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Monde En Éthiopie, les rebelles aux portes de la capitale Addis-Abeba

09:30  30 novembre  2021
09:30  30 novembre  2021 Source:   ouest-france.fr

Retour en Ethiopie d'une série d'oeuvres d'art pillées au 19e siècle

  Retour en Ethiopie d'une série d'oeuvres d'art pillées au 19e siècle L'Ethiopie a célébré samedi le retour sur son sol d'une série de trésors antiques pillés au 19e siècle par des soldats britanniques et récemment revenus du Royaume-Uni, de Belgique et des Pays-Bas après une longue campagne diplomatique pour obtenir leur restitution. La collection comprend notamment une couronne de cérémonie, un bouclier impérial, un ensemble de coupes en corne argentée, un livre de prières manuscrit et divers bijoux. La plupartLa collection comprend notamment une couronne de cérémonie, un bouclier impérial, un ensemble de coupes en corne argentée, un livre de prières manuscrit et divers bijoux.

Dans la capitale , une formation est dispensée aux habitants pour traquer d'éventuels rebelles infiltrés. Le premier ministre Abiy Ahmed a annoncé qu'il se rendrait dans cette zone à 200 km d' Addis Abeba , et il encourage les populations à le rejoindre.

L'agence humanitaire américaine USAID a mis en garde jeudi 4 novembre contre une marche des rebelles sur la capitale éthiopienne Addis Abeba qui viendrait aggraver une situation humanitaire déjà désastreuse, un an après le début du conflit qui ravage le nord du pays.

Des centaines de nouvelles recrues des Forces nationales de Défense de l’Ethiopie ont répondu à l’appel à la mobilisation lancé par le Premier ministre Abiy Ahmed pour défendre la capitale Addis-Abeba contre l’avancée des Tigréens. © Amanuel Sileshi, AFP Des centaines de nouvelles recrues des Forces nationales de Défense de l’Ethiopie ont répondu à l’appel à la mobilisation lancé par le Premier ministre Abiy Ahmed pour défendre la capitale Addis-Abeba contre l’avancée des Tigréens.

Trois ans et un prix Nobel après son arrivée au pouvoir en 2018, le Premier ministre Abiy Ahmed a déclenché une guerre qui tourne mal, contre la région réfractaire du Tigré. L’armée recule depuis juin et les rebelles sont à quelques dizaines de kilomètres de la capitale, Addis-Abeba.

Treillis de combat, casquette de camouflage et lunettes noires. Vendredi 26 novembre, les médias éthiopiens ont montré les premières images d’Abiy Ahmed depuis plusieurs jours. En début de semaine, le Premier ministre avait confié la gestion du pays à l’un de ses lieutenants pour partir au front. Ancien officier du renseignement militaire, Ahmed, 45 ans, entendait diriger en personne une «contre-offensive » de l’armée et repousser les forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). La rébellion » venue du nord a fait tomber plusieurs villes sur la route de la capitale : elle est annoncée à 180 km d’Addis-Abeba.

L'ONU va évacuer les familles de ses employés internationaux en Ethiopie

  L'ONU va évacuer les familles de ses employés internationaux en Ethiopie L'ONU va évacuer d'ici jeudi les familles de ses employés internationaux en Ethiopie tandis que la France appelle ses ressortissants à quitter "sans délai" le pays, où des combats se rapprochent de la capitale après plus d'une année de guerre entre forces gouvernementales et rebelles dans le nord du pays. Parallèlement, "tous les ressortissants français sont formellement appelés à quitter le pays sans délai", affirme l'ambassade de France àUn document interne des services de sécurité de l'ONU, daté de lundi et consulté mardi par l'AFP, demande à l'organisation de "coordonner l'évacuation et d'assurer que tous les membres éligibles des familles du personnel recruté à l'étranger quittent l'Ethiopi

L'agence humanitaire américaine USAID a mis en garde jeudi 4 novembre contre une marche des rebelles sur la capitale éthiopienne Addis Abeba qui viendrait aggraver une situation humanitaire déjà désastreuse, un an après le début du conflit qui ravage le nord du pays.

L'agence humanitaire américaine USAID a mis en garde jeudi 4 novembre contre une marche des rebelles sur la capitale éthiopienne Addis Abeba qui viendrait aggraver une situation humanitaire déjà désastreuse, un an après le début du conflit qui ravage le nord du pays. Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Le voilier de ce navigateur polonais a été percuté par le porte -avions Charles de Gaulle la semaine dernière, dans le sud-est des îles d'Hyères.

Une guerre dans un semi huis clos

Dans cette séquence télévisée, filmée au milieu d’une campagne aride, le Premier ministre martial affirmait que l’armée nationale a «regagné du terrain ». Mais aucune indication n’était fournie sur le lieu du tournage. De même, un média d’État a affirmé dimanche 28 novembre la reprise de la ville de Chifra aux rebelles, sans qu’il soit possible de vérifier l’information. La guerre, déclenchée par Abiy Ahmed en décembre 2020, a fait des milliers de morts, déplacé 2,5 millions de personnes et affamé plus de 9 millions d’Éthiopiens, selon l’Onu. Mais elle se déroule dans un semi huis clos. Les médias locaux sont strictement contrôlés, les journalistes et ONG étrangers souvent entravés.

De nombreux signes montrent que le pouvoir central de ce pays de 100 millions d’habitants, composé de dix États et quatre-vingt-cinq ethnies, est en grande difficulté.

Éthiopie : l’ONU évacue les familles de ses employés, les Français appelés à quitter le pays

  Éthiopie : l’ONU évacue les familles de ses employés, les Français appelés à quitter le pays L'ONU va évacuer d'ici jeudi les familles de ses employés internationaux en Éthiopie tandis que la France appelle ses ressortissants à quitter "sans délai" le pays, où des combats se rapprochent de la capitale après plus d'une année de guerre entre forces gouvernementales et rebelles dans le nord du pays. Les évacuations se multiplient face aux combats. L’Organisation des nations unies (ONU) veut évacuer d’ici jeudi 25 novembre les familles de ses employés situés en Éthiopie, alors que la France a également appelé mardi 23 novembre à tous ses ressortissants à quitter "sas délai" le pays, face aux combats, entre forces rebelles du Tigré et le gouverne

Avec notre correspondant à Addis - Abeba , Noé Hochet-Bodin. Dessie, avec plus de 200 000 habitants, a une position stratégique sur la route entre le Tigré et Addis - Abeba . Depuis plusieurs semaines, les soldats des forces tigréennes s’approchent inexorablement de la ville. Pourtant, une autre source proche des rebelles affirmait que le TPLF ne souhaitait pas immédiatement entrer dans la ville, mais préférait la contourner pour continuer leur route vers le sud et la capitale Addis - Abeba . Dans le même temps, à 400 km plus au nord, à Mekele, des frappes aériennes ont tué au moins 6 personnes et fait

Addis Abeba devint véritablement une ville et se développa avec l'implantation de la souveraine, de dignitaires et de soldats. Toujours en 1886, Menelik II ordonna la construction d'un palais à Addis Abeba . À cette époque, la ville était principalement occupée et administrée par des militaires. La bataille d'Adoua avait contribué à renforcer la position d' Addis Abeba en tant que capitale de l 'empire d' Éthiopie , quelques années plus tard, en raison du développement de la ville, les besoins en bois pour la construction et le chauffage augmentaient et la capitale connut une pénurie de bois.

Lire aussi : En Éthiopie, un conflit oublié qui s’intensifie et s’étend

Trois mois après avoir envoyé l’armée au Tigré, pour punir le TPLF d’avoir organisé des élections sans son aval et attaqué des casernes de l’armée nationale, Abiy Ahmed avait déclaré victoire. Le jeune dirigeant croyait avoir maté les seigneurs tigréens. Ceux-ci avaient tiré les ficelles à Addis-Abeba pendant plusieurs décennies, avant qu’il ne les marginalise à son arrivée au pouvoir en 2018.

Sauve qui peut

Mais depuis début novembre, tout indique une débandade. Abiy Ahmed a décrété l’état d’urgence, puis une mobilisation populaire. Des gloires nationales ont été enrôlées dans l’opération, tel le chanteur Mesfin Bekele et le double champion olympique d’athlétisme Hailé Gebreselassié, prêts à «combattre jusqu’à la mort ». Près de 150 000 jeunes ont été formés à la va-vite par la police et armés pour protéger la capitale.

Surtout, le gouvernement perd son sang-froid et vilipende les «fake news » de Washington, un allié qui a, ces derniers jours, appelé les Américains à fuir l’Éthiopie et mis en garde contre des affrontements ethniques, voire de possibles attentats, ce qui a déclenché un sauve-qui-peut généralisé. De nombreux autres pays, dont la France mardi 23 novembre, ont appelé leurs ressortissants à partir.

Des violences communautaires en Ethiopie pourraient "fracturer" la société, avertit l'Onu .
Le conflit en Ethiopie, s'il dégénérait en violences communautaires, pourrait fracturer la société, voire déclencher un exode rappelant les scènes d'évacuations chaotiques à l'aéroport de Kaboul en août, a déclaré à l'AFP le responsable de l'aide humanitaire des Nations unies.La guerre, qui fait rage depuis plus d'un an dans le nord de l'Ethiopie, a peut-être provoqué la crise humanitaire la plus inquiétante, a déclaré dans un entretien à l'AFP le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Martin Griffiths.

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