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Monde Tunisie : la BBC révèle des enregistrements des derniers coups de fil de Ben Ali

02:45  15 janvier  2022
02:45  15 janvier  2022 Source:   rfi.fr

Tunisie : l'ONU inquiète de la détérioration de la situation des droits humains après l'arrestation d'opposants

  Tunisie : l'ONU inquiète de la détérioration de la situation des droits humains après l'arrestation d'opposants Plusieurs ONG tunisiennes et internationales disent redouter une dérive autoritaire. © Fournis par franceinfo L'ONU a demandé, mardi 11 janvier, la libération ou l'inculpation de l'ex-ministre et homme fort du parti tunisien d'inspiration islamiste Ennahdha Noureddine Bhiri et s'est inquiétée de la "détérioration" de la situation des droits humains dans le pays.

“Le timing des divulgations d ’ enregistrements par la BBC interroge au plus haut niveau. Quand on connaît les inclinations des Britanniques et du MI6 pour l’islam politique, on comprendra la soudaine philanthropie et la soudaine transparence de la BBC (state owned). Ces divulgations sont à lire au deuxième degré, du point de vue choix des séquences, du timing … et prouvent encore une fois: – Que celui qui ne maîtrise pas la technologie n’a pas de vie privée, – Que tout ce qui vous est donné gratuit n’est pas aussi gratuit que ça, il fait de vous une simple proie. – Que les réseaux sociaux n’ont jamais

" La BBC a obtenu des enregistrements extraordinaires que nous pensons être des appels téléphoniques passés par un ancien dictateur du Moyen-Orient, le président tunisien Zine al-Abidine Ben Ali , alors qu'il quittait le pays en 2011. Il commence par interroger quelqu'un que nous comprenons être le ministre de la Défense Ridha Grira sur la situation sur le terrain en Tunisie . Grira lui annonce qu'un président par intérim est désormais en place. Ben Ali demande à Grira de répéter trois fois cette information, avant de répondre qu'il sera de retour au pays "dans quelques heures".

Les enregistrements diffusés par le BBC montrent l'effondrement de l'autorité du dirigeant tunisien après 23 ans de dictature. © FETHI BELAID AFP/Archivos Les enregistrements diffusés par le BBC montrent l'effondrement de l'autorité du dirigeant tunisien après 23 ans de dictature.

À l'occasion du 14 janvier, jour de commémoration de la révolution tunisienne de 2011, la BBC a diffusé des extraits sonores des enregistrements téléphoniques secrets passés par l'ancien président Zine al-Abidine Ben Ali durant les derniers 48 heures de son règne et alors qu'il quittait la Tunisie. Ces derniers moments montrent l'effondrement de son autorité après 23 ans de dictature.

La BBC affirme que les voix sont authentiques même si les personnes concernées le nient. Les coups de fils de Ben Ali, décédé en 2013 en Arabie saoudite, étaient destinés à son ministre de la Défense, à son chef de l'armée et à deux amis personnels. Ces enregistrements confirment ce que l'on sait déjà sur le rôle joué par l'armée pour qu'il quitte le pouvoir et qu'il ne revienne plus.

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Le premier enregistrement semble se passer entre le président déchu et l’homme d’affaires et copropriétaire de Nessma TV, Tarak Ben Ammar. D’après les échanges, il aurait eu lieu suite au discours prononcé par Ben Ali le soir du 13 janvier 2011. Il avait tenté d’apaiser les tensions et de calmer le peuple en lançant la fameuse phrase « Je vous ai Le deuxième enregistrement porte sur trois appels téléphoniques. Le premier se passe entre le ministre de la Défense, Ridha Grira, et Ben Ali alors que ce dernier se trouvait à bord d’un avion à destination de l’Arabie Saoudite

Le premier enregistrement semble se passer entre le président déchu et l’homme d’affaires et copropriétaire de Nessma TV, Tarak Ben Ammar. D’après les échanges, il aurait eu lieu suite au discours prononcé par Ben Ali le soir du 13 janvier 2011. Il avait tenté d’apaiser les tensions et de calmer le peuple en lançant la fameuse phrase « Je vous ai Le deuxième enregistrement porte sur trois appels téléphoniques. Le premier se passe entre le ministre de la Défense, Ridha Grira, et Ben Ali alors que ce dernier se trouvait à bord d’un avion à destination de l’Arabie Saoudite

Le premier de ces coups de fil, passé dans la soirée de 13 janvier, est donné à un proche, l'homme d'affaires Tarak Ben Ammar. Ce dernier le couvre d'éloge au sujet de son discours de la journée : « Vous étiez merveilleux, c'est le Ben Ali que nous attendions », affirme Tarak Ben Ammar.

De l'avion qui le conduit avec sa famille à Jeddah. Ben Ali appelle Ridha Grira, son ministre de la Défense qui l'informe : Mohamed Ghannouchi a été nommée président par intérim. Ben Ali lui fait répéter. Puis, il réplique : « Comment ça ! Mais je reviens dans quelques heures ».

Il appelle alors son ami, Kamal Eltaief et lui demande : « Me conseilles-tu de revenir ? ». Il devra répéter sa question quatre fois avant que son interlocuteur ne lui confie : « les choses ne s'annoncent pas bonnes. »

Quant à Rachid Ammar, chef d'état-major des armées, il fait semblant de ne pas reconnaître sa voix : « Je suis le président », insiste Ben Ali. À propos de son éventuel retour, le militaire lui signifie : « Quand on voit qu'il est possible de revenir nous vous informons, monsieur le président », répond le chef de l'armée.

Le lendemain matin, son ministre de la Défense se montre plus direct. « Si vous rentrez, je ne peux pas garantir votre sécurité ».

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La justification du gouvernement sur les arrestations musclées du vice-président d’Ennahda et d’un cadre sécuritaire vendredi 31 décembre ont suscité des réactions au sein du parti islamiste mais aussi de la société civile qui demandent plus de précisions. Avec notre correspondante à Tunis, Lilia Blaise Le bloc parlementaire du parti Ennahdha s’est dit « étonné » mardi des charges retenues contre le vice-président de son parti qui relève uniquement de la justice, selon le communiqué. Noureddine Bhiri et un cadre sécuritaire sont soupçonnés dans une enquête liée à du terrorisme, selon Taoufik Charfeddine ministre de l’Intérieur.

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C'est intéressant!