•   
  •   

Monde «Syndrome de la Havane» : la CIA ne croit pas à une attaque étrangère

19:15  25 janvier  2022
19:15  25 janvier  2022 Source:   lefigaro.fr

Attaque meurtrière des rebelles yéménites aux Emirats, raids sur Sanaa

  Attaque meurtrière des rebelles yéménites aux Emirats, raids sur Sanaa Les rebelles yéménites Houthis ont ciblé lundi des installations civiles aux Emirats arabes unis faisant trois morts, et menacé de lancer de nouvelles attaques en appelant les civils et les compagnies étrangères à éviter les "sites vitaux" dans ce pays.L'attaque contre les Emirats, qui ont averti qu'elle ne resterait "pas impunie", a suscité des condamnations internationales de pays arabes et occidentaux en tête desquels les Etats-Unis, ainsi que de l'ONU.

Des Cubains passent devant l'ambassade américaine lors d'un rassemblement à la fin du blocus américain à la Havane, le 28 mars 2021. © YAMIL LAGE / AFP Des Cubains passent devant l'ambassade américaine lors d'un rassemblement à la fin du blocus américain à la Havane, le 28 mars 2021.

La CIA, chargée de l'investigation sur le «syndrome de la Havane», a rendu publiques des «conclusions intermédiaires importantes » jeudi 20 janvier 2022. Selon un responsable de l'agence de renseignement américaine, il est «improbable qu'un acteur étranger, y compris la Russie, mène une campagne mondiale prolongée pour nuire au personnel [des ambassades américaines] avec une arme ou un mécanisme», indiquant que la CIA n'a «pour l'instant pas trouvé de preuves d'une implication d'une puissance étrangère dans ces incidents».

CIA dit que mystérieux «syndrome de Havana» ​​est peu susceptible d'être attaquée de pays étranger, rapporte

 CIA dit que mystérieux «syndrome de Havana» ​​est peu susceptible d'être attaquée de pays étranger, rapporte © Gary Hershorn / Getty L'ambassade des États-Unis à La Havane, Cuba. Gary Hershorn / Getty Le personnel américain du monde entier a signalé des symptômes mystérieux du soi-disant "syndrome de La Havane". Les théories comprennent des armes à micro-ondes et la CIA a exploré la possibilité d'être une attaque. La CIA a pu expliquer la plupart de ces cas, affirmant qu'ils n'étaient pas attaqués, le NYT et NBC ont rapporté.

» LIRE AUSSI - Washington promet de résoudre le mystère du «syndrome de La Havane» qui frappe ses diplomates

Ce mal mystérieux aurait touché près de 200 militaires et diplomates américains et canadiens à travers le monde, ainsi que leurs proches. Ils affirment avoir ressenti des «vagues de pression» compressant le crâne et provoquant ensuite d'importantes migraines, nausées, vertiges ainsi que des lésions neurologiques. Selon la CIA, ce trouble aurait pour cause des maladies non diagnostiquées ou des facteurs environnementaux et techniques. Deux douzaines de cas vont encore être étudiées, et devraient permettre de résoudre définitivement le mystère autour de ce trouble.

Ce rapport intermédiaire ne semble pas être au goût de tous, et principalement des victimes américaines dont l'avocat, Mark Raid, a dénoncé de la «désinformation». Une victime anonyme, citée par le New York Times, a évoqué des pressions du gouvernement, qui inciterait des fonctionnaires à signaler des symptômes inexpliqués, ce qui aurait fait grimper le nombre de cas et détourné l'attention des réels malades.

CIA ne voit aucun effort étranger derrière les cas de «syndrome de Havana» ​​

 CIA ne voit aucun effort étranger derrière les cas de «syndrome de Havana» ​​ La CIA a conclu qu'aucun gouvernement étranger n'est probable que des centaines de ridiculumes mystérieuses «syndrome de Havana» ​​rapportées par les diplomates américains et que presque tous ont des explications médicales ou environnementales plus conventionnelles, une Senior officiel a déclaré jeudi. © Adalberto Roque L'ambassade des États-Unis à Cuba, où le personnel de 2016 s'est plaint de symptômes mystérieux et débilitants qui surnomment "le syndrome de La Havane".

La plupart des personnes touchées croient davantage à l'hypothèse d'armes à énergie dirigée, qui seraient commandées par une puissance étrangère. Les «attaques ciblées» seraient l'effet de micro-ondes radio, produite par un engin sonique. Ces « attaques acoustiques » ont également été décrites par les proches des diplomates et espions, comme ce fut le cas à l'automne 2020. Un militaire déployé dans un pays avec une forte présence russe explique avoir eu l'impression que sa tête allait exploser, sensation partagée par son fils de deux ans qui s'est alors mis à crier.

Bien qu'il n'y ait aucune preuve concrète prouvant l'hypothèse de l'implication d'une puissance étrangère, nombre de fonctionnaires du Pentagone partagent cet avis. S'ils font publiquement référence à des «incidents anormaux de santé», certains responsables évoquent des «attaques acoustiques» russes en privé.

Attaque du Capitole: la commission parlementaire demande à Ivanka Trump de témoigner

  Attaque du Capitole: la commission parlementaire demande à Ivanka Trump de témoigner L’enquête parlementaire sur l’attaque du Capitole le 6 janvier 2021 se rapproche encore de la famille Trump. La commission spéciale de la chambre des représentants invite Ivanka Trump à venir témoigner. Avec notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin Elle passe pour être la fille préférée de Donald Trump et c’est la première fois qu’un membre de la famille Trump est appelé directement à coopérer dans l’enquête. Dans sa lettre de huit pages, le président de la commission, le démocrate du Mississippi Bennie Thomson, explique que les neuf élus chargés de l’enquête sont intéressés par son témoignage sur toute conversation au sujet du projet d’empêcher la certifi

Consensus scientifique

La CIA assure n'avoir intercepté aucune communication de pays étranger permettant d'étayer cette hypothèse. La majorité des scientifiques spécialisés sur la question, professeurs d'université ou docteurs, n'y croit pas non plus.

Selon Cheryl Rofer, une chimiste qui a travaillé au Laboratoire national de Los Alamos, «des allégations extraordinaires exigent des preuves extraordinaires», «et aucune preuve n'a été présentée pour étayer l'existence de cette arme mystérieuse». Kenneth Foster, professeur émérite en ingénierie biologique à l'université de Pennsylvanie, écarte également la piste des armes à micro-ondes radio. Un tel engin brûlerait la peau des victimes avant d'atteindre le cerveau.

Alors que ce trouble semblait se diffuser aux quatre coins du globe, la diplomatie américaine a pressé son personnel de se faire examiner par précaution. Les malades ont alors subi une série de tests (évaluant leur équilibre, leur audition, leur mémoire et leurs mouvements d'œil), dont les résultats n'ont rien révélé d'anormal.

Nouveaux variants, fin de la 5e vague... Ce que dit le dernier avis de Conseil scientifique

  Nouveaux variants, fin de la 5e vague... Ce que dit le dernier avis de Conseil scientifique Le Conseil scientifique a rendu un avis sur la gestion de la pandémie jeudi, avant les annonces du gouvernement, prédisant une possible décrue en mars ou avril à l'hôpital.

Les scientifiques ne nient toutefois pas les symptômes de leurs patients. Après avoir réalisé une enquête sur 21 diplomates, Douglas H. Smith, le directeur du centre sur les lésions cérébrales à l'université de Pennsylvanie, a signalé avoir trouvé des signes de dommages cérébraux mais aucune trace d'impact sur le crâne du patient. Comme s'il y avait «une commotion cérébrale sans commotion cérébrale».

Un consensus scientifique semble se dégager autour de l'hypothèse d'une «maladie psychogénique de masse», ou «maladie fonctionnelle». Anciennement appelée «hystérie de masse», ce trouble se répand parmi les gens qui pensent avoir été exposés à une menace pour leur santé. Si la menace n'est pas réelle, les symptômes le sont et peuvent impacter durablement les connexions cérébrales. Cette maladie implique que le traumatisme et le stress d'un individu peuvent avoir des conséquences physiques sur une autre personne.

Ce n'est pas le premier exemple de ce genre de mécanisme cérébral sournois. Serge Schmemann, éditorialiste au New York Times, raconte dans une tribune en avoir déjà été victime lorsqu'il habitait en Russie. Il décrit alors un «tic à l'œil» dont il ne souffrait qu'à Moscou. Le médecin de l'ambassade américaine lui avait expliqué qu'il avait les symptômes du «Moscow eye», une réaction du cerveau à un important niveau de stress, ici dû au fait d'habiter dans un État perçu comme hostile.

Penelope Cruz rappelle la façon dont le prince a donné les meilleures fêtes à Hollywood

 Penelope Cruz rappelle la façon dont le prince a donné les meilleures fêtes à Hollywood une chanson du nouveau film d'animation de Disney Encanto a dépassé le "Laissez-le aller" de Frozen pour devenir la chanson maximale du studio de plus de 26 ans. "Nous ne parlons pas de Bruno", crédité à Carolina Gaitán, Mauro Castillo, Adassa, Rhenzy Feliz, Diane Guerrero, Stephanie Beatron et la Cast de Encanto, est actuellement N ° 4 sur les États-Unis 100, avec plus de 29 millions de ruisseaux et 8 000 téléchargements, selon Billboard.

Une explication alternative concernant les sons aigus entendus par les diplomates à Cuba a été mise en avant. Ces sons seraient produits par le chant d'une espèce rare et peu connue de crickets, les Anurogryllus celerinictus.

Diverses pistes étrangères rejetées

Les dernières victimes ont été repérées à Paris et Genève à la mi-janvier 2022. Antony Blinken, le secrétaire d'État américain, avait déclaré que le gouvernement américain se penchait activement sur le sujet, et qu'il en avait discuté avec la Russie, soupçonnée officieusement par les États-Unis d'être à l'origine de ce mal. Moscou, ainsi que Cuba où a été détecté le patient zéro du «syndrome de la Havane», nie avoir joué un quelconque rôle dans cette affaire.

Les premiers cas du syndrome de la Havane ont été détectés dans la capitale cubaine fin décembre 2016. Il semblait toucher uniquement des espions américains, puis s'est étendu aux diplomates. Cela a jeté un froid sur les relations diplomatiques cubano-américaines, qui venaient à peine d'être rétablies. Le gouvernement américain a pris la décision de renvoyer une quinzaine de diplomates cubains de Washington, et après avoir hésité à fermer sa nouvelle ambassade à la Havane, a décidé de réduire ses effectifs sur place de plus de la moitié, passant de 54 à 18 agents.

Après un long dialogue entre les administrations des deux pays, la piste cubaine a finalement été écartée. La diplomatie américaine est partie à la recherche d'un nouveau coupable. Moscou a presque immédiatement été mentionné, car les responsables américains ont estimé que la Russie avait le plus à gagner du gel des relations entre Cuba et les États-Unis. L'administration Obama avait été étonnée que les Russes n'interfèrent pas lors de leur reprise, alors que la fin de l'embargo était encore au stade de projet.

La piste chinoise a également été soulevée. Des responsables américains ont appris fin 2017 que Raúl Castro, à l'époque dirigeant de Cuba, avait suggéré en privé que la Chine pourrait être la responsable - ce que le gouvernement cubain nie. Quelques mois après, le premier cas du «syndrome de la Havane» a été détecté à Guangzhou, en Chine. Par la suite, le nombre de victimes n'a fait qu'augmenter et le mal s'est diffusé aux quatre coins du globe, de l'Australie à la Colombie, en passant par l'Autriche.

La théorie de l'attaque d'une puissance étrangère semble maintenant presque définitivement écartée. Mais le directeur de la CIA, William J. Burns, a assuré que l'agence de renseignement n'avait «pas fini» son travail. «Nous poursuivrons l'enquête sur ces incidents» a-t-il affirmé.

Le personnel accusé d'avoir utilisé la sciée pour masquer les étudiants handicapés n'a été jugé criminel .
Un district scolaire de la Floride et des membres de son personnel n'auront pas accusé à leur encontre après une chaussée qui a été utilisée pour attacher un masque de visage sur un étudiant handicapé, selon un avocat d'État de la Floride. © Stefani Reynolds / Getty Images Les manifestants participent à une défaite des mandats Mars à Washington, DC, le 23 janvier 2022.

usr: 1
C'est intéressant!