•   
  •   

Monde Le risque de conflit en Ukraine est «réel», avertit Jens Stoltenberg

22:05  07 janvier  2022
22:05  07 janvier  2022 Source:   parismatch.com

Biden à contenir un appel de week-end avec le chef de la fin de l'Ukraine après que Poutine parle

 Biden à contenir un appel de week-end avec le chef de la fin de l'Ukraine après que Poutine parle Le président Joe Biden et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky parleront par téléphone le dimanche, les deux côtés ont été confirmés, après que le chef américain a de nouveau averti que le Vladimir Poutine de la Russie serait confronté à une réponse difficile à toute invasion du pays d'Europe orientale.

L'Otan s'inquiète du risque "réel" de conflit en Ukraine avec la poursuite du renforcement militaire russe à ses frontières, et doit se préparer à un échec de la diplomatie, a averti vendredi le secrétaire général de l'Alliance Jens Stoltenberg.

  Le risque de conflit en Ukraine est «réel», avertit Jens Stoltenberg © REUTERS/Johanna Geron

L'Otan s'inquiète du risque "réel" de conflit en Ukraine avec la poursuite du renforcement militaire russe à ses frontières, et doit se préparer à un échec de la diplomatie, a averti vendredi le secrétaire général de l'Alliance Jens Stoltenberg. "Le renforcement militaire de la Russie se poursuit autour de l'Ukraine et est accompagné d'un discours menaçant de Moscou si ses exigences ne sont pas acceptées. Or elles sont inacceptables et le risque d'un nouveau conflit est réel", a déclaré M. Stoltenberg à l'issue d'une réunion en visioconférence avec les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Alliance.

Joe Biden assure à l'Ukraine que les États-Unis «répondront énergiquement» à une invasion russe

  Joe Biden assure à l'Ukraine que les États-Unis «répondront énergiquement» à une invasion russe Le président américain Joe Biden a assuré à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky lors d'un appel téléphonique dimanche 2 janvier que les États-Unis et ses alliés « répondront énergiquement » si la Russie envahissait l'Ukraine. « Le président Biden a dit clairement que les États-Unis et ses alliés répondront énergiquement si la Russie envahit davantage l'Ukraine », a indiqué dans un communiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki.

Le Kremlin a rendu publiques à la fin de l'année dernière deux propositions de traités engageant l'Otan à exclure toute adhésion future de l'Ukraine et à réduire ses forces près des frontières avec la Russie. "Il est hors de question que l'Otan transige sur le principe du droit de chaque nation à choisir sa propre voie, y compris le type d'accord de sécurité dont elle veut faire partie", a soutenu Jens Stoltenberg.

A lire : La Russie préparerait une offensive contre l'Ukraine impliquant jusqu'à 175 000 hommes

Des pourparlers américano-russes doivent s'ouvrir lundi à Genève pour désamorcer le risque d'une intervention russe en Ukraine. Moscou a en outre accepté de participer mercredi à une réunion du Conseil Otan-Russie, la première depuis l'été 2019. "C'est un signal positif car les tensions sont élevées", a souligné Jens Stoltenberg. Mais les alliés posent des conditions. "Le gouvernement russe doit procéder à une désescalade, poursuivre les voies diplomatiques et respecter ses engagements en matière de transparence des activités militaires", a ainsi exigé la ministres des Affaires étrangères britannique Liz Truss. Son homologue polonais Zbigniew Rau a pour sa part affirmé que "les pourparlers avec la Russie ne peuvent avoir lieu dans une situation d'escalade envers l'Ukraine et l'Otan".

L'Otan affiche son unité avant les pourparlers américano-russes

  L'Otan affiche son unité avant les pourparlers américano-russes UKRAINE-CRISE/OTAN (PHOTO, TV):L'Otan affiche son unité avant les pourparlers américano-russes BRUXELLES, 7 janvier (Reuters) - Les ministres des Affaires étrangères de l'Otan ont "réaffirmé leur unité face à l'agression russe en Ukraine" vendredi lors d'une réunion extraordinaire organisée avant les pourparlers de la semaine prochaine sur la sécurité en Europe.

"Nous devons nous préparer à la perspective que la consultation échoue"

"Aucune discussion sur la sécurité de l'Europe ne se tiendra sans les Européens à la table des négociations", a en outre insisté Jens Stoltenberg. Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a de son côté promis à Kiev qu'il n'y aurait "pas de discussion sur l'Ukraine sans l'Ukraine". "Toute la situation géopolitique de la région impose que l'Europe, l'Union européenne, puisse proposer sa vision des choses, agir et se mettre autour de la table avec l'ensemble des parties prenantes", a insisté vendredi le président français Emmanuel Macron lors d'une réunion à Paris avec les membres de la Commission européenne présidée par l'Allemande Ursula von der Leyen. "Nous devons nous préparer à la perspective que la consultation échoue", a averti Jens Stoltenberg.

"Si la Russie décide d'utiliser des moyens militaires contre un voisin, elle sera frappée par des sanctions économiques et politiques sévères", a-t-il aussi affirmé. Mais l'Otan n'interviendra pas militairement, car l'Ukraine n'est pas un pays membre de l'Alliance, a-t-il répété. "L'Ukraine est un partenaire, mais n'est pas couverte par la clause de défense collective entre les 30 alliés", a-t-il dit. L'Alliance se prépare toutefois à renforcer sa présence militaire sur son flanc Est. "Nous avons des capacités significatives", a souligné Jens Stoltenberg, rappelant que l'Otan avait une force de réaction rapide de 40.000 hommes.

Pourparlers américano-russes pour éviter un conflit en Ukraine

  Pourparlers américano-russes pour éviter un conflit en Ukraine Les Etats-Unis et la Russie se retrouvent dès dimanche soir à Genève pour tenter de désamorcer la crise explosive qui se joue autour de l'Ukraine et,C'est par un face-à-face des vice-ministres des Affaires étrangères des deux puissances rivales, l'Américaine Wendy Sherman et le Russe Sergueï Riabkov, que s'ouvre cette semaine diplomatique à hauts risques. Elle se poursuivra avec une réunion Otan-Russie mercredi à Bruxelles puis une rencontre jeudi à Vienne de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), pour inclure les Européens qui redoutent d'être marginalisés.

Vendredi, le chef de la diplomatie américaine Anthony Blinken a pour sa part assuré lors d'une conférence de presse à Washington qu'une "solution diplomatique" avec la Russie "est encore possible", si Moscou joue le jeu du dialogue, pour désamorcer la crise autour de l'Ukraine. "Nous sommes prêts à répondre avec force à une nouvelle agression russe. Mais une solution diplomatique est encore possible, et préférable, si la Russie choisit cette voie", a-t-il dit avant une semaine de pourparlers entre l'Occident et Moscou.

Il a ajouté que les Etats-Unis ne se laisseront pas "distraire" par les exigences russes visant à empêcher l'Ukraine de rejoindre l'Otan. "La Russie exige maintenant que les Etats-Unis et l'Otan signent des traités pour retirer les forces de l'Otan stationnées sur le sol d'alliés en Europe centrale et orientale, et pour interdire à l'Ukraine de rejoindre l'Otan, et veut nous entraîner dans un débat sur l'Otan plutôt que de nous concentrer sur le sujet brûlant qui est son agression contre l'Ukraine. Nous ne nous laisserons pas distraire par cela", a-t-il ajouté.

A lire aussi : Echange de mises en garde sur l'Ukraine entre Biden et Poutine

Ukraine : aucune détente malgré les échanges, les USA accusent la Russie de préparer une invasion .
Les intenses discussions diplomatiques des derniers jours n’ont permis aucune avancée, et plusieurs observateurs voient le risque d’une guerre « plus élevé ».Le président russe Vladimir Poutine, qui a massé près de 100 000 hommes à la frontière avec l’Ukraine, continue à exiger de l’Otan un engagement écrit de ne jamais intégrer cette ex-république soviétique dans ses rangs.

usr: 1
C'est intéressant!