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Monde Après un quart de siècle aux Etats-Unis, un père de famille mexicain risque l'expulsion

23:44  24 janvier  2022
23:44  24 janvier  2022 Source:   afp.com

Dans l'État de New York, près de 800 000 habitants menacés d'expulsion

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Photo non datée fournie le 18 janvier 2022 par l'association d'aide aux migrants illégaux Refugee and Immigrant Center for Education and Legal Services (Raices) montrant Juan Reyna, un Mexicain de 48 ans et la fille de sa femme © - Photo non datée fournie le 18 janvier 2022 par l'association d'aide aux migrants illégaux Refugee and Immigrant Center for Education and Legal Services (Raices) montrant Juan Reyna, un Mexicain de 48 ans et la fille de sa femme

Le sort de Juan Reyna bascule en quelques minutes en janvier dernier: ce père de famille mexicain de 48 ans est arrêté par la police de l'immigration au Texas et risque depuis l'expulsion vers son pays d'origine. Après un quart de siècle d’une vie personnelle et professionnelle aux Etats-Unis, mais sans papiers.

Photo non datée fournie le 18 janvier 2022 par l'association d'aide aux migrants Refugee and Immigrant Center for Education and Legal Services (Raices) montre Juan Reyna, un Mexicain de 48 ans sans-papiers et sa femme Guadalupe Martinez © Handout Photo non datée fournie le 18 janvier 2022 par l'association d'aide aux migrants Refugee and Immigrant Center for Education and Legal Services (Raices) montre Juan Reyna, un Mexicain de 48 ans sans-papiers et sa femme Guadalupe Martinez

Le 14 janvier 2021, lors d'un banal contrôle routier en banlieue de San Antonio (Texas), Juan Reyna est emmené dans un centre de rétention de la police migratoire américaine (ICE)  près d'Austin, où il se bat depuis un an contre les tentatives des autorités américaines de le renvoyer au Mexique.

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"Je me sens parfois déprimé et frustré", lâche M. Reyna depuis son centre de rétention lors d'un des entretiens téléphoniques de quelques minutes que l'AFP a pu avoir avec lui, grâce à l'entremise d'une association américaine de protection des migrants illégaux.

Il attend une décision de justice en appel le 27 janvier, qui pourrait ordonner son expulsion.

- "Ni danger, ni menace" -

"Je ne suis ni un danger pour la société, ni une menace pour ce pays où je travaille et qui m'a tant donné", assure-t-il avec une pointe de colère.

De fait, le quadragénaire réside aux Etats-Unis depuis 1996 après avoir traversé le fameux fleuve Rio Grande à la frontière mexicaine.

Mais comme quelque 11 millions d'étrangers aux Etats-Unis, il est sans-papiers. Et malgré les engagements de campagne du président Joe Biden à régulariser une partie d'entre eux, le dossier de l'immigration illégale reste l'un des plus épineux qu'aient à traiter les gouvernements américains successifs et le Congrès, quelle que soit leur couleur politique.

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A l'instar d'autres migrants illégaux, M. Reyna travaille depuis 25 ans, comme artisan menuisier et soudeur. Il s'est marié en 2016 avec Guadalupe Martinez, qui avait déjà deux enfants de 13 et 9 ans, et le couple est propriétaire d'une maison et d'une voiture.

Malgré cette vie familiale, sociale et professionnelle en pleine lumière, un juge américain a ordonné le 3 décembre l'expulsion de ce père de famille mexicain, affirmant qu'il n'avait pas apporté la preuve que les enfants de son épouse "souffriraient de manière exceptionnelle", selon son avocate Kathrine Russell, de l'ONG Raices (Refugee and Immigrant Center for Education and Legal Services).

- "Mes enfants l'aiment" -

"Mes enfants l'aiment et le considèrent comme leur père", s'écrie Mme Martinez, 32 ans, elle aussi sans-papiers mais qui ne risque a priori pas d'être expulsée car son fils et sa fille sont nés sur le sol américain.

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Au téléphone avec l'AFP, elle affirme que "la bataille a été dure pour (elle) et (ses) enfants, sur le plan psychologique et économique".

"Le peu que nous avons construit est ici" aux Etats-Unis, lâche-t-elle.

Leur cas est loin d'être isolé.

Fin 2021, il y avait près de 1,6 million d'affaires d'immigration illégale devant les tribunaux américains, selon des chiffres de l'association Transactional Records Access Clearinghouse (Trac), qui a répertorié près de 15.500 ordres d'expulsion décrétés l'an passé.

Et 21.000 personnes étaient détenues dans des centres de la police migratoire à la mi-décembre, soit une hausse de 8% sur un an. Les trois quarts de ces personnes n'ont aucun casier judiciaire criminel.

- Nettoyer les toilettes -

Dans son centre, Juan Reyna nettoie les toilettes pour 3 dollars de l'heure. Il dit être la cible de racisme, tout en prenant soin de "remercier ce pays (les Etats-Unis) qui (m'a) si bien traité".

Ce père de famille compte sur la mansuétude de la justice le 27 janvier.

Un volet du plan à 1.750 milliards de dollars de réformes sociales et environnementales "Build Back Better" ("Reconstruire en mieux") du président Biden, bloqué au Sénat, permettrait aux sans-papiers d'obtenir un droit de résidence de dix ans, un permis de travail et de conduire, ainsi que de voyager à l'étranger.

Autre source d'espoir pour Juan Reyna, une annonce du ministre américain de la Sécurité intérieure Alejandro Mayorkas, qui avait demandé en septembre à la police migratoire de se concentrer sur les sans-papiers entrés récemment aux Etats-Unis ou sur ceux qui y ont perpétré des crimes graves.

af/pdh-nr/led

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usr: 1
C'est intéressant!