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Monde Incident nucléaire sur l’EPR de Taishan en Chine : la cause identifiée

12:05  28 novembre  2021
12:05  28 novembre  2021 Source:   abonnement.leparisien.fr

Le nucléaire s’impose dans la campagne présidentielle

  Le nucléaire s’impose dans la campagne présidentielle Alors que les candidats de droite et d’extrême droite défendent sans hésiter la construction de nouveaux réacteurs, ceux de gauche sont plus divisés sur la part à accorder à cette énergie dans la transition écologique. © Fournis par Le Monde Le président de la République, Emmanuel Macron, lors de la présentation du plan d’investissement France 2030, au palais de l’Elysée, à Paris, le 12 octobre 2021.

Cette centrale EPR située à Taishan, en Chine, est la seule en service dans le monde. AFP/Xinhua © AFP Cette centrale EPR située à Taishan, en Chine, est la seule en service dans le monde. AFP/Xinhua L’incident qui a conduit en juillet à l’arrêt d’un réacteur à la centrale nucléaire EPR de Taishan (Chine) serait dû à un défaut de conception de la cuve. C’est ce qu’a affirmé samedi la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité). Elle met en garde contre le risque de problème identique sur d’autres EPR, des réacteurs pressurisés. Association créée au lendemain de la catastrophe du réacteur ukrainien de Tchernobyl en 1986, la CRIIRAD a écrit samedi à la direction de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pour lui faire part de cette information qu’elle dit tenir d’un « lanceur d’alerte ». « Il s’agit d’un Français qui travaille dans l’industrie nucléaire, ayant accès à des éléments techniques très précis sur la situation du cœur du réacteur de Taishan 1 », a précisé Bruno Chareyron, directeur du laboratoire de la CRIIRAD. L’opérateur chinois CGN, exploitant principal de la centrale (70 % des parts) avec EDF (30 %), a annoncé le 1er juillet « mettre à l’arrêt pour maintenance » le réacteur 1 de la centrale nucléaire EPR de Taishan, proche de Hong Kong, la seule installation EPR actuellement en service dans le monde. L’incident a été signalé ainsi le 14 juin : un petit nombre de barres de combustible d’uranium endommagées (« crayons ») causait une accumulation de gaz rares radioactifs dans le circuit primaire, étanche, de la centrale. Les autorités avaient qualifié le phénomène de « courant » et écarté tout danger. Des doutes dès 2007-2008 Dans son courrier, dont l’AFP a obtenu copie, la CRIIRAD écrit, sur la foi d’informations transmises par ce lanceur d’alerte, que ces « dégradations constatés sur les assemblages de combustible nucléaire (…) sont dues principalement à des vibrations anormales » de ces assemblages. Ces vibrations « seraient liées à un défaut de la conception de la cuve de la filière EPR ». Toujours selon la CRIIRAD, des « résultats des essais sur maquette 0.2 » chez l’entreprise nucléaire française Framatome au Creusot (Saône-et-Loire), auraient révélé, dès 2007-2008, ces insuffisances sur l’hydraulique de la cuve. L’association demande ainsi à l’ASN, entre autres, si elle a été informée « de la détection d’un niveau anormal de vibration des assemblages de crayons à Taishan ». Elle l’interpelle aussi sur l’EPR de Flamanville (Manche), en cours de construction : ne devrait-elle pas « imposer à EDF de changer le couvercle de cuve avant toute divergence ? » ; considère-t-elle comme « acceptable, sur le plan de la sûreté et de la radioprotection, que le combustible neuf (…) soit chargé dans le cœur du réacteur en l’état ? » L’ASN n’a pas souhaité s’exprimer. « Le travail d’inspection du combustible et de la cuve du réacteur 1 de Taishan, lancé dès le déchargement, est toujours en cours. L’origine de l’inétanchéité de crayons combustibles ne sera déterminée qu’au terme de ces expertises », a de son côté indiqué EDF.

Conflit Chine-Taïwan : Pékin accusé de "chasse aux Taïwanais" .
"Des centaines" de ressortissants taïwanais ont été extradés vers la Chine continentale à la suite de "pressions" de Pékin sur plusieurs Etats, affirme un rapport d'une organisation de défense des droits de l'homme.Ces Taïwanais sont très majoritairement des personnes suspectées d'avoir commis, depuis des pays tiers, des escroqueries par téléphone. Les victimes étant basées en Chine, la justice chinoise s'estimait compétente pour les juger. Le préjudice de ces fraudes supposées se chiffre en millions d'euros.

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