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Monde Scandale Huawei: la dirigeante de Huawei quitte le Canada, deux Canadiens libérés en Chine

13:15  25 septembre  2021
13:15  25 septembre  2021 Source:   parismatch.com

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 Les législaudeurs républicains soulèvent la sécurité, les préoccupations de la vie privée sur Huawei Cloud Services Tom Cotton (R-Ark.) Et Rep. Mike Gallagher (R-Wis.) Soutiennent des préoccupations autour de nous et à l'utilisation potentielle des gouvernements étrangers du groupe de télécommunications chinois Les services cloud de Huawei, avertissement des problèmes de sécurité et de confidentialité.

Mme Meng, l'ancien diplomate Michael Kovrig et l'homme d'affaires Michael Spavor ont été libérés après des années de détention dans ce qui a été appelé la "diplomatie des otages".

  Scandale Huawei: la dirigeante de Huawei quitte le Canada, deux Canadiens libérés en Chine © REUTERS/Jennifer Gauthier

C'est une saga diplomatico-judiciaire de trois ans qui s'achève: la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, a pris le chemin du retour depuis Vancouver samedi à la faveur d'un accord avec les Etats-Unis, tandis que deux Canadiens ont été libérés de prison en Chine.

Mme Meng, l'ancien diplomate Michael Kovrig et l'homme d'affaires Michael Spavor ont été libérés après des années de détention dans ce qui a été appelé la "diplomatie des otages".

Meng Wanzhou, "princesse" de Huawei et visage de la "Guerre froide 2.0"

  Meng Wanzhou, Elle dit avoir commencé tout en bas de l'échelle à Huawei avant de devenir connue sous le surnom de "princesse" du groupe: c'est par Meng Wanzhou, directrice financière du géant chinois des télécommunications et fille de son président, que la grave crise diplomatique entre Ottawa et Pékin est arrivée. A 49 ans, Mme Meng est au cœur d'une saga diplomatico-judiciaire longue de près de trois ans qui semble approcher de son épilogue: alors que la Chinoise était visée par une procédure d'extradition vers les Etats-Unis, la justice américaine a entériné vendredi un accord entre Washington et Huawei qui va lui permettre de rentrer dans son pays contre "un report

Ces "trois dernières années, ma vie a été bouleversée", a déclaré devant la presse Mme Meng, 49 ans, surnommée la "princesse" de Huawei, qui a toujours nié les accusations et a plaidé "non coupable" vendredi.

La fille du patron de Huawei a ensuite embarqué à bord d'un avion pour Shenzhen, recouvrant la liberté après trois ans d'assignation à résidence à Vancouver et échappant à une extradition vers les Etats-Unis qui voulaient la juger pour fraude bancaire.

C'est le Premier ministre Justin Trudeau qui a annoncé vendredi à la presse la fin de leur détention

Depuis son avion, Mme Meng a posté un message sur les réseaux sociaux chinois remerciant "le parti et le gouvernement". "C'est cette nuance de rouge brillant chinois qui (...) me conduit sur le long chemin du retour", a-t-elle écrit.

Affaire Huawei: la dirigeante Meng Wanzhou remise en liberté par la justice canadienne

  Affaire Huawei: la dirigeante Meng Wanzhou remise en liberté par la justice canadienne Une juge de Vancouver a remis en liberté la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, et clôturé la procédure d'extradition, vendredi 24 septembre. La fille du fondateur du géant chinois des télécoms avait été arrêtée fin 2018 et vivait en liberté surveillée au Canada, alors que les États-Unis voulaient la juger notamment pour « fraude bancaire ». Après un accord Washington-Huawei, Meng Wanzhou peut désormais rentrer en Chine. C'est la fin,C'est la fin, pour Meng Wanzhou, d'une escale bien plus longue que prévu au Canada. Le 1er décembre 2018, la directrice financière de Huawei est arrêtée à l'aéroport de Vancouver, à la demande des autorités américaines.

Quant aux "deux Michael", comme ils sont appelés dans leur pays, c'est le Premier ministre Justin Trudeau qui a annoncé vendredi à la presse la fin de leur détention.

"Il y a 12 minutes, Michael Kovrig et Michael Spavor ont quitté l'espace aérien chinois, en route pour la maison", a-t-il dit, sans vouloir donner de détails sur les circonstances de leur libération, car "c'est une opération actuellement en cours".

Ils sont attendus samedi au Canada, a-t-il précisé. Les "Deux Michaels" ont été arrêtés quelques jours seulement après Mme Meng pour ce qu'Ottawa a qualifié d'accusations d'espionnage "inventées de toutes pièces". De son côté, Pékin a qualifié le cas de Meng Wanzhou d'"incident purement politique".

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a rapidement salué la décision des autorités chinoises de libérer les deux Canadiens après leur détention "arbitraire".

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  Les Etats-Unis et la Chine s'entendent pour la libération de la directrice financière de Huawei Dans le même temps, deux Canadiens retenus en Chine depuis 2018 ont pu regagner leur pays. Après trois ans, la saga politico-judiciaire s'achève : la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, a pu quitter vendredi 24 septembre le Canada pour la Chine à la faveur d'un accord avec les Etats-Unis. En contrepartie, deux Canadiens détenus en Chine depuis fin 2018 étaient à bord d'un avion pour rentrer "à la maison".

Un accord spectaculaire

Le départ de Mme Meng pour la Chine est la concrétisation d'un accord spectaculaire rendu public vendredi par un tribunal de New York entre le ministère de la Justice et le mastodonte chinois des télécoms.

Lors d'une audience publique du tribunal fédéral de Brooklyn, le représentant du ministère de la Justice David Kessler avait proposé de "reporter" jusqu'au 1er décembre 2022 les "poursuites" engagées depuis fin 2018 contre Meng Wanzhou, notamment pour "complot" en vue de commettre une "fraude bancaire".

L'accord, entériné et qualifié de "sérieux" par le tribunal fédéral de Brooklyn - que le Wall Street Journal a été le premier à dévoiler - prévoyait aussi que Washington recommande à Ottawa de faire "libérer" Mme Meng et abandonne de facto toute demande d'extradition.

La justice américaine accusait la numéro 2 du géant chinois des télécoms d'avoir menti à un cadre de la banque HSBC lors d'une rencontre à Hong Kong en 2013, à propos des liens entre le groupe chinois et une filiale nommée Skycom qui vendait des équipements à l'Iran, exposant l'établissement à des sanctions américaines.

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Selon le ministère de la Justice, Mme Meng a reconnu qu'elle avait fait à l'époque "de fausses déclarations" et "dissimulé la vérité" au cadre de HSBC sur les "activités de Huawei en Iran".

Si l'accord en justice n'est pas contesté ou rompu d'ici le 1er décembre 2022, les poursuites seront définitivement abandonnées, selon Washington.

En Chine, le fait que Mme Meng a reconnu les faits a été effacée d'internet.

L'agence de presse d'État Xinhua a déclaré qu'elle rentrait en Chine "grâce aux efforts incessants du gouvernement chinois", tandis que le rédacteur en chef du journal d'État Global Times l'a déclarée "libérée après avoir plaidé non coupable".

Les médias d'État n'ont pas mentionné la libération des deux Canadiens.

Même si les liens entre le Canada et la Chine "ne reviendront probablement pas à ce qu'ils étaient auparavant", estime l'ancien ambassadeur canadien en Chine, Guy Saint-Jacques, la résolution de cette affaire signifie "une épine de moins" dans les relations bilatérales.

Mais le fait que la libération de MM. Kovrig et Spavor coïncide avec celle de Mme. Meng "confirme bien qu'il s'agissait d'une diplomatie des otages", considère-t-il.

"Je pense que cela enverra probablement la mauvaise leçon à la Chine", renchérit Lynette Ong, professeure associée de sciences politiques à l'Université de Toronto, "que la diplomatie des otages fonctionne".

La Chine s'attend à plus de conformité aux États-Unis après Huawei 'Hostage Diplomatie' Win .
© CCTV / AFP via Getty Images Cet écran Grab fabriqué à partir de vidéos libérés le 25 septembre 2021, par le radiodiffuseur d'État chinois CCTV affiche Huawei Executive Meng Wanzhou en faisant des étapes. Hors d'un avion à l'arrivée à la suite de sa libération, à Shenzhen, au Guangdong, en Chine.

usr: 1
C'est intéressant!