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Monde Brexit : Boris Johnson promet de « faire le nécessaire » pour défendre les intérêts britanniques sur la pêche

00:40  30 octobre  2021
00:40  30 octobre  2021 Source:   20minutes.fr

Brexit : un bateau de pêche anglais dérouté jusqu’au Havre par la gendarmerie française

  Brexit : un bateau de pêche anglais dérouté jusqu’au Havre par la gendarmerie française A partir du 2 novembre, Paris mettra à exécution ses menaces alors que le conflit sur le nombre de licences accordées aux pêcheurs français après le Brexit persiste. "Interdiction de débarquement", contrôles douaniers accrus : la France a annoncé l'entrée en vigueur mardi 2 novembre de premières mesures de rétorsion contre les îles anglo-normandes et Londres, qui les a jugées "décevantes" et "disproportionnées" par rapport au conflit qui les oppose sur le nombre de licences accordées aux pêcheurs français après le Brexit.

Boris Johnson et Emmanuel Macron doivent se rencontrer au cours du week-end à Rome, en marge du sommet des dirigeants du G20 qui précède la COP26 à Glasgow

Le Preier ministre britannique Boris Johnson et le président français Emmanuel Macron, lors du sommet de l'Otan à Londres, le 4 décembre 2019. © CHRISTIAN HARTMANN / POOL / AFP Le Preier ministre britannique Boris Johnson et le président français Emmanuel Macron, lors du sommet de l'Otan à Londres, le 4 décembre 2019. PASSE D'ARMES - Boris Johnson et Emmanuel Macron doivent se rencontrer au cours du week-end à Rome, en marge du sommet des dirigeants du G20 qui précède la COP26 à Glasgow

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a promis, ce vendredi, de « faire le nécessaire » pour défendre les intérêts de son pays dans le conflit qui l'oppose à la France autour des licences de pêche post-Brexit.

Pêche dans la Manche: la France contre-attaque

  Pêche dans la Manche: la France contre-attaque La France avait prévenu, elle met désormais ses menaces à exécution dans le dossier explosif de la pêche post-Brexit. Des mesures de rétorsion seront mises en place contre le Royaume-Uni à partir du 2 novembre. Paris réclame toujours des licences pour que les pêcheurs français puissent se rendre dans les eaux britanniques autour des îles Anglo-Normandes de Jersey et Guernesey. Des licences refusées par Londres. La confiance était déjà rompue entre Paris et Londres, mais voilà un nouveau coup de semonce dans le bras de fer franco-britannique.La France menaçait depuis un certain temps de prendre des mesures de restrictions.

« Nous ferons le nécessaire pour défendre les intérêts britanniques », a-t-il déclaré aux journalistes dans l’avion à destination de Rome où il doit participer au sommet du G20 ce week-end.

Des « liens » plus « forts que les turbulences actuelles »


Vidéo: Crise de la pêche post-Brexit : le bras de fer se poursuit entre Paris et Londres (Euronews)

« La France est l’un de nos meilleurs, de nos plus vieux, de nos plus proches alliés, amis, partenaires » et « les liens qui nous unissent, qui nous lient, sont bien plus forts que les turbulences actuelles dans notre relation », a-t-il aussi souligné. « Et c’est ce que je dirai à Emmanuel [Macron], qui est un ami, que je connais depuis des années ».

Les deux hommes devraient se rencontrer en tête-à-tête au cours du week-end à Rome, en marge du sommet des dirigeants du G20 qui précède la COP26 à Glasgow. La France reproche au Royaume-Uni d’accorder en trop petit nombre des licences de pêche post-Brexit à ses pêcheurs. Elle a menacé d’interdire dès mardi aux navires de pêche britanniques de débarquer leur cargaison dans les ports français et de renforcer les contrôles douaniers de camions, si la situation ne s’améliorait pas d’ici-là.

Brexit : la pêche redonne la fièvre aux relations franco-britanniques, voici ce qui se passe

  Brexit : la pêche redonne la fièvre aux relations franco-britanniques, voici ce qui se passe Le feuilleton des tensions franco-britanniques autour du Brexit et de la pêche repart en force. En cause, les autorisations de pêche des navires français dans les eaux britanniques. S’il est un fait qu’on peut reconnaître au départ du Royaume-Uni de l’Union européenne, le Brexit voté en 2016 par les Britanniques, c’est qu’il a donné un coup de jeune aux échanges doux-amers qui font l’histoire des deux côtés de la Manche. Les négociations du départ, pendant quatre ans, avaient été peu amènes. Mais c’est peu de dire que l’entrée en vigueur du Brexit le 1er janvier, semble n’avoir rien changé.

Paris réclame 200 licences supplémentaires

« Nous craignons que cela soit une infraction aux termes de l’Accord de commerce et de coopération » entre Londres et l’Union européenne signé après le Brexit, a dit Boris Johnson, ajoutant : « Nous nous tiendrons prêts à prendre des mesures appropriées » si la France mettait ses menaces à exécution. En représailles, Londres envisage de mettre en œuvre des « contrôles rigoureux » sur les bateaux européens frayant dans ses eaux.

L’accord post-Brexit, conclu in extremis fin 2020 entre Londres et Bruxelles, prévoit que les pêcheurs européens puissent continuer à travailler dans certaines eaux britanniques à certaines conditions. Londres affirme avoir accordé 98 % des demandes de licences de navires de l’UE pour pêcher dans ses eaux, un chiffre contesté par la France, qui parle de 90 %. Dans les zones encore disputées en particulier, Londres et Jersey ont accordé un peu plus de 210 licences définitives mais Paris en réclame encore plus de 200.

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Le différend qui oppose le Royaume-Uni à la France au sujet des territoires de pêche s'est dernièrement intensifié. Le 28 octobre, les autorités françaises ont saisi un chalutier britannique. Londres a immédiatement réagi en convoquant l'ambassadrice de France.Cet épisode survient dans un contexte marqué par des tensions croissantes autour des licences de pêche, que les bateaux français doivent désormais, du fait du Brexit, obtenir pour avoir le droit de continuer de travailler dans les eaux britanniques.

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