•   
  •   

Monde Mali : Le Drian accuse la «junte illégitime» au pouvoir de prendre des «mesures irresponsables»

04:25  28 janvier  2022
04:25  28 janvier  2022 Source:   abonnement.leparisien.fr

Burkina Faso : Quatre soldats français blessés par un engin explosif

  Burkina Faso : Quatre soldats français blessés par un engin explosif Le véhicule des militaires a explosé en passant sur un engin explosif improvisé. Ils ont été évacués vers le Mali. Un soldat est grièvement blessé © Jerome Delay/AP La force antidjihadiste Barkhane est présente au Sahel depuis 2014. BARKHANE - Le véhicule des militaires a explosé en passant sur un engin explosif improvisé. Ils ont été évacués vers le Mali. U Ils ont échappé au pire.

La junte militaire « isole davantage encore le Mali de ses partenaires internationaux », selon Jean-Yves Le Drian. AFP/KARIM JAAFAR © VALERY HACHE La junte militaire « isole davantage encore le Mali de ses partenaires internationaux », selon Jean-Yves Le Drian. AFP/KARIM JAAFAR Les relations sont de plus en plus tendues entre la junte militaire au pouvoir au Mali et la France. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a fustigé ce jeudi une junte « illégitime », qui prend des « mesures irresponsables ». « Elle porte l’entière responsabilité du retrait des forces danoises et s’isole davantage encore de ses partenaires internationaux », a-t-il ajouté, alors que le Danemark vient d’annoncer qu’il retirait ses troupes du territoire malien. Face à cette « double rupture » politique et militaire, les partenaires régionaux et internationaux du Mali vont devoir apporter une « réponse unanime, ferme, déterminée », a-t-il lancé. « Il faudra tirer des conséquences de cette situation », a-t-il martelé, sans préciser quel type de riposte il envisageait. Cette déclaration fait suite à une première pique lancée mercredi soir par le colonel malien Abdoulaye Maïga, ministre et porte-parole du gouvernement dit de transition, à l’encontre de la ministre des Armées Florence Parly et la France, engagée militairement au Mali et au Sahel. Le haut responsable de la junte a accusé le gouvernement français de chercher à diviser les Maliens, « d’instrumentaliser » les organisations sous-régionales et de conserver ses « réflexes coloniaux ». « Nous invitons également Mme Parly à plus de retenue et également à respecter le principe élémentaire de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État », a déclaré le colonel Maïga. « Nous l’invitons également, c’est un conseil, à faire sienne cette phrase d’Alfred de Vigny sur la grandeur du silence », a-t-il ajouté, possible référence au poème « La Mort du loup » du poète français du XIXe siècle. « Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse », dit le poème. « Lorsqu’on tente désespérément d’isoler le Mali en instrumentalisant les organisations sous-régionales, on se demande enfin qui est dans la provocation », a-t-il ajouté, en évoquant les sanctions de la Cédéao, organisation économique qui regroupe une quinzaine d’États de l’Ouest africain. L’organisation des États ouest-africains Cédéao a infligé le 9 janvier de sévères sanctions au Mali. Cette sortie intervient en pleine dégradation des relations entre les deux pays : Florence Parly avait accusé la junte mardi de multiplier « les provocations ». Une détérioration qui s’est accélérée depuis que les militaires arrivés au pouvoir à la faveur d’un putsch en août 2020 ont révoqué leur engagement initial à organiser en février 2022 des élections qui auraient ramené les civils à la tête du Mali. Ils avaient à l’époque fait savoir qu’ils jugeaient « nécessaire » qu’ils restent plusieurs années supplémentaires aux commandes de ce pays plongé depuis des années dans une grave crise sécuritaire et politique. Les forces danoises se retirent Dénonçant « un jeu politique sale » de Bamako, le Danemark a en parallèle annoncé ce jeudi le rapatriement de sa centaine de soldats déployés au Mali comme le demandait avec insistance la junte malienne. Celles-ci venaient d’arriver la semaine précédente, dans le cadre du groupement européen de forces spéciales Takuba mis en place par Paris pour l’aider à combattre les djihadistes dans la région. Le colonel avait demandé mercredi « avec insistance » au pays scandinave de retirer ses forces spéciales, déployées dans le pays sans avoir, selon la junte, « le consentement des autorités », ce que contestent le Danemark, la France et les pays européens engagés au sein du groupement de forces spéciales Takuba. « Les généraux au pouvoir ont envoyé un message clair où ils ont réaffirmé que le Danemark n’était pas le bienvenu au Mali. Nous ne l’acceptons pas et pour cette raison nous avons décidé de rapatrier nos soldats », a déclaré le ministre danois des Affaires étrangères Jeppe Kofod après une réunion au Parlement à Copenhague. « Nous sommes là à l’invitation du Mali. Les généraux putschistes - dans un jeu politique sale - ont retiré cette invitation parce qu’ils ne veulent pas d’un plan rapide de retour à la démocratie », s’est-il insurgé. Le colonel Abdoulaye Maïga a loué mardi la « très bonne réputation » du Danemark au Mali en raison de son action en faveur du développement mais a mis en garde les responsables danois, les invitant « à faire attention à certains partenaires qui ont du mal malheureusement à se départir des réflexes coloniaux ». Par ailleurs, Jean-Yves Le Drian a dénoncé « l’obstruction » faite à la mission de la force de l’ONU (Minusma) au Mali et plus largement la « confiscation inacceptable » du pouvoir par les militaires, ainsi que le recours aux mercenaires du groupe russe Wagner pour « protéger une junte avide de pouvoir ». Le Quai d’Orsay et ses partenaires européens sont de plus en plus inquiets de l’influence croissante de ce groupe de mercenaires, soutenu par la Russie, qui semble peu à peu les supplanter dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Danemark commence à tirer des troupes du Mali - ministre des Affaires étrangères .
Copenhague (Reuters) - Danemark commencera à tirer ses troupes du Mali, après le gouvernement de la Junte de la Junte de la Junte de la Junte de pays africaine, a insisté sur un retrait immédiat, le ministre des Affaires étrangères, Jeppe Kofod, a déclaré jeudi .

usr: 1
C'est intéressant!