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Monde Kabuga accusé d'avoir eu un rôle "substantiel" dans le génocide au Rwanda

13:30  29 septembre  2022
13:30  29 septembre  2022 Source:   afp.com

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, Kabuga, est jugé Le suspect du génocide du Rwanda , le financier du génocide rwandais présumé Felicien Kabuga est jugé jeudi à La Haye, l'un des derniers suspects principaux du massacre ethnique de 1994 qui a choqué le monde.

Carte et chronologie, avec chiffres clés, du génocide de 1994 au Rwanda © Paz PIZARRO Carte et chronologie, avec chiffres clés, du génocide de 1994 au Rwanda

Félicien Kabuga, financier présumé du génocide au Rwanda en 1994, a eu un rôle "substantiel" dans le massacre ethnique de la minorité tutsi, a déclaré jeudi l'accusation lors de l'ouverture de son procès à La Haye.

"28 ans après les événements, ce procès vise à demander des comptes à Félicien Kabuga pour son rôle substantiel et intentionnel dans ce génocide", a affirmé le procureur Rashid S. Rashid devant un tribunal des Nations unies.

L'ancien homme d'affaires, aujourd'hui âgé de 87 ans, apparu affaibli et en chaise roulante lors d'une audience en août, n'était pas présent jeudi devant les magistrats.

Génocide au Rwanda : ouverture du procès de Félicien Kabuga à La Haye

  Génocide au Rwanda : ouverture du procès de Félicien Kabuga à La Haye Félicien Kabuga, "financier" présumé du génocide au Rwanda en 1994, est jugé à partir de jeudi devant un tribunal des Nations unies à La Haye pour génocide, incitation directe et publique à commettre le génocide et crimes contre l'humanité. La présence au tribunal de cet ancien homme d'affaires de 87 ans est incertaine. Le procès de Félicien Kabuga, "financier" présumé du génocide au Rwanda en 1994 et l'un des derniers principaux suspects du massacre qui a déchiré le pays africain, s'ouvre jeudi 29 septembre devant un tribunal des Nations unies à La Haye.

Félicien Kabuga, l'un des derniers principaux suspects du massacre qui a déchiré le pays africain, était en 1994 l'un des plus riches du Rwanda. Il est jugé pour avoir mis sa fortune et ses réseaux au service du génocide qui a fait plus de 800.000 morts, selon l'ONU, essentiellement au sein de la minorité tutsi.

L'avis de recherche de Félicien Kabuga diffusé par la police rwandaise, le 19 mai 2020, marqué de la date de son arrestation à Paris © Simon Wohlfahrt L'avis de recherche de Félicien Kabuga diffusé par la police rwandaise, le 19 mai 2020, marqué de la date de son arrestation à Paris

En 1994, M. Kabuga était président de la tristement célèbre Radio télévision libre des Mille collines (RTLM), qui a diffusé des appels au meurtre des Tutsi.

Arrêté en 2020 près de Paris après 25 ans de cavale, il est notamment accusé d'avoir participé à la création des milices hutu Interahamwe, bras armé du régime génocidaire hutu.

Felicien Kabuga: Rwandan Petty Trader du présumé financier du génocide

 Felicien Kabuga: Rwandan Petty Trader du présumé financier du génocide Felicien Kabuga, qui est jugé jeudi à La Haye, est passé de la pauvreté pour devenir l'un des hommes les plus riches du Rwanda avant d'utiliser prétendument ses richesses pour financer le génocide de 1994.

- Livraison d'armes -

"Pour soutenir le génocide, Kabuga n'a pas eu besoin de brandir un fusil ou une machette à un barrage routier, au lieu de cela il a livré des armes en masse et a facilité la formation qui a préparé les Interahamwe à les utiliser", a déclaré M. Rashid.

"Il n'a pas eu besoin de prendre un microphone pour appeler à l'extermination des Tutsi à la radio, il a plutôt fondé, financé et servi comme président de la station de radio RTLM qui diffusait la propagande génocidaire à travers le Rwanda", a-t-il ajouté.

Son procès s'est ouvert jeudi à 10H00 (08H00 GMT) devant le Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des Tribunaux pénaux (le "Mécanisme"), chargé d'achever les travaux du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Il a débuté avec les déclarations liminaires, qui seront suivies, à partir du 5 octobre, par la présentation des moyens de preuve.

Rwandais accusé de financer le génocide fait face à l'essai

 Rwandais accusé de financer le génocide fait face à l'essai L'un des derniers suspects principaux du génocide rwandais de 1994 devrait être jugé dans un tribunal des Nations Unies à La Haye. © AFP Félicien Kabuga était l'un des hommes les plus recherchés au monde Félicien Kabuga est accusé de génocide et de crimes contre l'humanité pour son rôle présumé dans le massacre d'environ 800 000 personnes, principalement des Tutsis ethniques.

Félicien Kabugaest notamment accusé de génocide, incitation directe et publique à commettre le génocide, ainsi que de crimes contre l'humanité, dont persécution et extermination.

M. Kabuga a plaidé non coupable lors d'une première comparution en 2020. Ses avocats ont tenté de le faire échapper à un procès au vu de son état de santé, mais les magistrats ont estimé que celui-ci n'était pas incompatible avec le procès.

Plus d'un quart de siècle après le génocide qui a choqué le monde, le procès de Félicien Kabuga est très attendu au Rwanda, particulièrement dans son village natal de Nyange, au nord-ouest de Kigali.

Né de parents fermiers, il a commencé en tant que petit commerçant ambulant avant de devenir un riche homme d'affaires, propriétaire de nombreuses plantations de thé dans le village et aux alentours.

"Nous attendons avec impatience ce procès, qui a mis du temps à arriver", a déclaré à l'AFP Anastase Kamizinkunze, un cadre de la principale association de survivants du génocide au Rwanda, Ibuka.

L'accusation présentera plus de 50 témoins lors du procès de Félicien Kabuga, l'un des derniers suspects clés du génocide rwandais à être traduit en justice, après 62 condamnations déjà prononcées par le TPIR.

D'autres, comme Augustin Bizimana, l'un des principaux architectes du massacre, et Protais Mpiranya, ancien commandant du bataillon de la Garde présidentielle des forces armées rwandaises, sont morts sans avoir affronté la justice internationale.

Malgré les accusations, Félicien Kabuga continue d'être soutenu dans son village natal.

"Il nous payait bien", se remémore Alphonsive Musengimana, 35 ans, qui a travaillé lorsqu'elle était enfant, avec d'autres membres de sa famille, dans les plantations de l'ancien homme d'affaires.

burs-cvo/jg

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C'est intéressant!