•   
  •   

Monde Manafort conclut un accord avec le procureur Mueller

18:25  14 septembre  2018
18:25  14 septembre  2018 Source:   fr.reuters.com

La Maison Blanche au bord de la «crise de nerfs» permanente, selon Woodward

  La Maison Blanche au bord de la «crise de nerfs» permanente, selon Woodward Le Washington Post a publié ce mardi les meilleures feuilles du livre à paraître de Bob Woodward, journaliste par qui le scandale du Watergate est arrivé. «Fear» (Peur), c'est son titre, révèle notamment comment Donald Trump a ordonné l'assassinat de Bachar el-Assad. © DREW ANGERER/AFP Le journaliste Bob Woodward à la Trump Tower en janvier 2017. ● Le coup d'État administratif permanentUne des révélations les plus surprenantes du livre de Bob Woodward, c'est ce que le journaliste qualifie de «coup d'État administratif».

Paul Manafort, ancien directeur de campagne de Donald Trump, a accepté de plaider coupable dans le cadre d'un accord avec le procureur spécial Robert Mueller qui enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle américaine de 2016 et les soupçons de collusion entre Moscou et l'équipe Trump.

Dans le cadre de cet accord, dont les détails devraient émerger lors d'une audience prévue vendredi à 11h00 (15h00 GMT) à Washington, l'ancien conseiller de Donald Trump pourrait être contraint de coopérer à l'enquête, ce qui serait potentiellement dommageable pour le président américain.

Lors de cette audience, Paul Manafort plaidera coupable des chefs d'accusation de conspiration contre les Etats-Unis et de conspiration d'entrave à la justice, selon des documents transmis au tribunal du district de Columbia. Cinq autres charges ont été abandonnées.

"Dépression nerveuse": un nouveau livre met à mal la présidence Trump

  Le journaliste Bob Woodward publiera le 11 septembre un ouvrage dans lequel il révèle des détails "sans précédent" sur la présidence Trump.

Sur Twitter le mois dernier, Donald Trump félicitait son ancien conseiller d'avoir refusé de passer un accord avec la justice, contrairement à l'ancien avocat personnel du président, Michael Cohen.

"Contrairement à Michael Cohen, il a refusé de 'craquer' - raconter des histoires dans le but d'obtenir un accord. Tellement de respect pour cet homme courageux!" écrivait-il.

Donald Trump, qui qualifie l'enquête russe de "chasse aux sorcières", nie tout collusion avec Moscou. La Russie rejette les accusations d'ingérence dans l'élection présidentielle américaine de 2016.

Le mois dernier, Paul Manafort a été reconnu coupable par le tribunal d'Alexandria, en Virginie, de fraudes fiscale et bancaire pour huit des 18 chefs d'accusation qui le visaient.

Enquête russe: Trump prêt à répondre "à certaines conditions"

  Enquête russe: Trump prêt à répondre Donald Trump s'est dit prêt vendredi à répondre à certaines conditions aux questions des enquêteurs chargés de faire la lumière sur les soupçons de collusion entre son équipe de campagne et la Russie. "Je le ferai dans certaines circonstances", a-t-il déclaré aux journalistes qui l'accompagnaient à bord d'Air Force One, l'avion présidentiel. "Je pense que, si nous devons nous rencontrer, ce doit être une rencontre équitable. Je ne veux pas tomber dans un piège à parjure", a ajouté le président des Etats-Unis.

Ce procès, s'il ne portait pas sur des faits directement liés à une possible collusion entre les membres de l'équipe de campagne Trump et des responsables russes, était le premier à découler des investigations menées depuis mai 2017 par le procureur spécial Robert Mueller.

ÉVITER UN PROCÈS LONG ET COÛTEUX

La sélection d'un jury devait débuter lundi en vue d'un deuxième procès de Manafort pour d'autres chefs d'accusation - conspiration de blanchiment d'argent, conspiration de fraude envers les Etats-Unis, défaut d'enregistrement en tant qu'agent étranger et subornation de témoin.

D'après les documents transmis vendredi à la justice, la charge de conspiration contre les Etats-Unis regroupe désormais des délits de blanchiment d'argent, de fraude fiscale, de défaut d'enregistrement d'un compte bancaire à l'étranger et défaut d'enregistrement du statut de lobbyiste pour des responsables politiques pro-russes en Ukraine.

Trump sous pression, son ex-directeur de campagne va collaborer à l'enquête russe

  Trump sous pression, son ex-directeur de campagne va collaborer à l'enquête russe L'ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, a accepté vendredi, dans un revirement inattendu, de coopérer dans l'enquête russe, faisant encore monter d'un cran la pression sur la Maison Blanche. S'il y a eu collusion entre Moscou et l'équipe du candidat républicain pendant la campagne présidentielle de 2016, l'ancien lobbyiste qui l'a dirigée pendant cinq mois et qui avait auparavant travaillé pour des Ukrainiens pro-russes, a toutes les chances d'avoir été au courant.

MANAFORT CONCLUT UN ACCORD AVEC LE PROCUREUR MUELLER © REUTERS/Joshua Roberts MANAFORT CONCLUT UN ACCORD AVEC LE PROCUREUR MUELLER

A celle de conspiration d'entrave à la justice est associée celle de subornation de témoin.

Le dossier contre Manafort, aujourd'hui âgé de 69 ans, porte sur les millions de dollars qu'il a gagnés pour son travail de consultant politique auprès de politiciens pro-russes en Ukraine, dont l'ex-président Viktor Ianoukovitch qu'il a conseillé lors de sa campagne électorale victorieuse en 2010.

D'après les procureurs, Manafort a dissimulé plus de 16 millions de dollars au fisc et a obtenu frauduleusement 20 millions de prêts bancaires.

Il paraissait logique que Manafort veuille éviter un procès long et coûteux grâce à un accord de plaider-coupable, selon un professeur de droit de l'université d'Ohio.

L'ancien directeur de campagne de Trump encourt déjà huit à dix ans d'emprisonnement pour les chefs d'inculpation pour lesquels il a été reconnu coupable et cette sentence ne devrait pas beaucoup évoluer, quelle que soit l'issue d'un deuxième procès éventuel, souligne Joshua Dressler.

Manafort a pris part à la réunion controversée organisée en 2016 à la Trump Tower entre des membres de la campagne Trump et des représentants russes.

"Je ne crois pas que (Manafort) ait des informations qui puissent nuire au président", a affirmé jeudi à Reuters l'avocat de Trump, Rudy Giuliani.

(Nathan Layne, Karen Freifeld; Jean Terzian, Henri-Pierre André et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

États-Unis: le n°2 de la Justice aurait envisagé un complot pour se débarrasser de Trump .
Rod Rosenstein aurait suggéré, l'an dernier, d’enregistrer secrètement le président américain afin de le faire déclarer inapte, ce qu'il démentLes accusations sont explosives. Selon le New York Times, le n°2 du département de la Justice, Rod Rosenstein, aurait évoqué avec des collègues de son ministère et du FBI la possibilité qu’il enregistre Donald Trump à son insu afin de pouvoir invoquer le 25e amendement pour le déclarer inapte. Il aurait fait cette suggestion au printemps dernier, lors du chaos qui a suivi le limogeage du directeur du FBI James Comey. Vendredi, Rod Rosenstein a démenti, dénonçant un article « inexact et factuellement incorrect ».

—   Partager dans le Soc. Réseaux

Thématique de la vidéo:

C'est intéressant!