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Monde Donald Trump y croit toujours

07:40  14 novembre  2021
07:40  14 novembre  2021 Source:   parismatch.com

Le bureau de Manhattan DA a convoqué un deuxième grand jury à peser des accusations criminelles potentielles contre l'Organisation Trump, indique

 Le bureau de Manhattan DA a convoqué un deuxième grand jury à peser des accusations criminelles potentielles contre l'Organisation Trump, indique © fournis par l'ancien président américain Donald Trump à Trump Tower à Manhattan le 22 août 2021 à New York Ville. James Devaney / GC Images Le bureau de Manhattan Da a convoqué un deuxième grand-jury du Grand Jury pour son enquête sur l'organisation Trump, selon le Washington Post . Celui-ci étudie si la société de Trump représentait ses finances à des fins d'impôt et de prêt bancaire, par le poste.

Un an après avoir perdu le pouvoir, il hurle encore à la fraude électorale. Voilà pour le passé. Mais le milliardaire organise surtout des conférences politiques où il critique Biden. Trump veut galvaniser les républicains pour les législatives de 2022… et la présidentielle de 2024. Il a trouvé le slogan : « Sauver l’Amérique ».

  Donald Trump y croit toujours © USA Today/SPUS/ABACA

Comme à la cour de Versailles, tout le monde se lève et applaudit quand Donald Trump arrive dans le patio de Mar-a-Lago, son palais-club privé de Palm Beach. En cette soirée de Halloween, le samedi 30 octobre, le « roi » est le seul à ne pas être déguisé. Mais en a-t-il besoin ? Plus bronzé que d’habitude, le cheveu encore blondi, Trump a maigri d’au moins 10 kilos ! Ce qui lui vaut les compliments de ses invités, lesquels ont redoublé d’efforts pour assister à ce premier Halloween en sa présence depuis son départ de la Maison-Blanche.

Donald Trump bat joe biden dans le dernier 2024 électoral sondage

 Donald Trump bat joe biden dans le dernier 2024 électoral sondage Bien que l'ancien président Donald Trump n'a pas annoncé officiellement des plans de fonctionner à la réélection en 2024, le nouveau scrutin suggère qu'il est bien positionné pour un remboursement contre le président Joe Biden et pourrait même sortir comme le gagnant. © Angela Weiss, Mandel Ngan / AFP via Getty Images Un nouveau sondage d'Emerson College montre l'ancien président Donald Trump, battant de manière étroite le président Joe Biden dans un match hypothétique 2024.

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Une convive arbore fièrement une tenue sur laquelle est inscrit « Trump won ! » (« Trump a gagné ! »), cri de ralliement des partisans de l’ex-président persuadés que l’élection lui a été volée. Une autre a choisi la même robe longue blanche taguée « Tax the rich » (« Taxez les riches ») qu’Alexandria Ocasio-Cortez, représentante de New York et pasionaria de gauche, portait au Met Gala, l’événement mondain de la mode à Manhattan. Sauf qu’elle a remplacé « tax » par « marry ». Épousez les riches… Tordant, non ? Le thème de la soirée, c’est, dixit le carton d’invitation, « S’échapper du pays des merveilles »… Trump a perdu son pays, l’Amérique, mais il s’est replié sur son royaume, Mar-a-Lago. Là, il est dans son élément, au milieu de courtisans qui l’adulent. Il ne va pas bouder son plaisir. Car il en a bien besoin...

L'ancien Trump officiel pense que Trump évitera 2024 à court de "peur" de perdre

 L'ancien Trump officiel pense que Trump évitera 2024 à court de L'ancien conseiller en sécurité nationale John Bolton fait une "prévision ferme" que l'ancien président Donald Trump ne fonctionnera pas pour le président en 2024, en grande partie à cause des préoccupations qu'il perdra une autre élection. © Brandon Bell / Getty Images L'ancien conseiller en sécurité nationale John Bolton ne croit pas que l'ancien président Donald Trump sera dirigé pour le président en 2024 en raison d'une "peur" de perdre.

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« Qu’est-ce que je fais de mes journées, maintenant ? » demande-t-il à son entourage le 20 janvier dernier, le jour de l’investiture de Biden – à laquelle il a refusé d’assister. Il est d’humeur exécrable. Jusqu’au bout, Trump a cru, contre toute évidence, ceux qui lui répétaient qu’il avait gagné et que son successeur avait usurpé la victoire. Pire : il y croit toujours. Aussi, quand il a débarqué en Floride, rien n’était prêt. Il s’est installé avec Melania dans les appartements privés du palais, beaucoup plus petits que le penthouse de la Trump Tower à New York. Plus petits, même, que la résidence présidentielle de la Maison-Blanche. Construit en 1927, Mar-a-Lago est une succession de pièces de réception dégoulinantes de dorures. Il n’y a pas de bureau pour accueillir un staff d’ancien président.

républicains disant que Trump est susceptible d'être rétabli par des sauts de fin d'année à 28%

 républicains disant que Trump est susceptible d'être rétabli par des sauts de fin d'année à 28% Un nouveau sondage a révélé que plus de républicains juinent que Donald Trump sera probablement rétabli en tant que président avant la fin de la fin du 2021. © Photo de Michael Zarrilli / Getty Images Un nouveau sondage a révélé que davantage de républicains pensent que Donald Trump sera rétabli en tant que président avant la fin de la 2021. Au-dessus, Trump Waves avant le match Quatre Series mondiales entre le Houston Astros et l'Atlanta Braves Truiste Park 30 octobre à Atlanta, en Géorgie.

Entouré de bolides lors d’une vente de voitures vintage au profit d’une association caritative, Place of Hope, en mars, chez lui, à Mar-a-Lago (Floride). © Bestimage © Fournis par Paris Match Entouré de bolides lors d’une vente de voitures vintage au profit d’une association caritative, Place of Hope, en mars, chez lui, à Mar-a-Lago (Floride). © Bestimage

Trump a alors le vague à l’âme. Ses derniers jours à la Maison-Blanche ont été terribles. Après la mise à sac du Congrès par ses troupes, le 6 janvier, bon nombre de ses conseillers l’ont abandonné. Il s’est retrouvé seul, avec quelques fidèles dont le jeune John McEntee qui passe ses nuits sur un canapé de la West Wing, l’épicentre du pouvoir. C’est lui qui expédie les « affaires courantes ». Une fois redevenu un citoyen comme un autre, Trump sent qu’il a besoin de se faire pardonner. « Vous ne croyez pas que c’est moi qui ai organisé tout ça ? » Il prend à témoin ceux qu’il croise, comme pour se rassurer. Beaucoup, parmi les membres de son club, lui en veulent encore. « Certains ne viennent plus, et ils sont nombreux », nous affirme l’un d’entre eux, qui connaît Trump depuis toujours.

Les premières semaines, l’ancien président a semblé douter. Fait rarissime, il évoque son âge et – ô tabou ! – son obésité. « Dieu m’a doté d’une bonne santé, mais on ne sait jamais », s’interroge-t-il devant ses partenaires de golf, avant de préciser : « Enfin bon, c’est ce que les gens disent. » Il noie son spleen sur les greens. Tous les matins, à 9 heures, il entame son parcours, qui va jusqu’à 36 trous certains jours. Dépité, il voit Joe Biden, qu’il méprise, caracoler dans les sondages à un niveau qu’il n’a jamais atteint. Pendant ce temps, Melania, elle, revit. Mar-a-Lago, elle adore. Elle s’y sent chez elle beaucoup plus qu’à la Maison-Blanche, qu’elle détestait. Elle y héberge ses parents et scolarise son fils, Barron, âgé de 15 ans, dans une école toute proche. D’une discrétion absolue, elle passe beaucoup de temps au spa. Elle ne semble aspirer à rien d’autre.

Trump 2024 Run pourrait "déchirer" le tissu de la démocratie américaine, un avocat de GOP éminent avertit

 Trump 2024 Run pourrait Un avocat républicain en vue avertit qu'une offre potentielle de Donald Trump pour la présidence à nouveau en 2024 pourrait avoir des impacts désireux sur la démocratie américaine. © Chandan Khanna / AFP via Getty Images Un avocat républicain Ben Ginsberg a prévenu que Trump pourrait "déchirer" le tissu de la démocratie américaine en 2024. Sur cette photo, les partisans de l'ancien président Donald Trump détiennent un drapeau "Trump 2024" comme il héberge Le Holyford vs.

Il est le leader incontesté des républicains désormais financés par les petits donateurs plus que par les grandes entreprises

Très vite, Trump se remet de sa défaite. Il a placé dans le grand salon mauresque de Mar-a-Lago la maquette de l’avion présidentiel « Air Force One » redessiné à sa demande, et qui ne verra probablement jamais le jour. Il y reçoit, en mars, plusieurs journalistes qui préparent des livres sur les derniers jours de sa présidence. « J’ai adoré parler avec vous, pour une raison probablement tordue », lâche-t-il à Philip Rucker et Carol Leonnig, du « Washington Post », qui ne lui sont vraiment pas favorables. Quand arrive Michael Wolff, l’auteur du best-seller « Le feu et la fureur », qui lui avait fait tant de tort en janvier 2018, Trump le qualifie – devant ses invités – de « journaliste le plus puissant » des États-Unis. En réalité, il est ravi de prouver aux autres qu’il existe encore. La preuve, la terre entière continue de défiler à Mar-a-Lago pour le rencontrer. Peu importe qu’il soit banni de Twitter et de Facebook. « C’est mieux comme ça », se félicite-t-il même devant Michael Bender du « Wall Street Journal », auteur, lui aussi, d’un livre peu amène sorti en juillet. « Je n’avais aucune idée du temps que j’y perdais, lui confie Trump.

Sarasota, Floride, le 3 juillet, des partisans chauffés à blanc : « Jésus est mon sauveur, Trump mon président. » © Getty Images via AFP © Fournis par Paris Match Sarasota, Floride, le 3 juillet, des partisans chauffés à blanc : « Jésus est mon sauveur, Trump mon président. » © Getty Images via AFP

Aujourd’hui, je peux me consacrer à autre chose. Et mes communiqués de presse sont plus élégants que mes Tweet. » Trump a raison sur un point : son absence des réseaux sociaux ne l’a pas fait disparaître du paysage. Au contraire. Son désir d’être au centre du jeu reste le même.

Trump appelé «piglelé» par complot théoriste Alex Jones pour le rôle dans Covid-19 Vaccins

 Trump appelé «piglelé» par complot théoriste Alex Jones pour le rôle dans Covid-19 Vaccins L'ancien président Donald Trump était «pighleaded» pour accélérer le développement de vaccins Covid-19 de sauvetage au cours de sa présidence, selon l'hôte Infowars et Conspiration Théoriste Alex Jones. © Jon Cherry / Getty "Infowars" L'hôte Alex Jones a dénoncé l'ancien président Donald Trump était "piglelé" pour "toujours aller avec" Vaccins Covid-19 sauvegarde de la vie. Jones est photographiée concernant une foule de supporters de Trump près du Capitole à Washington, DC le 6 janvier 2021.

Trump s’est organisé pour repartir à l’attaque. Il continue à se lever avant l’aube, après une nuit de cinq heures de sommeil. Ses assistantes, trentenaires, disent avoir du mal à suivre ce patron de 75 ans toujours dans une forme olympique. Le matin, il lit ses journaux favoris et regarde les chaînes d’info. Il s’est aménagé un bureau au-dessus de la grande salle des fêtes de Mar-a-Lago, avec une table aux faux airs de « Resolute Desk », le bureau présidentiel de la Maison-Blanche. La pièce est relativement vaste, mais sans ostentation. On y voit une peinture du mont Rushmore avec les visages de quatre présidents des États-Unis.

Le 22 mars, il y recevait un de ses plus ardents partisans locaux, Willy Guardiola, qui organise depuis des années des manifestations à sa gloire sur un parking à quelques kilomètres de sa résidence. C’est la première fois que Trump le rencontre, mais il le sonde sur des sujets divers, notamment sur les membres de son entourage. En particulier sur Mark Meadows, son dernier chef de cabinet, qu’il aime bien. Mais surtout sur Kevin McCarthy, le patron des républicains à la Chambre des représentants, qui a eu le malheur de le critiquer après les événements du 6 janvier. Guardiola lui dit tout le mal qu’il en pense ; Trump opine. Puis il lui lâche qu’il connaît aussi un autre de ses plus fervents partisans, Mike Lindell, fondateur multimillionnaire de la marque de matelas My Pillow. « On va l’appeler », dit alors Trump qui, aussitôt, appuie sur une touche de son téléphone. Le bonhomme répond. Le voilà sur haut-parleur, et c’est parti pour une conversation à bâtons rompus, au débotté. Ainsi va la vie sur la planète Trump.

Président républicain, Ronna McDaniel met en garde les républicains ne pouvant gagner sans Trump: «Nous perdions»

 Président républicain, Ronna McDaniel met en garde les républicains ne pouvant gagner sans Trump: «Nous perdions» Président du Comité national républicain Ronna McDaniel ne croit pas que son parti politique peut continuer à gagner en élections sans ancien président Donald Trump dans le GOP. © Samuel Corum / Getty Images Président de la RNC RNC RNC RNC RNC RNC RNC RONNA MCDANIEL Parle lors d'une conférence de presse au siège du Comité national républicain le 9 novembre 2020 à Washington, DC McDaniel, La nièce de GOP Sénateur Mitt Romney de l'Utah, reste fortement favorable à Trump.

Melania qui détestait la Maison-Blanche retrouve le sourire à Mar-a-Lago

L’ex-président est rassuré. Plus que jamais, il est le leader incontesté des républicains, celui qui impose ses thèmes et ses hommes. Sa popularité dans cet électorat serait de 86 % selon un sondage réalisé les 15 et 18 octobre. Au point qu’un élu qui cherche à décrocher l’investiture ne peut pas le critiquer. Gare à ceux qui se permettraient de remettre en cause le « dogme » de l’élection volée : ils sont excommuniés. Liz Cheney, la représentante du Wyoming, en sait quelque chose. La fille de Dick Cheney, le vice-président de George W. Bush, qui participe à la commission d’enquête parlementaire sur le 6 janvier, fait presque figure de martyre au sein du parti, tant sa position est minoritaire. Autre personnalité en disgrâce : Nikki Haley, ex-ambassadrice à l’Onu.

Cette ancienne chouchoute du président Trump rêve de la Maison-Blanche, mais elle s’est discréditée à ses yeux en ayant des mots très durs contre lui après l’invasion du Capitole… Trump est comme Louis XIV : il a ses favoris et ses bêtes noires. Avec lui, le vent de la disgrâce peut se lever très vite. Sa préférée du moment, c’est Kristi Noem, gouverneure du Dakota du Sud. Antonio Fins, rédacteur en chef politique du « Palm Beach Post », estime que « Trump s’est réinventé en faiseur de roi. Il a aussi complètement changé le mode de financement du parti : autrefois, c’étaient les grandes entreprises qui payaient. Désormais, ce sont les petits donateurs », fans de son nouveau slogan : « Save America » (« Sauvons l’Amérique »). Un échelon au-dessus de l’ancien « Make America Great Again »... Aux États-Unis, où l’argent est roi, bon nombre d’élus « critiques » candidats à leur réélection, comme le représentant de l’Illinois Adam Kinzinger, préfèrent jeter l’éponge.

Trump a retrouvé le sourire. Il vient de créer un réseau social, Truth Social, dont le cours de Bourse a été multiplié par six en trois semaines, même si son succès reste à démontrer. Une vague « rouge », couleur des républicains, est en train de traverser les États-Unis, comme l’a montré l’élection de Glenn Youngkin au poste de gouverneur dans la très démocrate Virginie. Il avait pris soin de prendre ses distances avec l’ex-président, certes, mais pas au point de le désavouer. Donc, si Trump décide de se présenter en 2024, il a toutes les chances d’emporter l’investiture du parti. « Il va probablement y aller, mais il l’annoncera après les midterms de novembre 2022 », nous confie Roger Stone, son ami qui, samedi dernier, assistait à un gala à Mar-a-Lago, celui des Log Cabin Republicans, l’association LGBT du parti. La soirée était organisée en l’honneur de Melania, qui recevait un prix. Mais Donald n’a pas pu s’empêcher de faire une apparition. Et évidemment, là encore, tout le monde s’est levé pour acclamer le roi en son royaume…

Donald Trump a tweeté à propos de "Corruption massive", demanda le récompense, est allé au golf .
dans cette série quotidienne, Newsweek explore les étapes qui ont conduit au janvier 6 Capitol Riot . La campagne Trump a officiellement demandé un racontage de l'État de Géorgie le samedi novembre 21 .

usr: 2
C'est intéressant!