•   
  •   

Monde Hécatombe du Covid au Brésil: Bolsonaro va être lourdement incriminé

06:51  20 octobre  2021
06:51  20 octobre  2021 Source:   afp.com

Une ONG anti-déforestation attaque Jair Bolsonaro pour « crime contre l’humanité »

  Une ONG anti-déforestation attaque Jair Bolsonaro pour « crime contre l’humanité » Le rythme de la déforestation amazonienne s’est largement accru sous le mandat Bolsonaro. C’est un « crime contre l’humanité », selon une ONG qui a déposé plainte devant la CPI.La plainte de l’ONG AllRise, à laquelle la CPI n’est pas tenue de donner suite, s’appuie notamment sur la science en pleine extension de « l’attribution » des conséquences du changement climatique.

Le président brésilien Jair Bolsonaro à Brasilia, le 19 octobre 2021 © EVARISTO SA Le président brésilien Jair Bolsonaro à Brasilia, le 19 octobre 2021

Une Commission d'enquête parlementaire (CPI) du Sénat brésilien va demander mercredi l'inculpation du président Jair Bolsonaro pour une série de crimes "intentionnels" lors de la pandémie de Covid-19 qui a fait plus de 600.000 morts dans son pays.

Après près de six mois d'auditions mouvementées, avec des témoignages émouvants et des révélations glaçantes sur des expériences sur des "cobayes humains" avec des remèdes inefficaces, la CPI constituée de sénateurs de diverses tendances politiques rend un rapport très attendu.

Covid-19 : le président brésilien Jair Bolsonaro ne se fera finalement pas vacciner

  Covid-19 : le président brésilien Jair Bolsonaro ne se fera finalement pas vacciner Le président brésilien a annoncé, mardi 12 octobre, à la radio, qu'il renonçait à se faire vacciner contre le Covid-19. Le président brésilien Jair Bolsonaro a annoncé qu'il ne se ferait finalement pas vacciner contre le Covid-19, après avoir affirmé des mois durant qu'il serait "le dernier Brésilien" immunisé. "J'ai décidé de ne plus me faire vacciner.

Le document d'environ 1.200 pages doit être lu -- probablement dans une version abrégée -- par le rapporteur Renan Calheiros. Celui-ci a annoncé mardi soir avoir retenu neuf chefs d'accusation contre Jair Bolsonaro, dont "crime contre l'humanité" et "prévarication".

Le président brésilien Jair Bolsonaro (d) salue le procureur général Augusto Aras lors de la cérémonie d'intronisation de ce dernier, à Brasilia, le 2 octobre 2019 © EVARISTO SA Le président brésilien Jair Bolsonaro (d) salue le procureur général Augusto Aras lors de la cérémonie d'intronisation de ce dernier, à Brasilia, le 2 octobre 2019

Ceux d'"homicide" et "génocide de populations indigènes" ont été retirés en dernière minute en raison de dissensions au sein de la CPI.

Pour la CPI, les crimes cités dans le rapport sont "intentionnels", le gouvernement Bolsonaro ayant délibérément décidé de ne pas prendre les mesures nécessaires pour contenir la circulation du virus.

Covid-19 au Brésil : la divulgation d’un rapport incriminant Bolsonaro reportée

  Covid-19 au Brésil : la divulgation d’un rapport incriminant Bolsonaro reportée Covid-19 au Brésil : la divulgation d’un rapport incriminant Bolsonaro reportéeVendredi, le rapporteur Renan Calheiros avait déjà annoncé au moins 11 chefs d’accusation contre le président, dont « homicide par omission », « charlatanisme » et « crime contre l’humanité ». Plusieurs ministres et trois fils de Jair Bolsonaro devraient également être incriminés.

Des accusations gravissimes, qui devraient néanmoins avoir une portée surtout symbolique pour l'heure, le président d'extrême droite bénéficiant de soutiens au Parlement à même de lui éviter l'ouverture d'une procédure de destitution. De même, le procureur général Augusto Aras, un allié de M. Bolsonaro, peut faire barrage à toute inculpation.

Vue aérienne des tombes de victimes du Covid-19 dans le cimetière Nossa Senhora Aparecida de Manaus, dans le nord du Brésil, le 15 avril 2021 © Michael DANTAS Vue aérienne des tombes de victimes du Covid-19 dans le cimetière Nossa Senhora Aparecida de Manaus, dans le nord du Brésil, le 15 avril 2021

La CPI devrait également demander l'inculpation de plusieurs ministres et des trois fils aînés du président, qui a qualifié la Commission de "mascarade".

"Ce rapport aura des allures de sentence, mais le gouvernement est serein. On peut critiquer l'attitude du président, mais pas l'incriminer", a déclaré au site Uol Fernando Bezerra, chef du bloc parlementaire du gouvernement au Sénat.

Brazil's Bolsonaro devrait faire face aux frais d'homicide pour les erreurs de Covid-19 - Senate Signat

 Brazil's Bolsonaro devrait faire face aux frais d'homicide pour les erreurs de Covid-19 - Senate Signat par Ricardo Brito © Reuters / Adriano Machado Photo de fichier: Cérémonie pour rencontrer les athlètes paralympiques au Palais Planalto à Brasilia Brasilia (Reuters) - Le sénateur Amenant une sonde dans la manipulation du Brésil de la pandémie de Covid-19 a recommandé à la présidence Jair Bolsonaro Face 13 accusations criminelles, dont l'homicide, pour des décisions qui auraient encouragé la propagation du virus et a contribué à conduire plus de 600 000 décès, selon un projet de rapport vu par

- "Nous méritons des excuses" -

La CPI n'a pas le pouvoir d'engager elle-même des poursuites judiciaires, mais ses révélations pourraient avoir un impact politique considérable, alors que les sondages donnent déjà Jair Bolsonaro perdant face à l'ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva à una an de la présidentielle.

Enterrement d'une victime du Covid-19 dans le cimetière Vila Formosa de Sao Paulo, le 17 avril 2021 © Miguel SCHINCARIOL Enterrement d'une victime du Covid-19 dans le cimetière Vila Formosa de Sao Paulo, le 17 avril 2021

Le rapport sera tranmis au Parquet, seul compétent pour inculper les personnes incriminées par la CPI. Dans le cas de Jair Bolsonaro, les spécialistes jugent cette inculpation peu probable, puisqu'elle est du ressort du procureur général.

Des manifestants réclament la destitution du président Bolsonaro et l'arrivée de vaccins anti-Covid, à Sao Paulo, le 29 mai 2021 © NELSON ALMEIDA Des manifestants réclament la destitution du président Bolsonaro et l'arrivée de vaccins anti-Covid, à Sao Paulo, le 29 mai 2021

Après les auditions de plusieurs ministres, hauts fonctionnaires ou dirigeants d'hôpitaux et d'entreprises, la CPI a pris un tour plus humain lundi, avec les témoignages de familles de victimes du Covid-19.

Président du Brésil à faire face à la faculté des crimes «intentionnels» sur la réponse Covid

 Président du Brésil à faire face à la faculté des crimes «intentionnels» sur la réponse Covid Un comité du Sénat brésilien demandera mercredi que le président Jair Bolsonaro soit accusé de crimes «intentionnels» sur sa gestion de la pandémie Covid-19, qui a laissé 600 000 de ses compatriotes morts.

"Nous méritons des excuses de la part de la plus haute autorité de l'Etat (le président Bolsonaro). Ce n'est pas une question de politique. On parle de vies", a déclaré, au bord des larmes, le chauffeur de taxi Márcio Antônio Silva, qui a perdu son fils de 25 ans.

"Ce que nous avons vu, c'est l'antithèse de ce qu'on pouvait attendre d'un président de la République. Nous ne l'avons jamais vu verser des larmes de compassion ni exprimer ses condoléances pour le peuple brésilien en deuil", a renchéri devant la CPI Antônio Carlos Costa, président de Rio de Paz, une ONG.

- "Punir les responsables" -

La CPI a enquêté sur les responsabilités du gouvernement dans la grave pénurie d'oxygène qui a causé la mort de dizaines de patiens par asphyxie à Manaus (nord), le discours anticonfinement de Jair Bolsonaro et son déni face à la gravité du Covid, une "grippette".

Le gouvernement est aussi épinglé pour des retards et des soupçons de corruption dans l'acquisition de vaccins.

La Commission s'est également penchée sur les relations entre Brasilia et des mutuelles de santé privées accusées de promouvoir le "traitement précoce", avec notamment de l'hydroxychloroquine, dont l'inefficacité a été prouvée scientifiquement.

L'une d'elles, Prevent Senior, est soupçonnée d'avoir mené à l'insu de ses patients des expériences avec ce type de traitements, et d'avoir fait pression sur ses médecins pour les prescrire à des "cobayes humains".

"Le rapport de la CPI a clairement pour but d'aboutir à la punition des responsables, et il y en a beaucoup. Nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas les punir", a résumé mardi Omar Aziz, président de la Commission.

lg/pt/ybl

Covid-19 : dix personnes interpellées pour des faux passes sanitaires à Toulouse .
Covid-19 : dix personnes interpellées pour des faux passes sanitaires à Toulouse , après la découverte d’une centaine de faux documents. Ces personnes sont soupçonnées d’être impliquées dans « l’obtention indue de passes sanitaires », précise le parquet. Les enquêteurs soupçonnent que ces passes, délivrés par des personnes travaillant dans un centre de vaccination à Muret, à environ 25 km au sud-ouest de Toulouse, ont été vendus. D’autre part, « les investigations diront s’il s’agit d’un réseau ou pas ».

usr: 1
C'est intéressant!