont annoncé mercredi. © Yasuyoshi chiba Les rebelles Tigrayan ont saisi la capitale régionale Mekele à la fin du mois de juin lors d'un redressement magnifique dans le conflit "Il y avait 125 morts dans le village de Chenna ...

“L’offensive des forces de défense du Tigré (TDF) avait pour but de lever le blocus total imposé par le gouvernement central sur la région” analyse René Lefort, chercheur expert de la Corne de l’Afrique. “Ils avaient deux objectifs principaux : couper le corridor vers Djibouti à l’est, qui représente 95 % du commerce extérieur éthiopien, et chercher un accès vers le Soudan, à l’ouest, à travers les zones contrôlées par les Amharas. Malgré une percée rapide qui a totalement bousculée les forces fédérales, il semblerait que celles-ci aient aujourd’hui réussi à stabiliser la situation et que l’offensive des Tigréens ait échoué”.

Si les Tigréens ne sont jusqu’ici pas parvenus à vaincre le blocus, les affrontements continuent avec l’armée centrale et les troupes des régions voisines autour du Tigré, notamment en Amhara, alliée au gouvernement central.

Ethiopie: au moins 125 civils tués par des rebelles tigréens début septembre

  Ethiopie: au moins 125 civils tués par des rebelles tigréens début septembre Des rebelles tigréens ont tué au moins 125 civils début septembre dans un village de l'Amhara, région du nord de l'Ethiopie gagnée ces derniers mois par le conflit qui fait rage au Tigré voisin, ont affirmé mercredi à l'AFP des médecins locaux. "Il y a eu 125 morts dans le village de Chenna () J'ai vu le charnier moi-même", a déclaré à l'AFP Mulugeta Melesa, chef de l'hôpital de la ville voisine de Dabat, située à 25 kilomètres de Chenna. Les"Il y a eu 125 morts dans le village de Chenna (...) J'ai vu le charnier moi-même", a déclaré à l'AFP Mulugeta Melesa, chef de l'hôpital de la ville voisine de Dabat, située à 25 kilomètres de Chenna.

“La région reste extrêmement militarisée et nous avons entendu au loin à plusieurs reprises des tirs d’artillerie lourde notamment en direction de la ville de Dessie, au sud-est du Tigré”, explique la correspondante de France 24 en Éthiopie Maria Gerth Niculescu, de retour de mission dans le centre de la province.

Risque de “métastases”

Dans ce contexte, Michelle Bachelet a déclaré craindre un élargissement du conflit à toute la Corne de l'Afrique, pointant du doigt “des rapports multiples et graves de violations flagrantes présumées des droits humains, du droit humanitaire et du droit des réfugiés par toutes les parties".

Depuis des mois, les organisations humanitaires alertent sur la multiplication des exactions à caractère ethnique par les différents groupes impliqués dans le conflit, dont des exécutions sommaires, des campagnes de viols ou bien encore des actes de torture.

Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR), le Tigré compterait désormais 2,1 millions de déplacés internes du fait des violences. Un chiffre également en hausse dans les régions Amhara (250 000) ainsi que Afar (112 000), alors que 48 000 Éthiopiens ont fui au Soudan voisin depuis le début du conflit.

Ethiopie: le gouvernement affirme que les rebelles sont "en déroute" dans la région de l'Afar

  Ethiopie: le gouvernement affirme que les rebelles sont Le gouvernement éthiopien a affirmé jeudi que les rebelles tigréens ont été "mis en déroute" dans la région de l'Afar, où le conflit qui a débuté en novembre au Tigré s'est étendu ces derniers mois. La porte-parole du Premier ministre éthiopien, Billene Seyoum, a affirmé jeudi que le TPLF n'était plus "actif" en Afar, affirmant que les rebelles avaient "subi de lourdes pertes" et été contraints de battre en retraite. "Les affirmations du TPLF selon lesquelles il s'est retiré de la région Afar, et je le dis sans guillemets, sont fausses. Ils ont été mis en déroute", a déclaré Billene Seyoum, lors d'une conférence de presse.

“Avec cette guerre dont le gouvernement a perdu le contrôle, le risque de déstabilisation régional est bien réel”, estime René Lefort. “L’Éthiopie était jusqu’ici un pilier de stabilité dans une région minée par de nombreux conflits liés aux territoires mais aussi à des intérêts économiques. Si le conflit perdure et s’intensifie, la guerre en Éthiopie risque de mener à des alliances impliquant des groupes locaux armés dans les pays voisins et de métastaser dans toute la Corne de l’Afrique”.

Lundi, dans son discours à Genève, Michelle Bachelet a exhorté "toutes les parties à mettre immédiatement fin aux hostilités sans conditions préalables et à négocier un cessez-le-feu durable". Un appel qui semble bien éloigné des préoccupations actuelles du Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed.

En visite auprès de ses troupes dans le nord du pays, samedi 11 septembre, le prix Nobel de la paix devenu chef de guerre a déclaré : “Nous construisons une force de défense ultra moderne, quelque chose qui n’a jamais été vu au cours des 100 dernières années dans notre pays, vous verrez bientôt de quoi nous parlons. Ces rebelles sont notre terrain d’entraînement, notre entraînement se fait en leur présence”.

J'étais désemparé quand j'ai adopté mes 2 fils en Éthiopie. Une femme a nourri tous tous jusqu'à Covid-19 coupa sa vie courte. .
© Courtesy de Kim Witt Birtukan a déjeuné à tout le monde autour d'elle. Avec la courtoisie de Kim Witt Mon mari et j'ai adopté deux garçons d'Ethiopie il y a 10 ans. Birtukan a aidé à naviguer ces premiers jours lorsque nous ne pouvions même pas communiquer dans la même langue. Elle a déjeuné mes enfants et elle nous a également mouru comme de nouveaux parents adoptifs. Visitez la page d'accueil d'initié pour plus d'histoires .

usr: 0
C'est intéressant!