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Monde Ukraine : Biden critiqué pour son fatalisme sur une probable « incursion mineure » des Russes

06:30  20 janvier  2022
06:30  20 janvier  2022 Source:   20minutes.fr

U.S. devrait soutenir l'insurrection en Ukraine si la Russie envahit: Mitt Romney

 U.S. devrait soutenir l'insurrection en Ukraine si la Russie envahit: Mitt Romney Sénateur Mitt Romney Dit dimanche Les États-Unis devraient soutenir une insurrection en Ukraine si le président russe Vladimir Poutine envahit le pays, comme une crainte est probable.

Les Républicains sont vent debout contre le locataire de la Maison-Blanche qui a semblé mercredi acter une prochaine action de Vladimir Poutine en Ukraine

Un convoi de militaires russes en Crimée, le 18 janvier 2022. © /AP/SIPA Un convoi de militaires russes en Crimée, le 18 janvier 2022. CRISE INTERNATIONALE - Les Républicains sont vent debout contre le locataire de la Maison-Blanche qui a semblé mercredi acter une prochaine action de Vladimir Poutine en Ukraine

La politique internationale de Joe Biden est sous le feu des critiques des Républicains. Il faut dire que le président a semblé mercredi accréditer l’idée d’une probable prochaine « incursion » russe en Ukraine, s’attirant les foudres de l’opposition qui l’accuse d’avoir donné à Vladimir Poutine un « feu vert » pour envahir son voisin.

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  Ukraine: Biden s'attend à une incursion russe, prévient Moscou d'un désastre Ukraine: Biden s'attend à une incursion russe, prévient Moscou d'un désastre"par Alexandra Alper et Steve Holland

Alors que, depuis Kiev, son secrétaire d’Etat Antony Blinken appelait Moscou à choisir la « voie pacifique », le président des Etats-Unis a soufflé le chaud et le froid. « Je pense qu’il ne veut toujours pas d’une guerre à grande échelle », a-t-il lancé au sujet de son homologue russe, lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche. Pour autant, « il va tester l’Occident ». « Je pense qu’il va rentrer » en Ukraine d’une manière ou d’une autre, a-t-il prédit.

Joe Biden a également reconnu que la réaction et l’unité des Occidentaux dépendraient de ce que fera Moscou. « Si c’est une incursion mineure », les membres de l’Otan risquent de se diviser sur l’ampleur de la riposte, mais si les Russes « font ce dont ils sont capables avec les forces qu’ils ont massées à la frontière, ce sera un désastre pour la Russie », a-t-il insisté. La situation pourrait alors « échapper à tout contrôle ».


Vidéo: En pleines tensions avec les occidentaux, Poutine promet une "réponse militaire en cas d'agression" (France 24)

La Maison-Blanche fait un pas en arrière

Des ténors républicains ont immédiatement accusé le président démocrate de s’être résigné sur ce dossier. « L’impuissance de Joe Biden a enhardi Vladimir Poutine, et voilà qu’il vient de donner un feu vert à Poutine pour envahir l’Ukraine », a ainsi réagi sur Twitter le sénateur Tom Cotton. « Donc s’il ne prend que certaines zones de l’Ukraine, notre réponse sera moins sévère que s’il annexe tout ? », s’est aussi indigné son collègue Marco Rubio.

KLAIN: "Pas d'ambiguïté" sur la réponse américaine Si la Russie envahit l'Ukraine

 KLAIN: Chef de la Maison Blanche, Ron Klain, Ron Klain, a défendu jeudi la messagerie du président de Biden sur les mouvements russes en Ukraine après une certaine des remarques de la présidence par jour a précédemment invité la clarification de la Maison Blanche, Dire dans un entretien qu'il n'y a "aucune ambiguïté" de la réponse des États-Unis si la Russie envahit l'Ukraine.

La Maison-Blanche a aussitôt tenté de clarifier le propos présidentiel, assurant qu’il n’avait fait qu’établir une différence entre une offensive « militaire » d’une part et « non militaire, paramilitaire ou cyber » d’autre part. « Chacune de ces actions aura sa riposte proportionnelle », a assuré une porte-parole. « Si des forces militaires russes franchissent la frontière de l’Ukraine, cela constituera une nouvelle invasion » qui entraînera une réponse sévère, a également fait savoir jeudi la Maison-Blanche, dans une volonté d’éteindre le feu autour des propos de Biden.

Biden prêt à négocier sur les exigences russes

Discret sur les représailles en cas d’incursion « mineure », Joe Biden a en tout cas détaillé avec fermeté les conséquences d’une invasion d’envergure. « S’ils envahissent, ils vont le payer, ils ne pourront plus passer par les banques, ils ne pourront faire de transactions en dollars », a-t-il mis en garde, évoquant aussi le risque de « lourdes » pertes humaines sur le champ de bataille.

Le locataire de la Maison-Blanche a toutefois tendu la main sur les exigences de la Russie et s’est même dit prêt à un nouveau sommet avec Vladimir Poutine. Sur la garantie exigée par le Kremlin que l’Ukraine n’adhérera jamais à l’Otan, il a fait valoir que dans les faits, il était peu probable que Kiev en devienne membre dans un avenir proche. Et sur la promesse que les Occidentaux ne déploieront pas d’armes stratégiques sur le territoire ukrainien, « nous pouvons trouver une solution », a-t-il assuré.

Dans les photos: Russian Military Martrings près des frontières Ukraine

 Dans les photos: Russian Military Martrings près des frontières Ukraine Nouveaux photos par satellite Show Russie 'S accumulation militaire de Ukraine Alors que les nations occidentales craignent une invasion complète de l'ancien État soviétique. © Satellite Image © 2022 Maxar Technologies Vue plus proche des réservoirs, d'artillerie et de tentes dans un site de formation à Pogonovo, en Russie le 16 janvier. L'emplacement est à environ 165 kilomètres au nord / au nord-est de la frontière Russie-Ukraine.

Après une série de pourparlers diplomatiques en Europe la semaine dernière, Moscou et Washington doivent tenter une nouvelle fois vendredi de désamorcer la crise lors d’un face-à-face à Genève entre Antony Blinken et son homologue russe Sergueï Lavrov. Le secrétaire d’Etat américain est auparavant attendu ce jeudi à Berlin pour des discussions avec l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni.

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