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Monde Pêche, protocole nord-irlandais : les points d'achoppement post-Brexit persistent

05:10  26 octobre  2021
05:10  26 octobre  2021 Source:   france24.com

Brexit Strodage Au fur et à mesure que le sondage a montré que les Européens pensent que l'UE punisse le Royaume-Uni pour avoir quitté «

 Brexit Strodage Au fur et à mesure que le sondage a montré que les Européens pensent que l'UE punisse le Royaume-Uni pour avoir quitté « © Getty Brexit News: Divers chiffres en Europe continuent de critiquer la décision du Royaume-Uni de quitter l'UE, avec les dernières remarques cinglantes provenant d'une figure de Bruxelles. Thierry Breton, le politicien français qui est également le commissaire du marché intérieur de la Commission européenne, a déclaré mardi que Brexit était un "vrai drame" et une "catastrophe" pour le Royaume-Uni.

Le ministre britannique des relations avec l'UE, David Frost, s'exprime sur le Brexit, le 4 octobre 2021 à Manchester. © Paul Ellis, AFP Le ministre britannique des relations avec l'UE, David Frost, s'exprime sur le Brexit, le 4 octobre 2021 à Manchester.

Lundi, à la veille de discussions sur le protocole nord-irlandais, le Royaume-Uni a réaffirmé exiger la fin du rôle de la justice européenne dans la résolution des litiges post-Brexit sur l’Irlande du Nord. Autre sujet d'accroche : la pêche. Paris se prépare à annoncer des mesures de rétorsion.

Les contours de l'après-Brexit continuent d'être débattus sur l'Irlande du Nord et la pêche. Concernant ce dernier sujet, la France s’apprête à annoncer des mesures de rétorsion contre Londres et les îles anglo-normandes, jugeant que le nombre de licences accordées aux pêcheurs français reste insuffisant, a rapporté lundi 25 octobre une source gouvernementale, qui précise que la ministre de la Mer, Annick Girardin, doit s’entretenir mardi matin avec le Premier ministre.

Pêche : ce qu'il faut retenir des premières mesures de rétorsion contre la Grande-Bretagne

  Pêche : ce qu'il faut retenir des premières mesures de rétorsion contre la Grande-Bretagne Plusieurs mesures de rétorsion vont entrer en vigueur dès mardi prochain contre les îles anglo-normandes et Londres, à propos d'un désaccord sur des licences de pêches. © Sameer Al-DOUMY / AFP Des bateaux de pêche français protestant devant le port de Saint Helier, au large de l'île britannique de Jersey (image d'archive) "Interdiction de débarquement", contrôles douaniers accrus...

Jean Castex, qui avait demandé début octobre à l’ensemble de son gouvernement de plancher sur d’éventuelles mesures de rétorsion, devrait rendre ses arbitrages dans ce dossier explosif.

"Les Britanniques ont repris les négociations et ont libéré quelques licences supplémentaires. Mais on n’est pas du tout au compte", estimait-on côté français, plaidant pour des mesures de rétorsion "concrètes, proportionnées et réversibles".

>> À lire sur France24.com : Entre la France et la Grande-Bretagne, de l'entente à la méfiance cordiale ?

La France n’a pas dévoilé la nature des sanctions envisagées, mais a plusieurs fois menacé de réduire ses livraisons d’électricité à Jersey ou de prendre des mesures dans le secteur des services financiers ou de la recherche. Symboliquement, une des premières mesures pourrait concerner les pêcheurs, avec une réduction du nombre de ports de débarquement en France pour les bateaux britanniques.

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  Licences de pêche post-Brexit. Le bras de fer qui oppose la France et le Royaume-Uni en cinq actes Depuis le Brexit, France et Royaume-Uni s’opposent sur les licences de pêche délivrées aux navires français désirant se rendre dans les eaux britanniques. Mercredi 27 octobre, le gouvernement français est monté au créneau en annonçant des mesures de rétorsion contre, notamment, les pêcheurs britanniques. Voici comment la tension est montée d’un cran. © Infographie Ouest-France Les zones de pêches des 6-12 milles autour des îles britanniques.

Discussions ouvertes pour Guernesey et les eaux britanniques

L’accord post-Brexit, conclu in extremis fin 2020 entre Londres et Bruxelles, prévoit que les pêcheurs européens puissent continuer à travailler dans certaines eaux britanniques à condition de pouvoir prouver qu’ils y pêchaient auparavant.

Mais Français et Britanniques se disputent sur la nature et l’ampleur des justificatifs à fournir. Dans les zones de pêche encore disputées (zone des 6-12 milles des côtes britanniques et îles anglo-normandes), Londres et Jersey ont ainsi accordé au total un peu plus de 200 licences définitives, alors que Paris en réclame encore 244.

La ministre de la Mer a expliqué, mi-octobre, qu’elle voulait une solution globale d’ici au 1er novembre, puisque l’île de Jersey a donné un délai d’un mois (jusqu’au 30 octobre) à quelque 70 bateaux français pour fournir de nouveaux éléments et rouvrir leur dossier. Ces navires-là étant pour l’instant sur liste rouge, ils ne pourront plus frayer dans les eaux de Jersey à compter du 1er novembre.

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  Brexit : la pêche redonne la fièvre aux relations franco-britanniques, voici ce qui se passe Le feuilleton des tensions franco-britanniques autour du Brexit et de la pêche repart en force. En cause, les autorisations de pêche des navires français dans les eaux britanniques. S’il est un fait qu’on peut reconnaître au départ du Royaume-Uni de l’Union européenne, le Brexit voté en 2016 par les Britanniques, c’est qu’il a donné un coup de jeune aux échanges doux-amers qui font l’histoire des deux côtés de la Manche. Les négociations du départ, pendant quatre ans, avaient été peu amènes. Mais c’est peu de dire que l’entrée en vigueur du Brexit le 1er janvier, semble n’avoir rien changé.

Le couperet du 1er novembre concerne seulement Jersey. La situation est un peu différente pour Guernesey et les eaux britanniques, où les discussions restent ouvertes.

Irlande du Nord : Londres campe sur sa position

Sur un tout autre sujet post-Brexit, le débat se poursuit. Londres a affirmé, lundi, sa volonté de mettre fin au rôle de la justice européenne dans la résolution des litiges post-Brexit sur l’Irlande du Nord, écartant tout assouplissement de sa position sur le sujet de désaccord avec Bruxelles.

Avant de nouvelles discussions qui commencent mardi à Londres au sujet du décrié protocole nord-irlandais, le secrétaire d’État britannique chargé du Brexit David Frost a insisté sur la nécessité de trouver des mécanismes d’arbitrage "équilibrés". "Nous ne pouvons pas avoir les tribunaux de l’une des parties pour régler les différends entre nous", a-t-il déclaré devant une commission parlementaire.

Destiné à la fois à protéger le marché européen et à empêcher le rétablissement d’une frontière physique sur l’île d’Irlande qui risquerait de fragiliser la paix, le protocole nord-irlandais négocié dans le cadre du Brexit maintient de fait l’Irlande du Nord dans l’union douanière et le marché unique européens.

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  Brexit : Boris Johnson promet de « faire le nécessaire » pour défendre les intérêts britanniques sur la pêche Boris Johnson et Emmanuel Macron doivent se rencontrer au cours du week-end à Rome, en marge du sommet des dirigeants du G20 qui précède la COP26 à Glasgow © CHRISTIAN HARTMANN / POOL / AFP Le Preier ministre britannique Boris Johnson et le président français Emmanuel Macron, lors du sommet de l'Otan à Londres, le 4 décembre 2019.

Le Royaume-Uni veut obtenir l’instauration d’un arbitrage international pour faire respecter les lois du marché unique en Irlande du Nord, au lieu de la Cour européenne de justice (CJUE).

Après les dernières discussions, le Times et le Financial Times ont affirmé récemment que Londres serait d’accord pour transiger sur une solution comparable à celle qui est à l’oeuvre entre le Suisse et l’Union européenne (UE), avec un arbitrage qui maintiendrait un rôle à la justice européenne.

L’UE souligne que la CJUE doit rester l’arbitre ultime de son marché unique, mais a récemment fait des propositions pour essayer de trouver un compromis. Bruxelles a proposé d’alléger sensiblement les contrôles phytosanitaires et les formalités douanières pour un large éventail de marchandises destinées à la seule consommation de l’Irlande du Nord et qui n’entreront pas dans le marché unique européen.

Le secrétaire d’État britannique a rappelé que faute d’accord dans les semaines qui viennent, Londres serait prêt à déclencher l’article 16, qui permet unilatéralement de suspendre certains aspects du protocole en cas de perturbations majeures.

Avec AFP

« Jersey est au milieu d’une bataille qui la dépasse » : l’île anglo-normande dans l’incertitude des tensions sur les licences de pêche .
La fermeture des ports bretons et normands, envisagée par la France, supprimerait 80 % des débouchés pour les pêcheurs jersiais. Sur l’île, qui n’a pas participé au vote du Brexit, les autorités contestent toute stratégie politique derrière l’octroi des licences. © Fournis par Le Monde Des pêcheurs français en colère contre la perte d’accès aux eaux manifestent au large de l’île de Jersey, en mai 2021. Face aux assauts de la pluie et des bourrasques, Steph Noel a renoncé à sortir en mer, lundi 1er novembre, pour y pêcher les crustacés et homards qui font la réputation des eaux de Jersey.

usr: 1
C'est intéressant!