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Monde Les forces biélorusses aident à traverser en Pologne mais tabassent ceux qui échouent

22:25  30 novembre  2021
22:25  30 novembre  2021 Source:   rfi.fr

Les migrants de la Biélorussie auraient été battus par des gardes militaires, ne leur laisseront pas rentrer chez eux

 Les migrants de la Biélorussie auraient été battus par des gardes militaires, ne leur laisseront pas rentrer chez eux migrants dans la forêt de Białowieża à la frontière de la Pologne et de la Biélorussie allégués que les responsables frontaliers biélorusses ne les laissent pas dans le pays afin qu'ils puissent revenir la maison et battez-les avec des matraques s'ils tentent de le faire. © Photo de Oksana Mandchuk / Belta / AFP via Getty Images Les gardes de la frontière battent ceux qui tentent de retourner dans les aéroports biélorusses afin qu'ils puissent rentrer chez eux.

À la frontière Pologne-Biélorussie près de Kuznica, en Pologne, le 15 novembre 2021. © AP - Leonid Shcheglov À la frontière Pologne-Biélorussie près de Kuznica, en Pologne, le 15 novembre 2021.

Des milliers de migrants sont toujours massés à la frontière biélorusse. L'Irak a rappatrié des centaines de volontaires mais parallèlement, les forces biélorusses continuent d'inciter les migrants à traverser la frontière vers l'Europe. Le témoignage de Bahadin, un Kurde irakien bloqué à la frontière biélorusse.

Avec Oriane Verdier, du service International de RFI

Bahadin est l'une des figures du soulèvement populaire contre les autorités du Kurdistan irakien. En Biélorussie, il est devenu le contact de référence pour les Kurdes qui sont massés dans la zone tampon entre la Pologne et la Biélorussie et qui tentent de traverser la frontière vers l'Europe.

La Biélorussie "ne veut pas de confrontation" avec la Pologne

  La Biélorussie La Biélorussie "ne veut pas de confrontation" avec la PologneMOSCOU (Reuters) - La Biélorussie ne veut pas de confrontation avec la Pologne mais attend toujours une réponse de l'Union européenne sur sa proposition de transférer vers le bloc communautaire 2.000 migrants bloqués à la frontière de l'ancienne république soviétique, a déclaré lundi le président Alexandre Loukachenko.

« Chaque jour, les gens m'appellent quand ils sont bloqués et ils m'envoient leur localisation, explique-t-il. Il doit y avoir 200 personnes bloquées tout le long de la frontière, et ça, ce ne sont que ceux qui m'ont contacté. Ils se font rejeter par la police polonaise et se retrouvent bloqués entre les deux barbelés polonais et biélorusses. »

Des pinces pour couper les barbelés


Vidéo: Valérie Pécresse sur la crise entre la Biélorussie et la Pologne: \ (BFMTV)

Selon Bahadin, les policiers biélorusses vont jusqu'à fournir des pinces pour ouvrir leur frontière et envoyer des migrants vers la Pologne. Mais s'ils échouent, ils sont roués de coups.

« Ils nous ont tapé pendant presque trois heures avec les crosses de leurs fusils et des matraques électriques, raconte Sirwan, l'ami de Bahadin. Ils ont lâché les chiens sur nous et puis ils nous ont ramenés dans un camp horrible sans nous donner ni eau ni nourriture. Il nous ont dit que c'était une punition pour avoir voulu couper le grillage biélorusse. Au bout de deux jours et demi, ils nous ont finalement donné une bouteille d'eau pour les 21 personnes que nous étions. Une bouteille et un peu de pain. Et puis, ils nous ont ramené dans ce hangar. »

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 Loukachenko met en garde contre la pousse-poussée avec la Pologne sur la crise des frontières Le président Alexander Lukachenko a déclaré que la Biélorussie ne cherchait aucune confrontation avec la Pologne mais souhaite que les pouvoirs européens travaillent avec Minsk pour résoudre la crise de la migration le long de la frontière de son pays avec la Pologne, ajoutant que si la crise détérioré "trop ​​loin, la guerre est inévitable".

Sirwan a reçu de nouvelles sollicitations des policiers biélorusses pour retenter la traverser de nuit.

« On nous propose d'aller en Irak ou en Pologne »

Bahadin renchérit le témoignage de son ami Sirwan et fait état de personnes retrouvées mortes dans la zone tampon.

« Ici, ils nous demandent qui veut rentrer en Irak et qui veut traverser la frontière. Si vous choisissez de traverser la frontière, vous vous faîtes refouler par les Polonais et là, les gens se retrouvent bloqués dans la zone tampon entre les deux pays. Parce qu'il y a deux grillages : le Biélorusse d'abord, puis 500 ou 600 mètres plus loin, le Polonais. Si vous voulez retourner sur vos pas en coupant le grillage biélorusse, là, ils vous arrêtent et vous tabassent sévèrement. L'autre jour, sur 22 personnes, seule une est arrivée à aller jusqu'en Europe. Les autres sont revenues et se sont fait arrêter par les Biélorusses qui avaient des chiens. »

Après avoir aidé sa propre famille, un kurde aides aux autres personnes en Pologne

 Après avoir aidé sa propre famille, un kurde aides aux autres personnes en Pologne après sept membres de sa propre famille ont réussi à traverser la frontière de Biélorussie dans l'Union européenne, Aras Palani passe ses journées et nuits à aider les autres migrants coincés dans la forêt.

La majorité des migrants a été rassemblée dans des hangars, mais les autorités biélorusses ont retrouvé deux morts près de leurs frontières et accusent leurs voisins européens d'être responsables de ces drames. Sur place, les migrants craignent que le nombre de personnes mortes de froid soit bien plus élevé.

« Officiellement, deux corps ont été retrouvés dans cette zone tampon. Mais il y a sûrement d'autres personnes qui sont mortes de froid tout le long de la frontière et dont on a pas encore retrouvé le corps, estime Bahadin. Plusieurs personnes qui ont tenté la traversée ont dit avoir vu des cadavres. »

À écouter : «Pourquoi on fuit, à votre avis ?»: un Irakien rapatrié de la frontière biélorusse témoigne

Biélorussie: les migrants s'inquiètent du nombre de disparus à la frontière .
À la frontière biélorusse, des milliers de personnes sont toujours massées pour tenter d'entrer dans l'Union européenne. Les médias polonais estiment qu'au moins douze personnes sont mortes des deux côtés de la frontière. Le bilan pourrait être bien plus élevé. Témoignages. Voilà deux semaines qu’une grande partie des migrants bloqués à la frontière ont été rassemblés dans un grand hangar par les autorités biélorusses. Sur les larges palettes prévues pour l’entrepôt de marchandises, hommes, femmes et enfants ont installé leur sac de couchages. Certains escaladent les échafaudages pour atteindre les niveaux les plus élevés.

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C'est intéressant!