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Monde Crise des sous-marins : Blinken rappelle que «la France est un partenaire vital»

02:55  17 septembre  2021
02:55  17 septembre  2021 Source:   liberation.fr

Blinken rencontre le pape, parle du Vatican sur le Venezuela

 Blinken rencontre le pape, parle du Vatican sur le Venezuela Secrétaire d'Etat Antony Blinken a parlé lundi aux dirigeants du Vatican au sujet de la voie à suivre en crise ravagée par le Venezuela comme il est devenu le premier haut fonctionnaire sous la présidence de Joe Biden à rencontrer le pape François.

La France voit ainsi le « contrat du siècle », d’une valeur à la signature de 50 milliards de dollars australiens (31 milliards d’euros dont 8 milliards pour la partie française), échapper à son industrie navale. Le français Naval Group avait été sélectionné en 2016 par Canberra pour fournir douze sous - marins à propulsion conventionnelle (non nucléaire), dérivés des futurs sous - marins nucléaires français Barracuda. « La France est un partenaire vital » dans la région indo-pacifique « et dans beaucoup d’autres domaines », a poursuivi, jeudi, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken .

Antony Blinken devant la commission des affaires étrangères du Sénat américain à Washington, le 14 septembre. © Tom Williams Antony Blinken devant la commission des affaires étrangères du Sénat américain à Washington, le 14 septembre.

En pleine tension avec la France Antony Blinken fait rimer «diplomatie» avec «câlinothérapie». Alors que le gouvernement français est monté au créneau jeudi suite à l’annonce d’une alliance avec les États-Unis le Royaume-Uni et l’Australie faisant tomber à l’eau un juteux contrat de près de 56 milliards d’euros entre Canberra et le français Naval group, Washington tente de rassurer Paris. Devant la presse américaine, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a assuré que la France est «un partenaire vital» des Etats-Unis dans la région indo-pacifique.

Blinken: Environ 100 Américains tentent toujours de quitter l'Afghanistan

 Blinken: Environ 100 Américains tentent toujours de quitter l'Afghanistan State State State Antony Blinken ont déclaré à des membres de la commission des affaires étrangères de la Chambre lundi que: «À la fin de la semaine dernière, nous avions environ 100 citoyens américains en Afghanistan qui a dit nous souhaitons quitter le pays. " Blinken a souligné que ce nombre reflète "un instantané", ajoutant: "C'est une image qui continuera de changer avec le temps." Quant au nombre de titulaires de cartes vertes américains ou de résidents permanents juridiques qui restent e

«Il n’y a pas de division régionale entre les intérêts de nos partenaires atlantiques et pacifiques», a-t-il ensuite ajouté assurant que «ce partenariat avec l’Australie et le Royaume-Uni démontre que nous voulons travailler avec nos partenaires, y compris en Europe, pour assurer une zone indo-pacifique libre et ouverte».

«Partenaire clé»

Il n’empêche que Paris ne décolère pas face à ce projet qui torpille une énorme commande de sous-marins de l’Australie à la France, considérée comme «le contrat du siècle». Jeudi, les réactions ont été très vives côté gouvernement français et ce, autant contre Canberra, accusé de trahir la parole donnée, que contre le président américain Joe Biden. «C’est vraiment, en bon français, un coup dans le dos» s’est énervé sur France Info le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian parlant, au passage de «colère, avec beaucoup d’amertume». Au même moment, sur RFI, la ministre des Armées, Florence Parly, déplorait «une très mauvaise nouvelle pour le respect de la parole donnée» et une décision «grave» en matière de politique internationale. «Les Français avaient une version qui n’était pas supérieure à celle qui est utilisée par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, et en fin de compte, notre décision s’est basée sur ce qui est dans l’intérêt de notre sécurité nationale» a, de son côté, expliqué le ministre australien de la Défense Peter Dutton pour justifier un tel revirement.

Républican Chides Blinken pour ne pas témoigner en personne à propos de l'Afghanistan

 Républican Chides Blinken pour ne pas témoigner en personne à propos de l'Afghanistan Ecrétaire d'Antony Antony Blinken a été critiqué par un membre du Congrès républicain de témoigner pratiquement sur le retrait des forces américaines de Biden Administration d'Afghanistan. © fourni par Washington Examiner Rep. Scott Perry, un républicain de Pennsylvanie, a châtié Blinken comme il a témoigné via un appel vidéo du bâtiment du département d'état lundi, des blocs d'où l'audience physique a eu lieu sur la colline de Capitole devant la maison Comité des affaires étrangères. "M.

«Nous saluons les pays européens qui jouent un rôle important dans la zone indo-pacifique, et nous voulons poursuivre une coopération étroite avec l’Otan, avec l’Union européenne et avec d’autres à cet égard», a insisté Antony Blinken, qui recevait les ministres australiens des Affaires étrangères et de la Défense. Plus tôt dans la journée, le président américain Joe Biden avait déjà tenté de calmer Paris, qualifiant la France de «partenaire clé». Suivi du près par le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace qui a assuré que «[le Royaume-Uni n’[a] pas l’intention de faire quoi que ce soit qui puisse contrarier les Français». Sans grand succès.

A Washington, un Gala à l’ambassade de France annulé

Furieux de l’annonce par le président Biden de l’accord en question, les responsables français à Washington ont annulé jeudi avec colère un gala à leur ambassade de Washington pour protester contre ce qu’ils appellent «une décision politique irréfléchie et soudaine qui ressemble à celles de l’ancien président Donald Trump». Il faut dire que le nouveau partenariat de sécurité inflige un revers majeur à la stratégie de Paris dans la zone indo-pacifique où les États-Unis cherchent à contrer les ambitions grandissantes de la Chine dans la région.

Lors de cette même conférence de presse, le ministre américain de la Défense Lloyd Austin a, en effet dénoncé une fois de plus «les activités déstabilisatrices de la Chine et les efforts de Pékin pour faire pression sur d’autres pays et les intimider» confirmant que Washington allait «développer» son «accès» et sa «présence en Australie». Pékin, qui voit évidemment d’un mauvais œil la nouvelle alliance a dénoncé «une course à l’armement». «La coopération entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Australie en matière de sous-marins nucléaires sape gravement la paix et la stabilité régionales, […] et compromet les efforts internationaux de non-prolifération nucléaire», a déclaré devant la presse le porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian.

La crise des sous-marins vue de Chine .
À quel moment le gouvernement australien a-t-il décidé d'abandonner sa commande de sous-marins français et de se tourner vers des modèles américains? Il est évident que la négociation entre Canberra et Washington avait commencé sous l'administration Trump. Les pourparlers secrets sur ce contrat ont, semble-t-il, duré près de dix-huit mois. Le Premier ministre Scott Morrison savait donc parfaitement que son pays allait choisir les sous-marins américains lorsqu'il s'est rendu en France pour rencontrer Emmanuel Macron. Les deux hommes venaient de participer à un sommet du G20, à Carbis Bay, au sud-ouest de l'Angleterre.

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